La Petite Voix : Méditations quotidiennes

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N’essaie jamais de te mêler du chemin de qui que ce soit. Toutes les âmes doivent trouver leur propre chemin et atteindre le but de leur manière propre. Certaines peuvent le faire à travers la méditation, certaines à travers la contemplation, certaines à travers la prière, certaines à travers le travail, et certaines à travers le contact avec es gens.

Laisse toutes les âmes trouver leur chemin et le suivre.

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Le changement est permanent. S’il ne se fait pas en toi, tu peux être sûr qu’il y a quelque chose qui ne va pas, et il est nécessaire que tu trouves ce que c’est et puis que tu y remédies. Ne résiste pas au changement, mais va dans son sens et accepte-le. Ce ne sera pas toujours confortable, mais sois prêt à accepter un inconfort minime afin que le resplendissant nouveau puisse se développer en toi et à travers toi, te transformant en un nouvel être, rempli de lumière, d’amour et d’inspiration.

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Lorsque tu aimes, que ce soit de tout ton cœur, ne crains jamais de montrer ton amour. Que ton amour soit comme un livre ouvert que toutes les âmes puissent lire. C’est la chose la plus merveilleuse au monde, alors laisse cet amour divin au-dedans de toi couler librement. L’amour n’est pas aveugle, mais il voit le meilleur chez l’être aimé, et ainsi il fait émerger le meilleur. Ne choisis jamais qui tu vas aimer. Garde simplement ton cœur ouvert et fais couler sans cesse l’amour de la même manière vers toutes les âmes. Faire ainsi est aimer de Mon amour divin. Il est comme le soleil et brille sur tous sans distinction. L’amour ne devrait jamais être ouvert ou fermé comme un robinet. L’amour n’est jamais exclusif, jamais possessif. Plus tu es désireux de le partager, plus il devient grand. Retiens-le et tu le perdras. Laisse-le aller, et il te revient multiplié par mille et devient une joie et une bénédiction pour tous ceux qui le partagent.

Eileen Caddy dans La Petite Voix : Méditations quotidiennes

Une pièce musciale de Lex Van Someren – Born Forever

S’asseoir tout simplement

contemplation

Dans son Recueil de la transmission de la lumière, le maître zen Keizan écrivait à propos de ce moment d’abdication où le corps et l’esprit se dépouillent :

Une fois qu’on a atteint ce lieu, on est comme un panier sans fond ou comme un bol percé.

Quoi qu’on y mette et remette, il ne peut rien contenir, quoi qu’on y verse et reverse, il ne peut se remplir. Lorsque cet instant survient, on dit que le fond du tonneau a cédé.

Seule l’audace peut nous conduire en ce lieu.

Le calme comme l’absence de calme sont alors délaissés — dépassés.

La méditation zen ne prend sens que sur le fond de cette rupture de toutes les digues intérieures. Il n’existe aucune méthode qui permette de faire céder le fond du tonneau ; ni les techniques ni le bâton ne le peuvent.

La seule façon qu’il cède, c’est de se permettre qu’il cède. La clé est là : se permettre. Nous croyons que des pensées, des images, des malaises nous encombrent. En réalité, seules les peurs et les confusions nous encombrent vraiment. Atteindre ce point paraît impossible. Et pourtant, c’est facile : il suffit. On ressent alors que la méditation n’est pas affaire de calme mais bien de liberté.

Tout devient pur et nu, lumineux et transparent. La lumière originelle irradie de votre squelette.

Éric Rommeluère dans S’asseoir tout simplement : L’art de la méditation zen

Une pièce musicale d’Eric Aron – Kalpa

Simplement assis

contemplation

Parfois, il est bon de s’asseoir simplement

D’occuper un espace et un temps

À ne pas essayer de comprendre

À ne plus chérir nos opinions

Tout laisser aller, simplement

Renouer avec l’infaisable,

Inspirer

Expirer,

Inspirer,

Expirer,

Laisser

Le

Calme

Envahir

Puis découvrir

Ce que l’on sent

Ce que l’on ressent

Ce qui soudain apparaît

De tout nouveau en nous

Chaque apparition finit par disparaître

Chaque disparition ouvre une fenêtre vers l’infini

Il faut beaucoup d’abnégation et d’humilité pour être là.

S

I

M

P

L

E

M

E

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Une pièce musicale de Ludovico Einaudi – Life

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Colorier son mandala

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Nous faisons notre quotidien avec ce que nous décodons, ce que nous croyons et ce que nous portons comme valeurs et pensées en nous.

Il ne peut pas y avoir de havre de paix si nous ne sommes pas capables de nous accepter et que l’on ouvre la porte à l’ingérence des autres dans notre vie.

Dès l’instant où l’on se définit en fonction de son apparence, le poids de notre souffrance s’exprime par nos rondeurs, l’enracinement de notre souffrance s’exprime par nos rides, l’éclosion de notre souffrance s’exprime par les boutons sur la peau et nous ne pouvons plus avoir cette sérénité pour être heureux.

Si ce que nous sommes ne nous convient pas, nous devons changer. Le statu quo est intolérable. Nous devons entreprendre un processus de transformation afin de nous créer et nous devons aussi entreprendre un processus d’acceptation par l’entraînement de l’esprit pour s’ouvrir à ce qui est, puis à nous.

Il n’y a pas l’un ou l’autre, il n’y a pas de compromis. Le corps change, l’esprit change, tout change, et devant cette réalité, il n’y a pas de solution unique, mais une approche d’appropriation de notre corps et de notre esprit.

On oublie souvent que même un maquillage, un vêtement ou un tatouage peuvent ouvrir la voie au tracé d’une nouvelle forme de mandala dans notre vie.

Une pièce musicale de Kitaro – Mandala

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Regarder, puis voir

Nous sommes capables de regarder, mais savons-nous voir? Je fais référence à cette capacité de décoder avec nos sens ce qui est perçu, d’accueillir ce qui nous entoure sans l’altérer, le défendre ou réagir.

Regarder en soi n’est pas problématique. Regarder c’est l’outil de perception.

Mais voir demande une attention, une identification et une prise de conscience. Cela interpelle notre capacité à décoder la perception et non les pensées associées. Par exemple, par-delà les jeux de couleurs d’une œuvre, le style ou la renommée de l‘artiste, voir le sens, le détail qui relie le tout. Voir implique d’entrer par le regard.

Transposer notre capacité de voir à la méditation, et aux autres formes de l’entraînement de l’esprit, cela implique d’aller plus loin que de regarder en position assise. Cela implique avant tout de développer cette capacité de voir réellement, affranchie de l’asservissement d’une pensée qui déforme, et détacher le tout de nos croyances et convictions.

Pour pacifier le flux des pensées, il ne faut pas bloquer, mais voir avec le moins de filtres possible, ce qui est et accepter que tout passe.

Une chanson de Tiken Jah Fakoly  – Viens voir

Les paroles sur https://genius.com/Tiken-jah-fakoly-viens-voir-lyrics

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Zen, assis et debout?

ImAGE Changer de point de vue

… le zen préconise de prendre des temps de méditation réguliers, en trouvant une posture physique juste. Le dos doit rester droit, la colonne vertébrale étirée, comme si un fil partait du sommet du crâne pour atteindre le ciel. Et en même temps, le zen incite à nous ancrer dans le sol, en ayant la sensation d’être enracinés dans la terre. L’ensemble crée un état de stabilité, mais sans tension. Cette attitude n’est pas si simple à adopter à notre époque où les personnes sont souvent dans une agitation permanente. Mais ce n’est qu’à partir de cette position que nous pouvons identifier ce que représente la peur pour chacun de nous et élaborer une réponse pacifique pour y faire face.

[La posture ] permet de trouver une respiration suscitant un état de calme intérieur où le physique et le mental sont en harmonie. Dans cette perspective, le zen propose de se concentrer sur l’expiration. Nous pratiquons ainsi une forme particulière de respiration (dite inversée) qui purifie le cœur de ce qui nous encombre. Il est conseillé d’expirer profondément et longuement, en ayant la sensation que l’on chasse à l’extérieur ce qui peut être de l’ordre des choses négatives. Quand nous expirons l’air, nous sommes invités en même temps à pousser sur le bas-ventre, entre le nombril et le pubis. L’inspiration survient ensuite comme par réflexe, une simple conséquence de l’expiration. Au début, cette façon de procéder surprend les Occidentaux qui ont plutôt l’habitude de gonfler la poitrine lorsqu’ils inspirent, puis de rentrer le ventre quand ils chassent l’air !

Ce qu’on aura découvert dans la posture de l’assise pourra être ensuite transposé dans tous les actes de notre existence pour maintenir ce cœur que rien ne trouble malgré les catastrophes environnantes. Contrairement à une certaine interprétation venue des États-Unis, le zen n’a pas pour but de se débarrasser des émotions. Nous pouvons les recevoir toutes, positives ou négatives. Il ne s’agit pas de les supprimer, mais de ne pas en devenir prisonnier. Progressivement, en pratiquant la méditation, nous arrivons à une forme de lucidité qui n’est pas intellectuelle, mais qui est la capacité de voir les choses dans leur réalité tout en gardant notre propre sérénité.

Hôzumi Rôshi

Une pièce musicale Spirit Flute at Barr Falls