Ces épris de liberté

étoiles déraillent...

L’apprentissage de la solitude est un chemin d’apprivoisement et d’acceptation contrairement à l’isolement imposé.

D’une part, nous devons apprivoiser notre présence, notre rapport avec le silence et le calme, pour ensuite accueillir et composer avec nos peurs. C’est en quelque sorte un passage obligé qui nous amène à soi.

Toutefois, pour vraiment accéder à cet espace intérieur, souvent associé à la nature propre qui nous compose, il est primordial de s’investir pleinement pour assumer sa liberté. Ce mot si noble et si invocateur reste trop souvent une lubie de l’esprit. Regardez autour de vous, les gens qui recherchent constamment la compagnie des autres, qui font tout pour ne pas être seuls, cédant leur liberté pour une présence.

Ce qui est fardeau pour les uns et une bénédiction pour les autres. Être son propre guide et suivre ses propres principes et lois. Ceux qui gravissent des montagnes, qui écrivent leurs visions, qui franchissent des frontières, qui créent les œuvres d’art qui les habitent sont épris de liberté.

Il ne faut pas pour autant fuir les familles, l’amour, l’amitié, les groupes et les associations de toutes sortes, il faut tout simplement accepter que nous soyons des êtres qui ont besoin de se réaliser tout en contribuant à une communauté. L’oppression des autres est souvent ce que l’on s’impose pour s’éloigner de soi.

Pourtant, la solitude est une porte dérobée qui nous permet d’oser notre singularité pour mieux enrichir notre communauté.

Une chanson de Chanson de Paul Eluard adaptée pour l’édition 2016 des Enfoirés – Liberté

Les paroles suivent plus bas sous la vidéo

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Jade et les sacrés mystères de la vie

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Une personne, c’est un peu comme un paysage. Si vous l’aimez vraiment, vous n’avez pas besoin qu’elle soit tout le temps au beau fixe pour l’aimer.

*

Tu me diras : c’est difficile de sourire quand on est malheureux. En fait, on apprend. Et on s’aperçoit vite qu’il est encore plus difficile d’être malheureux quand on sourit.

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Plus on fait les choses gratuitement, et plus on devient riche.

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Tu sais, il y a des gens qui sont tellement pauvres que la seule chose qu’ils possèdent, c’est de l’argent ! Or, la réussite ne se mesure pas à la quantité de ce que l’on a mais à la qualité de ce que l’on est. Le vrai niveau de ta vie, c’est ta qualité d’être : ardeur et fidélité dans tes engagements, gratitude, attention portée à la beauté de la vie et des êtres, don de soi.

*

On reconnaît l’amour véritable à ce que le silence de l’autre n’est plus un vide à remplir, mais une complicité à respecter.

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Voulez-vous connaître le plus beau compliment qu’il m’ait été donné de recevoir ? Il est comme le murmure d’une source vive, et incite à respirer fort comme l’on fait au contact d’un air de haute attitude. Il dit : »Merci d’exister » mieux qu’un compliment, c’est un débordement d’amour.

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Les plus indicibles joies sont celles qui ont traversé la souffrance et qui ont été traversée par elle.

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Sais-tu que le regard que tu portes sur les choses est plus important que ne le soient les choses elles-mêmes ? Tu peux transfigurer la réalité, par la seule force de ton amour !

*

Beaucoup de gens ignorent que la plus sûre manière de rendre le monde meilleur consiste à aimer mieux le petit monde qui les entoure.

François Garagnon dans Jade et les sacrés mystères de la vie

Une pièce musicale Tales of Kira Kutan – Andreas Vollenweide

Ce bien qui fait tant de mal

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Garde-toi de la tentation de vouloir déterminer ce dont les autres ont besoin, c’est une tare qui peut faire tant de mal.

Bien sure, nous pouvons aider les autres, après avoir vérifié ce qu’ils désirent réellement, ce qui correspond à leur besoin sur la voie qu’ils ont entrepris.

J’ai vu tant de personnes meubler leur quotidien de gestes envers les autres, déterminer ce qu’il faut faire, ce qu’il faut dire et même ce qu’il faut penser.

Ces personnes disent qu’ils aident les autres, mais dans les faits, elles ne font que prêcher leurs valeurs, leurs croyances, leurs besoins et leurs peurs afin de se sécuriser et de faire en sorte que le profit de reconnaissance s’accumule. L’égo grossit et avec une intention de bienveillance, vous semez la terreur.

Il est facile de vivre dans l’illusion et de se leurrer au point d’en arriver à se convaincre que nous voulons le bien de tous en imposant notre façon de voir.  Dans les faits, nous ne faisons que de la représentation pour plus de reconnaissance.

Celui qui se laisse guider uniquement par son opinion sur ce qui est bon pour les autres emprisonne son entourage dans une tour singulière qui n’a rien d’universel. Cette personne est dangereuse autant pour elle que pour les autres.

Une pièce musicale d’Akasha Experience – Om Purnamada

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Donner un sens à chaque acte et à chaque instant

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La parabole de Mushin

Il y avait une fois un jeune homme qui s’appelait Joe et qui habitait la ville de Bonne-Espérance. Comme Joe se passionnait pour l’étude du dharma, il avait pris un nom bouddhiste et se faisait appeler Mushin.

À part cela, Joe vivait comme tout le monde : il allait travailler tous les jours et il avait une charmante épouse. Cependant, malgré tout l’intérêt que Joe professait pour le dharma, il faut reconnaitre que c’était plutôt un macho, un type assez amer, un m’as-t-vu qui croyait tout savoir. Il finit même par se rendre tellement insupportable au travail qu’un beau jour, son patron le renvoya en lui déclarant qu’il en avait assez. Et voilà notre Joe, chômeur, qui rentre à la maison où il découvre une lettre de sa femme : « J’en ai assez, Joe. Je te quitte. » Et Joe se retrouve tout seul chez lui, en tête à tête avec lui-même.

Cependant, notre Joe, alias Mushin, n’étant pas du tout du genre à baisser les bras facilement, ne se démonta pas et jura que, s’il n’avait pas su garder sa femme et son boulot, il réussirait néanmoins à trouver la seule chose qui compte vraiment dans la vie : l’éveil. Et le voilà qui court jusqu’à la librairie la plus proche et qui passe au peigne fin toutes les dernières parutions traitant des moyens d’atteindre l’éveil. Et là, il trouve un livre qui lui parait plus intéressant que les autres, intitulé : Comment sauter dans le train de l’éveil. Joe achète aussitôt le livre et l’étudie à fond, après quoi il rentre chez lui, il liquide son appartement, il met toutes ses affaires dans un sac à dos et part pour la gare qui se trouve à la lisière de la ville. Il a en effet lu dans son livre qu’en suivant bien toutes indications, il trouverait le fameux train et saurait comment s’y prendre pour monter dedans. « Formidable », s’est-il dit.

Voilà donc Joe qui arrive à la gare – désaffectée –, qui relit soigneusement son livre et qui apprend par cœur toutes les indications et recommandations diverses. Et puis il s’installe pour attendre. Et il attend : deux jours, trois jours, quatre jours – il attend le grand train de l’éveil, car le livre a bien dit qu’il ne pouvait manquer de venir; et Mushin fait toute confiance à son livre. Enfin, le quatrième jour, il entend un grand bruit, dans le lointain, et le bruit se rapproche de plus en plus. Sachant que ce doit être le fameux train qui arrive, Mushin se prépare. Il est là, si excité de voir le train qui entre en gare; c’est vraiment  incroyable! Et puis, soudain, vroom… même pas le temps de dire ouf, et le grand bolide métallique est déjà passé. Parti, envolé. Alors que faire, maintenant? Ce train existe bel et bien, il l’a vu. Mais il n’a pas pu y monter. Alors il se replonge dans son bouquin et se remet à l’étudier d’arrache-pied. Mais, chaque fois que le train arrive, c’est toujours le même scénario…

Le temps passant, d’autres gens s’étaient rendus à la librairie et avaient acheté le même livre que Mushin. Joe les vit bientôt débarquer à la gare; il y en eut d’abord quatre ou cinq, puis une vingtaine, puis une trentaine, venue eux aussi pour attendre le fameux train. La température montait, les gens étaient très excités : la Solution était là, enfin, à portée de main. Et bien que personne n’ait réussi à y monter, les gens gardaient quand même l’espoir que quelqu’un finirait bien par y parvenir, un jour, et que cela inspirerait les autres à en faire de même. Ainsi, le groupe grossit-il de jour en jour; l’espoir et l’enthousiasme étaient à leur comble.

Quelque temps plus tard, Mushin se rendit compte que certains avaient amené leurs enfants avec eux et, les parents étaient tellement absorbés par l’attente du train qu’ils ne s’occupaient pas du tout de leur progéniture. Les gosses, qui essayaient bien d’attirer l’attention de leur père ou de leur mère, se voyaient rabroués sans ménagement : « Fiche nous la paix, va donc jouer! » Ces petits étaient vraiment sérieusement négligés; et comme Mushin n’était pas vraiment un si mauvais bougre, au fond, il se dit qu’il ne pouvait pas laisser ces gosses comme ça, même s’il préférait continuer à guetter le train comme tout le monde. Alors il entreprit de s’occuper un peu d’eux; il sortit de son sac à dos ses provisions de fruits secs et de chocolat, et les distribua aux gamins et aux gamines, dont certains étaient véritablement affamés. Si les parents ne semblaient pas avoir le temps de sentir leur faim, les gosses, eux, avaient l’estomac dans les talons – sans parler de leurs genoux écorchés! Mushin leur fit des pansements avec du sparadrap trouvé dans son sac, et il se mit à leur lire des histoires dans leurs petits livres.

Certes, il allait bien toujours guetter l’arrivée du train de temps en temps, mais les gosses ne tardèrent pas à devenir sa préoccupation numéro un. D’ailleurs, il y en avait de plus en plus, et même toute une bande d’adolescents, au bout de quelque mois. Et comme les ados ont de l’énergie à revendre et qu’elle tourne mal si elle reste inoccupée, Mushin les prit par la main et organisa une équipe de baseball qu’il faisait jouer derrière la gare. Il les mit aussi au jardinage, histoire de les occuper utilement, et encouragea même les plus sages d’entre eux à le seconder dans ses tâches d’organisation. En un rien de temps, il s’était effectivement retrouvé à la tête d’une énorme somme d’activités, si bien qu’il avait de moins en moins le temps d’aller guetter le train. Ce qui le faisait d’ailleurs frémir de rage et verdir d’amertume : l’important se passait là-bas, à guetter le train – ce que faisaient du reste les adultes – mais il fallait que ce soit lui qui se retrouve coincé là, avec les gosses! Il continuait malgré tout à s’occuper d’eux sans relâche, puisqu’il savait qu’il fallait bien le faire.

Au fil des mois puis des années, des centaines, puis de milliers de gens affluèrent à la gare pour venir attendre le train avec armes et bagages, enfants et famille élargie. Mushin ne savait plus où donner de la tête avec toute cette marmaille; il dut même entreprendre d’agrandir la gare. Il dut prévoir de nouveaux locaux pour faire coucher les gens, et finit même par construire une poste et des écoles… Mushin était débordé; il travaillait du matin au soir, il n’avait plus un instant à lui. Et cependant, il restait tenaillé par la colère et le ressentiment. « Tout ce qui m’intéresse, c’est l’éveil, vous savez. Pourtant, tout le monde est là à guetter le train, et pendant ce temps-là, qu’est-ce que je fais, moi? » Mais il persévérait malgré tout…

Un beau jour, il se souvint qu’il devait encore avoir un petit livre dans son sac que, par hasard, il n’avait pas jeté avec les autres, en vidant son appartement. Il tira des profondeurs du sac à dos un petit opuscule qui s’intitulait : Comment faire zazen. Encore de nouvelles instructions à étudier, se dit Joe, mais constatant que celles-ci n’avaient pas l’air trop compliquées, il entreprit de les apprendre et se mit à faire zazen tous les matins, assis sur son petit coussin, avant que tout le monde ne se réveille. Au bout d’un certain temps, il constata qu’il arrivait à mieux supporter le poids de toutes les responsabilités épuisantes qu’il avait été amené à prendre sans vraiment le vouloir. Et il se dit qu’il y avait peut-être un rapport entre le zazen et ce sentiment de paix et de tranquillité qu’il commençait à éprouver. Certains autres aspirants-voyageurs, un peu découragés d’attendre un train dans lequel ils n’arrivaient jamais à monter, prirent l’habitude de se joindre à Mushin. Si bien qu’il y eut bientôt tout un groupe de gens qui faisaient zazen tous les matins, tandis que, parallèlement, les candidats au voyage ferroviaire continuaient à affluer et à guetter le fameux train. Tant et si bien qu’il fallut établir une seconde colonie, un peu plus loin, le long de la voie ferrée. Et comme ce nouveau groupe rencontrait les mêmes problèmes qu’avaient connus ceux de la première gare, quelques anciens pionniers allaient de temps en temps prêter main-forte aux nouveaux et les conseiller. Par la suite, il y eut même une troisième colonie… la tâche était infinie.

Ils n’arrêtaient plus, du matin au soir : il fallait donner à manger aux enfants, organiser de la menuiserie, faire marcher le bureau de poste, organiser la nouvelle clinique – bref, tout ce qui est nécessaire à la survie et au bon fonctionnement d’une société humaine. Pendant ce temps-là, on ne s’occupait plus du train qu’on entendait encore passer de temps en temps, et s’il y avait bien toujours un peu de jalousie et d’amertume dans les cœurs, elles n’étaient plus aussi virulentes qu’avant – moins solides. Pour Mushin, le vrai virage eut lieu le jour où il essaya d’organiser ce que son petit livre appelait une sesshin*. Il emmena les gens de son propre groupe dans un coin de la gare et ils s’installèrent un peu à l’écart du va-et-vient quotidien pour faire zazen intensivement, pendant quatre ou cinq jours d’affilée. Ils entendaient bien passer le train de temps en temps, dans le lointain, mais ils l’ignoraient et se contentaient de rester assis sur leurs coussins. Par la suite, ils firent aussi connaître cette pratique aux gens des nouvelles gares installées le long de la voie ferrée.

Les années passaient, Mushin avait maintenant la cinquantaine bien sonnée, et ça se voyait : il avait l’air d’un homme fatigué et il commençait à se voûter sous le poids de tant d’années de labeur et d’efforts incessants. En revanche, les soucis, les angoisses et les interrogations d’antan s’étaient envolés depuis longtemps. Il y avait longtemps qu’il ne se posait plus les grandes questions philosophiques qui l’avaient hanté, jadis : « Est-ce que j’existe vraiment? La vie est-elle un rêve ou une réalité? » Il était tellement pris par son travail et son zazen que tout le reste avait fini par passer à l’arrière-plan et s’estomper, même les grandes questions métaphysiques, et même l’amertume et la colère; seules comptaient les réalités de chaque jour. Mushin n’avait plus rien à faire qu’à accomplir ses tâches quotidiennes, en fonction des nécessités du moment. Mais il n’avait plus du tout le sentiment d’y être obligé; il faisait ce qu’il y avait à faire – tout simplement.

Les gares étaient devenues des endroits très peuplés où vivaient des quantités de gens – qui travaillant et élevant ses enfants, qui se contentant juste d’attendre le train. Certains candidats au voyage ferroviaire finissaient par s’intégrer eux aussi à la vie de la gare, tandis que de nouveaux arrivants leur succédaient à la vigile. Mushin, qui avait fini par se prendre d’affection pour toute cette humanité à l’affût du train, consacrait tout son temps et toutes ses forces à les aider et à les soutenir de son mieux. Les ans passèrent ainsi, tandis que Mushin se faisait de plus en plus vieux et fatigué. À présent, il ne se posait plus la moindre question; il  n’y avait plus que Mushin et sa vie – enfin dans la plénitude de sa plus simple expression –, et Mushin faisait exactement ce que la vie exigeait de lui, à chaque instant.

Un soir – allez savoir pourquoi –, Mushin se dit : « Ce soir, je vais faire zazen toute la nuit. Pourquoi, je n’en sais rien mais j’en ai envie… » Il y avait déjà belle lurette que Mushin ne cherchait plus monts et merveilles en faisant zazen; c’était devenu un acte très simple pour lui. Il restait assis, tranquillement, sans rien faire si ce n’est s’ouvrir à tout ce qu’il sentait en lui et autour de lui. Ce soir-là, il s’assit donc; il entendait le bruit des voitures qui traversaient la nuit, il sentait la fraîcheur de la brise nocturne, les mouvements subtils qui animaient son corps. Et il resta comme ça tout la nuit. Tout à coup, à l’aube, il entendit le vrombissement du grand train qui se rapprochait de plus en plus. Le train ralentit, ralentit encore, pour s’arrêter pile, devant lui. Et c’est alors que Mushin comprit : il avait toujours été dans le train, depuis le début; il était lui-même ce train. Il n’y avait pas de train à prendre, rien à accomplir, nulle part où aller. Il y avait simplement la vie, dans sa plénitude. Toutes les vieilles questions – qui n’en étaient pas vraiment – trouvèrent spontanément une réponse. Le train s’évanouit comme un mirage, sous le regard paisible du vieux petit bonhomme, tranquillement assis sur son coussin dans la lumière naissante du petit matin.

Mushin s’étira et se leva. Il partit faire du café pour tous ceux qui ne tarderaient pas à arriver pour travailler. Une dernière image de Mushin : il est dans l’atelier de menuiserie avec quelques-uns des plus grands garçons, en train de fabriquer des balançoires pour le terrain de jeux des gosses. Voilà donc l’histoire de Mushin. Que croyez-vous qu’il ait trouvé? Je vous laisse juges…

Charlotte Joko Beck dans Soyez zen, en donnant un sens à chaque acte et à chaque instant

Une pièce musicale de The Art of Zen Life: Minute Session (Music for Tantra, Life, Yoga, Reki, Meditate, Relax & Lounge) _ Mushin

Un conte … par donner

Bouddha vert

Il vivait dans une maison un peu à l’écart de la route, près du boisée. Les gens disaient de lui qu’il était un homme bien, solitaire, mais toujours prêt à aider.  Il avait sa place singulière au sein de sa communauté.

Son rythme de vie était paisible. Sa maison contenait beaucoup de petits objets hétéroclites qu’il avait accumulés au fil du temps et qui étaient chacun à leur façon des morceaux de l’étranger qu’il avait ramené pour ouvrir son espace personnel à la diversité.

Chacun de ces objets avait une grande valeur, bien sûr au niveau du marché, mais surtout, en termes d’empreinte du temps et de souvenirs.

Un matin de brume, à l’aube, une jeune fille entra dans la maison avec le dessein de voler certains objets.  Elle avait entendu parler de cette étrange maison, et du personnage qui y vivait et elle y voyait une belle occasion de faire de l’argent rapidement.

Bien que toute la maisonnée fût calme, elle était anxieuse.  Elle entra dans une pièce qui semblait être le salon et elle repéra quelques objets, deux petites statuettes en bronze et un collier de pierres précieuses relié d’une chaîne en or. Elle les mit dans son sac et fit le chemin à l’inverse pour sortir rapidement de la maison.

Tout juste avant de sortir, une main sortie de nulle part saisit son avant-bras.  Elle se retourna et vit un homme souriant la regarder.

Il lui demanda si elle avait tout ce dont elle avait besoin. Hésitante, elle dit un oui confus et recula pour tenter de se sauver. L’homme la regarda avec calme et lui dit : « Alors, c’est bien, je te souhaite bonne chance. » Et il tourna les talons pour retourner dans le salon.  La jeune fille profita alors de ce moment pour partir en courant.

Quelques jours plus tard, la jeune fille retourna frapper à la porte de cet homme particulier.  Elle voulait lui parler.

À peine, l’homme avait ouvert la porte qu’elle débita d’une voix rapide : « Voici vos biens. Je m’excuse sincèrement, je sais ce que valent ces objets tant pour vous que pour le commerce des hommes. Mais j’ai bien réfléchi, je voudrais que vous puissiez m’offrir quelque chose de plus important, de plus précieux et utile. J’aimerais que vous puissiez m’apprendre à découvrir en moi ce qui vous a permis de comprendre que donner est plus important que prendre ».

Une chanson Redemption Song avec Playing For Change | Song Around The World

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/242811.html

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Capacité à gérer dans des contextes d’ambigüité

ImAGE Changer de point de vue

Qui ne souhaiterait pas travailler dans un environnement ou toutes les situations qui se présentent se gère comme décrit dans les livres, sans difficulté additionnelle?

Je dirais toutefois qu’heureusement nous vivons des défis de gestion encore plus captivants que dans les livres.

Il n’est pas facile de gérer des équipes avec une approche qui n’exclut personne et qui inclut particulièrement ceux qui sont difficiles et compliqués, vous savez ces personnes qui souvent aux yeux des autres sont un peu étranges, ceux qui sont différents, ceux qui ont d’autres  intérêts ou qui semblent malmenés par la vie et qui réclament de l’attention, bref, ceux qui sont différents.

C’est souvent de grand défi de gestion, car cela requiert une grande ouverture d’esprit et de cœur, parce qu’il ne s’agit pas uniquement de réaliser un apparent consensus de bureau ou une paix éphémère. L’enjeu est de s’adresser au cœur de la difficulté et non pas de l’ignorer ou de le dissimuler.

Gérer l’ambigüité implique, pour le gestionnaire, d’une part d’accepter de supporter le conflit, de le résoudre et de le transformer en un maillon d’un nouveau fonctionnement, et aussi d’autre part, d’être un agent de changement, un coach pour ses équipes qui a la capacité sans cesse de se remettre en question et de sortir de sa zone de confort.

Il s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue et ainsi il est ouvert pour s’adapter aux nouveaux besoins et savoir prendre des initiatives.

Gérer l’ambigüité ouvre la porte à un partage des responsabilités impliquant une organisation du travail reposant sur la création d’opportunités de développement des talents et des compétences des membres de l’équipe. Car c’est là que l’intelligence de l’équipe repose pour faire face aux défis.

Une chanson de Manhattan Transfer- Twilight zone

Les paroles sur http://fr.lyricsfeast.com/paroles-twilight-zone-twilight-tone-de-the-manhattan-transfer-traduction-francais.html

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La Voie du sentir 2

ImAGE champs

Vous êtes une personne mais vous pourriez être un papillon. Ou une rose. Je peux me situer en face de vous comme je me situe en face d’une rose, il n’y a pas de différence. Parce que dans la rose, il y a l’être de la rose qui déclenche aussi en moi, si je le reçois, si je suis ouvert, des sensations, des émotions, des sentiments, des réflexions. La rose va me donner tout ce qu’elle possède, tout ce qu’elle a. Elle ne s’épuise pas et quand je pars, s’il en vient un autre, la rose continue de donner. Elle n’arrête pas de donner ! Mais comme nous sommes en état de fermeture, comme nous avons un égoïsme à l’intérieur de nous-même, nous ne recevons plus, nous voulons imposer, nous voulons impressionner, influencer.

*

On se considère comme important, mais en réalité on ne l’est pas. On est nécessaire mais on n’est pas important. Alors, si on est nécessaire, on doit se demander en quoi on est nécessaire et devenir fonctionnel. Mais si on se croit important, on tombe dans l’idolâtrie de soi-même et c’est le fléau de tous nos malheurs.

*

J’ai eu la chance de m’apercevoir, pas très tôt, vers les trente, trente-cinq ans, que sur la route que j’avais prise pour chercher à m’extraire de ma stupidité, tous les banquets, tous les restaurants, tous les hôtels avaient été prévus. Ils existaient, ils étaient là, et moi je me désespérais de savoir où j’allais manger le lendemain, dans quel hôtel j’allais me reposer. Je parle symboliquement bien sûr. Je me suis rendu compte que pour participer au banquet, il suffisait de parcourir le chemin de façon ouverte ; ne pas dire, d’ici un an, je dois trouver telle chose en particulier, d’ici trois ans, je dois rencontrer tel maître. Il ne fallait pas projeter, il fallait être ouvert.

Robert Eymeri dans La Voie du sentir : Transcription de l’enseignement oral de Luis Ansa

Une chanson de Louis-Jean Cormier 0 Traverser les travaux

Les paroles sur https://www.paroles.net/louis-jean-cormier/paroles-traverser-les-travaux