Recevoir la vie

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Marcher sur un sentier qui traverse une forêt. Avancer dans un état d’émerveillement, en contact avec une nature qui par ses émanations, que ce soit le mouvement du vent, le craquement des arbres, le chant des oiseaux, nous fait vivre une expérience sensorielle et spirituelle régénératrice.

Le contact avec les éléments de la nature, tel que s’asseoir sous un arbre, entrer dans la rivière, s’élever à la cime d’une montagne, nous procure des sensations, des réflexions qui font en sorte que nous en revenons à soi apaisés, ressourcés et grandis.

 C’est par le corps de la terre que notre esprit peut s’abreuver d’expériences permettant, par la régénération sensorielle et spirituelle, de prendre conscience de notre capacité à recevoir la vie et non seulement tenter de l’interprétée.

Il nous faut changer de perspective, nous ne sommes pas emprisonnés dans notre corps, nous nous fermons seulement à la vie.

Il est impossible alors de dissocier ce qui marche dans la forêt et ce qui entre en soi.

Une chanson de Raoul Duguay interprétée par  Marie-Claire et Richard Séguin – Les saisons

Les paroles sur http://poete.raoulduguay.net/2005/11/les-saisons.html

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La re génération

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La nature est fantastique à étudier. Elle nous permet de regarder les choses avec une certaine perspective et de mieux saisir les grands cycles de la vie.

La génération montante est certes l’avenir de notre humanité, il faut la supporter, l’aider, faire en sorte qu’elle puisse devenir mature et puisse être heureuse.

Mais surtout, nous avons besoin de la soutenir et de l’écouter. Il est inapproprié de voir en elle l’état d’ignorance à changer.  En pensant comme cela, nous ne voyons pas que c’est notre connaissance qui nous fait échapper l’essentiel.

Toute génération montante amène un nouveau regard, une nouvelle capacité d’adaptation, une mutation de l’intelligence qui apporte l’étonnement et l’imprévue nous obligeant à évoluer.

En parcourant un sentier dans la forêt, nous côtoyons deux réalités qui sont si bien intégrées qu’ils sont difficiles à percevoir. D’une part, le nouveau qui pousse près de nous le long du sentier et l’ancien en perspective qui apporte un sens à ce lieu.

Dans nos communautés, nous devons faire en sorte de maintenir cet équilibre entre les esprits créateurs parmi nos adolescents qui révèlent les rêves et opportunités de notre humanité et les aînées qui ont su demeurer les artistes de leur singularité et façonner le monde dans lequel nous vivons.

Le côtoiement de ces deux générations représente, d’une certaine façon, le souffle de notre humanité, une inspiration et une expiration de notre créativité collective.

Une chanson interprétée par Isabelle Boulay – L’hymne à la beauté du monde

Les paroles sur https://www.paroledechanson.net/isabelle-boulay/l-hymne-a-la-beaute-du-monde

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Des parcelles indissociables par nature

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Nous sommes des parcelles d’une vaste nature, nous l’oublions trop souvent. De par notre petitesse, nous voyons qu’une toute petite part et de ce fait, nous croyons plus juste de nous en servir juste pour soi. Nous exploitons notre environnement, car de notre point de vue, ce qui est à notre portée est relié forcément à nous. Et, nous n’avons pas conscience que ce que nous faisons à la terre ici et maintenant aura un impact ailleurs et prochainement. Notre absence de vision et notre marche pour soi sans égard aux autres font en sorte que nous avons l’illusion que nous ne sommes pas perdus.

J’aimerais pouvoir illustrer qu’il y a une vaste nature à protéger, au cœur de notre corps et dans notre environnement. Quelle que soit notre vision de cette vaste nature, il nous faut apprendre à la respecter et à saisir l’impact de celle-ci sur notre propre corps, sur notre propre démarche.

Ce que nous pensons, ce que nous disons, ce que nous faisons, aura un impact direct autant sur notre environnement et notre propre développement. Nous sommes comme les arbres, nous nous élevons à la vie, lorsque bien nourrie, exprimant en retour une beauté par cette contribution singulière. Comme les arbres, un jour nous allons mourir, et nous laissons des semences pour que d’autres poursuivent l’œuvre de la vie. Couper un arbre pour rien c’est enlever de la vie pour rien.

Tout est interdépendant, nous sommes des parcelles indissociables d’une vaste nature. Il est important de dénoncer la bêtise humaine qui nous mène par égarement à la destruction et d’exprimer notre dissidence en apposant des gestes conscients et bienveillants pour tenter de guider cette part de nous intoxiquée.

Une chanson de Richard Séguin – Qu’est-ce qu’on leur laisse (Ma Demeure)

Les paroles sur  http://laboiteauxparoles.com/titre/2566/richard-seguin-qu-est-ce-qu-on-leur-laisse

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L’art de la simplicité

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Ce qui vous encombre, c’est tout ce qui est en excès. C’est tout ce qui envahit votre monde matériel et psychologique. Désencombrer n’est pas synonyme de privation, de négation, d’appauvrissement. Au contraire, cela veut dire plus d’espace, de clarté, de légèreté.

*

L’écologie intérieure, c’est un travail interne de perfection de soi que l’on peut appeler travail spirituel. A la violence et aux peurs souvent diffusées par les médias, il faut opposer la connaissance, l’art, la beauté, la recherche du bien-être, de la paix et de l’amour.

*

La perfection ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, mais à faire des choses ordinaires de façon extraordinaire.

*

Il faut se concentrer sur tout ce que l’on fait. Quand on vit dans le moment présent, on ne ressent pas de fatigue: la plupart du temps, les gens sont plus accablés par l’idée de ce qu’ils ont à faire que par ce qu’ils font en réalité.

*

Ce n’est pas nous qui possédons les choses. Ce sont elles qui nous possèdent.

*

Si les choses ne sont pas rangées, c’est parce qu’elles n’ont pas un espace pratique où reposer.

*

Avoir de la présence produit une impression si vive sur les autres que l’on n’a pas besoin de posséder le physique le plus parfait pour être beau. C’est la qualité de cette présence qui donne ce que l’on appelle l’allure.

Dominique Loreau dans L’art de la simplicité

Une pièce musicale de Vanessa Paradis – Ces mots simples

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1319863-vanessa-paradis-ces-mots-simples.html

Quel merveilleux jour

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Je reviens d’une petite promenade,

et pendant que certains

m’ont vu passer,

parfois ralentir mon pas

pour toucher un arbre,

parfois pour regarder des champignons,

parfois pour contempler une pierre,

ou encore,

pendant que certains m’ont vu

regarder le ciel et suivre la course d’un nuage,

ou pendant que je chantais

une simple mélodie,

moi je sais au plus profond de mon être

que dans les faits

je marchais dans la beauté.

Une chanson de Jim et Bertrand – Il me fait du bien

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Jim-Bertrand/Il-me-fait-du-bien.php

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Puiser un cliché de vie

Visage eau

Le lac réfléchissait mon visage

Dansant avec le silence du soir

Je me suis rapproché et j’ai demandé :

Puis-je conserver cette image?

 

La surface de l’eau était calme et lisse

J’ai tendu les bras, ouvert les mains

Et puisé à même l’eau si fraîche

un cliché de vie…

 

avant de me la couler douce.

Une chanson de Sally Oldfield – Water Bearer (Porteuse d’eau)

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La voie humaine

La nature

Ce qu’il aimait en marchant dans la forêt, c’est qu’à chaque fois tout est un peu différent, rien n’est tout à fait pareil, et en ce sens, il ne faisait qu’une seule fois dans sa vie cette balade. Pas de deuil, pas de tristesse à la sortie du sentier, uniquement un sentiment de plénitude.

Il apprenait des arbres le mouvement du vent, l’importance de bien s’enraciner dans une terre fertile. Il apprenait des jeux de lumières à travers les branches et les feuilles, l’importance de la perspective, de notre position dans le monde et de la vision que cela dégage.

Il apprenait à ne pas regarder ce qui le dépassait, mais à suivre ses effets, à s’inspirer de sa lumière, bref à composer avec le soleil au lieu de se laisser consumer lentement.

Il apprenait que l’inconnu est comme un grand livre que nous ouvrons, que souvent notre peur était accompagnée d’excitation et qu’il fallait savoir les faire danser ensemble. Chaque pas que nous faisons pour dévoiler un lieu inconnu réduit d’autant la possibilité de s’égarer et nous permet d’étendre cette conscience de la terre.

Les mystères les plus beaux ne proviennent pas de lieu inconnu, mais de situations improbables. Patiemment, à chaque balade dans la forêt, des mystères se dévoilaient et l’émerveillement se manifestait.

Aujourd’hui, il marche parmi les humains comme s’il était en forêt. Pour lui, rien n’est banal, tout est à revisiter autrement. Il n’y a plus de temps primordial, juste l’instant même où se déploie la vie.

Une pièce musicale de Secret Garden- Pastorale

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