L’intimité

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Ce qui nous marque le plus avec l’intimité, c’est la complicité, non pas ce qui se dit, mais ce regard et ce sourire complice qui fait que tout est dit, tout est là, sans un mot. La vulnérabilité et l’humilité retrouvent leurs lettres de noblesse.

L’intimité est possible par une présence où nous sommes tout entiers, dans la candeur et la nudité la plus entière, sans artifice et fausse protection. Nous pouvons nous mettre à nu dans bien des circonstances, mais sans intimité complice, cette nudité sera voilée d’un masque cachant l’essentiel.

Développer une relation intime, c’est se laisser aller à un échange réel, à une promiscuité qui nous libère de nos frontières défensives. C’est d’une part, la partie la plus noble de l’amitié, et d’autre part, des moments imprégnés d’une ambiance confiante et chaleureuse où se love l’amour.

L’expérience de lâcher-prise, de s’ouvrir à l’autre permet de s’appuyer sur notre propre nature, notre vraie nature. C’est l’espace propice pour atteindre l’intériorité avec l’autre.

Malheureusement, notre vie moderne valorise avant tout l’occupation publique et elle véhicule une représentation de l’intimité perçue comme une perte de temps, d’indépendance, voire une forme de menace sauf lors d’une relation sexuelle.

Nous pouvons vivre avec une seule personne et ne pas connaître l’intimité, cela se voit tellement souvent. De même, nous pouvons être dans une foule et le vivre pleinement avec la personne qui nous accompagne. Peu importe le contexte, lorsque l’intimité se déploie entre deux êtres, ils sont plus qu’unis, ils assument leur singularité.

L’intimité ne s’impose pas, c’est une disposition de deux cœurs partageant la chaleur, et vivant une rencontre présente et vraie.

Cela n’a rien à voir avec le fait que nous soyons extravertis ou introvertis, cela relève avant tout de l’accueil, de l’ouverture, du respect et de l’écoute. Aucune fausse relation d’intimité n’a de sens après.

Une chanson de Daniel Lavoie interprétée avec Catherine Major – Je pensais pas

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-DANIEL-LAVOIE,JE-PENSAIS-PAS,104562566.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Passage

ImAGE enlacés

Il est fascinant de constater que nous avons souvent besoin d’un événement traumatisant pour en saisir enfin sa beauté de la vie. Et paradoxalement, nous accordons une importance démesurée à notre présence sur terre au détriment de la présence des autres.

Il est bon de prendre la place qui nous est dévolue, non pas par dépit ou défaite, mais par réalisme. Je ne suis pas le début de l’humanité et ma mort n’entraînera pas sa fin. Je suis né quelque part entre le commencement et de la fin du monde.

La sagesse, dans ce contexte, n’est pas de laisser aller, mais d’occuper la place que nous voulons créer. Notre passage et notre vérité sont d’en arriver à dépasser la réaction de lutter contre ce qui nous entraîne tout comme de lutter contre ce qui nous retient.

En fait, être le fruit de notre singularité, la résilience de notre naissance avec une certaine humilité assumée.

Une chanson de Lex Van Someren – Global Anthem

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Le charlatan, le tartuffe ou l’imposteur

ImAGE Paix verte

Beaucoup ont compris que le corps, tout comme l’esprit d’ailleurs, ont besoin d’être en mouvement, de se développer pour être en santé. C’est souvent ce qui nous pousse à chercher la bonne méthode, la bonne approche, pour nous entraîner. Nous lisons et nous consultons pour trouver. Dans cette quête, nous sommes souvent attirés par la forme. Je pense, entre autres à l’habillement rattaché à une activité ou les rituels.  La forme n’est pas le fond, mais elle joue un rôle important en termes d’identification.

Nous sommes des êtres sociaux qui ont besoin des autres pour vivre, pour apprendre, et pour subvenir à nos besoins. Tout citadin dépend des gens de la campagne et vice-versa. Nous nous tournons vers les autres pour apprécier ce dont nous avons besoin, ou ce qu’une réponse peut nous apporter. Comment se développer soi-même, et quoi développer au juste?

Au fil des rencontres, au fil des échanges, au fil des lectures, il y a des sujets qui s’imposent, et de ce lot, des questions qui disparaissent suite à des réponses.

Bien sûr, sur le chemin, on rencontre des dissuasifs, des satisfaits d’eux-mêmes, des grands parleurs, des cœurs brisés, des impatients, des tartuffes, des imposteurs et des charlatans.

Bien que toutes les réponses sont présentes autour de nous, comment identifier celles qui correspondent à ce que nous cherchons réellement? Comment contourner le charlatanisme éhonté, basé sur l’exploitation de l’autre et nourrissant ce désir de se faire une vie facile en mystifiant les gens crédules?

Je me méfie des kits de réponses toutes faites dont l’utilisateur n’a plus qu’à suivre le mode d’emploi ou d’appliquer la recette. Trop souvent, j’ai vu des kits faits pour l’usage de tous, mais inadapté pour les particularités de chaque individu.  Je me méfie des personnes qui achètent et marchandent mon ignorance.

Souvent, l’entraînement le plus utile n’implique pas obligatoirement un changement d’activités et un équipement complexe. Il s’insère aisément dans le rythme de vie quotidienne et offre une capacité d’ouverture à davantage de possibilités nous amenant à être plus motivés et courageux que la journée précédente.

Comment passer de l’apprentissage permettant de reproduire une recette standard à cette belle capacité créatrice de faire le repas qu’il nous faut et qui répondra à nos besoins? Certainement pas en faisant toujours la même chose. Certainement en refusant de sortir de sa zone de confort. Certainement pas en refusant de vivre des échecs.

Le charlatan, le tartuffe ou l’imposteur, c’est selon votre conception, va tout faire pour vous maintenir dans la phase d’apprentissage, vous amener à éviter de prendre des risques et vous promettre de vaincre l’échec, il va étirer les techniques et la sauce, car il veut votre bien, et il fera tout pour l’avoir.

Toutefois, c’est sans intérêt pour qui s’entraîne à être soi-même.

Une chanson de Luc De Larochellière – Sauvez mon âme

Les paroles sur https://genius.com/Luc-de-larochelliere-sauvez-mon-ame-lyrics

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Partager sa flamme

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Nous pouvons allumer notre flamme et nous consumer en brûlant tout ce qui nous tombe sous la main. Lorsque la flamme prend la propriété de la passion, nous sommes en mesure de créer de grand feu de joie et notre vie prend l’allure d’une fête. Elle s’alimente de ce que nous acquérons et de ce que nous possédons. Plus nous sommes en mesure d’apporter de la matière pour alimenter cette flamme, plus nous sommes en mesure de créer de la cendre. Je ferai alors un beau feu de joie de ma vie, une fête.

Il est aussi possible que nous puissions allumer une flamme qui a les propriétés d’éclairer des vies. Elle fait de nous une chandelle, un phare ou une étoile pour autrui leur permettant de se retrouver. En voyant nos regards inter reliés, nous nous resituons nous aussi.

Nous avons ainsi le choix de déployer une énergie à partir de notre flamme qui pourra se nourrir de nos rêves et espoirs, et la partager. Lorsque nous partageons la flamme, elle ne diminue en rien pour nous malgré le fait que chaque jour notre corps lui se consume naturellement. Tous nos partages de cette énergie permettent de nourrir les êtres de la terre et de permettre de mieux voir.

Que nous soyons sédentaires ou nomades, hédonistes ou pragmatiques, il n’y a pas de meilleur ou de pire pour qui sait partager. Il n’y a que le juste équilibre, le juste milieu et la juste attention en fonction de notre propre singularité.

Nous sommes plus que nos choix, nous sommes relations et interdépendances. Ce qui s’éteindra ne perd qu’une lueur et non l’énergie qui s’est tout simplement transformée.

Une chanson de Leonard Cohen – You Want It Darker

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1180125-leonard-cohen-you-want-it-darker.html

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Celui qui dit vague!

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Je nous imagine parfois comme une vague, dans un océan où toutes les vagues sont en mouvement comme toi et moi, passant par différentes voies. Le mouvement nous pousse vers l’horizon, et nous nous disons que cela est le sens. Chaque déplacement de la masse d’eau conspire à nous pousser vers ce sens, vers ce point où nous espérons toucher l’infini.

Et durant tout le déplacement, nous vivons des tourbillons frénétiques, des courants chaleureux, des soulèvements, des courants froids, des ouragans et des accalmies. Certaines vagues disparaissent, d’autres apparaissent.

Parfois, nous sommes attirés contre une autre vague et nous sommes fascinés par son mouvement, par sa fluidité, sa lumière, ses couleurs, et nous sommes heureux de partager le mouvement d’ensemble.

Il peut arriver que cette connexion et les expériences antérieures de même nature nous permettent de reconnaître en l’autre le grand océan qui nous habite et que nous composons. C’est alors un grand privilège de voir à travers une goutte d’eau le mouvement d’ensemble du grand océan.

Alors, il devient clair que chaque vague est merveilleusement à sa place tout en étant interdépendante. Puis, nous prenons conscience que la quête d’un horizon accessible n’a plus de sens, car, par le corps de la mer, nous sommes déjà réalisés. Quand notre voix s’élève, elle s’ajoute au chant de l’océan qui recompose la vie.

Alors pour celui qui divague, l’océan n’est qu’un réceptacle de vagues. Les autres, sans divaguer, y voient la création infinie de la vie.

Une pièce musicale de John Butler – Ocean

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Apprendre à dépasser la peur

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Le fait d’être bien ou heureux, de ne pas dépendre de ce que nous possédons, de ce que nous faisons, mais bien, de comment nous le vivons, a une influence directe sur la qualité de notre rapport et de notre relation avec les autres. Il en est de même pour les activités que nous réalisons ou les objets que nous possédons.

Et la qualité de cette relation repose en grande partie sur notre capacité à surmonter nos peurs, nos angoisses et notre anxiété.

Dépasser la peur de ce que pense l’autre de nous, la crainte d’une non-reconnaissance, la peur de perdre ce qui nous semble essentiel, la crainte du silence trop long, la crainte de manquer de temps, la peur de l’échec, la peur de ne pas être aimé ou l’anxiété au regard de ce qui arrivera demain.

La qualité de nos rapports avec ce qui nous entoure repose en grande partie sur notre capacité à gérer ces peurs, ces craintes et l’anxiété qui en découle. Nous consacrons beaucoup d’énergie à mettre en place des mécanismes de défense. Il reste peu de temps pour créer notre bonheur.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’accepter de ne plus être aimé comme l’autre le voudrait. Cela implique de savoir quitter des gens, des situations, même si cela fait mal, car il ne sert à rien d’entretenir une relation blessante.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’assumer sa vie, d’être dans le changement et non le statu quo. Changer ce que nous ne voulons plus, sinon changer notre façon de voir et apprendre à aimer. C’est assumer nos mauvais comme nos bons choix, et accepter l’erreur comme l’une des sources d’apprentissage.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de ne pas chercher à contrôler, ne pas définir et retenir. Aimer l’autre c’est laisser libre court au potentiel de croissance, à l’ouverture et à la diversification. Il est inutile d’avoir une autre personne avec soi si nous ne voulons que nous aimer à travers elle.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de susciter le développement de la singularité, de ne pas tenter de standardiser les personnes qui composent notre monde. Accueillir l’autre en gardant l’esprit ouvert à toute sa personnalité.

La peur des tensions et la méfiance illustrent une quête de l’approbation de l’autre. Et c’est ce qu’il nous faut inverser.

Imaginons que nous faisons un court temps d’arrêt, à tous les matins et à tous les soirs, pour prendre un temps de présence pour soi, sans reproche, sans conseil, sans tentative de solution et sans jugement. Il s’agit juste d’apprendre à reconnaître l’état des lieux en soi, et d’apprécier la part de soi qui fleurit et l’arroser. S’ouvrir à l’appropriation de soi et à son approbation.

Un petit exercice tout simple, qui permet de changer la perspective avec laquelle nous décodons le monde et de changer notre rapport avec celui-ci.

Nous avons le défi de tendre vers la certitude et entretenir un grand nombre de peurs ou tendre vers une acceptation de singularité et entretenir une capacité d’adaptation.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Peurs

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1267809-jean-jacques-goldman-peurs.html

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Ce bien qui fait tant de mal

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Garde-toi de la tentation de vouloir déterminer ce dont les autres ont besoin, c’est une tare qui peut faire tant de mal.

Bien sure, nous pouvons aider les autres, après avoir vérifié ce qu’ils désirent réellement, ce qui correspond à leur besoin sur la voie qu’ils ont entrepris.

J’ai vu tant de personnes meubler leur quotidien de gestes envers les autres, déterminer ce qu’il faut faire, ce qu’il faut dire et même ce qu’il faut penser.

Ces personnes disent qu’ils aident les autres, mais dans les faits, elles ne font que prêcher leurs valeurs, leurs croyances, leurs besoins et leurs peurs afin de se sécuriser et de faire en sorte que le profit de reconnaissance s’accumule. L’égo grossit et avec une intention de bienveillance, vous semez la terreur.

Il est facile de vivre dans l’illusion et de se leurrer au point d’en arriver à se convaincre que nous voulons le bien de tous en imposant notre façon de voir.  Dans les faits, nous ne faisons que de la représentation pour plus de reconnaissance.

Celui qui se laisse guider uniquement par son opinion sur ce qui est bon pour les autres emprisonne son entourage dans une tour singulière qui n’a rien d’universel. Cette personne est dangereuse autant pour elle que pour les autres.

Une pièce musicale d’Akasha Experience – Om Purnamada

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