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Matrice des arômes de l’essence de la vie   Leave a comment

L’autre jour, elle me demandait comme mieux doser les épices de notre vie. J’ai encore beaucoup à apprendre de l’art culinaire de la vie, mais j’ai partagé ce que j’en sais, et je lui ai parlé des aromates de base.

Par exemple, la jalousie, la culpabilité, le jugement et la culpabilisation font en sorte qu’une vie devient rapidement très relevée, on peut en perdre son goût réel par la brûlure qu’ils provoquent.

Par contre, si nous voulons y maintenir le goût et apprécier les nuances, il importe d’apprivoiser l’épice du silence pour vivre cette sensation de naître de nulle part, d’être simplement là, et d’avoir besoin de n’aller nulle part. La patience, la compassion, l’empathie, le partage et l’acceptation sont aussi des épices très savoureuses.

En étant simplement maintenant, malgré le fait que tout continue de changer autour de nous, notre conscience capte sans rien retenir toutes les saveurs intenses qui germent en nous, c’est ce qui permet de composer son propre goût de la vie.

Il n’y a plus de je ou de nous, juste une présence ordinaire.

On ne pense à rien, on ne fait qu’être ce que nous sommes.

C’est par ces instants furtifs ou nous sommes en phase avec la vie en la goûtant, que ce soit lors d’un coucher de soleil, la naissance d’un enfant ou encore devant ton propre sourire, que nous nous rendons compte que nous sommes participants à un grand festin.

C’est la matrice des arômes de l’essence de la vie qui est présente au sein de notre nature propre.

Lesquelles désires-tu entretenir?

Une chanson de Camille – Festin

Les paroles sur https://genius.com/Camille-le-festin-lyrics

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Accepter de travailler avec elle   2 comments

Peurs

Un jour, j’ai pris conscience que je ne peux pas tout choisir dans la vie. Je dois composer avec ce que j’ai et avec ce qui m’entoure. Je me suis donc fait à l’idée de travailler avec elle.

D’accepter simplement sa présence. De me faire un devoir d’être accueillant et courtois. De ne pas me rebiffer à chaque soubresaut d’émotion.

Puis, lentement, cela s’est mis à mieux aller. J’ai senti un grand poids quitter mes épaules. Je me surprends à sourire plus souvent, à lui sourire plus souvent.

On faisait plus que se côtoyer, on s’apprivoisait, on devenait des collègues.

Maintenant, on travaille mieux ensemble. Maintenant, peu importe le visage qu’elle prend, je suis capable de l’accueillir, de composer avec elle.

Hier, elle s’est manifestée, je me suis assis silencieusement, je l’ai regardé dans les yeux, et calmement j’ai mesuré que même si la peur sera toujours présente, elle n’a plus le même effet sur moi, je suis capable de composer une réponse adaptée. Et quand je ferme les yeux, je souris.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Nos Mains

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Publié 24 août 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Apprendre à laisser partir   Leave a comment

Grèce la mer

Venir au monde, apparaître, se présenter.  Voilà ce que naturellement nous développons au cours de notre vie.  Certains d’entre nous ont développé cette capacité d’entrer en relation, voire de soulever des foules.

Il est plus difficile d’apprendre le détachement, à ne plus retenir ce que l’on aime, à ne pas vouloir prendre. Apprendre à laisser partir qui nous aimons.

Pour beaucoup de personnes, couper les liens dans une relation est quelque chose d’impensable. Et fort de cette croyance, ils sont prêts à posséder l’autre et à endurer le mal de vivre.

Apprendre à laisser partir l’autre, c’est aussi reconnaître que chacun à sa propre vie, qu’il n’y a aucune souffrance à infliger à l’autre qui est justifiable, que pour préserver l’amour, il est nécessaire parfois de perdre la présence.

Les personnes qui ont apprivoisé la solitude savent très bien que nous pouvons aimer sans être présents. Il porte en eux un regard dépossédé de l’insécurité de l’absence.

Apprendre à laisser partir ceux que nous aimons quand c’est le temps, sans oublier, sans amertume, voire même avec compassion, c’est développer cette conscience de l’étendue que peut prendre notre humanité, tant sur le plan de l’espace que du temps.

Une chanson de Jim et Bertrand – J’étions seul

Les paroles http://laboiteauxparoles.com/titre/42601/Jim_Bertrand_J_%C3%A9tions_seul

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Publié 18 août 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Demian   Leave a comment

Les yeux du coeur

Chaque homme n’est pas lui-même seulement. Il est aussi le point unique, particulier, toujours important, en lequel la vie de l’univers se condense d’une façon spéciale, qui ne se répète jamais.

*

La communauté en soi, dit Demian, est belle. Mais ce n’est pas la communauté véritable. Elle naîtra du rapprochement de certains individus et elle transformera le monde pour quelque temps. Ce qu’on appelle communauté n’est que formation grégaire. Les hommes se réfugient les uns auprès des autres parce qu’ils ont peur les uns des autres. Chacun pour soi ! les patrons pour eux, les ouvriers pour eux, les savants pour eux ! Et pourquoi ont-ils peur ? L’on a peur uniquement quand on n’est pas en accord avec soi-même. Ils ont peur parce qu’ils ne sont jamais parvenus à la connaissance d’eux-mêmes. Ils se rassemblent parce qu’ils ont peur de l’inconnu qui est en eux. Ils sentent que leurs principes sont surannés, qu’ils vivent d’après de vieilles Tables de la Loi et que ni leurs religions ni leurs morales ne répondent aux nécessités présentes. Depuis plus d’un siècle, l’Europe ne fait qu’étudier et construire des usines. On sait exactement combien il faut de grammes de poudre pour tuer un homme mais on ne sait plus comment on prie; on ne sait même plus comment se divertir pendant une heure seulement.

*

L’Amour ne doit pas prier, mais il ne doit pas exiger non plus. L’amour doit être assez puissant pour devenir une certitude. Alors, au lieu d’être attiré, il attire.

Hermann Hesse dans Demian

Une pièce musicale de Ravel interprétée avec Jorge Donn, Bolero

Publié 15 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Colorier son mandala   Leave a comment

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Nous faisons notre quotidien avec ce que nous décodons, ce que nous croyons et ce que nous portons comme valeurs et pensées en nous.

Il ne peut pas y avoir de havre de paix si nous ne sommes pas capables de nous accepter et que l’on ouvre la porte à l’ingérence des autres dans notre vie.

Dès l’instant où l’on se définit en fonction de son apparence, le poids de notre souffrance s’exprime par nos rondeurs, l’enracinement de notre souffrance s’exprime par nos rides, l’éclosion de notre souffrance s’exprime par les boutons sur la peau et nous ne pouvons plus avoir cette sérénité pour être heureux.

Si ce que nous sommes ne nous convient pas, nous devons changer. Le statu quo est intolérable. Nous devons entreprendre un processus de transformation afin de nous créer et nous devons aussi entreprendre un processus d’acceptation par l’entraînement de l’esprit pour s’ouvrir à ce qui est, puis à nous.

Il n’y a pas l’un ou l’autre, il n’y a pas de compromis. Le corps change, l’esprit change, tout change, et devant cette réalité, il n’y a pas de solution unique, mais une approche d’appropriation de notre corps et de notre esprit.

On oublie souvent que même un maquillage, un vêtement ou un tatouage peuvent ouvrir la voie au tracé d’une nouvelle forme de mandala dans notre vie.

Une pièce musicale de Kitaro – Mandala

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Prenez-moi comme je suis ou passez votre chemin!   1 comment

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Dans ce monde où avoir raison est grandement valorisé et donne de la valeur, comment demeurer authentique et respecter notre intégrité? Quand je m’ouvre à l’autre, je deviens vulnérable. Quand j’aime, je deviens vulnérable. Si nous voulons nous ouvrir à l’expérience, à la vie et saisir l’émerveillement, le risque d’être vulnérable fait partie de l’équation.

S’accepter vulnérable, c’est reconnaître que nous sommes en devenir et que suite aux échanges les pensées évoluent, les sentiments évoluent, et changent. S’accepter dans sa vulnérabilité, c’est s’entendre dire : « Prenez-moi comme je suis ou passez votre chemin! »

Cela demande du courage de choisir consciemment de ne pas taire sa vulnérabilité. Cette ouverture d’esprit demande l’acceptation de la critique, du jugement, et parfois d’être rejeté. C’est une voie importante de l’apprentissage, du développement et de sa réalisation. Vaut-il mieux être en représentation, projeter un faux moi ou être comme je suis? S’ouvrir à l’autre implique la peur d’être rejeté, mais cela fera mal moins longtemps que de perpétuer le refoulement et l’attente.

Je suis de ceux qui croient que dans la vie il n’y a pas de hasard, il y a des rendez-vous qui s’offrent à nous. Les rencontres lumineuses sont faites d’être lumineux. Il ne faut pas laisser l’ombre de nos peurs et de nos dogmes créer des rendez-vous manqués.

Il n’y a pas d’être imparfait, il n’y a qu’une fragilité et une vulnérabilité non assumées. Il n’y a pas d’humains parfaits, il y a toutefois, à mes yeux, des humains en évolution qui lors de certaines rencontres produisent un arc-en-ciel comme tout émerveillé de la vie.

Une chanson de Luc DeLarochelière – Si fragile

Paroles sur https://genius.com/Luc-de-larochelliere-si-fragile-lyrics

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La vie intérieure   Leave a comment

Visage nature

Connaissez-vous ce haïku du poète japonais Natsume Sôseki :

« Sans savoir

pourquoi j’aime ce monde

où nous venons pour mourir »

 

Le contraire de la mort, c’est la naissance. Nous sommes entrés, nous allons sortir. Et entre les deux il y a la vie.

Ne trouvez-vous pas qu’elle est belle ?

*

La méditation, comme toute pratique de la vie intérieure, n’est pas un repli sur soi mais une façon de s’ouvrir au monde, de l’accueillir, de le comprendre, puis de revenir vers lui plus calmes et plus lucides ; une manière de répondre, intelligemment, aux situations que la vie nous présente, plutôt que d’y réagir impulsivement.

*

Car vivre, c’est survivre à la somme de toutes ses erreurs. Et c’est le faire joyeusement : les erreurs sont inévitables, et parfois fécondes. Les regrets, en revanche, sont toujours stériles, et nous font souvent bien plus de mal que les erreurs commises.

*

Accepter, ce n’est pas renoncer ni se soumettre, ce n’est pas approuver mais affronter ce qui est. Ce n’est pas dire « c’est bien » mais « c’est là ». Nous devons comprendre et pratiquer l’acceptation comme un préalable à l’action sereine. Sans action, l’acceptation n’est que résignation. Mais sans acceptation, l’action n’est qu’impulsion.

Christophe André dans La vie intérieure

Une pièce musicale de Dave Brubeck – Koto Song

Publié 24 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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