La re génération

ImAGE Foret

La nature est fantastique à étudier. Elle nous permet de regarder les choses avec une certaine perspective et de mieux saisir les grands cycles de la vie.

La génération montante est certes l’avenir de notre humanité, il faut la supporter, l’aider, faire en sorte qu’elle puisse devenir mature et puisse être heureuse.

Mais surtout, nous avons besoin de la soutenir et de l’écouter. Il est inapproprié de voir en elle l’état d’ignorance à changer.  En pensant comme cela, nous ne voyons pas que c’est notre connaissance qui nous fait échapper l’essentiel.

Toute génération montante amène un nouveau regard, une nouvelle capacité d’adaptation, une mutation de l’intelligence qui apporte l’étonnement et l’imprévue nous obligeant à évoluer.

En parcourant un sentier dans la forêt, nous côtoyons deux réalités qui sont si bien intégrées qu’ils sont difficiles à percevoir. D’une part, le nouveau qui pousse près de nous le long du sentier et l’ancien en perspective qui apporte un sens à ce lieu.

Dans nos communautés, nous devons faire en sorte de maintenir cet équilibre entre les esprits créateurs parmi nos adolescents qui révèlent les rêves et opportunités de notre humanité et les aînées qui ont su demeurer les artistes de leur singularité et façonner le monde dans lequel nous vivons.

Le côtoiement de ces deux générations représente, d’une certaine façon, le souffle de notre humanité, une inspiration et une expiration de notre créativité collective.

Une chanson interprétée par Isabelle Boulay – L’hymne à la beauté du monde

Les paroles sur https://www.paroledechanson.net/isabelle-boulay/l-hymne-a-la-beaute-du-monde

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Convenir d’être ensemble

nous sommes unique

Le vivre ensemble demande de l’ouverture et de la souplesse.  Il y a un équilibre à préserver entre ce qui nous est imposé par nécessité, qui devient au fil du temps une convention, parfois même force de loi, et cette liberté individuelle qui nous faut entretenir pour assumer pleinement notre singularité.

Nous sommes des êtres sociaux. Nous avons besoin de communiquer, de partager, d’aider et d’être aidé, de produire et d’aménager un environnement pour répondre adéquatement à nos besoins de base, qui sont par nature, salutaires à la collectivité.

Parfois, il arrive des points de rupture où une partie de la collectivité se soulève afin de changer certaines conventions. Au nom du bien commun, on brise, on attaque la société en général pour faire bouger les opinions en particulier.

L’histoire nous apprend que tout manifeste et toute manifestation vise avant tout qu’à instaurer de nouvelles conventions, parfois mieux, parfois pires que les précédentes, et qui seront à leur tour un jour ou l’autre contestées. Toutefois, cette force de destruction et de recréation n’est pas le seul passage obligé pour faire évoluer le vivre ensemble.

Il y a la force de nos esprits individuels et de notre esprit collectif qui peut de faire la différence. Elle se cultive. C’est une force qui au lieu de s’opposer vise avant tout à transformer, à permettre la régénération. Instaurer des lieux de délibération, des espaces pour travailler ensemble, aplanir les discriminations de genres et apprendre à nommer les défis et difficultés sont les sources importantes de cette force.

Il y a aucune convention du collectif qui justifie une forme de discrimination ou d’exploitation. Il y a aucune situation conflictuelle que la force de l’esprit ne peut dénouer de façon non-violente. Les conventions ont besoin de créativité et de souplesse pour pouvoir s’enraciner dans chaque humain qui partage ce vivre ensemble.

Avec l’afflux de nouvelles personnes, de nouvelles naissances, le défi du vivre ensemble est de faire évoluer les conventions non pas par leurs impositions, mais par convenance.

Et cela débute à notre propre mesure avant de s’étendre lentement.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Ensemble

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/273725.html

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Travailleur de rue ou passeur?

ImAGE Liens

Pour beaucoup de personnes, il n’était qu’un simple travailleur de rue. Il rencontrait des gens, jeunes et moins jeunes, qui traînaient dans la rue, et il prenait le temps d’écouter ce qui les avaient amenés à décrocher, cette drôle d’expression comme certain se plaise à le dire. Pour lui, on ne décroche pas de quelque chose, on ne trouve pas sa place.

Chaque personne qu’il rencontrait lui apprenait de nouvelles perspectives, et il essayait de leur partager un peu de sa reconnaissance au regard de la vie. Pour lui, chaque rencontre devenait des plus intéressantes, car il y avait d’une part, une personne qui est en marge de la vie et de l’autre une autre personne, lui, qui en général, était en pleine reconnaissance.

Il avait ce don d’aider à prendre conscience que la vie n’est pas une affaire de comptabilité. On n’a pas à remettre les comptes à zéro avec nos bonnes ou mauvaises actions. Cette vision duelle impliquant deux colonnes ou le bien et le mal, le juste et l’injuste, le positif et le négatif ou encore le bon et le méchant tiennent les comptes pour une solde en fin de vie est un peu simpliste. Et que penser alors de ces personnes qui naissent avec un crédit incommensurable? Il disait souvent que cette vision du monde nous enferme dans une logique de victime et de revendication.

Pour lui, il n’y avait pas de calcul, aucune somme à garder, seulement des expériences où nous avons la possibilité de d’être tout ce que nous sommes. Et c’est justement parce que nous devons ou attendons rien à personne que le don et la solidarité sont si précieux comme attention et perspective d’affirmation.

Mais surtout, et surtout, il rappelait que rien ne nous est dû. Nous avons la possibilité de commencer, d’arrêter, de reprendre et de partir, malgré ce qu’en pensent les biens pensants.

Il aimait dire qu’il est bon de cultiver la gratitude car cela nous ouvre l’esprit, nous permet de nous projeter pleinement dans ce qui nous touche et de faire son propre chemin. Il n’essayait pas de juger, de qualifier, d’acquiescer ou d’encourager, il parlait avec les gens avec cette attitude qui nous faisait sentir qu’il appréciait une belle expérience et qu’il partageait les perceptions et opportunités.

Pour beaucoup de personnes, il n’était qu’un simple travailleur de rue. Pourtant, il est un vrai passeur qui permet à des personnes de franchir un obstacle leurs permettant ainsi de continuer le parcours personnel de la vie.

Une chanson d’Yves Duteil – Le passeur de lumière

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1291674-yves-duteil-le-passeur-de-lumiere.html

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La petite voix qui ne se prenait pas au sérieux

Nos peurs nos choix

Petite voix, arrête de rêver, il n’y a que les faits qui comptent. Regarde la réalité en face et fait avec!

Grand Toi, c’est beau ce que vous venez de dire, c’est même presque poétique, mais… je pense que cela n’a pas de sens.

Par exemple, ouvrez un livre, faites lire la même page à dix personnes, et vous constaterez que même si tous regardent les mêmes faits, c’est-à-dire les mots disposés de la même façon sur la même page, chacun des lecteurs va constater qu’il y a de petits écarts et des visions différentes en échangeant entre eux.

Personne n’occupe la même place et personne n’a le même bagage ou vécu.

Pour une personne, tel mot suscite un souvenir douloureux, pour l’autre, un souvenir heureux et enfin un autre n’y verra aucune signification particulière.

Vouloir s’attarder uniquement aux faits, c’est avant tout s’attarder à la perception des choses et non à leur représentation.

C’est pour cela monsieur Grand Toi qu’il est important de voir, de penser, d’explorer, de créer, d’expérimenter et de rêver. Sur cela, je vais retourner jouer.  Et vous, à quoi allez-vous consacrer votre précieux temps?

Et elle partit en courant. Impossible de la rattraper!

Une chanson de Louis-Jean Cormier interprétée avec Amylie – Tête première

Les paroles sur https://www.paroles.net/louis-jean-cormier/paroles-tete-premiere

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Des rencontres singulières

ImAGE Arbre humain

La rencontre est une occasion d’enrichissement. J’ai de la difficulté à bien comprendre les personnes qui fuit l’étranger. Nous vivons dans un monde où chaque être humain conspire avec les autres à faire émerger son bonheur personnel tout en tentant de préserver l’harmonie générale. Il y a tant d’attentes différentes, tant de perceptions différentes et tant de représentations différentes qui coexistent.

Chaque personne porte sa propre singularité, et en fait de vérité ou de représentation du monde, elle ne peut énoncer que la sienne. Toutefois, la rencontre et le partage nous permet d’en faire un examen sympathique et attentif nous aidant paradoxalement à découvrir la nôtre.

Les rencontres, dans les faits, visent moins à changer le cours de choses qu’à changer l’opinion qu’on s’est faite. Et c’est la source de l’enrichissement qu’elles nous apportent.

Ainsi, tout bouge, tout change, et pourtant chaque être continu à développer son parcours singulier. Même la personne qui devient disciple d’une autre garde au fond d’elle une grande part de différence.

Entre liberté et dépendance, il y a cette voix en nous qui recherche le bonheur et qui souhaite l’harmonie avec l’autre, pour se protéger essentielle des peurs. Car nous avons cela en commun, la peur de mourir, la peur de perdre, la peur de l’inconnu et tant d’autres encore. Et parfois ces peurs font en sorte que la quête d’harmonie avec l’autre devient conflit.

Le développement de notre conscience permet d’apprivoiser nos peurs et de changer ainsi notre position sur l’axe liberté et dépendance. Les rencontres sont de bons régulateurs pour apprendre à s’apprivoiser soi-même, composer avec ses peurs et redécouvrir paradoxalement l’importance de la beauté de notre solitude.

Car ultimement, on est toujours seul ensemble.

Une chanson de Daniel Bélanger – Dans un spoutnik

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-dans-un-spoutnik-lyrics

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L’intimité

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Ce qui nous marque le plus avec l’intimité, c’est la complicité, non pas ce qui se dit, mais ce regard et ce sourire complice qui fait que tout est dit, tout est là, sans un mot. La vulnérabilité et l’humilité retrouvent leurs lettres de noblesse.

L’intimité est possible par une présence où nous sommes tout entiers, dans la candeur et la nudité la plus entière, sans artifice et fausse protection. Nous pouvons nous mettre à nu dans bien des circonstances, mais sans intimité complice, cette nudité sera voilée d’un masque cachant l’essentiel.

Développer une relation intime, c’est se laisser aller à un échange réel, à une promiscuité qui nous libère de nos frontières défensives. C’est d’une part, la partie la plus noble de l’amitié, et d’autre part, des moments imprégnés d’une ambiance confiante et chaleureuse où se love l’amour.

L’expérience de lâcher-prise, de s’ouvrir à l’autre permet de s’appuyer sur notre propre nature, notre vraie nature. C’est l’espace propice pour atteindre l’intériorité avec l’autre.

Malheureusement, notre vie moderne valorise avant tout l’occupation publique et elle véhicule une représentation de l’intimité perçue comme une perte de temps, d’indépendance, voire une forme de menace sauf lors d’une relation sexuelle.

Nous pouvons vivre avec une seule personne et ne pas connaître l’intimité, cela se voit tellement souvent. De même, nous pouvons être dans une foule et le vivre pleinement avec la personne qui nous accompagne. Peu importe le contexte, lorsque l’intimité se déploie entre deux êtres, ils sont plus qu’unis, ils assument leur singularité.

L’intimité ne s’impose pas, c’est une disposition de deux cœurs partageant la chaleur, et vivant une rencontre présente et vraie.

Cela n’a rien à voir avec le fait que nous soyons extravertis ou introvertis, cela relève avant tout de l’accueil, de l’ouverture, du respect et de l’écoute. Aucune fausse relation d’intimité n’a de sens après.

Une chanson de Daniel Lavoie interprétée avec Catherine Major – Je pensais pas

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-DANIEL-LAVOIE,JE-PENSAIS-PAS,104562566.html

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Passage

ImAGE enlacés

Il est fascinant de constater que nous avons souvent besoin d’un événement traumatisant pour en saisir enfin sa beauté de la vie. Et paradoxalement, nous accordons une importance démesurée à notre présence sur terre au détriment de la présence des autres.

Il est bon de prendre la place qui nous est dévolue, non pas par dépit ou défaite, mais par réalisme. Je ne suis pas le début de l’humanité et ma mort n’entraînera pas sa fin. Je suis né quelque part entre le commencement et de la fin du monde.

La sagesse, dans ce contexte, n’est pas de laisser aller, mais d’occuper la place que nous voulons créer. Notre passage et notre vérité sont d’en arriver à dépasser la réaction de lutter contre ce qui nous entraîne tout comme de lutter contre ce qui nous retient.

En fait, être le fruit de notre singularité, la résilience de notre naissance avec une certaine humilité assumée.

Une chanson de Lex Van Someren – Global Anthem

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