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Un éveil à la vie, à la joie et à l’amour   Leave a comment

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Plus nous quittons la ligne temporelle et habitons notre propre présence, plus nous réalisons qu’il s’agit de nous inscrire dans quelque chose d’assez radical : l’instant devient le seul espace à vivre, hors de la temporalité habituelle, un espace où tous les stratagèmes du mental pour garder le contrôle, prévoir le futur, retenir le passé, espérer un avenir meilleur, n’ont plus du tout leur place et passent au second plan.

L’instant est un total mystère, un inconnu parfait. À chaque instant, je suis invité à être totalement là, entièrement et inconditionnellement et nulle part ailleurs qu’ici. Même si nous sommes conditionnés à croire le contraire, cet inconnu-là, qui ne sait rien sur ce qui va advenir l’instant d’après et sur ce que nous allons devenir, est la seule réalité. Et cela nous fait peur.

Vivre en dehors du mental et de la sécurité temporelle apparente qu’il apporte nous fait peur. La présence est terrifiante pour le mental, qui y perd tout contrôle et toute identité. Cela demande donc le courage et la persévérance de rencontrer tous ces mécanismes mentaux qui nous égarent en dehors de notre présence naturelle.

Séverine Millet dans Vivante ! : Un éveil à la vie, à la joie et à l’amour

Une pièce musicale avec Estas Tonne et Reka Fodor – VDU Kaunas 2014 Part II

Publié 1 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Après le sens unique   Leave a comment

ImAGE envol papillon

Il n’est pas facile d’apprendre à ne plus creuser les sillons sur les chemins que nous foulons. Il était de ceux qui ont pendant des années emprunté un chemin et poursuivi la route malgré tout ce qu’il acceptait d’ajouter sur ses épaules.

Le problème de l’un l’attristait et devenait un fardeau pour lui. La peur de perdre sa route devenait un autre fardeau. S’assurer de saisir les bonnes opportunités en était un autre.

Et plus il avançait, plus le poids de sa vie creusait son propre sillage, donnant l’impression qu’il faut toujours poursuivre dans cette direction.

Un jour, assis sur le bord du chemin, le ciel s’assombrit puis devient tout noir. Il voyait pour la première fois une éclipse solaire. Il fut touché, et à la fois émerveillé. Il resta là silencieux, plein de vie.

Cet événement si simple et à la fois si fascinant lui fit prendre conscience que cet instant de sérénité ne lui était pas donné, ni imposé. Il l’a simplement saisi. Il avait vécu l’élévation dans l’instant, car les fardeaux de sa vie avaient glissé dans le passé.

À la fin de l’éclipse solaire, il se releva, et bifurqua au premier croisement vers le chemin de gauche qui lui semblait champêtre.

Une fois plus léger, il est plus facile de voir que notre marche de vie n’a pas besoin nécessairement de plus de distance pour atteindre ce que nous souhaitons, mais avant tout plus de sens.

Une chanson de Genesis interprétée par Fleesh – Your Own Special Way

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 29 septembre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Renversement de perspective   Leave a comment

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Il me manquera toujours quelque chose. Il y aura toujours au loin un miroir qui saura faire réfléchir la curiosité. J’aurais beau implorer tout ce qu’il y a de sacré sur cette terre, je n’aurais jamais le temps pour tout faire ce qui m’anime.

Et pourtant, est-ce important?

Tout jeune, on nous apprend qu’il n’est pas possible de recevoir tout ce que nous demandons. Toutefois, avec le boulot, le respect des horaires de travail, le pouvoir d’achat, nous en venons à croire que tout peut se faire, et en ajoutant les moyens nécessaires tout entrera dans un horaire.

Et pourtant, est-ce si important que cela ne soit pas vrai?

Accepter qu’il y ait toujours un manque, que le temps nous glisse entre nos inspirations, ne plus attendre et implorer de la vie, mais cueillir avec gratitude ce qui nous est disponible, changera complètement la perspective.

Là où je ne voyais que des cailloux, en les retournant, j’ai découvert un renversement de perspective.

 

Une chanson de Claude Dubois – Les petits cailloux

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Claude_Dubois-Les_petits_cailloux-lyrics,p02058398

 

 

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Publié 29 août 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Faire demain maintenant   Leave a comment

Que me réserve l’avenir? Qu’est-ce qui se passera la semaine prochaine? Qu’est-ce qui se passera dans un mois ou dans un an?

Voilà des questions qui traduisent que nous sommes habitées par l’incertitude. Je me projette dans un temps à venir. Certains disent être capables de prédire l’avenir. Peut-être. Mais si nous ne sommes pas capables et nous sommes habités par cette inquiétude, cette incertitude?

Woody Allen affirme : Je m’intéresse à l’avenir parce qu’il s’agit de l’endroit où je vais passer le reste de ma vie.

Et si c’était juste un jeu de l’esprit dans le but de tourner notre façon de vivre en dérision?

Il existe certaines techniques outre la voyance, pour aider à prédire l’avenir. La prospective vise à étudier le futur afin de le comprendre et de l’influencer. Elle s’intéresse aux causes et à la séquence des événements qui en découlent permettant d’identifier des probabilités de scénarios qui se dessiner dans le futur.

Une autre, est de faire demain, maintenant. Se consacrer à l’instant présent et se créer à partir de sa nature propre et singulière.

Est-ce que je serais bien dans 3 mois? Cela n’a pas d’importance quand on se réalise maintenant dans notre vie.

Est-ce que les choses vont durer? Non. Tout change.

Est-ce que cela sera meilleur ou pire? Cela dépend de ce que nous faisons maintenant.

Vais-je mourir? Oui.

Quand? Après avoir vécu, et attendre n’y changera rien.

Je peux prédire mon présent, ou le réaliser.

Une chanson de Peter Gabriel – Make tomorrow

Les paroles en français sur http://paroles-traductions.com/chanson/montrer/4533589/peter-gabriel/paroles-et-traduction-make-tomorrow/

 

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Publié 21 août 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Agua viva   Leave a comment

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J’entre lentement dans mon offrande à moi-même, splendeur déchirée par le chant ultime qui semble être le premier. J’entre lentement dans l’écriture ainsi que je suis déjà entrée dans la peinture. C’est un monde enchevêtré de lianes, syllabes, chèvrefeuilles, couleurs et mots — seuil d’entrée d’ancestrale caverne qui est l’utérus du monde, d’où je vais naître.

*

 Ce que je te dis doit être lu rapidement comme quand on regarde.

*

Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J’écris par pirouettes acrobatiques et aériennes — j’écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence.

*

La vie oblique ? Je sais bien qu’il y a un désaccord léger entre les choses, elles se choquent presque, il y a un désaccord entre les êtres qui se perdent les uns les autres entre des mots qui ne disent presque plus rien. Mais nous nous entendons presque dans ce léger désaccord, dans ce presque qui est la seule forme de supporter la vie en plein, car une rencontre brusque face à face avec elle nous effraierait, affolerait ces délicats fils de toile d’araignée. Nous sommes de travers pour ne pas compromettre ce que nous pressentons d’infini autre dans cette vie dont je te parle.

*

Je veux capturer le présent qui, par sa nature même m’est interdit…

Mon thème est l’instant, mon thème de vie. Je cherche à lui être pareille, je me divise des milliers de fois en autant de fois qu’il y a d’instants qui s’écoulent — fragmentaire que je suis et précaires les moments — je ne me compromets qu’avec la vie qui naît avec le temps et avec lui grandit : il n’est d’espace pour moi que dans le temps…

La musique ne se comprend pas : s’entend. Entends-moi alors avec ton corps entier. Quand tu arriveras à me lire, tu me demanderas pourquoi je ne me limite pas à la peinture et à mes expositions, puisque j’écris rude et sans ordre. C’est que maintenant je sens la nécessité de mots — et c’est nouveau pour moi ce que j’écris parce que ma vraie parole, jusqu’à maintenant, n’a pas été atteinte. La parole est ma quatrième dimension.

*

Mourir doit être une muette explosion interne.

Clarice Lispector dans Agua viva

Une pièce musicale de Yann Tiersen – L’absente

Publié 5 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Besoin d’être aimé   Leave a comment

Dès notre naissance jusqu’à notre mort, que nous le voulions ou non, nous sommes habités par ce besoin d’être aimé. Nous taisons généralement nos défauts. Lors de nos échecs, nous regardons les autres et nous nous demandons comment ils font. Pourquoi réussissent-ils?

Dans les faits, toute notre vie nous allons alimenter ce besoin d’être aimé en tentant de nous adapter avec des périodes de réussites et des périodes d’échecs. La personne qui nous regarde durant notre période de réussite peut se demander comment nous faisons pour l’avoir réalisé, où avons-nous puisé cette confiance? Elle en oubliera peut-être notre dimension humaine avec nos reflets de lumière et nos jeux d’ombre. Bien sûr, il y a aussi ces personnes qui utilisent leur réussite pour se mettre en mode représentation et qui se pavanent pour mieux détourner l’attention d’une anxiété enfouie.

Il est important de s’interroger sur le pourquoi de ce besoin d’être aimé. Elle a pris racine dès notre enfance dans notre relation avec nos parents, avec les membres de notre famille, avec nos professeurs, avec nos camarades, puis elle s’est perpétuée à l’âge adulte avec notre conjoint, nos enfants, notre patron, etc.

Il est vrai que tapis dans l’ombre, nous pouvons mieux voir les jeux de lumière briller. Moins nous aimons, plus nous voulons être aimés. Et inversement, plus nous ressentons de la compassion, plus nous aimons et moins nous avons cette urgence d’être aimés. Un détachement s’installe, on accorde moins d’importance à d’éventuels départs au profit de la présence.

C’est lorsque nous vivons dans le passé ou dans le futur, en attente du présent, que nous avons conscience du manque, et lorsque nous agissons que nous tentons de le transcender. C’est probablement le message caché derrière le projet d’apprivoiser que propose le Petit Prince. Le besoin d’être aimé devient le besoin de s’ouvrir à l’autre.

Vivre l’instant avec l’autre comme un présent.

 

Une chanson de Luc Cousineau et interprétée par Jill Barber – Vivre en Amour

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Luc_Cousineau-Vivre_En_Amour-lyrics,p18268

 

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Publié 19 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Un être humain remarquable   Leave a comment

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Il souriait tout le temps. Rien ne semblait l’affecter. Il marchait à son rythme, faisait les choses à sa manière.

Ceux qui lui ont parlé ont découvert un homme simple à l’esprit grand ouvert, de telle sorte que beaucoup de pensées, d’événements et de sentiments pouvaient y pénétrer et traverser sa conscience sans y rester accrochés.  L’esprit libre, il laissait tout passer.

Il n’y avait pas de place pour garder les jugements, ni sur lui-même ni sur les autres. Il n’y avait pas de place pour de l’animosité. Pas de place non plus pour la culpabilité. Ainsi, nous savions que tout comme nous, il vivait les mêmes expériences, mais grâce à sa grande ouverture, elles passaient sans le troubler et sans l’affecter.

Il possédait peu de chose, mais il avait cet instant présent qui lui permettait de demeurer ce qu’il était réellement. Un être humain remarquable par sa singularité.

Une pièce musicale de RAVI SHANKAR et GEORGE HARRISON – PRABHUJEE

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Publié 8 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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