Réinventer   Leave a comment

ImAGE_rêve papillon

Avant, il louait avec son chapelet, maintenant, il loue avec son portable. Il ne prenait pas vraiment conscience que même si les temps changent, sa vision fondamentale du monde restait la même. Et c’est pourquoi il portait en lui ce sentiment d’être en décalage avec ce qui l’entoure.

Pendant que des femmes et des hommes découvrent et inventent le monde qui l’entoure, il en découvrait la science sans conscience.

Il avançait dans sa vie comme nous parcourons une route, un chemin. Tout ce qu’i y voyait était décodé en fonction de sa terre natale. Cette maison est comparable à celle de la dame âgée qu’il croisait en allant à l’école, cet arbre est différent de ceux de son village, ce repas est moins bon que ceux de sa mère, etc.

Pourtant il existe des voyageurs qui parcourent le monde en ajoutant de nouvelles perspectives à celles existantes.  Ils ne sont pas de cette représentation du monde où ce qui est différent détruit nécessairement l’interprétation de ce qui le précède.

Il y a des voyageurs de vie qui accueille la beauté en toute liberté, car leur imagination ne sert pas à interpréter, mais à inventer le nouveau monde.

Un jour, il sera comme eux, il aura mis fin au décalage et il se mettra à réinventer sa vie sereinement. Alors, il aura pris conscience que malgré les avancées technologiques, ultimement, rien ne se perd, rien ne se crée.

 

Une chanson d’Alex Nevsky – Les Coloriés

Les paroles sur https://genius.com/Alex-nevsky-les-colories-lyrics

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié le 16 juillet 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Jacques Salomé inspiré d’un vieux conte hindou   Leave a comment

« En Inde, dans une région proche du Tibet, il était une fois un maître et son élève.

Quand le maître et l’élève eurent débattu des conditions pratiques d’usage, le maître commença son enseignement. Il dit à son élève :

-Tu dois être fort. Va chercher qui tu es.

L’élève partit chercher la force et un an plus tard il revint voir son maître et lui dit :

-Je suis fort.

Pour montrer sa force, il prit un roc qu’il aurait été incapable de déplacer auparavant, le leva au-dessus de sa tête et le fracassa en mille morceaux sur le sol.

-Très bien, dit le maître, tu es fort.

Maintenant, tu dois être intelligent, va chercher qui tu es.

L’élève partit chercher l’intelligence et trois ans plus tard il revint voir son maître et lui dit :

-Je suis intelligent.

Le maître lui donna un texte très volumineux

-Tu viens m’en parler dans trois heures

Ce temps écoulé, le maître et l’élève parlèrent de l’ouvrage, d’égal à égal, jusqu’au lever du jour.

Le maître à ce moment-là dit :

-Tu dois être sensible. Va chercher qui tu es…

L’élève partit et son absence dura dix ans.

A son retour il montra au maître toute sa sensibilité.

-Très bien dit le maître, tu es fort, intelligent, sensible, tu dois aussi être rigoureux…

L’élève lui coupa la parole et poursuivit :

-Je suis qui je suis.

-Je n’ai plus rien à t’apprendre, répondit le maître. Va, ton chemin est bien le tien

Jacques Salomé inspiré d’un vieux conte hindou

 

Une pièce musicale de Ravi Shankar feat Philip Glass – Sadhanipa

Publié le 15 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , ,

Une histoire de feuilles et de vie   Leave a comment

Un extrait de HUMAN, le film de Yann Arthus-Bertrand.

Qu’est-ce qui nous rend humains ? Est-ce le fait d’aimer, est-ce le fait de lutter ? Le fait de rire ? De pleurer ? Notre curiosité ? Notre quête de découvertes ? Poussé par ces questions, le réalisateur et photographe Yann Arthus-Bertrand a passé trois années à collecter les histoires de 2 000 femmes et hommes dans 60 pays.

Avec son équipe passionnée de traducteurs, journalistes et cameramen, Yann a capturé en profondeur les émotions et les sujets qui nous unissent tous : les luttes contre la pauvreté, la guerre, l’homophobie et le futur de notre planète, mêlées à des moments d’amour et de bonheur.

Ici, une page d’histoire d’une femme qui démontre l’importance d’accepter la rencontre avec l’autre.

Publié le 15 juillet 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

Tag(s) associé(s) :

Ni devant, ni derrière   Leave a comment

2656879_ff8b4

L’expérience que nous acquérons est d’une grande utilité, car notre vie n’est pas linéaire. Nous ne nous développons pas d’un point A à un point B. C’est plus complexe que cela.

Nous avançons dans la vie sur un cercle, sur une Terre qui est ronde, dans une vie qui comporte des cycles, et qui n’a de linéaire que notre vision qui se perd lorsque l’horizon chute.

Où que nous souhaitions aller, et quel que soit l’expérience que nous vivons, nous entrons en contact avec des points de repère déjà connus faisant en sorte que le chemin va toujours nous ramener vers ce nouveau point de départ de nos périples.

Développer de l’expérience, c’est se nourrir par le corps de la terre de ce processus de réincarnation dans l’expérience nouvelle.

Ce que certains appellent un retour à la maison, un retour à soi, est l’atteinte d’une nouvelle destination qui a connu notre départ. En ce sens, nous sommes plus que la somme de nos apprentissages, nous sommes la fermentation de notre attention et de notre conscience.

En marchant sur le cercle terrestre qui nous propulse dans l’espace, sur une échelle de temps incommensurable, l’instant est la seule mesure qui me donne vie.

Une chanson de Joni Mitchell – The Circle Game

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1293767-joni-mitchell-the-circle-game.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié le 15 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , ,

«Z» pour «zei» – il vit   Leave a comment

4f89070686d17_53443b

Là où tombe un héros, un peuple se lève.

*

Le juge est jeune, beau, courageux. Espoir de guérison pour la gangrène. Rêve amarré à la jetée. Porte ouverte sur la prison. Sans eau. Sans lumière. Il fouille l’obscur réduit. « J’accomplis mon devoir. » Patience. Il travaille. Il tisse la toile dont les marchands vont venir estimer le prix. Il la veut à toute épreuve. Avec deux aiguilles, fourchettes chinoises il compte chaque point, dévide le riz, grain par grain. Chaque geste d’aiguille est bien calculé. Chaque point en relation avec un autre point.

Le juge possède un grand stéthoscope. Il est une lune fouillant le stade quand le match se déroule sous les projecteurs. Des milliers de spectateurs sont pris par le jeu. Lequel d’entre eux a payé les joueurs en leur demandant de mal jouer? Qui a misé une fortune dans leur dos? Le juge examine le cliché cinématographique du crime : il lui faut préciser la nature des taches suspectes. Aucun doute ne doit subsister.

*

La paix n’est pas idée. Elle est action.

*

Les mots sont des symboles, eux aussi. Seuls les sentiments sont authentiques. Je ne trouve pas les mots qu’il faut pour dire que je t’aime, que je ne puis vivre sans toi, paix.

Vassilis Vassilikos dans Z

Un matin de mai 1963 les murs d’Athènes se couvrirent d’innombrables «Z»: le député de gauche Lambrakis venait d’être assassiné en pleine rue sous l’oeil complice de la police. «Z» pour «zei» – il vit – devenait le symbole, le cri de révolte du peuple grec.

L’étude des minutes du procès a permis à Vassili Vassilikos de faire, à travers l’autopsie d’un meurtre politique, celle du mécanisme universel qui fait d’un homme un assassin et d’une caste, ses complices.

 

Une pièce musicale du Film Z  -Il est Vivant (Thème du film Z) – Pilar Tomás

Publié le 14 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , ,

L’archiviste   Leave a comment

Une pure merveille, bravo aux étudiants, malgré les scènes de désolations que nous pouvons voir, la relève est nettement présente, un bel avenir se dessine.

Eva et son père chassent dans un paysage dévasté. Alors qu’elle s’éloigne de son père, Eva finit par tomber dans une bibliothèque ensevelie où elle y fait une curieuse rencontre …

Publié le 14 juillet 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

Tag(s) associé(s) : , ,

Amoureux   Leave a comment

image-baiser

Pour être amoureux, il est facile de penser que l’accord physique suffit. Mais, avec un peu de recul, il devient évident que cela ne suffit pas.

Alors, on peut penser que le compromis est l’accord des caractères différents? Mais encore là, cela ne suffit pas. On peut s’accorder sans s’aimer vraiment.

Heureusement, il y a la complicité des ambitions, des projets et des rêves, me direz-vous? Malheureusement, après beaucoup d’expérimentation, je peux vous certifier que cela ne suffit pas.

Pour un grand amour, il ne faut rien, sinon uniquement soi. Pour affirmer qu’il faut tout, il ne faut parler alors que de notre attention avec cette acceptation inconditionnelle.

Le reste, c’est du romantisme, de la littérature ou des effets spéciaux.

Une chanson de Florent Pagny – Savoir Aimer

 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié le 14 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , ,

%d blogueurs aiment cette page :