Archives du tag ‘Zen

Perles de Shunryu Suzuki   1 comment

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Laissez votre entrée principale et votre porte arrière ouvertes.Permettez à vos pensées d’aller et venir. Mais simplement ne leur servez pas le thé.

Quel est le plus important : réussir ou trouver un sens à votre effort de réussir ?

Ce que nous appelons « je » n’est qu’une porte battante qui va et vient quand nous expirons et inspirons.

Le calme de l’esprit ne signifie pas que vous devez cesser votre activité. Le vrai calme devrait se trouver dans l’activité même.

Vous croyez que la conscience est une sorte d’étang dans lequel on jette des objets qui coulent tout au fond, comme de vieilles chaussures, et qui remontent à la surface par la suite. Mais en fait l’esprit n’existe pas !

Shunryu Suzuki

Une pièce musicale Shakti ~ Peace Of Mind

 

Publié 8 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Et si on essayait le calme ?   Leave a comment

Kankyo Tannier est une nonne bouddhiste et dans son nouveau livre Ma cure de silence, elle raconte la place de son silence et elle propose de nombreux conseils pour faire silence au quotidien et vivre plus heureux.

Je trouve cela d’un grand intérêt.

Publié 30 septembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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La cabane de sel   Leave a comment

AUM

Un jour, une petite cabane située sur la plage, brûla. Dans cette cabane, autrefois, on rapportait le sel, on le faisait sécher et on le préparait à la vente. On ne sait pas si Ryôkan l’avait habitée mais voici ce qui arriva :

Dès que les villageois apprirent que la cabane à sel avait disparu dans les flammes, ils cherchèrent le responsable. Avisant le moine à l’aspect mystérieux, ils l’attrapèrent et décidèrent de le punir. Ils creusèrent un trou dans le sable, y jetèrent Ryôkan puis commencèrent à l’ensevelir. Ryôkan avait presque disparu sous le sable quand, bienheureusement, passa juste à ce moment-là, monsieur Ogoshi Chumin, le médecin des villageois, le médecin s’interposa en faveur de l’enseveli et pour les calmer leur offrit du saké et du poisson.

Puis il vint en aide à Ryôkan qui se dégageait comme si rien ne s’était passé, et le ramena chez lui pour le réconforter. Monsieur Ogoshi Chumin regardait silencieusement et respectueusement Ryôkan en se demandant : « Pourquoi n’a-t-il pas protesté? Pourquoi s’est-il laissé faire sans rien dire? »

Ryôkan dit : Quand les gens sont persuadés d’avoir raison il est inutile d’essayer de les convaincre, même des arguments logiques sont inutiles. Ils n’écoutent pas. C’est pourquoi j’ai laissé faire.

Oui, reconnut le médecin; Peut-être que Ryôkan, en suivant le cours des choses tel qu’il se présente, montre ici une grande sagesse, un véritable détachement. Parfois dans ce monde, plus on se débat, plus se produisent des faits contraires alors que si l’on laisse les évènements aller selon leur courant, une meilleure direction apparait.

Tirée du Contes zen : Ryôkan, le moine au coeur d’enfant de Ryōkan Taigu

 

Une chanson de Eric Aron – Raku

Publié 26 août 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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La nature d’un autre   Leave a comment

Bouddha vert

 

Un moine demanda à un maître Zen :  » Chacun est censé avoir la nature du Bouddha. L’ai-je ? »

Le maître répondit : « Non ! »

Alors le moine demanda : Les Écritures Bouddhistes nous enseignent que chaque chose est investie de la nature de Bouddha, comment se fait-il que je ne la détienne pas ? Les arbres et les rochers, les rivières et les montagnes ont tous la nature de Bouddha. S’il en est ainsi, pourquoi pas moi ? « 

Le maître répondit :  » Les chats, les chiens, les montagnes, les rivières ont tous la nature de Bouddha, pas toi. »

Le moine atterré demanda : « Pourquoi pas ? »

Le maître  dit : « Parce que tu le demandes ! »

cité par Daisetz Teitaro Suzuki dans Les chemins du Zen

 

Une chanson de Eric Aron – Kalpa

Publié 10 août 2017 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

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Maître, quelle est la vérité du zen ?   Leave a comment

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Une jeune journaliste étudiant le zen interroge un jour un maître renommé dans un jardin du sud de la France. Dans un univers aussi agréable, la contemplation fleurit d’elle-même : la beauté des arbres et la variété des couleurs, le silence, calment l’esprit qui, dans d’autres lieux, aurait tendance à vagabonder.

La conversation est simple et rapide. Le maître lui répond puis, après l’avoir saluée, s’en va tranquillement observer les fleurs.

– Maître, quelle est la vérité du zen ?

– Il y a deux vérités.

– Lesquelles, maître ?

– Une chose et son contraire.

– Je ne comprends pas !

– Le jour et la nuit.

– Ah ! Vous voulez dire qu’elle est paradoxale. Et le maître répond :

– Oui et Non.

Claude Louis Roudil : Méditer l’évidence : Le livre des deux vérités

Une pièce musicale de Eric Aron – Raku

Publié 7 juillet 2017 par dandanjean dans Contes, Réflexions trouvées à partager

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Contes pour sortir du cadre et du rêve   Leave a comment

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Moi, pauvre taoïste, flânant dans la montagne en suivant l’odeur des fleurs, mes paroles ne sont pas belles et les fleurs ne pleuvront pas du ciel… Comment présenter ce qui se présente sans représentation et sans prendre la branche pour la racine ?

À travers ces pages nous nous plongeons dans la clarté d’esprit des hommes du Tao. Ici des écailles, là des griffes, ces maîtres de la liberté sont comme des dragons dans les nuages.

Quand un chien aboie contre une ombre, les autres chiens font de même. Ainsi des moutons de la société avec lesquels on bêle ou les loups du pouvoir avec lesquels on hurle. De ce monde on a souvent les pieds puants et les mains crasseuses comme si l’on se trouvait dans une impasse sordide à la tombée de la nuit…

Mais, même si votre coeur est aussi couvert de plaies qu’un poisson d’écaillés, écoutez donc ces contes du Tao relégués au fond d’un palais déserté. Déroutés par la route sans route, faites signe aux anciens Sages comme on appelle le personnage d’un tableau à descendre de son cadre. Ils viendront ! Comme au sortir d’un rêve…

Daniel Giraud Récits de sagesse d’Extrême-Orient : Récits du Tao, du Tch’an et du Zen

Une chanson avec Joan Baez et Maxime Le forestier – Les choses les plus simples

Publié 2 juillet 2017 par dandanjean dans Contes

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Le poids d’une femme   Leave a comment

Les deux moines et la jeune femme est un classique dans les contes Zen, il nous révèle sous l’image du poids d’une femme, l’emprise du désir et de la croyance absurde que le respect des règles va nous prémunir de tout.

Un esprit libre peut trangesser les règles pour aider.

Un esprit prisonnier du désir a besoin de règles pour s’aider.

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