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Le test de ce que nous habitons   Leave a comment

Boîte à vie

 

Si je vous demandais de décrire votre lieu où vous habitez, qu’est-ce que me vous diriez?

J’ai fait le test, et ce fut très enrichissant.

Vous pourriez me parler de la forme de la maison, du nombre de pièces, de la forme de l’entrée, de la couleur de vos murs, des rideaux sur les fenêtres ou de la texture du plancher.  Bref, vous pourriez me dresser un portrait de l’aspect physique global.

Vous pourriez aussi me parler des espaces de rangement, de la fonctionnalité de la cuisine, de la capacité de votre cabanon ou de votre sous-sol où se trouve tout ce dont vous avez besoin. Bref, vous pourriez me présenter le lieu sous l’angle de sa capacité à recueillir ce que vous possédez.

Vous pourriez me parler de l’aménagement de la cour, de votre côté jardin et des airs de repos et de loisir. Vous pourriez me dire que l’intérieur est spacieux. Bref, vous pourriez me présenter ce lieu comme un espace de vie dans un quartier où il y fait bon vivre.

Enfin, vous pourriez me parler de cet endroit à partir des personnes, par exemple, que vos enfants ont tel type de chambre, et une salle de jeu, me décrire la cuisine sous l’angle de sa capacité d’accueil et des odeurs de cuissons qui s’y retrouvent, ou de votre le salon comme lieu de rencontre. Bref, présenter ce lieu par ses occupants.

En lisant ces différentes approches, laquelle d’entre elles a suscité un petit sourire d’adhésion?

Puis, refaite le même exercice en vous posant la question suivante, si je vous demandais de vous décrire, qu’est-ce que me vous diriez?

Une chanson de Francis Lalanne – La maison du bonheur

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 18 juin 2017 par dandanjean dans Réflexion

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Vivre, ce n’est pas seulement réussir   2 comments

Pas seul

Nos premières tentatives pour séduire une personne que nous désirons sont une période de grand apprentissage. Après l’avoir côtoyée, avoir partagée quelques moments, et, que nous sentons une certaine affinité, la réponse négative qu’elle offre ouvre une nouvelle porte en nous. C’est l’une des premières fois où nous constatons que nous ne ressentons pas tous la même chose, nous ne jugeons pas de la même façon, nous ne vivons pas de la même manière les événements et ce que nous supposons que l’autre pense est parfois faux.

Puis, cette vérité nous met sur la défensive et nous tentons dorénavant de mieux interpréter les autres. Lentement, la crainte s’installe, et nous avançons dans la vie par essais et erreurs, par attentes puis par projections courageuses dans l’action. La peur d’être jugé prend une plus grande importance et la critique devient une blessure au lieu d’une opportunité d’apprentissage. Il arrive alors qu’avant même que l’autre puisse envisager de nous rejeter, nous l’avons déjà fait nous-mêmes.

Comprendre ce mécanisme de notre esprit est une étape cruciale, car nous prenons conscience de l’effet de l’estime de soi sur notre vie. L’un des éveils à soi commence par accepter ce que nous sommes sans faux fuyant, apprécier l’autre malgré la critique, accepter la distance ou même le silence. Cesser de vouloir tout retenir, tout prendre pour tout simplement accueillir est une bonne façon de se redonner une capacité d’agir à partir de notre propre nature. Vivre, ce n’est pas seulement réussir.

Une chanson de ZAZ – Trop sensible

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L’appel virtuel   Leave a comment

ImAGE cellulaires

Mon téléphone a pris du galon. Au début il me permettait de communiquer avec une autre personne. Maintenant, il fait des communications de moi. Il est devenu, à force d’application, plus intelligent.

C’est peut-être un peu cliché, mais il fait des captures de moi non interprétables, ou selon la perspective, interprétables à l’infini. Un autoportrait de moi, sans message accompagnant et signifiant ma réalité du moment. Cette représentation magique, ce selfie, me permet d’aller beaucoup plus loin qu’une simple question posée, du genre: qui est le plus beau devant le miroir?

Cette représentation une fois publiée sur mon réseau social me donne une existence bien réelle par les j’aime ou les j’adore à répétition. La beauté de ce que produit mon téléphone si intelligent, c’est qu’il reproduit un moi fragmenté, que des petits bouts de moi permettant l’expression d’un corps métamorphosé qui échappe inlassablement à sa grande nature.

Un nouvel ordre s’installe, en tant qu’auteur d’un selfie, je le partage pour être vu, être perçu, amenant les membres de mon réseau social à jouer le rôle du voyeur puis de s’exhiber à leur tour. C’est le nouvel ordre qui favorise et même alimente une certaine forme de fantasme ; être un pur produit à aimer.

Nous avons tous bien compris que ce n’est plus la beauté de notre environnement qui inspire la capture d’une photo, mais le téléphone intelligent qui crée l’image, réinvente le réel qui va avec et la communique.

Le déploiement de nos nouveaux amis intelligents fait maintenant en sorte que la solitude est devenu cette perte de l’espoir d’être aimé ou adoré.

Mais, il ne faut pas s’en faire, tout ceci n’est que virtuel.

Bing, vous avez un nouveau message…

Une chanson de Serge Fiori

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Publié 8 juin 2017 par dandanjean dans Réflexion

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Padmasambhava, la libération par la vision nue de la nature de l’esprit   Leave a comment

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La réalisation passée ou présente

Est sans racine, fraîche, instantanée,

Elle consiste à demeurer tel quel, sans contrainte.

A saisir le temps dans toute sa simplicité immédiate,

A se voir dans son absolue nudité à chaque instant,

Alors ta vision sera limpide, transparente, sans objet!

C’est l’intelligence nue, fulgurante!

C’est la spatialité qui ne pose rien,

L’étincelante vacuité au delà des formes,

Délivrée de la permanence, fluide,

Sans limite, vibrante et claire!

Sans unité, sans pluralité,

Elle n’a qu’une saveur,

Elle ne vient de nulle part,

Clairement consciente d’elle-même,

C’est la Réalité même!

Cette introduction directe à la Réalité

Contient la totalité des mondes.

Le corps de vérité, le corps de félicité,

Le corps absolu en regorgent.

Étincelante est cette énergie naturelle de la liberté!

Voici l’introduction à cette puissante méthode

Révélatrice de la réalité même:

En cet instant, ta conscience est cette totalité,

Elle est cette clarté naturelle dépourvue de contrainte!

Peux-tu dire: « Je ne comprends pas la nature de l’Esprit »

Alors qu’il n’y a rien sur quoi tu puisses méditer

Dans cette clarté sans faille de ton intelligence?

Peux-tu dire: « Je ne vois la présence de l’Esprit »

Alors que celui qui pense est cette réalité?

Peux-tu dire: « Même en la cherchant elle demeure mystérieuse »

Alors qu’il n’y a absolument rien à faire?

Peux-tu prétendre que malgré les pratiques elle t’échappe

Alors qu’il suffit de demeurer sans contrainte?

Peux-tu dire qu’il t’est difficile d’agir

Alors qu’il est naturel de demeurer inactif?

Peux-tu dire que tu es incapable

Alors que la clarté, la conscience et l’espace sont ta propre réalité?

Peux-tu prétendre que la pratique ne porte pas de fruits

Alors qu’elle est naturelle, spontanée, libre de tous liens?

Peux-tu dire « Je cherche et ne trouve pas »

Alors que la pensée et la libération naturelle sont simultanés?

Pourquoi penser que les remèdes sont inefficaces

Alors que ta propre intelligence est simplement « cela »?

Comment peux-tu prétendre que tu ne sais pas?

Sois assuré que la nature de l’esprit est vacuité sans appui.

Ton esprit est aussi dépourvu de substance que l’espace vide. »

Padmasambhava, la libération par la vision nue de la nature de l’esprit.

Extrait du livre L’incendie du coeur de Daniel Odier

Chanson Vajra Guru (Padmasambhava) Mantra

Publié 29 mai 2017 par dandanjean dans Livres

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Conte de l’origine de la lumière   Leave a comment

ImAGE main allumée

Il était assis dans le salon. Tout se déroulait normalement comme tous les soirs.  Puis, rien. Voici en ses propres mots, ce qu’il m’a raconté.

Tiens, tout à coup il fait noir.

J’entends des voix sur le palier du haut, l’électricité vient de manquer, je réalise que nous sommes en panne de courant.

Je ne vois rien ou presque, ce soir il n’y a pas de lune.

Je ne peux plus continuer à faire ce que je fais à cette heure de la journée.

C’est la parenthèse qui s’installe et je ne peux rien y faire.

Puis, j’être de moi.

Puis je ne fais rien, mais je commence à voir dans la noirceur.

C’est l’éveil, l’éveil du sens, du sens qui me permet de m’adapter.

Le temps file tout comme l’espace, il y a moi d’être là sans faire.

Il y a ce calme qui s’installe, j’entends bien des pas en haut, mais cela n’a pas d’importance.

Il est fascinant que même si je ne suis pas au courant je sois toujours connecté.

Je vis sans voir mon corps, sans voir ma tête, dans la noirceur, et pourtant tout est si clair si net.

Je sens que j’ai franchi la parenthèse, je fais plus qu’attendre le retour de mon quotidien

Je suis en train de faire l’expérience de moi autrement.

Il n’y a pas d’incident, mais un événement, une vie à accueillir pleinement.

Je sais maintenant l’origine de la lumière.

Une chanson de Santana et Everlast – Put Your Lights On

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Qui n’a jamais été quêteux?   Leave a comment

virtuel-reseau-isolement

 

Il m’arrive tellement souvent d’entendre des personnes critiquer le quêteux de la rue qui demande quelques sous. Et pourtant, c’est la même chose tous les jours, c’est la même scène, le quêteux est à son poste et des passants le croisent avec une apparente indifférence, apparente, car plus tard vient la critique.

Il n’y a pas de sots métiers pour la personne qui peut critiquer les autres. Des entrepreneurs, des avocats, des médecins, des ouvriers, des prédicateurs et j’en passe, dont moi. Tous nous diront que nous assumons notre vie, qu’il faut être mature et que nous faisons quelque chose d’important de notre vie sans nécessairement dépendre du don d’un autre.

Pourtant, juste un petit peu de recul avec une attitude bienveillante, ouverte, nous dévoile une autre réalité.

Qui d’entre nous n’a jamais quêté? Combien d’entre nous n’avons jamais eu le comportement de quêter notre affection voir notre amour? Regardez-moi, aimez-moi, parlez-moi!

ON quête une promotion, une vente, un privilège et pourtant presque avec une acceptation sociale.

Comme pour notre quêteux du petit change (petites pièces de monnaie – expression québécoises comme quêteux d’ailleurs), combien de personnes passent une bonne partie de leur vie à exprimer des demandes plus ou moins reconnues, mais souvent ignorées.

L’absence d’être possédé d’attention, parfois affective, demeure et ronge lentement l’ouverture à l’autre.

Il est impressionnant de voir les ravages de l’orgueil et de la suffisance. Tout le monde cherche la même chose et sans écoute attentive.

Il est fascinant de constater qu’il en faut peu pour écouter l’autre, juste autant que pour s’écouter. Le temps d’une écoute, et c’est la rencontre, l’autre versant de l’indifférence. Nous avons chacun de nous la capacité de faire une différence pour quelqu’un. Notre vulnérabilité n’est rien de moins que la reconnaissance de notre plus grande faiblesse. Agir sur celle-ci nous rend meilleurs.

Au-delà de l’argent ou de l’attention affective qui fait l’objet de tant de sollicitation et qui ne changera pas réellement les choses, la considération bienveillante permet de renouer avec notre propre nature qui est sans attache et qui se nourrit de vivre librement l’ici et maintenant. Prendre c’est perdre, se donner c’est grandir. Avec le temps, nous découvrons cette énergie en nous qui se nourrit de l’interdépendance. C’est par elle que nous pouvons pleinement rencontrer l’autre malgré ses demandes puis les transcender.

Une chanson de Enrico Macias & Mikaël Miro – Le mendiant de l’amour

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Publié 30 avril 2017 par dandanjean dans Réflexion

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Sans être optimiste ou pessimiste   Leave a comment

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Es-tu une personne optimiste ou pessimiste?

Je ne crois pas non!

Mais je ne te perçois pas comme quelqu’un de pessimiste!

En effet.

Alors?

Si tu veux savoir si j’ai confiance en l’avenir des hommes, la réponse est non!

Si tu me demandes si j’ai peur de ce que nous allons faire de notre monde, la réponse c’est non!

La sérénité que nous attendons gâche ce que nous sommes en train de vivre.

J’aime les personnes qui m’entourent, j’aime voir dans leurs yeux leur création qui s’exprime.

Et j’ai trop à faire en ce moment pour investir l’avenir avec mes devises du passé.

Alors tu es quoi au juste?

Une personne présente à la vie sans liant positif ou négatif.

Une chanson de Fred Pellerin – Silence

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Publié 23 avril 2017 par dandanjean dans Réflexion

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