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Infaillibilité et condition humaine   Leave a comment

SIMPLICITÉ-DU-CŒUR

On attendait d’elle qu’elle soit bonne, qu’elle devienne infaillible. Toute son éducation était basée sur cette approche de perfection du développement humain.

Elle luttait fort pour s’y approcher, pour ne pas décevoir, pour devenir la perfection attendue.

Parfois, elle avait un doute. Elle avait l’intime conviction qu’elle n’était pas parfaite et doutait d’atteindre cet état un jour.

À regarder les autres autour d’elle, elle ne voyait pas la perfection, mais ce don d’illusionniste. Certaines personnes réussissaient par leurs propos, parfois par leurs images déposées sur les réseaux sociaux, à donner cette impression de perfection, de bonheur. Mais, elle savait au fond d’elle qu’il s’agissait de soubresaut d’égo. D’histoires de fanfaron.

D’un autre côté, elle ne pouvait pas souhaiter que sa vie soit une longue série d’échecs, du déplaisir, ou une perte de sens. Elle avait du plaisir à réaliser des choses qu’elle imaginait et dont elle excellait.

Elle était prise au piège entre l’infaillibilité attendue et la connaissance de ses limites et de ses contraintes. Son estime de soi en était affectée.

Et pourtant, comme toute chose dans la vie, rien ne demeure trop longtemps dans un état stable. Tout change.

Elle a découvert l’amour à la croisée d’un chemin de la vie et cette rencontre fut une grande élévation.

Elle donnait de son temps de sa présence et elle faisait tout pour rendre la vie lumineuse, sans se soucier si tout était parfait. Elle suivait avant tout l’élan de son cœur. Elle apprit à donner, et aussi à découvrir qu’une personne pouvait aimer elle aussi à donner juste pour elle. Et elle apprit à recevoir.

Elle ne ressentait pas le besoin de prouver aux autres qu’elle était capable d’aimer, et d’être aimé. Au contraire, elle accueillait cet amour comme une belle expérience de la vie. Elle avait beaucoup plus le désir d’être enveloppée de silence que d’agiter son environnement vainement à ce sujet.

On dit souvent que les gens heureux n’ont pas d’histoire, et ce n’est pas tout à fait vrai. Ils ont une histoire, leur histoire singulière, mais elle n’est pas conçue pour épater un public. Son histoire lui permettait de se relier avec un petit groupe d’humains privilégiés.

Je l’ai croisé l’autre jour, elle m’a beaucoup inspiré. En discutant, elle m’a fait comprendre que la vie est une aventure, une exploration continuelle à travers des réussites, des épreuves, des erreurs, des moments d’extase et des apprentissages. Elle émanait une énergie sereine d’amour. C’est cette vision joyeuse que nous avons partagée.

En repartant vers chez moi, il m’est resté cette vision que nous sommes juste, nous sommes parfaitement imparfaits et c’est ce trésor de simplicité qu’il nous faut préserver.

Une chanson d’Edgar Bori – L’Étoile du nord

Les paroles sur http://christianeloubier.com/article-l-etoile-du-nord-104227765.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 14 août 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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La harpe merveilleuse   Leave a comment

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Dans le ravin de Lungmen se dressait autrefois, il y a très, très longtemps, un arbre Kiri qui était le véritable roi de la forêt. Il portait si haut la tête qu’il pouvait converser avec les étoiles et ses racines s’enfonçaient si profondément dans la terre qu’elles mêlaient leurs anneaux de bronze à ceux du dragon d’argent qui dormait au-dessous de lui. Et il arriva qu’un puissant magicien fit de cet arbre une harpe merveilleuse, dont le farouche esprit ne pourrait être apprivoisé que par le plus grand des musiciens.

Durant longtemps l’instrument fit partie du trésor de l’empereur de Chine, mais aucun de ceux qui, tour à tour, avaient essayé de tirer de ses cordes une mélodie ne vit sa tentative couronnée de succès. En réponse à leurs efforts suprêmes il ne sortait de la harpe que de dures notes de dédain, peu en harmonie avec les chants qu’ils désiraient chanter. La harpe se refusait à reconnaître son maître.

Enfin vient Peiwoh, le prince des harpistes. D’une main délicate il caressa la harpe, comme lorsque l’on cherche à calmer un cheval rétif, et se mit à toucher doucement les cordes. Il chanta la nature et les saisons, les hautes montagnes et les eaux courantes ; et tous les souvenirs de l’arbre se réveillèrent !

De nouveau la douce brise du printemps se joua à travers les branches. Les jeunes cataractes, en dansant dans le ravin, souriaient aux fleurs en bouton. De nouveau l’on entendit les voix rêveuses de l’été avec leurs myriades d’insectes, et le joli battement de la pluie, et la plainte du coucou. Écoutez ! Un tigre a rugi et l’écho de la vallée lui répond. C’est l’automne ; dans la nuit déserte, tranchante comme une épée, la lune étincelle sur l’herbe gelée. L’hiver maintenant, règne et à travers l’air plein de neige tourbillonnent des vols de cygnes, et des grêlons sonores frappent les branches avec une joie sauvage.

Puis Peiwoh changea de ton et chanta l’amour. La forêt s’inclina comme un ardent jeune homme perdu dans ses pensées. Là-haut, pareil à une altière jeune fille, volait un beau nuage éclatant ; mais son passage traînait sur le sol de longues ombres, noires comme le désespoir.

Le ton changea encore ; Peiwoh chanta la guerre, les épées qui s’entrechoquent et les chevaux qui piaffent. Et dans la harpe se leva la tempête de Lungmen ; le dragon chevauchait l’éclair, l’avalanche s’écroulait à travers les collines avec un bruit de tonnerre.

Le monarque Céleste, extasié, demanda à Peiwoh quel était le secret de sa victoire.  » Sire, répondit-il, ils ont tous échoué, parce qu’ils ne chantaient qu’eux-mêmes. J’ai laissé la harpe choisir son thème, et en vérité je ne savais pas si c’était la harpe qui était Peiwoh ou Peiwoh qui était la harpe. « 

Okakura Kakuzo dans le Livre de de Thé

Une pièce musicale de Lorena McKennitt – The Mystics Dream

Publié 13 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le temps qui passe et le devenir   Leave a comment

Etienne Klein traite du temps qui passe et le devenir

Comment faire le pont entre la philosophie et la physique.

La cause d’Étienne Klein.

Publié 13 août 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Une chance qu’on s’a   Leave a comment

ImAGE Arbre humain

 

Imaginez que vous vous réveillez un matin et qu’il n’y a personne autour de vous. Vous sortez dans la rue, et personne, c’est le silence total. Même le chant des oiseaux est disparu.

Vous avancez plus loin dans le quartier, personne. Au bout d’une journée de marche, vous êtes toujours seul.

Certains d’entre nous sont habitués à vivre de façon solitaire et ils seraient capables de ne pas vivre trop d’anxiété. Toutefois, tous, nous aurions le sentiment de vide, d’absence de l’autre.

L’humain est avant tout un être social, en interaction, parfois de façon minimale avec les autres, mais nous sommes tous inter relié.

Il est bon de se rappeler que nous sommes privilégiés de vivre avec ceux qui nous entourent, autant nos amis que les personnes inconnues.

Ceux qui ont vécu un génocide ou les affres de la guerre en savent quelque chose.

Je vous remercie d’embellir votre environnement, de créer des parcelles de bonheur autour de vous. Une chance qu’on s’a (expression utilisée dans certaines régions du Québec qui signifie Une chance qu’on s’ait = Une chance que nous nous ayons = Une chance que nous soyons ensemble.

Une chanson de Jean-Pierre-Ferland – Une chance qu’on s’a

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/803911.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 13 août 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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René Char et quelques propos…   Leave a comment

ImAGE passion au corps

Viendra le temps où les nations sur la marelle de l’univers seront aussi étroitement dépendantes les unes des autres que les organes d’un même corps, solidaires en son économie.

Le cerveau, plein à craquer de machines, pourrait-il encore garantir l’existence du mince ruisselet de rêve et d’évasion ? L’homme, d’un pas de somnambule, marche vers les mines meurtrières, conduit par le chant des inventeurs…

*

J’entrevois le jour où quelques hommes entreprendront sans ruse le voyage de l’énergie de l’univers. Et comme la fragilité et l’inquiétude s’alimentent de poésie, au retour il sera demandé à ces hauts voyageurs de vouloir bien se souvenir.

*

Nous n’appartenons à personne sinon au point d’or de cette lampe inconnue de nous, inaccessible à nous qui tient éveillés le courage et le silence.

*

Je rêve d’un pays festonné, bienveillant, irrité soudain par les travaux des sages en même temps qu’ému par le zèle de quelques dieux, aux abords des femmes.

*

Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir.

*

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.

René Char dans Fureur et mystère

 

Une pièce musicale Psalms 104 sung in ancient Hebrew | ברכי נפשי את ה’ – תהלים ק »ד

Publié 12 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’incroyable Marrec   Leave a comment

Marrec, vieux loup de mer, rentre au port où un gamin l’attend.

Il va lui raconter, bien à sa manière, l’histoire de sa plus belle pêche…

Publié 12 août 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Mon ancien maître, Soleil   Leave a comment

ImAGE soleil

J’ai plaisir à revisiter mes maîtres anciens qui à chaque fois, me font découvrir des enseignements merveilleux.

Par exemple, le maître Soleil, qui m’a appris le pouvoir de l’énergie en nous. Il m’a appris à faire en sorte que ma vie rayonne positivement sur les autres.

Soleil m’a appris l’importance de bien doser notre présence dans un monde où nous cherchons à exploiter parfois sans égard à l’épuisement des ressources. Apprendre à apparaitre, à produire son action, à s’effacer lentement et à laisser un temps de repos. Soleil insiste souvent sur la sobriété, de ne pas toujours être constant, de savoir attendre, d’agir d’une façon contributive à d’autres éléments dans notre environnement

Pour moi Soleil représente l’inaccessible et l’incontournable dans ma vie de tous les jours.  Ce feu céleste apporte la chaleur et la clarté (même voilé sous d’immenses nuages). Il guide la portée du jour, fixe le temps solaire, rend possibles la fécondité, puis la santé.

Soleil m’a souvent fait comprendre l’importance d’ajuster sa présence en fonction de l’effet désiré. Trop d’intensité au printemps peut tuer la vie.  Il faut savoir doser les jeux d’ombres et de lumière, et susciter à chaque instant le climat favorable à la réalisation.

On ne peut pas regarder trop longtemps Soleil sans perdre la vision. Sa lumière doit être appréhendée par ses effets pour dépasser les limites de notre conscience et apprécier ce foyer d’énergie qui nous anime. Il en est de même de l’essence de toute chose lorsqu’elle se consume au cycle de la vie, notamment l’amour.

Mes maîtres anciens, Montagne, Rivière, Chemin, Arbre et Vent pour ne nommer que ceux-ci sont riches d’enseignement. Je vous invite tout comme moi à les revisiter de temps en temps.

Une chanson de Jean -Pierre Ferland – Au Fond des Choses le Soleil Emmène au Soleil

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