L’esprit dans tous les états

Hamster et anxiété

Ce qui nous éloigne le plus des autres est souvent l’état de notre esprit.  Nous anticipons la réaction de l’autre, nous interprétons sa façon de nous voir, et lorsque la rencontre a eu lieu, nous mesurons tout l’ampleur du malentendu.

 Nous nous infligeons beaucoup de souffrances issues uniquement de notre propre esprit. Un état d’anxiété qui s’installe comme un filtre entre le réel et ce que nous percevons.

Combien de peurs avons-nous vécu afin de nous protéger de l’anticipation que nous avons fabriquée….

C’est donc en travaillant sur notre esprit que nous pouvons y remédier. Les différentes formes d’entraînement de l’esprit, comme par exemple la méditation, nous permettent d’apprendre à reconnaître les états mentaux qui causent notre souffrance. Ces états mentaux prennent leurs origines à partir de la jalousie, l’orgueil, la peur ou la colère.

Imaginez que vous saisissez l’objet de votre jalousie, ce qu’elle vous pousse à décoder, à voir, à vivre, puis vous vous distancez de celle-ci,  et vous laisser s’éteindre au loin puisque vous avez cessé de lui donner toute l’importance.

Regarder l’esprit dans tous ces états demande une certaine confiance,sans user d’une croyance aveugle. L’entraînement de l’esprit nous apprend à ne rien prendre pour acquis, à se détacher de ce qui enchaîne, de ce qui contraint, pour se réapproprier sa capacité d’agir.  Tout doucement, pas à pas, nous constatons la vacuité de l’esprit.

Une chanson de Luc De Larochellière – D’état en état

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Luc-De-Larochelliere/D-etat-en-etat.php

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Le plaisir d’être

Deux moines un rire

Pour la personne qui veut se réaliser dans sa démarche spirituelle ou philosophique, il n’existe pas un seul courant de pensée, il n’existe pas une seule voie pour l’entraînement de l’esprit, que ce soit par la lecture, le zazen, l’écriture, la méditation, le yoga, le taï-chi ou toute autre pratique.

D’ailleurs, plus une personne expérimente, pratique et expérimente, plus elle a l’esprit ouvert à sa nature propre qui est non duelle. Elle en arrivera à faire le constat que la voie est libre.

Il réalisera avec le temps qu’il ne subsiste aucune séparation, pas plus qu’il y a une réelle différence entre la conscience et celui qui est conscient.

Tout doucement, la pratique fait en sorte que la pensée et le penseur ne sont plus différents. La force de l’attachement qui fige la différence est mieux contrôlée.

La pratique, peu importe de quel courant elle est issue, doit devenir un jeu de l’esprit et non pas une chose de sérieuse. L’entraînement de l’esprit doit être simplement un appel du cœur comme si nous réalisions ce que nous avons toujours été.

Il n’y a rien à gagner ou à perdre au regard des autres. La scission entre ce que l’un pratique et ce que l’autre pratique, malgré la forme, est fictive. La différence ne devrait jamais entraîner l’exclusion.

Dans notre état naturel, la pratique devrait être une façon d’être et non seulement une pause régulière sur un zafu ou une chaise. Tout se passe dans l’étendue de la conscience et le plaisir d’être.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Veiller tard

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/906880.html

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Se réapproprier sa capacité d’agir

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L’entraînement de l’esprit vise le renforcement de nos capacités. Certains diront que cela permet de se réapproprier notre capacité d’agir avec conscience. Non pas pour être meilleur, mais avant tout, pour se réaliser et être bien.

Il n’y a rien à effacer, pas d’extinction de nos émotions, pas d’extinction de nos pensées, car chaque sentiment et chaque idée possède une valeur propre qui donne du sens à la vie.  Pourquoi se couper de cette interrelation avec le monde? Ce qui importe, c’est de ne pas se laisser gouverner par ceux-ci.

D’un autre côté, il y aura toujours quelqu’un pour nous critiquer. D’abord ces personnes qui refusent de prendre le risque et préfèrent le connu et la normalité. De plus, il y aura aussi les méfiants, spécialistes de la défensive, qui regardent l’autre avec méfiance.

Le juste milieu pour la personne qui s’entraîne est d’écouter les critiques, et même parfois en redemander. Par la perception que les autres ont d’eux, la personne qui s’entraîne peut mieux se positionner, en prendre et en laisser au besoin, mais surtout recueillir une mine d’informations précieuses.

Les personnes qui sont consciente de leur réel potentiel, consciente d’elles-mêmes sont souvent des pratiquants heureux, car ils n’ont pas d’orgueil mal placé, ils ne sont pas en compétition avec d’autres. Ils ont juste cette conscience de soi qui les aident à se renforcer sans cesse.

Une chanson d’Alanis Morissette – You Learn

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/243810.html

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La Petite Voix : Méditations quotidiennes

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N’essaie jamais de te mêler du chemin de qui que ce soit. Toutes les âmes doivent trouver leur propre chemin et atteindre le but de leur manière propre. Certaines peuvent le faire à travers la méditation, certaines à travers la contemplation, certaines à travers la prière, certaines à travers le travail, et certaines à travers le contact avec es gens.

Laisse toutes les âmes trouver leur chemin et le suivre.

*

Le changement est permanent. S’il ne se fait pas en toi, tu peux être sûr qu’il y a quelque chose qui ne va pas, et il est nécessaire que tu trouves ce que c’est et puis que tu y remédies. Ne résiste pas au changement, mais va dans son sens et accepte-le. Ce ne sera pas toujours confortable, mais sois prêt à accepter un inconfort minime afin que le resplendissant nouveau puisse se développer en toi et à travers toi, te transformant en un nouvel être, rempli de lumière, d’amour et d’inspiration.

*

Lorsque tu aimes, que ce soit de tout ton cœur, ne crains jamais de montrer ton amour. Que ton amour soit comme un livre ouvert que toutes les âmes puissent lire. C’est la chose la plus merveilleuse au monde, alors laisse cet amour divin au-dedans de toi couler librement. L’amour n’est pas aveugle, mais il voit le meilleur chez l’être aimé, et ainsi il fait émerger le meilleur. Ne choisis jamais qui tu vas aimer. Garde simplement ton cœur ouvert et fais couler sans cesse l’amour de la même manière vers toutes les âmes. Faire ainsi est aimer de Mon amour divin. Il est comme le soleil et brille sur tous sans distinction. L’amour ne devrait jamais être ouvert ou fermé comme un robinet. L’amour n’est jamais exclusif, jamais possessif. Plus tu es désireux de le partager, plus il devient grand. Retiens-le et tu le perdras. Laisse-le aller, et il te revient multiplié par mille et devient une joie et une bénédiction pour tous ceux qui le partagent.

Eileen Caddy dans La Petite Voix : Méditations quotidiennes

Une pièce musciale de Lex Van Someren – Born Forever

S’asseoir tout simplement

contemplation

Dans son Recueil de la transmission de la lumière, le maître zen Keizan écrivait à propos de ce moment d’abdication où le corps et l’esprit se dépouillent :

Une fois qu’on a atteint ce lieu, on est comme un panier sans fond ou comme un bol percé.

Quoi qu’on y mette et remette, il ne peut rien contenir, quoi qu’on y verse et reverse, il ne peut se remplir. Lorsque cet instant survient, on dit que le fond du tonneau a cédé.

Seule l’audace peut nous conduire en ce lieu.

Le calme comme l’absence de calme sont alors délaissés — dépassés.

La méditation zen ne prend sens que sur le fond de cette rupture de toutes les digues intérieures. Il n’existe aucune méthode qui permette de faire céder le fond du tonneau ; ni les techniques ni le bâton ne le peuvent.

La seule façon qu’il cède, c’est de se permettre qu’il cède. La clé est là : se permettre. Nous croyons que des pensées, des images, des malaises nous encombrent. En réalité, seules les peurs et les confusions nous encombrent vraiment. Atteindre ce point paraît impossible. Et pourtant, c’est facile : il suffit. On ressent alors que la méditation n’est pas affaire de calme mais bien de liberté.

Tout devient pur et nu, lumineux et transparent. La lumière originelle irradie de votre squelette.

Éric Rommeluère dans S’asseoir tout simplement : L’art de la méditation zen

Une pièce musicale d’Eric Aron – Kalpa

Simplement assis

contemplation

Parfois, il est bon de s’asseoir simplement

D’occuper un espace et un temps

À ne pas essayer de comprendre

À ne plus chérir nos opinions

Tout laisser aller, simplement

Renouer avec l’infaisable,

Inspirer

Expirer,

Inspirer,

Expirer,

Laisser

Le

Calme

Envahir

Puis découvrir

Ce que l’on sent

Ce que l’on ressent

Ce qui soudain apparaît

De tout nouveau en nous

Chaque apparition finit par disparaître

Chaque disparition ouvre une fenêtre vers l’infini

Il faut beaucoup d’abnégation et d’humilité pour être là.

S

I

M

P

L

E

M

E

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Une pièce musicale de Ludovico Einaudi – Life

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Colorier son mandala

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Nous faisons notre quotidien avec ce que nous décodons, ce que nous croyons et ce que nous portons comme valeurs et pensées en nous.

Il ne peut pas y avoir de havre de paix si nous ne sommes pas capables de nous accepter et que l’on ouvre la porte à l’ingérence des autres dans notre vie.

Dès l’instant où l’on se définit en fonction de son apparence, le poids de notre souffrance s’exprime par nos rondeurs, l’enracinement de notre souffrance s’exprime par nos rides, l’éclosion de notre souffrance s’exprime par les boutons sur la peau et nous ne pouvons plus avoir cette sérénité pour être heureux.

Si ce que nous sommes ne nous convient pas, nous devons changer. Le statu quo est intolérable. Nous devons entreprendre un processus de transformation afin de nous créer et nous devons aussi entreprendre un processus d’acceptation par l’entraînement de l’esprit pour s’ouvrir à ce qui est, puis à nous.

Il n’y a pas l’un ou l’autre, il n’y a pas de compromis. Le corps change, l’esprit change, tout change, et devant cette réalité, il n’y a pas de solution unique, mais une approche d’appropriation de notre corps et de notre esprit.

On oublie souvent que même un maquillage, un vêtement ou un tatouage peuvent ouvrir la voie au tracé d’une nouvelle forme de mandala dans notre vie.

Une pièce musicale de Kitaro – Mandala

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