Le manuscrit retrouvé

Bible

Règles de la communauté :

– Respecte ceux qui ont grandi et appris avec toi.

– Respecte ceux qui ont enseigné. Quand le jour viendra, raconte tes histoires et enseigne, ainsi la communauté continuera à exister et les traditions demeureront.

– Seul est aimé et respecté celui qui s’aime et se respecte

– N’essaie pas de plaire à tout le monde, ou bien tu perdras le respect de tous.

– Cherche tes alliés et tes amis parmi ceux qui sont convaincus par ce qu’ils font et ce qu’ils sont.

– L’amitié est un acte de foi en l’autre, et non un acte de renoncement.

– Ne cherche pas à être aimé à tout prix, parce que l’Amour n’a pas de prix

– Évite ceux qui se jugent plus forts. Parce qu’en réalité ils cachent leur propre fragilité.

– Évite ceux qui parlent beaucoup avant d’agir, ceux qui n’ont jamais fait un pas sans avoir la certitude qu’ils seraient respectés pour cela.

L’amitié a les qualités d’un fleuve qui contourne les rochers, s’adapte aux vallées et aux montagnes, se transforme parfois en lac jusqu’à ce que la dépression soit remplie et qu’il puisse poursuivre son chemin.

De même que le fleuve n’oublie pas que son but est la mer, l’amitié n’oublie pas que sa seule raison d’exister, c’est de faire preuve d’amour envers les autres.

– Associe-toi à ceux qui chantent, racontent des histoires, profitent de la vie et ont la joie dans les yeux. Parce que la joie est contagieuse et découvre toujours une solution là où la logique n’a trouvé qu’une explication pour une erreur.

– Associe-toi à ceux qui laissent la lumière de l’Amour se manifeste sans-restrictions, sans jugements, sans récompenses, sans qu’elle ne soit jamais bloquée par la peur d’être incomprise.

– Peu importe comment tu te sentiras, tous les matins lève-toi et prépare-toi à diffuser sa lumière. Ceux qui ne sont pas aveugle la verront briller et en seront enchantés.

Paolo Coelho dans Le manuscrit retrouvé

Une pièce musicale Peter Gabriel – The Book of Love

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/270392.html

Qui meurt?

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Le fait de prendre conscience de l’impermanence des choses, est en soi une révélation de la clé de la vie. La confrontation avec la mort nous branche aux racines de la vie, que nous imaginons perdre avec la disparition de notre corps. Mais quelle est la véritable signification de ce sentiment d’immanence qui nous habite, ce sentiment que nous éprouvons d’être hors du temps, ce sentiment de quelque chose qui ne semble se référer à aucun commencement, à aucune fin. Nous imaginons que nous allons mourir pour la simple raison que nous croyons être nés. Nous ne nous fions pas à ce sens d’infini, d’illimité en nous.

*

Voici ce que dit la tradition des soufis :  » Surmontez l’amertume de ne vous être pas montrés à la hauteur de la peine qui vous a été confiée ! Telle la mère du monde qui porte en son cœur toute la souffrance de la terre, chacun de nous, parcelle de son cœur, est doté d’une certaine somme de douleur cosmique. A chacun de nous échoit en partage cette souffrance. Il vous est demandé d’y participer dans la joie, au lieu de vous apitoyer. En voici le secret : offrez votre cœur comme véhicule d’une transformation de la souffrance cosmique en joie.

Stephen Levine dans Qui meurt? Une investigation du processus conscient de vivre et mourir

Une pièce musicale de Hüseyin Özkılıç – Sukun

Le mangeur de brumes

ImAGE s'élever

Ma vraie demeure est sise aux terrasses du Ciel,

Dont les brumeux sentiers bloquent les visiteurs.

Cent mille pieds d’abrupts protègent ma retraite :

Le palais des rochers que baignent mille rus.

je longent les torrents, affublé de branchages,

je traîne autour des pics dans ma vieille pelisse.

Depuis que j’ai compris que la vie est magie,

Je jouis de flâner ; comme c’est merveilleux !

*

Les nues et les monts s’entassent, touchant au bleu du ciel.

Le chemin oblique et dans le bois s’enfonce, où ne flâne aucun promeneur.

Je regarde au loin le crapaud dans la lune claire et blanche

Et tout près, j’entends les oiseaux qui gazouillent.

Vieillard tout seul assis, perché sur un piton vert,

Oisif dans ma petite grotte, je laisse mes cheveux blanchir.

Ce que j’ai jadis admiré et que j’admire encore,

C’est que ne pas avoir de pensées ressemble tant aux fleuves qui coulent vers l’orient…

*

D’une eau pure et lumineuse

On peut naturellement voir le fond.

Quand il ne se passe rien dans l’esprit,

Rien ne peut le détourner.

L’esprit qui ne se livre plus à l’illusion

Reste inchangé pour d’éternels éons..

Capable de cette recognition,

On sait qu’aux choses, il n’est ni face ni dos.

*

Il est une montagne à l’unique renom,

Bien plus précieuse encor que tous les sept joyaux,

Où la bise frémit dans les pins sous la lune,

Où montent doucement les brumes colorées.

Oh ! Combien de monts chevauchant l’un sur l’autre !

Et sur combien de lieues serpentent les sommets !

Limpide paix de ces torrents…

Ma joie de vivre est infinie.

Han shan dans Le mangeur de brumes

Une pièce musicale de Saez – Château de Brume

les paroles sur https://genius.com/Damien-saez-chateau-de-brume-lyrics

 

Bon jour

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Imagine l’instant qui se prolonge, prenant de l’ampleur, enveloppant tout ton être tel une immersion dans la mer. Imagine que ce n’est pas l’eau, mais la lumière qui t’englobe, et qu’elle te permet de mettre à jour le monde qui était caché par les ombres, révélant des formes et des matières qui sommeillaient dans la non-reconnaissance.

Imagine que tu t’éveilles à des clartés par les jeux de lumière qui te prolonge plus loin en toi, tout en restant dans une perspective d’un monde extérieur, comme si la frontière du dedans et du dehors s’était évaporée. Tu ne peux concevoir, ni même imaginer cette grande unité qui se présente, car c’est réellement un instantané. Il n’y a plus besoin de définir un équilibre entre l’âme et le réel.

Une sensation de plénitude, de paix et de joie te traverse. Tout ce que tu regardes n’est que lumière projetant un grand horizon de par ton corps, rien est différent, tout est singulier. Tout ce qui existe est un reflet de cette lumière.

Serein, tu vis ce lever d’instant de vie qui t’a permis de sortir d’un autre sommeil.

Bon jour

Une chanson de Santana et de Everlast – Put Your Lights On

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/247151.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Tant que l’on ouvre les yeux

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Enzo m’a souvent rappelé qu’il est amusant de laisser son esprit inventer des choses et les enrober d’une petite touche de folklore spirituelle.  L’important c’est de prendre conscience que ce n’est qu’un jeu.

Il a pris un jour en exemple une discussion que nous avions eue avec une connaissance commune.  Cette personne essayait de nous convaincre qu’il avait atteint l’éveil, qu’il y en avait différentes sortes et qu’il était parmi les personnes privilégiées. Il avait écouté avec respect, mais à ma grande surprise, il n’avait pas argumenté.

Pour cause, pour lui, il y a autant d’éveil que de nouveau jour. La différence n’est pas dans l’éveil, mais dans l’acceptation, l’acceptation de soi, de la vie, de ce qui est. Un éveil de refus justifiait à ses yeux  de s’acheter un réveil matin et de donner l’alarme tous les jours.

L’éveillé n’est pas celui qui sait s’abstenir de dormir. L’éveillé est aussi celui qui sait accueillir la perte de soi après le rêve. Même le rêve est indispensable pour qui veut être présent au jour.

Quel doux plaisir d’accueillir et d’observer que les instants n’ont pas besoin d’être rempli uniquement de joie pour nous faire gouter à la vie.

Chacun a sa façon d’ouvrir les yeux.

Une chanson de Yoav -Wake up

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Cache pas ta joie avec Jean d’Ormesson

« Naître c’est atroce, mais pour se faire pardonner une naissance, le monde est si beau. » Jean d’Ormesson​

Parce qu’il incarnait la joie simple et vraie, parce qu’il défendait l’optimisme réaliste, celui que nous pouvons tous pratiquer, parce qu’il était « l’écrivain du bonheur » et parce que personne ne pourra résumer l’esprit de Cache Pas Ta Joie aussi bien que Jean d’Ormesson, j’ai souhaitais lui rendre un hommage.

Merci à Alicepour ce beau travail

Cache Pas Ta Joie c’est des vidéos qui mettent en lumière tout ce qu’il existe de positif autour de nous