
Nous ne faisons pas seulement habiter un corps qui délimite notre présence, nous habitons un monde dont nous déterminons les frontières par les murs invisibles de notre représentation du monde.
Ici, le mur de l’obscurité, car nous ne savons pas ce qu’il y a derrière. Parfois, nous tentons de faire des brèches, de tailler une fenêtre et puis, si tout va bien une porte, avant d’ériger un autre mur.
Il y a aussi les murs du silence. Nous coupons la communication, nous tentons de revenir à soi. Ce sont des murs qui sont fragiles, parfois une émotion, parfois une pensée nous envahit et nous ouvrons grand le portail de l’affirmation pour réagir. Les murs du silence qui nous font le plus du bien sont ceux qui nous permettent de nous immiscer en soi, non pas par fuite, mais par besoin de voyager.
Les murs sont là pour nous aider à nous retrouver, à déterminer notre espace sur lequel nous pouvons agir. La maturité, c’est de comprendre que, bien que les murs apportent une forme de sécurité, ils doivent aussi nous permettre de nous dépasser, de sortir de soi. Les fissures qui souvent deviennent des fenêtres sont des outils indispensables, les portes, de voies de passage pour notre devenir.
Une chanson d’Yves Duteil – Le mur de la prison d’en face
Les paroles sur https://genius.com/Yves-duteil-le-mur-de-la-prison-den-face-lyrics
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter : * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.
