Des parcelles indissociables par nature

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Nous sommes des parcelles d’une vaste nature, nous l’oublions trop souvent. De par notre petitesse, nous voyons qu’une toute petite part et de ce fait, nous croyons plus juste de nous en servir juste pour soi. Nous exploitons notre environnement, car de notre point de vue, ce qui est à notre portée est relié forcément à nous. Et, nous n’avons pas conscience que ce que nous faisons à la terre ici et maintenant aura un impact ailleurs et prochainement. Notre absence de vision et notre marche pour soi sans égard aux autres font en sorte que nous avons l’illusion que nous ne sommes pas perdus.

J’aimerais pouvoir illustrer qu’il y a une vaste nature à protéger, au cœur de notre corps et dans notre environnement. Quelle que soit notre vision de cette vaste nature, il nous faut apprendre à la respecter et à saisir l’impact de celle-ci sur notre propre corps, sur notre propre démarche.

Ce que nous pensons, ce que nous disons, ce que nous faisons, aura un impact direct autant sur notre environnement et notre propre développement. Nous sommes comme les arbres, nous nous élevons à la vie, lorsque bien nourrie, exprimant en retour une beauté par cette contribution singulière. Comme les arbres, un jour nous allons mourir, et nous laissons des semences pour que d’autres poursuivent l’œuvre de la vie. Couper un arbre pour rien c’est enlever de la vie pour rien.

Tout est interdépendant, nous sommes des parcelles indissociables d’une vaste nature. Il est important de dénoncer la bêtise humaine qui nous mène par égarement à la destruction et d’exprimer notre dissidence en apposant des gestes conscients et bienveillants pour tenter de guider cette part de nous intoxiquée.

Une chanson de Richard Séguin – Qu’est-ce qu’on leur laisse (Ma Demeure)

Les paroles sur  http://laboiteauxparoles.com/titre/2566/richard-seguin-qu-est-ce-qu-on-leur-laisse

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

L’art de la simplicité

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Ce qui vous encombre, c’est tout ce qui est en excès. C’est tout ce qui envahit votre monde matériel et psychologique. Désencombrer n’est pas synonyme de privation, de négation, d’appauvrissement. Au contraire, cela veut dire plus d’espace, de clarté, de légèreté.

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L’écologie intérieure, c’est un travail interne de perfection de soi que l’on peut appeler travail spirituel. A la violence et aux peurs souvent diffusées par les médias, il faut opposer la connaissance, l’art, la beauté, la recherche du bien-être, de la paix et de l’amour.

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La perfection ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, mais à faire des choses ordinaires de façon extraordinaire.

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Il faut se concentrer sur tout ce que l’on fait. Quand on vit dans le moment présent, on ne ressent pas de fatigue: la plupart du temps, les gens sont plus accablés par l’idée de ce qu’ils ont à faire que par ce qu’ils font en réalité.

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Ce n’est pas nous qui possédons les choses. Ce sont elles qui nous possèdent.

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Si les choses ne sont pas rangées, c’est parce qu’elles n’ont pas un espace pratique où reposer.

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Avoir de la présence produit une impression si vive sur les autres que l’on n’a pas besoin de posséder le physique le plus parfait pour être beau. C’est la qualité de cette présence qui donne ce que l’on appelle l’allure.

Dominique Loreau dans L’art de la simplicité

Une pièce musicale de Vanessa Paradis – Ces mots simples

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1319863-vanessa-paradis-ces-mots-simples.html

Quel merveilleux jour

ImAGE lever du jour

Je reviens d’une petite promenade,

et pendant que certains

m’ont vu passer,

parfois ralentir mon pas

pour toucher un arbre,

parfois pour regarder des champignons,

parfois pour contempler une pierre,

ou encore,

pendant que certains m’ont vu

regarder le ciel et suivre la course d’un nuage,

ou pendant que je chantais

une simple mélodie,

moi je sais au plus profond de mon être

que dans les faits

je marchais dans la beauté.

Une chanson de Jim et Bertrand – Il me fait du bien

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Jim-Bertrand/Il-me-fait-du-bien.php

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Puiser un cliché de vie

Visage eau

Le lac réfléchissait mon visage

Dansant avec le silence du soir

Je me suis rapproché et j’ai demandé :

Puis-je conserver cette image?

 

La surface de l’eau était calme et lisse

J’ai tendu les bras, ouvert les mains

Et puisé à même l’eau si fraîche

un cliché de vie…

 

avant de me la couler douce.

Une chanson de Sally Oldfield – Water Bearer (Porteuse d’eau)

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La voie humaine

La nature

Ce qu’il aimait en marchant dans la forêt, c’est qu’à chaque fois tout est un peu différent, rien n’est tout à fait pareil, et en ce sens, il ne faisait qu’une seule fois dans sa vie cette balade. Pas de deuil, pas de tristesse à la sortie du sentier, uniquement un sentiment de plénitude.

Il apprenait des arbres le mouvement du vent, l’importance de bien s’enraciner dans une terre fertile. Il apprenait des jeux de lumières à travers les branches et les feuilles, l’importance de la perspective, de notre position dans le monde et de la vision que cela dégage.

Il apprenait à ne pas regarder ce qui le dépassait, mais à suivre ses effets, à s’inspirer de sa lumière, bref à composer avec le soleil au lieu de se laisser consumer lentement.

Il apprenait que l’inconnu est comme un grand livre que nous ouvrons, que souvent notre peur était accompagnée d’excitation et qu’il fallait savoir les faire danser ensemble. Chaque pas que nous faisons pour dévoiler un lieu inconnu réduit d’autant la possibilité de s’égarer et nous permet d’étendre cette conscience de la terre.

Les mystères les plus beaux ne proviennent pas de lieu inconnu, mais de situations improbables. Patiemment, à chaque balade dans la forêt, des mystères se dévoilaient et l’émerveillement se manifestait.

Aujourd’hui, il marche parmi les humains comme s’il était en forêt. Pour lui, rien n’est banal, tout est à revisiter autrement. Il n’y a plus de temps primordial, juste l’instant même où se déploie la vie.

Une pièce musicale de Secret Garden- Pastorale

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Wabi-sabi à l’usage des artistes, designers, poètes et philosophes

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A l’approche du crépuscule, dans l’arrière-pays, un voyageur cherche un abri pour la nuit.

Il avise les hauts joncs qui poussent tout autour de lui; il en réunit une brassée et les lie à leur sommet. Et voilà, une hutte d’herbe vivante!

Le matin suivant, avant de reprendre sa route, il dénoue les joncs; et voilà, la hutte, déconstruite, disparaît et redevient une part quasiment indiscernable de la prairie environnante.

Le caractère sauvage du lieu paraît être restauré, mais de menues traces de l’abri subsistent. Ici et là, une légère torsion ou inclinaison dans la tige d’un jonc. Il y a également le souvenir de la hutte dans la mémoire du voyageur (et dans celle du lecteur qui lit cette description). Le Wabi-sabi, dans sa forme la plus pure, la plus idéale, s’intéresse précisément à ces traces fragiles, ces faibles preuves, aux frontières du non-être.

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La meilleure façon de décrire la simplicité du Wabi-sabi est peut-être de la présenter comme un état de grâce auquel on parvient par l’action heureuse d’une intelligence empreinte de sobriété, de modestie et de sincérité

Réduisez jusqu’à l’essence, mais n’enlevez pas la poésie.

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Le Wabi-sabi signifie aller d’un pas léger sur la planète et savoir apprécier ce que l’on rencontre en chemin, même le plus insignifiant, au moment où on le rencontre.

Leonard Koren dans Wabi-sabi à l’usage des artistes, designers, poètes et philosophes

Une pièce musicale Japanese music KOTO « The sound of the flute »,Japan,Kyoto,Wabi Sabi

Mon maître ancien: Rivière

J’ai plaisir à revisiter mes maîtres anciens qui à chaque fois, me font découvrir des enseignements merveilleux.

Par exemple, le maître Rivière, qui m’a appris à devenir plus fluide comme l’eau. Il m’a appris à faire en sorte que ma vie s’écoule en stagnant le moins possible.

Rivière m’a appris l’importance de la fluidité dans un monde rigide. Apprendre à contourner les obstacles, à composer avec ceux-ci pour maintenir l’avancé. Et surtout, à garder notre calme au milieu des tumultes.

Pour cela, Rivière m’a parlé des trois qualités à développer pour être plus fluide et serein.

Une qualité importante à développer est de savoir saisir les opportunités. S’adapter à l’environnement qui change, composer avec les ruptures subites de ce qui était pourtant robuste et stable, telle la roche qui se fractionne ou l’arbre qui tombe. Cela implique pour nous de ne pas hésiter à changer d’apparence, de vision ou de lieu pour continuer à avancer.

La deuxième est l’humilité. Saisir que c’est l’ensemble des gouttes d’eau qui forme la rivière, qui pourra nourrir la vie sur les rives, la vie dans ses torrents. Accepter notre place et y composer notre chemin de vie permet de contribuer à l’équilibre naturel.

La troisième est cette acceptation du changement. Nous aimons la stabilité, mais elle est contre nature. La peur du changement nous empêche d’évoluer. Regarder un cours d’eau est inspirant et nous apprend l‘ouverture au changement. Quand la température monte, et la chaleur devient extrême, l’eau s’évapore. Elle est toujours là, mais elle se transforme en vapeur. À l’inverse, lorsque le froid intense arrive sur le pays, l’eau change en glace. Accepter le changement, c’est concevoir que nous devons changer de forme en fonction du contexte où nous nous trouvons, ou que nous vivons, par exemple la maladie. L’eau s’écoule de changement en changement jusqu’au grand océan en passant par le corps de la terre.

Mes maîtres anciens, Montagne, Soleil, Chemin, Vent, et Arbre pour ne nommer que ceux-ci sont riches d’enseignement. Je vous invite tout comme moi à les revisiter de temps en temps.

Une chanson de Richard Séguin – Porteurs d’eau

Les paroles sur http://meteopolitique.com/Fiches/eau/Histoire/2007/Spectacles/0322/coulisse/a16.htm

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