Trouver le calme dans un monde agité

13221562_1594289717552306_396551307935836507_n

Cette fleur est-elle belle ou laide ? Nous passons notre temps à tout questionner, à multiplier les affirmations. Certes, cela se comprend parfaitement, dans la mesure où nous essayons d’appréhender le monde, mais cela nous expose à des contrariétés et des déceptions. Nos concepts nous définissent avant de nous diviser, nous enfermant ainsi sans un cancan qui nous empêche de grandir et de profiter de la vie.

*

Comme dit si bien l’un des maitres : » L’homme parce qu’il sacrifie sa santé pour gagner de l’argent, puis sacrifie son argent pour regagner sa santé, s’inquiète tellement de l’avenir qu’il est incapable de jouir du présent et, par conséquent, ne vit ni dans le présent ni dans l’avenir vit comme s’il n’allait jamais mourir, puis meurt en n’ayant jamais réellement vécu. »

*

J’aime à penser que l’on doit exercer l’esprit du plus profond du cœur et faire en sorte que les deux ne fassent plus qu’un.

*

En nous cramponnant à tout pris aux choses auxquelles nous sommes attachés, nous nous efforçons de les garder intactes, de les rendre immuables. Mais rien n’est immuable, dans la vie.

Nos relations avec les autres évoluent au fil du temps, nous changeons d’emploi, nous le perdons parfois, même les bâtiments en dur finissent par s’écrouler. Nous venons au monde les mains vides et il en va de même quand nous le quittons.

*

Si vous laisser les choses aller et venir sans être troublé outre mesure, votre esprit ne tardera pas à s’apaiser.

Gyalwa Dokhampa dans La retraite de l’esprit – Trouver le calme dans un monde agité

Une pièce musicale de Leonard Cohen – Waiting for the Miracle

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/248283-leonard-cohen-waiting-for-the-miracle.html

Lettre pour toi

Pouvoir des mots

Je me nomme Daniel. Je t’écris pour te rejoindre, te toucher en m’inspirant de ce chant de Jacques Brel, « je t’inventerai des mots insensés que tu comprendras… »

Je t’écris pour s’accueillir dans un espace qui s’offre à nous.

Je t’écris, car j’ai décidé de créer l’avènement d’une terre plus humaine, où la joie n’est pas suspecte, où le respect n’a pas pour but de bien paraître, mais à bien être.

Je t’écris, car je suis reconnaissant envers cette vie qui permet tant de découvertes, et tout comme toi, j’ai appris que nos différences s’illuminent par l’accueil de l’autre, par l’étreinte, le toucher, tant du corps que tu cœur.

Je t’écris pour alimenter nos qualités et nos dons.

Je t’écris comme un être partageant sa paix avec compassion.

Je t’écris pour illustrer qu’il y a une grande variété de gestes à poser pour apposer un discours alternatif aux actes de haine.

Je t’écris pour ajouter aux différentes initiatives en cours permettant ainsi de tisser les liens soutenant le devenir des personnes humaines libres et non violentes, elles-mêmes sources de gestes tangibles d’amour et vrai.

Je t’écris pour s’accueillir dans notre singularité, dans notre diversité, dans notre richesse collective par nos différences et te dire que le mouvement est irréversible, malgré ce que les violents en disent.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par Zaz – Si

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/880751-zaz-si.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

 

Petite boussole spirituelle pour notre temps

lever-de-soleil-espace_a88bae31763d14c85833b3c7ee5b4c099bce3cb1 (1)

La paix, c’est d’abord se pacifier soi-même, libérer l’énergie qu’usurpent et bloquent nos passions pour permettre à la grâce de l’utiliser, de la rendre féconde. Il faut une grande foi et une certaine ascèse. Ainsi s’insèrent dans le tissu malade de l’humanité quelques cellules saines. Car les passions sont aussi des passions collectives, hypnoses, obsessions, haines dont la violence même nous donne l’illusion d’un être accru, plus fort et plus « vital », d’une tension équilibrante alors qu’elle ne fait que détruire l’équilibre et l’harmonie du monde. Le pire est de penser, et de faire penser à des masses, qu’on est le bien, que l’autre est le mal et donc qu’on fait le bien en le tuant, en l’éliminant.

Mais aujourd’hui, il existe dans le monde des guerres oubliées qui ne peuvent pas finir parce que personne ne peut l’emporter et dans lesquelles on s’installe. Des enfants grandissent qui n’ont jamais connu et ne connaîtront autre chose que la guerre. Parfois une idole y préside, qui veut des sacrifices humains. Parfois la guerre devient une habitude mortifère. Beaucoup d’intérêts obscurs (ou trop clairs) utilisent cette violence qui dévore des peuples entiers et des générations entières.

*

La force de ceux qui travaillent à réconcilier les cœurs et les États, en désarmant leur propre cœur de la violence et du mépris effraye de l’autre est d’une nature différente de la force des puissants. Elle n’en n’est pas l’image réfléchie et amoindrie. Elle ne cherche pas à égaler les puissants. Elle a ses racines dans la prière, elle trouve sa force dans l’intelligence et le réalisme. Travailler aujourd’hui à rendre la paix possible n’est pas le devoir des naïfs, mais des réalistes : de tous ceux qui savent que la guerre a atteint des raffinements et des capacités de destruction tels qu’ils sont pratiquement toujours disproportionnés par rapport à la justice qu’elle voudrait défendre. Ce n’est pas une voie facile que celle des pacificateurs. Cela nécessite d’apprendre une manière de s’adresser à ceux qui tiennent les armes à la main, non pas pour exalter, ni pour condamner, mais pour écouter, tenter de comprendre, puis faire de même avec l’adversaire, pour éveiller, de part et d’autre, un peu d’humanité lucide. Dans un désintéressement et un intérêt humain, humanitaire, pour la paix seulement, qui sont de soi témoignage.

Olivier Clément dans Petite boussole spirituelle pour notre temps

Une pièce musicale Moonlight – Electric Cello (Inspired by Beethoven) – The Piano Guys

Variations sur le silence

96635749_o

C’est sa main, cette nuit – le frisson de sa présence, tout ce grand ciel qui glisse – le frôlement des airs, le vent qui soulève la peau et la fait battre comme une voile, trois oiseaux, trois petites ombres sur l’ombre plus grande, sautillant d’une branche à l’autre, et tout le silence de la terre remontant comme une sève chaude, la nuit sur l’herbe, le baiser de l’infini et l’étoile qui s’allume comme un œil au fond de la chair tranquille, répandue loin avec l’espace étale, l’air invisible qui circule sans bruit.

Nous entendons mais du réel nous n’écoutons rien. Nous écoutons mais nous n’entendons pas. Parce que le cœur n’est pas tourné vers le silence. Parce que la parole ne penche pas vers le cœur. Parce que la bouche n’est pas cette oreille qui lui répond et la rejoint d’un même mouvement. Le regard se brouille d’un fourmillement de bruits décousus et insatiables. La vérité ne s’y trompe pas et n’a pas voulu de mot. Elle les décourage tous. Un petit reste renaîtra de cette exigence nouvelle.

Philippe Mac Leod dans Variations sur le silence

Une pièce musicale de Bill Evans – Like someone in love

 

Bon jour

7805247736760401261

Imagine l’instant qui se prolonge, prenant de l’ampleur, enveloppant tout ton être tel une immersion dans la mer. Imagine que ce n’est pas l’eau, mais la lumière qui t’englobe, et qu’elle te permet de mettre à jour le monde qui était caché par les ombres, révélant des formes et des matières qui sommeillaient dans la non-reconnaissance.

Imagine que tu t’éveilles à des clartés par les jeux de lumière qui te prolonge plus loin en toi, tout en restant dans une perspective d’un monde extérieur, comme si la frontière du dedans et du dehors s’était évaporée. Tu ne peux concevoir, ni même imaginer cette grande unité qui se présente, car c’est réellement un instantané. Il n’y a plus besoin de définir un équilibre entre l’âme et le réel.

Une sensation de plénitude, de paix et de joie te traverse. Tout ce que tu regardes n’est que lumière projetant un grand horizon de par ton corps, rien est différent, tout est singulier. Tout ce qui existe est un reflet de cette lumière.

Serein, tu vis ce lever d’instant de vie qui t’a permis de sortir d’un autre sommeil.

Bon jour

Une chanson de Santana et de Everlast – Put Your Lights On

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/247151.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Tu trouveras la paix – Pour Renée Claude

11 artistes québécoises (Isabelle Boulay, Céline Dion, Luce Dufault, Diane Dufresne, Louise Forestier, Laurence Jalbert, Catherine Major, Ariane Moffatt, Marie Denise Pelletier, Ginette Reno et Marie-Élaine Thibert) ont accepté de poser un geste solidaire et rendre un vibrant hommage à la chanteuse Renée Claude, sévèrement atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Une chanson de Stéphane Venne que Renée Claude a su bien porter.

Merci d’acheter la chanson « Tu trouveras la paix » pour Renée Claude

❤️ 1.29$ pour la cause de l’Alzheimer.

http://bit.ly/PourReneeClaude

Les paroles sur http://fr.lyrics.wikia.com/wiki/Ren%C3%A9e_Claude/Tu_trouveras_la_paix

Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre

Hamster et anxiété

Selon les lois de l’aérodynamique, le bourdon ne peut pas voler: le rapport mathématique entre sa tête, trop grande; et ses ailes, trop petites, l’empêche de soutenir son corps en l’air. Mais le bourdon ne le sait pas: c’est pourquoi il vole », s’amusait Igor Sikorsky, un pionnier russo-américain de l’aviation, inventeur de l’hélicoptère, en développant la théorie de ce qu’il nommait « le pouvoir de l’ignorance.

*

Nous allons de masque en masque derrière lesquels nous nous dissimulons. Mais quand est-ce que je suis moi ? Quand est-ce que je touche la vie nue, cette chose qu’on ne contrôle pas, qu’on ne décide pas, qu’on ne maîtrise pas, et qui est là, et qui ne peut, au fond, que nous émerveiller ? Prisonnier de toutes mes identités, j’ai l’impression de ne plus être que ma fonction, ma position sociale, ma place dans ma famille. Quand je me fous la paix, je me désapproprie de ces fonctions, je redeviens un être humain, juste un être humain. Et c’est un soulagement extraordinaire…

*

Si, voulant être calme, je chasse ma colère, mon angoisse, sans les avoir rencontrées pour faire la paix avec elles, elles reviendront encore plus terribles, quelles que soient les précautions que je prenne pour les éloigner.

*

Vous êtes submergé de pensées ? Soit. Je ne vais pas m’obliger à faire le vide dans ma tête – je serais certain d’arriver au résultat inverse et me retrouver avec un déluge incontrôlable de pensées. Je vais rentrer en rapport avec ce qui se passe, prendre ces pensées comme elles viennent. Je ne vais pas les disséquer, je ne vais pas non plus leur déclarer la guerre ni les obliger à s’en aller. Je vais considérer que toutes mes pensées, toutes mes perceptions, y compris sensorielles, participent de la méditation. A fond, je ne vais rien faire, je vais être.

Méditer n’est pas se détacher ni se désincarner, mais, au contraire, s’ouvrir au monde à travers ses sens, donc à travers son corps.

Fabrice Midal dans Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre

Une pièce musicale de Beethoven Piano Concerto No. 5 in E-flat major, Op. 73 Adagio Un Poco Mosso