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S’adapter à la vie   Leave a comment

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Il y a des jours où nous aimerions que tout soit calme, figé, et que rien ne vienne perturber quoi que ce soit. C’est un rêve fou, une belle utopie, mais qui peut malheureusement nous mener directement à des difficultés d’adaptation et des problèmes de santé mentale.

Il me semble qu’il est illusoire de rechercher la fin de la souffrance et des événements imprévus. À mes yeux, c’est refuser la vie.

Dès notre naissance, que nous le voulions ou non, et ce jusqu’à notre mort, il y aura des turbulences, de beaux moments et des périodes plus difficiles.

La voie de l’apaisement passe notamment par cette reconnaissance que nous allons être en réaction et en adaptation toute notre vie.

Toute notre vie, nous allons nous modifier, et parfois, à certaines phases, cela engendrera de la confusion. Parfois, nous allons pleurer, et parfois nous allons devenir insensibles, tant du cœur que de l’esprit.

Y voir dans ces phases des échecs ou des victoires m’apparaît comme une fiction personnelle que nous construisons.

Y voir une expérience et un apprentissage m’apparaît comme une perspective permettant de mieux vivre et assumer, en fonction de nos projets et de nos réalisations à produire, les changements qui se présentent.

Vous pouvez être de ceux qui recherchent l’accalmie en essayant de vivre sans aucun effort et de fuir le plus possible les phases qui se présentent à vous.

Vous pouvez être de ceux qui ouvrent la porte pour découvrir avec un esprit libre le pouvoir d’expérimenter afin de se défaire des conditionnements répétitifs et d’ouvrir de nouveaux sentiers.

Cela implique de prendre conscience de ses appartenances et de ses dépendances, de savoir qu’il y a au-delà de ce vide qu’est l’inconnu, tout en le regardant en face, un présent à vivre.

Malheureusement, il ne suffit pas de penser pour s’adapter. De même, il ne suffit pas d’expérimenter pour s’adapter. Toutefois, avec un esprit sain en pleine conscience dans un corps sain en mouvement, voilà des conditions qui permettent de vivre avec clarté les joies et les peines et de nourrir son parcours de ces joyaux de la vie.

Lorsque nous vivons avec conscience et clarté, nous composons avec ce qui est et non avec ce qui devrait être, ainsi il n’y a plus de choix et plus de pertes.

Une chanson de Daniel Bélanger – Il y a tant à faire

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Être humain, c’est être une maison d’hôtes   4 comments

Mosaique

Être humain, c’est être une maison d’hôtes.

Tous les matins arrive un nouvel invité.

Une joie, une dépression, une méchanceté,

une prise de conscience momentanée vient

comme un visiteur inattendu.

Accueillez les tous et prenez-en soin!

Même s’ils sont une foule de chagrins,

qui balaient violemment votre maison

et la vident de tous ses meubles,

traitez chaque invité honorablement.

Peut-être vient-il faire de la place en vous

pour de nouveaux délices.

La pensée sombre, la honte, la malice,

rencontrez-les à la porte en riant,

et invitez-les à entrer.

Soyez reconnaissants pour tous ceux qui viennent,

parce que chacun a été envoyé

comme un guide de l’au-delà.

 

Rumi (Traduit par Deborah Bacon, selon la version de Coleman Barks, The Essential Rumi)

 

Une chanson de Maxime Le Forestier interprétée par Idir en duo avec Maxime Le Forestier « Tizi Ouzou » 

Publié 30 juillet 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Apprenti sage   Leave a comment

contemplation

Apprendre, c’est accepter de s’ouvrir à l’inconnu et porter un regard attentif et conscient à un renouvellement de notre représentation du monde.

Apprendre c’est aussi cesser d’espérer, et plutôt accepter en se mettant en mouvement.

Souvent l’apprentissage est beaucoup plus que le contenu que nous acquérons et repose aussi sur le rythme et le temps requis à assimiler par notre propre expérience. Le temps est un des concepts les plus difficiles à intégrer, car il peut générer l’ennui, la peur ou l’erreur.

Apprendre c’est percevoir les nuances qui existent dans la pensée des personnes qui nous entoure, car nous devenons plus ouvert et attentif lorsue nous avons décelé nos propres nuances.

Ainsi, la personne qui apprend est porteuse de cette capacité à déceler la différence entre ne pas parler et être silencieux, ou encore, s’exprimer et entrer en communication.

Une chanson de Alanis Morissette – You Learn

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Publié 23 juillet 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Les voies de passage   Leave a comment

Les pas du coeur

Le passant : J’ai une amie qui vient de changer complètement.  Elle est devenue une adepte d‘un mouvement spirituel. Elle a acheté récemment des banderoles, des statuettes, un bol en cuivre, de l’encens, des affiches et même sa façon de s’habiller à changer.  Elle écoute une musique différente. Je ne la reconnais plus.

Le passeur : Cela t’inquiète?

Le passant : Oui, elle fait plus que changer, elle devient différente!

Le passeur : Et ce n’est pas bien de changer? Il faut toujours rester pareil?

Le passant : Je sais qu’il faut changer, mais, à ce point!

Le passeur : Dans la vie, nous parcourons un chemin qui au début est une voie commune, puisque nous le partageons avec nos proches, par exemple, les membres de notre famille. Puis, avec le temps, la voie devient de plus en plus singulière. Sur le bord des chemins que nous parcourons, il y a des panneaux de signalisation, des signes qui nous permettent de trouver la voie de passage vers la destination qui nous intéresse.  Trop souvent nous avançons sur les chemins sans porter attention aux panneaux, aux signes. Ainsi beaucoup d’opportunité d’atteindre notre prochaine escale nous échappe.

Le passant : Si je comprends bien cette métaphore, c’est comme si mon amie avait décidé de couper à travers le champ!

Le passeur : C’est une avenue possible!  Cela t’inquiète?

Le passant : Oui!

Le passeur : Mais c’est sa vie et non la tienne!

Le passant : Je sais!

Le passeur : Il se peut aussi qu’elle soit en train de faire comme beaucoup d’entre nous, c’est-à-dire que nous nous arrêtons pour étudier le panneau de signalisation, nous décodons et puis nous en arrivons à adopter les objets rituels et folkloriques sans avoir bougé d’un centimètre, en pensant qu’en mettant par exemple un panache ou en prenant un capteur de rêves nous allons devenir amérindien. Dans cette illusion, plus besoin d’avancer, il s’agir d’y croire. Il y a beaucoup de personnes qui regardent des panneaux sur le bord du chemin et qui n’ont pas encore initié le mouvement concret qui implique un travail avec soi vers une nouvelle voie, pour vivre l’expérience.

Accepte la différence, accepte que tes proches expérimentent de nouvelles voies.  Rester sur le grand chemin, prendre la clé des champs, prendre une nouvelle sortie ou encore adorer un panneau de signalisation ne sont que des étapes dans une vie. Tout bouge, et tout être par ses expériences développera une conscience de ce qu’il a à faire. Le reste est une question d’attention, de temps, de volonté, de courage et parfois de résilience.

Le passant : Je ne devrais pas m’en faire?

Le passeur : Tu devrais accepter le choix de ton amie et l’accompagner et surtout, éviter de la juger, mais de lui apporter des points de vue constructifs et parfois ton aide pour elle et non pour toi.  Elle a suffisamment à faire avec sa nouvelle condition à explorer.

 

Une chanson de jean-Pierre Ferland interprétée avec Éric Lapointe – Qu’est ce que ca peux ben faire

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Publié 20 juillet 2017 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Une conscience joyeuse et unique   2 comments

tu-apprends

S’émerveiller, développer une conscience qui serait joyeuse, tant de notre vie que de notre monde, est-ce possible?

Même dans ce monde où la folie peut nous emporter en tout temps?

Malheureusement oui!

J’aurais aimé vous dire que le désespoir est la seule issue, mais je sais au fond de moi que cela n’est pas vrai, du moins pour moi.

Même si je palpe au quotidien cette réalité qui contient tant de beautés et parfois tant de cruautés, toute prise de conscience n’est pas inutile, voire illusoire. Par la pratique, j’ai expérimenté la frontière entre l’espoir et la déception profonde. J’ai vu de belles personnes disparaître et j’ai vu de belles naissances apparaître. Vivre pleinement relève de cette capacité d’être intégralement présent à ce qui traverse notre conscience. Le vrai défi est de préserver cette faculté de s’émerveiller malgré les expériences plus banales ou les plus répétitives. Un jour, une adepte du tantrisme m’a fait vivre la complémentarité des contraires, et depuis, je suis plus ouvert à la diversité, car je sais que tous les éléments de ce monde se complètent par leur interdépendance. Nous commençons à développer une conscience constructive lorsque nous acceptons totalement le fruit de nos pensées et de nos émotions, lorsque nous sommes sur ce seuil où se tient en équilibre cette conscience joyeuse, ouverte et résiliente au monde.

J’aurais aimé vous dire que l’espoir est la seule issue, mais je sais au fond de moi que cela n’est pas vrai, du moins pour moi.

Par-delà le désespoir, et l’espoir, il y a cette conscience unique de la vie.

Une chanson de Daniel Bélanger – Dans un spoutnik

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Revivre   2 comments

ImAGE Liberté

Quand j’en ai eu fini de vivre avec ce sentiment de vide, je me suis levé et je me suis rendu à la bibliothèque de la vie, cette cathédrale des attentes de l’humanité. J’ai poussé la porte et je me suis senti joindre la mémoire collective.

Il y avait des milliers de livres, il y en avait partout et ils s’animaient. Je savais que ces livres étaient vivants pour celui qui a le regard en quête de signes de vie. J’ai tiré sur l’un de ceux que ma main avait touchés, et je l’ai ouvert. Je me suis avancé vers les tables, j’ai pris une place. J’étais las et en même temps avide de vivre autre chose. Je repensais à cette âme disparue après un long combat et à la douleur qui s’était installée en moi.

Le livre traitait du bonheur. J’ai eu un sourire, il me fallait tellement me faire violence pour entrer dans ce texte. Je me suis fait silence et j’ai commencé à lire. Dès lors, j’ai su que ma douleur était guérissable, avant même que les mots dessinent une représentation dans mon esprit.

Plus je lisais, plus je revivais cette sensation que l’être aimé avait laissée en moi. J’ai revu les instants de douceur, de tendresse, et lentement j’ai senti revivifier ces instants. Pendant que je lisais, une autre dimension en moi aidait à laisser pousser, à laisser s’épanouir et à envahir mon être de ce que l’absence et la distance peu à peu avaient effacé. Plus je lisais, et plus la douleur s’estompait peu à peu.

Ma douleur était composée de cette distance qui entrainait le désir d’oublier, au lieu de célébrer la vie.

Je venais de comprendre que je n’étais pas obligé de laisser mourir la part en moi qui avait été aimée.

Le deuil ce n’est pas d’essayer de passer à autre chose, c’est plutôt de suivre le chemin entre la tête et le cœur pour en découvrir le processus d’acceptation et de délivrance.

La part en moi qui a été aimée s’est remise à revivre.

 

Une chanson de Leonard Cohen – Hallelujah

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Publié 21 juin 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru, Contes

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Le pardon   Leave a comment

ImAGE reconnaissance

Il y a quand même la société, l’entourage, la famille qui nous collent l’étiquette de «lâche» et nous somment de demander pardon.

Si cela fait plaisir à quelqu’un que vous demandiez pardon, pourquoi ne pas le faire ?

Parfois, dans la rue, il y a des gens qui vous bousculent et vous regarde méchamment. Si cela leur fait plaisir, si cela vous évite de leur démettre une épaule, vous pouvez vous excuser. Vous le faites comme une civilité et vous n’êtes pas obligé de vous reconnaître psychologiquement dans cette demande de pardon.

Parfois il faut demander pardon pour des raisons fonctionnelles, pour éviter un combat, une situation conflictuelle. Et alors ? Il m’est arrivé de demander pardon à des gens pour des choses que je n’avais pas faites, mais cela leur faisait plaisir et a réglé une situation. Aucun problème. C’est fonctionnel. C’est l’art de vivre.

Les gens vont toujours vous qualifier selon leurs propres capacités, réelles ou imaginaires. Mais qu’ils se prennent pour un lion ou pour un chien, c’est leur problème, c’est entre eux et leur psychologue ! Vous n’avez pas à être le psychologue de votre entourage et vous laissez donc celui-ci vous voir comme il vous voit.

C’est merveilleux de demander pardon. Que demande-t-on ? On demande pardon de ne pas être totalement à l’écoute, de ne pas être davantage disponible. Je me rends compte de mes restrictions, de mes limites, de ma prétention, de ma suffisance et je demande qu’on pardonne en moi, ce manque de disponibilité. C’est un geste profond. Il ne faut pas se gêner pour l’actualiser.

Demander pardon n’est pas adressée à quelqu’un, c’est une demande à soi-même. Trouver cette souplesse où l’on peut demander pardon, c’est voir clairement ce qui nous limite. L’entourage nous rappelle ce qui nous limite. Acceptons ce rappel.

Le Seul Désir, Eric Baret

Une chanson de Jacques Brel – Pardons

Publié 18 juin 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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