La diversité et ses forces pour l’humanité   Leave a comment

ImAGe mains couleurs

On refuse d’admettre le fait-même de la diversité culturelle; on préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit.

*

La diversité des cultures humaines ne doit pas nous inviter à une observation morcelante ou morcelée. Elle est moins fonction de l’isolement des groupes que des relations qui les unissent.

*

Le barbare c’est d’abord celui qui croit en la barbarie

*

Les tentatives faites pour connaître la richesse et l’originalité des cultures humaines, et pour les réduire à l’état de répliques inégalement arriérées de la civilisation occidentale, se heurtent à une autre difficulté, qui est beaucoup plus profonde : en gros (et exception faite de l’Amérique, sur laquelle nous allons revenir), toutes les sociétés humaines ont derrière elles un passé qui est approximativement du même ordre de grandeur. Pour traiter certaines sociétés comme des « étapes » du développement de certaines autres, il faudrait admettre qu’alors que, pour ces dernières, il se passait quelque chose, pour celles-là il ne se passait rien – ou fort peu de choses. Et en effet, on parle volontiers des « peuples sans histoire » (pour dire parfois que ce sont les plus heureux). Cette formule elliptique signifie seulement que leur histoire est et restera inconnue, mais non qu’elle n’existe pas. Pendant des dizaines et même des centaines de millénaires, là-bas aussi, il y a eu des hommes qui ont aimé, haï, souffert, inventé, combattu. En vérité, il n’existe pas de peuples enfants ; tous sont adultes, même ceux qui n’ont pas tenu le journal de leur enfance et de leur adolescence.

*

L’humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l’un tend à instaurer l’unification, tandis que l’autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification.

*

L’exclusive fatalité, l’unique tare qui puissent affliger un groupe humain et l’empêcher de réaliser pleinement sa nature, c’est d’être seul.

 

Claude Lévi-Strauss dans Race et histoire

Une pièce musicale Zbigniew Preisner – Song For The Unification Of Europe

Publié le 18 avril 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Un être d’action bénévole   Leave a comment

Une vidéo performance de David Goudreault intitulé « Donner du temps » permettant de voir l’importance d’être bénévole. Un chemin de vie vers l’autre.

Publié le 18 avril 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

Tag(s) associé(s) : , , ,

Plus que des gestes bénévoles, des humains…   Leave a comment

 

Ils sont fantastiques ces alchimistes du cœur. Ils réussissent à transformer une peine en éclat de bonheur, la solitude en moment d’opportunité d’ouverture à l’autre, une parole enfermée en un chant altruiste.

Ces humains exceptionnels, héros du quotidien, ont donné vie à des mots comme entraide, compassion, amour, présence et attention. Ils ont pensé ces mots, puis ils les ont filtrés avec cœur pour qu’ils émanent en des gestes porteurs d’humanité.

Chaque geste envers l’autre fait une différence, chaque bénévole est une réponse concrète au cynisme, une démonstration de la diversité et de la grandeur de notre humanité. Ils donnent, et ainsi, ils révèlent du sens à la vie.

 

Une chanson de Erick Benzi interprétée par notamment Peter Gabriel – Qui sait

Les paroles sur https://www.letssingit.com/anggun-axelle-red-faudel-l%C3%A2%C3%A2m-lokua-kanza-patrick-bruel-peter-gabriel-stephan-eicher-youssou-n-dour-and-zucchero-sugar-fornaciari-lyrics-qui-sait-lf21czx

 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Publié le 18 avril 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , ,

Vers l’intériorité citoyenne   Leave a comment

confiance

Quelques signes extérieurs de paix intérieure :

– tendance à dédramatiser les circonstances, faire confiance

– capacité de se sentir intensément vivant en toutes circonstances

– développement de l’écoute et de la compassion, et profond respect pour toute chose vivante.

*

L’émerveillement du simple fait d’être, d’appartenir à la vie, cette seule absorption dans la conscience de la merveille, voilà finalement ce qui comble, guérit, transforme ; voilà ce que cherchent les humains.

La conscience planétaire ne peut émerger qu’en dépassant les dualismes et les séparations qui cloisonnent et divisent le monde : l’homme et la nature font un, le corps et l’âme font un, et, au-delà du bien et du mal, il y a quelque chose qui nous rassemble.

*

Notre culture nous tire hors de nous, elle nous incite à faire plutôt qu’à être.

*

Sortons dans l’ENFER-mement et entrons dans l’OUVERT-ure.

*

En tant qu’êtres humains, nous nous retrouvons très souvent pris au piège de nombreuses habitudes néfastes :

– nous sommes très dépendants de l’extériorité

– nous sommes prisonniers de l’immédiateté et de la vision à très court terme

– nous sommes automatisés dans le processus d’action-réaction qui mène aux relations de pouvoir et non de synergie

– nous favorisons la pensée binaire qui amène la division intérieure

– nous sommes empêtrés dans notre passé.

*

Celui qui n’a pas reconnu que la vie est incessante métamorphose n’aura pas sa part du miracle.

Thomas d’Ansembourg dans Qui fuis-je ? Où cours-tu ? A quoi servons-nous ? : Vers l’intériorité citoyenne

Une chanson de Nina Simone – Wild Is The Wind

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/298978.html

Publié le 17 avril 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

La loi de la jungle, c’est aussi la loi de l’entraide   2 comments

Le biologiste Pablo Servigne présente les grandes lignes du livre qu’il a coécrit avec Gauthier Chapelle, l’Entraide L’autre loi de la jungle.

Il met en lumière une perspective ou la science peut démontrer au contraire l’importance de l’entraide chez les plantes, les animaux… et les hommes.

 

Publié le 17 avril 2018 par dandanjean dans Débats à partager, Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , ,

Ressentir   Leave a comment

Grégory Lemarchal

Être,

c’est une réelle présence jours après jour,

et vivre,

 en composant avec le pire adversaire d’une vie,

le moi

*

Une personne qui m’inspire de la force est une personne qui saura fondre en larmes par moments pour ensuite se relever et reprendre la défense de ses valeurs et des siens.

*

C’est souvent un privilège de rencontrer quelqu’un qui est capable de parler de ses émotions. Aborder ses émotions, tout comme ses pensées, révèle la force de cette personne et non une faiblesse.

Lorsqu’une personne proche nous fait part de sa tristesse, elle exprime à la fois son état d’âme et aussi, sinon surtout, son estime et sa confiance en nous. L’écoute, la présence bienveillante, est le plus beau miracle à offrir à cette personne courageuse.

 

Une pièce musicale de Philip Glass – Morning Passages

 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié le 17 avril 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , ,

La souplesse du dragon   Leave a comment

Bonheur bleu

Les caractères n’ont pas de sens, ils ont une surface. N’étant pas enfermés dans un carcan grammatical, ils jouissent d’une souplesse d’interprétation dont rêveraient les mots de toutes les autres langues.

*

Les mots sont les outils avec lesquels on pense, et l’on pense différemment selon qu’on écrit avec des mots formés de signes dénués de sens et placés les uns à la suite des autres (les lettres) ou avec des idéogrammes constitués de dessins schématiques disposés de façon à tenir chacun dans un espace identique.

Le raisonnement analytique, ce fondement de la vertu occidentale qui nous a donné la science et la philosophie, doit beaucoup à notre façon d’écrire. Il nous semble évident que tout le réel, les objets physiques, le corps humain, le fonctionnement des entreprises, puisse être ramené à un nombre restreint de composants élémentaires pour être analysés, puisqu’il en est ainsi de tous les mots avec lesquels nous pensons.

Rien de tel en chinois. On l’a vu, on ne peut pas épeler un idéogramme, c’est un tout, un agrégat dont la constitution est souvent rétive à notre forme usuelle d’analyse.

*

Les Chinois n’ont pas de prénom, ils ont un « post-nom ». Or la manière dont on énonce sa propre individualité n’est pas un acte anodin, mais un signe culturel profondément emblématique des choix d’une civilisation. Dans le monde indo-européen, chacun se désigne d’abord par son prénom suivi de son nom de famille, marquant ainsi le primat culturel de l’individu sur l’appartenance familiale. En Chine la perspective est différente. Lorsqu’on décline son identité, on commence toujours par indiquer le nom de son clan suivi de son appellation individuelle.

*

Feindre d’ignorer, ne pas souligner les fautes ou les défaillances d’autrui, c’est rendre la vie plus facile à soi-même et aux autres.

*

Dans la Chine antique, l’inventeur n’est pas forcément bien vu, parce que la nouveauté qu’il apporte remet en question l’harmonie préétablie. Aussi les découvreurs chinois ont-ils pris l’habitude de se protéger en attribuant leurs inventions à quelques personnages légendaires.

Cyrille J.-D. Javary dans La souplesse du dragon : Les fondamentaux de la culture chinoise

Une pièce musicale d’Eric Aron – Suzhou

Publié le 16 avril 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , ,

%d blogueurs aiment cette page :