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Moi, Toutankhamon, reine d’Égypte   Leave a comment

pharaon

Nous sommes les seuls êtres vivants à avoir acquis, par la civilisation, des choses inutiles, et plus qu’aucun autre, nous sommes dévorés par la crainte de la mort. Que de fois je l’ai entendu dire que toutes nos plus belles inventions – les dieux, les temples, les rituels funéraires – se réduisaient à rien, et que, passé notre brève existence sur cette terre, nous ne pouvions rien faire d’autre qu’accepter notre disparition.

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Mais pour lors, Senou, je suis lassée de parler de ces sentiments qui étaient les miens pour lui. Je voudrais maintenant te parler de quelque chose d’autre, qui a beaucoup fait pour mon bonheur, d’un autre amour, qui m’a occupée : la poésie. Oui, Senou, tu sais combien j’ai aimé disposer les mots selon un rythme quasi musical. La poésie conduit les sentiments jusqu’à leur vérité essentielle.

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La violence est l’expression de la crainte, comme la cruauté, et il n’est pas de plus grande crainte que celle de la mort.

Nabil Naoum dans Moi, Toutankhamon, reine d’Égypte

Une pièce musicale ANCIENT EGYPTIAN LOVE SONG

Publié 12 décembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures, Voyages et errances

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La Francophonie qu’est-ce que c’est – Université Senghor à Alexandrie   Leave a comment

 

Une vidéo qui illustre le contexte dans lequel doit œuvrer l’Université Senghor.

Publié 12 décembre 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager, Voyages et errances

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Jour 5   Leave a comment

ImAGE_rêve papillon

Le monde étudiant est fascinant à l’Université de Senghor d’Alexandrie. Les jours sont des découvertes à apprécier, à coup de lecture, à coup de textes à produire et d’examen à passer pour se réaliser un rêve. Il y a aussi ces moments de répit, ces intermèdes entrecoupés de bavardages, qui colorent les amitiés.

Les corridors, s’ils pouvaient nous parler, ils nous raconteraient ces événements qui nous poussent à courir pour atteindre l’échéance ou encore, ces autres passages où le temps s’éternise en flânerie sans but, pause de nulle part, au cœur de l’œil de la tornade. En fait, cette existence étudiante universitaire est une quête du devenir possible à l’image d’un rêve.

Ces étudiants apatrides, déracinés, provenant des pays francophones d’Afrique et étudiant à Alexandrie pendant 2 ans l’administration des organisations, sont des papillons naissants. Ils sont ici pour réaliser leurs dons, dans différentes circonstances, et ainsi se préparer à devenir les agents de changement de demain.

Une chanson de Thomas Fersen – Les Papillons

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-THOMAS-FERSEN,LES-PAPILLONS,24917.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 12 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru, Voyages et errances

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Le quatuor d’Alexandrie, Tome 2 Balthazar   Leave a comment

Durrell

Le téléphone est le symbole moderne des communications qui n’ont jamais lieu.
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Puis [Pursewarden] demanda aux élèves [d’un groupe littéraire] de noter trois choses dans leurs cahiers, qui pourraient leur être utiles plus tard s’ils ne l’oubliaient pas. Les voici :
1- Chacun de nos cinq sens renferme un art.
2- En matière d’art la plus grande discrétion doit être observée.
3- L’artiste doit saisir la moindre miette de vent.
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Nous vivons, écrit quelque part Pursewarden, des existences fondées sur une sélection de faits imaginaires. Notre sentiment de la réalité est conditionné par notre position dans l’espace et dans le temps, et non par notre personnalité comme nous nous plaisons à le croire. Chaque interprétation de la réalité est donc basée sur une position unique. Deux pas à gauche ou à droite et le tableau tout entier se trouve modifié. » Quelque chose comme cela…
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Pursewarden un jour, à propos de l’art d’écrire, me dit que la souffrance qui accompagne la création est uniquement due, chez les artistes, à la peur de la folie : « Forcez-vous un peu la main et dites-vous que vous vous fichez éperdument de devenir fou, vous verrez alors que cela viendra plus vite, que vous abattrez une barrière.

Lawrence Durrell dans Le quatuor d’Alexandrie, Tome 2 Balthazar

Une pièce musicale Oriental Dance Studio Alexandria, Tallinn

Publié 11 décembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Hypathie : Martyre du savoir   Leave a comment

Philosophe et mathématicienne, astronome et enseignante, Hypatie fut l’un des plus brillants esprits de son temps. Mais que savons-nous réellement d’elle, si ce n’est qu’elle connut une fin épouvantable ?

Elle fut l’une des rares femmes intellectuelles de l’Antiquité dont le souvenir est parvenu jusqu’à nous, quoique parcellaire, et bien souvent empreint d’informations contradictoires. Mais Hypatie fascinait, et fascine toujours aujourd’hui. Partons à sa rencontre.

Publié 11 décembre 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Jour 4   Leave a comment

Parfois, il me revient cette certitude que le travail du gestionnaire n’est pas seulement une affaire d’organisation, de planification et de mobilisation.

Le défi de s’engager et d’aimer composer avec la perception des messages, la façon dont ils sont décodés dans une équipe, la façon dont les personnes travaillent ensemble et leur capacité à accepter l’autre.

La ou le gestionnaire qui désire faire carrière et monter dans la hiérarchie ne s’attardera pas à cela. Mais, celle ou celui qui aime travailler avec les personnes, qui a le gout de servir la clientèle, qui veut contribuer à la différence, comprendra qu’il faut prendre du temps à s’écouter, à s’apprivoiser, à standardiser les processus d’ajustement mutuel au lieu de perdre du temps à vouloir contrôler la désorganisation du présentéisme.

Il en est au travail, comme dans nos vies personnelles. Ce qui fera la différence, c’est la façon, le parcours que nous avons pris et non seulement le résultat. À quoi bon gagner, si le prix est de se perdre?

Une chanson de Claude François, un autre chanteur né en Égypte à Ismaïlia  – Alexandrie Alexandra

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/828475.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 11 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru, Voyages et errances

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Le quatuor d’Alexandrie, tome 1 : Justine   Leave a comment

La pauvreté exclut, disait un jour Justine, et la richesse isole.

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Tu sais bien que je ne raconte jamais la même histoire deux fois de la même façon. Cela ne veut pas dire que je mens.

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Il n’y a que trois choses que l’on puisse faire avec une femme, dit un jour Clea. On peut l’aimer, souffrir pour elle ou en faire de la littérature.

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Une ville devient un univers lorsqu’on aime un seul de ses habitants.

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Il n’y a pas de souffrance plus atroce que celle d’aimer une femme qui vous donne son corps et qui pourtant est incapable de livrer son être véritable – parce qu’elle ne sait pas où le trouver.

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Je reviens vers la ville où nos vies se sont mêlées et défaites, la ville qui se servit de nous, la ville dont nous étions la flore, la ville qui jeta en nous des conflits qui étaient les siens, et que nous imaginions être les nôtres ; bien aimée Alexandrie.

Lawrence Durrell dans Le quatuor d’Alexandrie, tome 1 : Justine

Une pièce musicale avec une chanteur égyptienne Alkistis Protopsalti – Alexandria

Publié 10 décembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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