Gouverner pour la collectivité

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Certains vous diront qu’il faut savoir se battre pour accéder au pouvoir et gouverner pleinement.

Toutefois, ce n’est pas vrai. Il ne faut pas confondre la tyrannie et la gouvernance. Pour bien gouverner, il faut savoir s’oublier, il faut savoir s’intéresser réellement aux autres et vouloir le bien d’autrui. La capacité de prendre en compte la réalité des personnes les plus vulnérables est un gage de bonne vision. La saine gouvernance repose sur une acceptation de la diversité et la croyance que nous sommes avant tout au service de la collectivité.

Les simulacres de gouvernant qui n’ont pas au cœur de leurs préoccupations le citoyen ne font que continuer à exploiter les autres avec un semblant de légitimité démocratique. Ils ont une vision avide, ils ne pensent qu’à eux et ils préfèrent éliminer les gens qui pensent différemment.

Comment imaginer un monde de paix avec de tels gouvernants?

Il nous faut afficher clairement le type de gouvernant que nous souhaitons pour créer un monde meilleur pour les nôtres. J’appelle des gouvernants attentionnés, serviteur du bien public et porteur d’une vision pacifique et rassembleuse.

Cessons de voter pour des partis et les dogmes, votons pour des humains qui sauront réaliser nos aspirations.

Des chansons de Paul McCartney – A Day In The Life/Give Peace A Chance/Let It Be/Live And Let Die

Les paroles des chansons sur https://www.lacoccinelle.net/245269.html

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Contes des sages de l’Inde : Contrer la violence

ImAGE passage

Le Bouddha enseignait partout où il passait. Or un jour qu’il parlait sur une place de village, un homme vint l’écouter parmi la foule. L’auditeur se mit bientôt à bouillir d’envie et de rage. La sainteté du Bouddha l’exaspérait. N’y pouvant plus tenir, il hurla des insultes. Le Bouddha demeura impassible. L’homme fulminant quitta la place.

Comme il avançait le long des rizières à larges enjambées, sa colère s’apaisait. Déjà le temple de son village grandissait au-dessus des rizières. En lui monta la conscience que sa colère était née de la jalousie et qu’il avait insulté un sage. Il se sentit si mal à l’aise qu’il rebroussa chemin pour présenter des excuses au Bouddha.

Lorsqu’il arriva sur la place où l’enseignement continuait, la foule se poussa pour laisser passer l’homme qui avait insulté le Maître. Les gens incrédules le regardaient revenir. Les regards se croisaient, les coudes étaient poussés pour attirer l’attention des voisins, un murmure suivait ses pas. Lorsqu’il fut suffisamment près, il se prosterna, suppliant le Bouddha de lui pardonner la violence de ses propos et l’indécence de sa pensée. Le Bouddha plein de compassion, vint le relever.

– Je n’ai rien à vous pardonner, je n’ai reçu ni violence ni indécence.

– J’ai pourtant proféré des injures et des grossièretés graves.

– Que faites-vous si quelqu’un vous tend un objet dont vous n’avez pas l’usage ou que vous ne souhaitez pas saisir ?

– Je ne tends pas la main, je ne le prends pas bien sûr.

– Que fait le donateur ?

– Ma foi, que peut-il faire ? Il garde son objet.

– C’est sans doute pourquoi vous semblez souffrir des injures et des grossièretés que vous avez proférées. Quant à moi, rassurez-vous, je n’ai pas été accablé. Cette violence que vous donniez, il n’y avait personne pour la prendre.

Martine Quentric-Séguy dans Contes des sages de l’Inde

Une pièce musicale d’Akasha Experience – The Chain

Première lettre de Gandhi à Adolf Hitler, 23 juillet 1939 tirée du livre de Peter Rühe intitulé Gandhi

Gandhi citation

Cher ami, Des amis m’ont pressé de vous écrire pour le bien de l’humanité. Mais j’ai résisté à leur demande, parce que j’ai le sentiment qu’une lettre de ma part serait une impertinence. Quelque chose me dit que je ne dois pas calculer et que je dois formuler cet appel sans m’interroger sur ce qu’il vaut. Il est tout à fait clair que vous êtes aujourd’hui la seule personne au monde qui peut empêcher une guerre susceptible de réduire l’humanité à l’état sauvage. Devez-vous payer ce prix pour l’objet que vous recherchez, quelle que soit l’importance qu’il revête à vos yeux? Écouterez-vous l’appel de celui qui a délibérément rejeté la méthode de la guerre non sans un considérable succès? Quoi qu’il en soit, j’attends votre pardon, si j’ai péché en vous écrivant. Je demeure votre ami sincère.

De Mahatma Gandhi

Une pièce musicale Symphonie Universelle

Qu’un petit rond dans l’eau

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Je me suis lassé d’attendre. J’ai cessé d’attendre vendredi, d’attendre le message, d’attendre que la température change. De toute façon, il fait toujours un temps différent.

Je suis conscient que mon histoire n’est pas faite pour le roman parfait que certains auraient aimé lire. Je ne suis pas un héros, je ne suis pas le bonheur attendu par l’autre, je suis moi, assumé, et bien sommes toutes.

J’ai cessé d’attendre des autres, j’amorce les actions par moi-même, à ma mesure.

Le paysage de mes jours se compose à la fois de visages d’amitiés, de gestes d’entraide, de soutien mutuel, de moments de solitude paisible, de moment de rires et de la rivière souterraine de mes peurs que j’apprivoise. Bien que les turbulences des saisons ont déjà creusé les traces de mes pas, je laisse les mouvements de la nature s’actualiser, je prends des chemins ou j’apprivoise les signes de l’avènement d’un monde pacifique.

Je suis de cette diversité, dans ce désordre, avançant vers toi pour créer des espaces d’humanité.

J’ai cessé d’attendre, je mets en sourdine mes lamentations. Je suis de ceux qui ont décidé que même le plus petit rond fait dans l’eau de la vie crée un mouvement de partage vers l’autre qui fera une différence. Il n’y a pas des vagues inutiles pour repousser la sècheresse des cœurs et de l’indifférence.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par Zaz — Pas l’indifférence

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Frère d’arme

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Le plus grand secret qu’il nous a enseigné est que ce n’est pas l’homme qui dirige les évènements mais les événements qui dirigent l’homme. Les évènements qui surprennent l’homme ont tous été vécus par d’autres hommes avant lui. Tous les possibles humains ont été ressentis. Rien de ce qui nous arrive ici-bas, si grave ou si avantageux que ce soit, n’est neuf. Mais ce que nous ressentons est toujours neuf car chaque homme est unique, comme chaque feuille d’un même arbre est unique. L’homme partage avec les autres hommes la même sève, mais il s’en nourrit différemment. Même si le neuf n’est pas vraiment neuf, il reste toujours neuf pour ceux qui viennent sans cesse s’échouer au monde, génération après génération, vague après vague. Alors, pour s’y retrouver dans la vie, pour ne pas se perdre en chemin, il faut écouter la voix du devoir. Penser trop par soi-même, c’est trahir. Celui qui comprend ce secret a des chances de vivre en paix. Mais rien n’est moins sûr.

*

Cet ennemi d’en face à demi mort, il devait le retuer par précaution, pour ne pas avoir à regretter qu’un frère d’armes, qu’un camarade passant par le même chemin, reçoive un mauvais coup.

*

Les princes, comme les lutteurs, portent toujours des cicatrices. Ce sont leurs cicatrices qui racontent leur histoire. Les princes, comme les lutteurs, ont besoin d’avoir au moins une cicatrice pour que les autres en fassent un grand récit. Pas de cicatrice, pas d’épopée. Pas de cicatrice, pas de grands noms. Pas de cicatrice, pas de renommée.

David Diop dans Frère d’arme

Une pièce musicale de Mark Knopfler – Brothers In Arms

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/243264.html

Dénouer les conflits par la communication NonViolente

Vigneault violence

Notre culture nous incite à croire que la violence est parfois bonne, lorsqu’elle permet de punir le méchant. Mais une telle attitude nous coupe de la vie ; nous ne sommes plus vivants. Bien entendu, je ne parle pas d’être vivant comme lorsqu’on se « shoote » à l’adrénaline. En effet, ceux qui raisonnent selon un tel schéma de pensée sont pris dans un cercle vicieux : plus ils sont en colère et plus leur taux d’adrénaline s’accroît. À long terme, une telle attitude est suicidaire, tant pour le corps, pour le cœur, que sur le plan spirituel.

Si nous apprenons à décoder les besoins cachés derrière notre colère, certes, nos émotions resteront fortes, mais la colère va pouvoir s’estomper. Nous rejoindrons, au fond de nous, les émotions primitives destinées à assurer notre survie et à répondre à nos besoins. Il est bien possible alors que je pousse un cri ; ce ne sera pas un cri d’injures, mais un cri d’appel :

– Écoutez-moi ! Et donnez-moi ce dont j’ai tant besoin !

Les sentiments qui affleurent à ce moment-là sont du registre de la tristesse, de l’impuissance, de la blessure ou de la peur ; ils sont douloureux, mais pas destructeurs. Certaines personnes m’ont décrit cette peine, ajoutant qu’elles la vivaient comme nourricière, qu’elles se sentaient revivre.

Marshall B. Rosenberg dans Dénouer les conflits par la Communication NonViolente

Une pièce musicale de Shakti ~ Peace Of Mind

30 000 matins pour renaître

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Un gagnant dans un combat, est juste une personne qui perd un peu de soi. L’oppresseur fait la démonstration qu’il est possible d’assumer l’insupportable, et d’avoir suffisamment d’inconscience pour ne pas s’en rendre compte.

Bien qu’il soit difficile de lui expliquer, ce ne sera jamais la somme des connaissances, le fait d’être capable de lire et d’écrire qui fera un humain conscient. Comment expliquer qu’il s’agit plutôt de cette capacité de se libérer de la peur, de l’intolérance et de l’ignorance?

Un être humain a toujours la capacité de se développer et d’apprendre de ses expériences de vie, quoiqu’elles soient. Rien n’est définitif. Il y a toujours une possibilité de changer.

En naissant, nous avons, en moyenne selon notre espérance de vie, l’opportunité de près de 30 000 matins pour renaître. Imaginez les 720 000 heures de votre vie pour prendre une pause et évaluer votre situation. C’est sans compter les 43 200 000 minutes pour nous ressaisir, ou les 2 592 000 000 secondes pour prendre une décision qui fera la différence.

La paix ne nécessite pas un combat, c’est tout le contraire, il nécessite une ouverture, l’acceptation de l’autre avec un cœur pacifique.

Une chanson de Francis Cabrel – Tout le monde y pense

Les paroles https://www.lacoccinelle.net/964878.html

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