Variations sur le corps   Leave a comment

ImAGE plumes envol

Étudiez, apprenez, certes, il en restera toujours quelque chose, mais, surtout, entraînez le corps et faites-lui confiance, car il se souvient de tout sans poids ni encombrement. Seule notre chair divine nous distingue des machines ; l’intelligence humaine se distingue de artificielle par le corps, seul.

*

Je soupçonne d’ignorance méchante les analyses pathologiques du mysticisme parce qu’elles versent sa force dans une faiblesse maladive, et son acte dans une passivité. Drogues coûteuses ou maladies mentales produisent, certes, des hallucinations dont les décors de carton caricaturent les authentiques extases des sains.

*

Faute de comprendre la vertu, voici que l’ensemble des vices prend la belle unité d’une cohérence : une vie entière se voue à l’inflation, à l’agrandissement d’une masse qui s’expanse. Cette croissance évolue selon une pente d’allure narcotique : l’avare, le paresseux et le gourmand se droguent de sommeil, d’alcool ou d’argent ; il faut augmenter la dose de fureur, de haine ou de gloire pour rester longtemps enchanté de colère, d’envie ou d’orgueil. Pourquoi ne parlons-nous plus de la vertu ? Parce que le monde où nous vivons se construit, tout justement, sur la croissance, générale et quantifiable ; l’économie, la finance, la consommation et le progrès innovateur des sciences et des techniques, tout ce qui paraît sérieux et lourd, semblent la rendre aussi nécessaire qu’un destin, aussi indispensable que l’assuétude. Du coup, notre culture elle-même ressemble à s’y méprendre à une narcose croissante qui asservit à sa dépendance. Pourquoi les enfants se droguent-ils ? Pour imiter leurs parents, intoxiqués d’argent, de travail, d’emploi du temps, de consommation, de représentation… soumis à des prises horaires obligatoires, plongés dans l’enchantement de la croissance. Les jeunes générations obéirent-elles jamais avec plus de soumission ?

Michel Serres dans Variations sur le corps

Une pièce musicale de The Cinematic Orchestra – To Build a Home

Publié le 17 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , ,

Opa Tsupa : Rien (La chanson des vers de terre)   Leave a comment

Une pause musicale avec ce groupe dévouée au swing et à la bonne humeur, Opa Tsupa, qui a tiré sa révérence en 2015 après 15 ans de pur plaisir.

Je vous partage à mon tour mon plaisir.

Opa Tsupa : Rien (La chanson des vers de terre)

Publié le 17 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses musicales

Tag(s) associé(s) : ,

Une cause juste et bonne   Leave a comment

DSCF02701

Les personnes qui sont attentionnées et serviables envers les autres dans leur travail sont fascinantes à observer. Elles sont totalement engagées dans une cause juste, bonne et noble à leurs yeux.

L’attitude des autres à leurs égards ne semble en rien les détourner de leurs actions. Pour eux, l’enjeu ne s’exprime pas par un pourquoi, mais par un comment.

À les côtoyer, nous constatons qu’il n’y a pas un seul type de travail qui est une cause juste et bonne. Certains enseignent, d’autres assurent la protection, d’autres aident dans des services publics, d’autres sont des artistes ou ouvriers.

Ces êtres apportent chaleur et humanité dans notre monde. Ils sont précieux. Tout comme ce qu’il y a de plus beau dans la nature, il est important de contribuer à préserver ces êtres magnifiques.

Avez-vous exprimé de la gratitude envers quelqu’un de merveilleux aujourd’hui?

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par La troupe de robin des bois – Il changeait la vie

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-JEAN-JACQUES-GOLDMAN,IL-CHANGEAIT-LA-VIE,1476152.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié le 17 octobre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Le souffle de Thich Nhat Hanh   Leave a comment

Thich Nhat Hanh maintenant.png

Habituellement, les gens pensent que marcher sur l’eau ou dans les airs relève du miracle.

Mais, personnellement, je crois que marcher sur terre est le véritable miracle.

Chaque jour que nous vivons, nous sommes au milieu d’un prodige que nous n’apercevons même pas :

le ciel bleu,

les nuages blancs,

les feuilles vertes,

les yeux noirs et curieux d’un enfant,

nos propres yeux…

tout est miracle.

*

Si un incendie ravage votre maison, la chose la plus urgente à faire est de tenter de l’éteindre, et non de courir après celui que vous croyez être responsable. Si vous le pourchassez, les flammes réduiront votre maison en cendres. Il ne serait pas sage d’agir ainsi. Vous devez absolument tout faire pour l’éteindre.

De même, lorsque vous êtes en colère, en continuant à vous disputer avec l’autre personne, en cherchant à la punir, vous agissez exactement comme celui qui court après l’incendiaire pendant que sa maison est dévorée par les flammes.

*

Si vous consommez des objets issus de la souffrance, vous semez en vous des graines de souffrance.

*

Il nous faut vraiment comprendre la personne qu’on veut aimer. Si notre amour n’est que volonté de posséder, ce n’est pas l’amour vrai. Si l’on ne pense qu’à nous-mêmes, si l’on ne connaît que nos propres besoins et ignorons les besoins de l’autre, on ne peut pas aimer. Nous devons regarder profondément pour voir et comprendre les besoins, les aspirations et les souffrances de la personne qu’on aime. Ce sont les fondations de l’amour vrai. Vous ne pouvez vous empêcher d’aimer l’autre quand vous le comprenez vraiment.

Thich Nhat Hanh

Une pièce musicale de Plum Village Morning Chant

Publié le 16 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , ,

Cohabitat Québec, un village dans la ville   Leave a comment

Dans la ville de Québec, cette communauté a créé un village urbain pour retrouver des relations de proximité. Plusieurs fois par semaine, les habitants de « Cohabitat Québec » se retrouvent, toutes générations confondues, autour de bonnes bouffes, jardinage et autres « corvées ». Des amitiés improbables naissent entre les plus âgés, les « apprentis sages », et leurs jeunes voisins.

Les points de vue   Leave a comment

145_photo_4.jpg

Il nous arrive si souvent de nous opposer au point de vue de l’autre, à son opinion. Et pourtant…

Nos façons de voir nous ramènent à notre bagage acquis. Les yeux peuvent percevoir que ce que le cerveau est prêt à décoder.

Ainsi, nous nous opposons à l’autre en étant persuadé que nous sommes dans le vrai et que nécessairement l’autre est tors.

Parfois, j’ai l’impression que lors de nos échanges, nous oublions que nous avons eu un parcours différent, et que cette vérité qui nous oppose n’est rien d’autre qu’une perspective différente pour l’apprécier. Imaginez un grand carrefour avec des rues qui viennent s’y fondre, avec une grande statue en son centre. Selon la rue empruntée, la représentation de la statue sera différente.

Même en tentant de justifier nos points de vue par un argumentaire impeccable et objectif à nos yeux, nous ne réussirons pas à convaincre l’autre qui ne voit pas la même chose. Et même si nous réussissons à faire le tour de la statue pour en avoir une représentation complète, il y aura toujours un interlocuteur qui n’aura pas les mêmes référents pour apprécier.

La personne qui apprend à écouter au lieu de s’opposer au point de vue de l’autre enrichit sa représentation du monde.  Apprendre est plus important que de rendre captive sa propre vérité.

Une chanson de Jean-Pierre Ferland interprété par Bruno Pelletier – Un peu plus haut, un peu plus loin

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié le 16 octobre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , ,

Un océan d’encre dans une seule goutte   Leave a comment

28168413_1632741440166590_4348606683480964292_n

Un océan d’encre dans une seule goutte,

Tremblant à la pointe de mon pinceau.

En équilibre au-dessus d’une feuille blanche,

Un univers attend d’exister.

*

Dans les temps difficiles, utilisez un miroir :

Vous verrez en même temps et la cause et la solution.

*

Un souffle arctique serpente sur la montagne,

Les os de la forêt tremblent.

Des perles de rosée s’agrippent aux branches :

Une parure de joyaux est tombée sur la terre.

*

Contempler le matin.

Arracher les herbes l’après-midi.

Les joies et le labeur d’une seule journée.

Font un voyage entier.

Ming dao Deng dans Le Tao au jour le jour : 365 méditations taoïstes

Une pîèce musicale de Kitaro – Tao

Publié le 15 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : ,

%d blogueurs aiment cette page :