Voyager sans but

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Un jour, il avait compris que tout avait commencé, non pas à sa naissance, mais le jour où il a décidé de se lever. Il a alors appris à marcher en grande partie avec ses propres moyens et ses propres expériences. Ses parents l’ont soutenu, accompagnés, mais dans les faits, le jour où il s’est levé, il venait de prendre la posture humaine.

Puis, après les premiers pas, il a commencé à explorer son environnement. Depuis, il en a fait du chemin, il a exploré bien des sentiers que les frontières n’avaient su arrêter. Il s’est mis à voyager non pas pour mieux connaître mais surtout pour mieux se comprendre. Il voyait différentes facettes de lui-même dans la présence des autres.

Il n’était pas de ceux qui franchissaient des frontières et qui ressentent le besoin d’accumuler un trophée ou un souvenir afin de marquer son passage et alimenter ses futures nostalgies. Le passé avait peu d’emprise sur lui, il aimait laisser la nature disposer de ses traces de pas.

Il se plaisait à dire que nous devrions voyager sans but. Aller vers les autres, échanger avec eux, reconnaître le pouvoir thérapeutique du vagabondage et la mission sociale universelle de s’entraider non pas dans une finalité personnelle, juste sans but, juste avec cette reconnaissance de notre humanité et de l’importance d’entretenir la compassion.

C’est en identifiant cette personne unique, qui s’est élevée depuis son enfance, et qui maintenant parcour la voie difficile de l’avancée humaine qui mène au germe de la conscience qu’il vous sera possible de reconnaître le visage de votre humanité. C’est en voyageant sans but que chaque jour devient la bonne destination.

Une chanson de Maxime Le forestier Ambalaba

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1333285-maxime-le-forestier-ambalaba.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Les escarpins du cordonnier

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À la fin de cette fable, une de nos compagnes demanda : – Maître, qu’est-ce qu’un don véritable?

Un roi voulait à tout prix marier sa fille, mais celle-ci refusait les beaux partis qu’il lui présentait, car elle aimait en secret un petit cordonnier. Au bout de quelque temps, son père fut à bout de colère. Il l’obligea à se décider avant Pâques, sinon ce serait lui qui choisirait.

La princesse proposa alors un marché. Elle se marierait avec le prétendant qui lui ferait le plus beau cadeau. Son père fut très étonné. Il ne savait pas sa fille aussi attachée aux choses matérielles, mais il accepta devant toute la cour cette sage décision

L’annonce fut alors proclamée et tous les prétendants se présentèrent au palais avec des cadeaux plus somptueux les uns que les autres: chevaux chamarrés et empanachés de rubans, rivières de diamants, soies des Indes, verres de Murano, diadèmes incrustés de pierreries, perroquets parlant latin… Bref! Tout ce qu’on peut imaginer de plus luxueux lorsqu’on est prince, archiduc ou marquis. Quant au petit cordonnier, il fut la risée de tous lorsqu’il lui porta de merveilleux escarpins de cuir qu’il avait fabriqués. Pourtant, ce fut lui qu’elle choisit.

Et le roi eut beau tempêter, la fine mouche lui prouva que seul ce cadeau était recevable, car le cordonnier l’avait fait de ses mains. C’était cela FAIRE un cadeau, et non se contenter de sortir quelques deniers de sa bourse ! Le roi comprit que sa fille l’avait berné, mais, devant toute sa cour réunie, il ne put pas revenir sur sa parole. Alors il oublia sa colère et finit par se féliciter d’avoir mis au monde une enfant aussi pleine de sagesse. Avec un tel caractère, l’avenir de son royaume était assuré !

Michel Piquemal dans Le conteur philosophe

Une pièce musicale de The John Renbourn Group – My Johnny Was A Shoemaker

HK et L’Empire de Papier

Greenpeace signe le clip de HK pour son dernier titre « l’Empire de Papier » : des mots et des images forts contre le système avide qui détruit la planète.

A travers cette initiative originale, HK, musicien engagé qui a soutenu ces dernières années de nombreuses campagnes associatives, a proposé à Greenpeace d’associer la force des images de l’organisation environnementale au poids des mots de sa chanson qui dénonce le pillage des ressources naturelles et ses conséquences sur l’environnement.

Pour HK, “L’empire de papier est le constat de l’aveuglement des hommes qui détruisent des vies humaines et mettent en péril leur survie pour le profit lié à la surexploitation de nos ressources, j’ai immédiatement pensé à Greenpeace pour leur proposer de s’associer à notre message, une nouvelle façon pour moi d’incarner mon engagement militant”

HK « L’Empire de Papier »

Le pari d’aimer et d’être différent

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Nous avons tous vécu des relations tendues avec des personnes de notre entourage. Et pourtant, nous continuons à vivre en société parmi les gens.

Nous avons tous déjà vu des relations amoureuses qui se sont transformées en petits conflits frontaliers quotidiens. Bien que certaines personnes choisissent de s’abstenir après une crise, la plupart d’entre nous continuent à s’ouvrir à toute nouvelle relation.

Certains diront que même si elle est conflictuelle, une relation peut nous en apprendre davantage sur nous-mêmes que toute une vie d’isolement. Par exemple, nous pouvons tellement apprendre de la colère vécue à la suite d’une séparation, car elle nous indique que quelque chose d’essentiel manque à notre équilibre. Et tant que nous refusons d’y voir clair, et même pardonner, c’est que nous avons besoin encore de cette souffrance pour exister. La colère est donc une émotion pouvant nous aider à nous libérer de l’enracinement du besoin des petits conflits frontaliers que nous avons laissé s’instaurer.

D’autres diront qu’il vaut mieux espérer vivre le grand amour parfait. Pourtant espérer qu’une relation à venir puisse nous faire transcender nos manques et nos souffrances actuels est un risque périlleux. L’état de dépendance voulant que la clé du bonheur vienne de l’autre est difficile à enrayer.

Tout cela est un peu vrai. Il est toujours possible d’envisager que nos relations soient des présents de la vie, des opportunités pour mieux nous connaître et apprendre au fil des expériences à trouver une juste réponse à nos besoins et guérir nos blessures.

Notre propre nature est avant tout portée par la reconnaissance de notre singularité. Nous sommes seuls vivants ensemble avec idéalement spontanéité et liberté. Ces ingrédients permettent de trouver l’espace entre le je et le nous, et de laisser entrer l’air frais de notre créativité. Dans ce contexte, la notion de défendre des frontières perd son sens.

Il est tellement merveilleux de se laisser porter par la vie avec confiance. Nous sommes plus que nos actes, nos erreurs et nos bons coups. Nous sommes tous les possibles à notre portée.

À chaque il faut, à chaque il ne faudrait pas, il est bon de sourire, et de se laisser guider par ce que spontanément notre voix intérieure nous rappelle.

Différent de tous, différent de ce que j’ai déjà été.

Une chanson de Charlotte Cardin – Les Échardes

Les paroles de https://genius.com/Charlotte-cardin-les-echardes-lyrics

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Satprem et La genèse du surhomme

étoiles déraillent...

Il laisse la coulée l’emplir, la petite vibration claire qui continue et continue et semble couler sans trêve, comme une petite chanson sourde qui l’accompagne, comme un rythme qui monte et va sans fin, comme deux ailes d’oiseau légères qui battent par son azur intime et le portent partout et font comme une douceur de vue tranquille, comme si la vie s’éloignait, s’élargissait, s’enfonçait dans un infini clair où vibre seulement ce rythme, seulement cette cadence douce, et légère et transparente. Et tout commence à devenir extraordinairement simple.

*

Les Secrets sont simples.

Parce que la Vérité est simple, c’est la plus simple chose au monde, c’est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n’y a qu’une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l’enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d’une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu’elle est comme une présence inaltérable, si vaste qu’elle accroche même son immensité à l’aile d’une mouette.

Et tout est contenu dans une seconde, la totalité des âges et des âmes, dans un simple point qui brille un instant sur la folle écume. Mais ce point là, nous l’avons perdu, et ce sourire, et cette seconde qui chante.

Alors, nous avons voulu reconstruire cette Unité par une somme : 1+1+1… Comme nos ordinateurs, comme si la collection de tous les savoirs possibles sur tous les points possibles finirait par nous rendre la note juste, l’unique note qui fait chanter, mouvoir les mondes, et le cœur d’un enfant oublié. Cette simplicité, nous avons voulu la manufacturer pour toutes les bourses, et plus nos boutons savants se multipliaient, simplifiaient la vie, plus l’oiseau s’envolait, et le sourire, même la belle écume est polluée par nos calculs. Nous ne savons même pas très bien si nos corps nous appartiennent… elle a tout mangé, la belle Machine.

Satprem dans La genèse du surhomme : Essai d’évolution expérimentale

Une pièce musicale d’Armand Amar- Life

 

La grande muraille de Chine

La grande muraille de Chine est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVIIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C’est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’homme à la fois en longueur, en surface et en masse.