Être là

ImAGEMatin champs de fleurs

Elle était couchée sur l’herbe, et lui était bien heureux d’être si près d’elle.

Elle lui demanda de regarder le passage des nuages dans le ciel. Elle lui montra les différentes formes qu’elle voyait et imaginait un dragon qui lentement s’est transformé en un oiseau et enfin en une croisée de chemin. Elle lui dit qu’elle se sentait comme ces nuages, sans forme fixe.

Elle regardant son ami dans les yeux et gardant le silence quelques instants.

Il lui dit alors que lui aussi avait ce sentiment que rien ne se fixe à jamais. Que cet instant qu’ils vivent ensemble n’arrive qu’en ce moment, il peut y en avoir d’autres pareils, mais ce sera peine perdue.  La magie est en ce moment.

Il lui raconta qu’à toutes les fois qu’il réalise un rêve, un projet, une épreuve, un moment magique, il vivait la satisfaction.  Bien sûr, il y a eu les efforts, oui cela entrainait souvent de la fatigue, mais le but était atteint. Et lentement s’effaçait la satisfaction et le désir de relever un autre défi, de faire une autre découverte l’animait. Chaque fois qu’il tentait de refaire le même trajet ou le même projet, il mesurait la perte d’intérêt, la perte d’intensité. Pour lui aussi, le moi changeait constamment comme les nuages et il avait besoin de traverser de nouveaux horizons.

Elle se colla contre lui. En effet, ils venaient tous les deux de mesurer l’importance d’être là, ensemble.

Une pièce musicale de Beethoven – 6th Symphony – Pastoral

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Sentir chaque moment d’éveil

ImAGE terre

Je sens chaque jour, que ce soit le matin ou le soir, les changements s’opèrent, certains éléments de la vie se précisent. Il existe toujours la nébuleuse au loin, mais chaque éveil que m’apporte la vie me permet de mieux m’intégrer dans ce qui peu à peu se transforme, la température, les couleurs des feuilles, l’intensité du torrent, l’angle du soleil. Il n’y a pas de sens caché aux saisons, il y a la pertinence de s’y synchroniser, et de laisser notre nature propre faire de même et vivre ses transformations.

Nous avons habitué notre œil à se laisser séduire par la beauté des paysages et des choses délicates. L’entraînement à l’observation, l’attention nous permet de vivre des moments d’émerveillement qui sont des éveils à la vie, où la grâce transpose au sein de notre nature propre une révélation.

Il arrive un temps où nous comprenons que ce ne sont pas toutes les journées ensoleillées et chaudes qui sont bénéfiques, certaines brûlent des espaces de vie. De même, que ce ne soient pas toutes les tempêtes qui représentent un défi d’obstruction sur notre chemin, certaines ont pour fonction de le nettoyer afin de se rendre à notre nature profonde. Il n’existe pas de mauvais temps, juste les différentes sortes de temps de la vie.

Les personnes qui ne désirent qu’un seul temps font le choix inconscient de ne plus apprendre et de s’opposer au cycle de la nature sur une base quotidienne. Ils se réveillent dans le même espace-temps désiré et se donnent peu d’opportunité à l’émerveillement, à l’éveil à autre chose.

On entend souvent dire que le sens de la vie est le bonheur. Je nous souhaite d’être le plus souvent possible à la bonne heure, c’est-à-dire, au bon moment, au bon endroit, avec les bonnes personnes, capables, peu importe les conditions, d’apprécier et de s’émerveiller des changements qui s’opèrent en nous et qui nous rends, pour qui sait porter attention, si beaux.

Une chanson de Leonard Cohen – Hallelujah

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/257665-leonard-cohen-hallelujah.html

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Un simple je t’aime

je-t-aime

Dès la naissance,

Nous faisons l’expérience de cette vie

Qui n’est que successions de changements,

De la mort d’un état, d’une condition

Pour renaître au moment présent.

Cette succession d’instants

Nous amènent à des changements physiologiques

Ou nous passons de périodes de maladie

À des périodes d’accalmie et de bien-être

Emporté dans une spirale d’occasions

Et en même temps soumis

Aux courants des cycles de notre planète,

Elle-même emportée dans le mouvement en spirale de notre galaxie

Lui-même entraîné dans la grande mouvance de l’univers,

Interdépendant des multivers,

Et pourtant, il s’agit de dire un simple je t’aime,

Pour créer un instant infiniment magique

Révélant le sens ultime de la vie

 

Une pièce musicale d’Andreas Vollenweider The Secret « The candle and love »

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Jour 11

ImAGE soleil arbre

Le jour où j’ai accepté de voir l’autre côté de la dureté, des conflits et des difficultés quotidiennes, j’ai fait une place à l’émerveillement, cette disposition pour certains, poétique ou enfantine qui nous fait redécouvrir la vie.

Au risque de passer pour une personne qui régresse en enfance ou qui manque de maturité, je dois l’avouer, j’adore maintenant voir ce qui est beau dans la vie. J’adore, l’espace d’un instant, redécouvrir avec fascination la vie avant de revenir à mes obligations. Ce n’est pas de l’égarement, c’est comme attraper un instant de beauté, le sentir, le toucher, le voir et par la suite poursuivre son chemin.  J’ose même concevoir que ces captations furtives de la vie sont des instants des plus importants et que tout adulte devrait prendre au sérieux son émerveillement, car c’est avant tout une capacité de présence, une capacité d’habiter sa vie.

Le défi pour l’âge adulte est de redonner une place à l’émerveillement. En quittant l’enfance, nous donnons plus de place aux compétences de comprendre, de confronter, d’expérimenter ou de maîtriser le monde dans lequel nous évoluons, et cela au prix de moins soutenir notre capacité d’émerveillement.

Puis, un jour, une prise de conscience se fait, et nous décidons de laisser moins de place à nos peurs, nos inquiétudes, afin que la gratitude envers la vie suscite l’émerveillement.  S’émerveiller, c’est plus qu’une émotion, c’est une capacité à regarder la vie humblement, à accepter de faire face à notre ignorance et de découvrir, encore et encore, la révélation des mille facettes de sa beauté.

Les parcours de la vie que nous empruntons ne sont pas toujours des expériences heureuses.  Nous avons tous notre lot de blessures et de constats qui nous ont fait apprendre à nous protéger. Toutefois, il n’y a pas de liberté plus grande que de choisir de réaliser sa vie. L’émerveillement en est l’un des carburants les plus importants pour maintenir sa capacité créatrice.

Elle ne s’improvise pas, elle nous échappe si nous voulons l’attraper et elle se présente à soi à qui a cessé de mettre son cœur en attente pour le laisser s’épanouir. Comme la chenille devient papillon, le regard de soi s’estompe et le regard à soi prend son envol.

Une chanson de Michel Pépé – Émerveillement

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Ces petits gestes grandioses

ImAGE Mandela

Ce qui change le monde, ce ne sont pas les grands mouvements politiques, sociaux ou révolutionnaires. Ces mouvements sont les fruits de l’existence des femmes et des hommes qui l’ensemencent, en portent les germes. Ce n’est pas le fruit qui apparaît qui change l’arbre, c’est l’arbre avec toutes ses ramifications qui en produit le fruit.

Attendre, pour que le changement se fasse, attendre les bonnes conditions, comporte une grande part de risque. C’est faire reposer ses attentes sur les autres.

Le changement est cette trace visible de l’impermanence. Au niveau individuel, le changement ayant un effet éventuel sur l’ensemble des humains tel l’effet papillon, découle de l’effort personnel et constant qui, loin d’un état de grâce spontané, forge et polit le caractère créatif d’une personne. Elle peut alors faire la différence.

Puis au niveau des relations interpersonnelles, lorsqu’elle exprime cette singularité, elle enrichit la condition humaine. Et l’illusion du changement s’opère. Je fais référence à l’illusion, car le changement est toujours là, la personne qui fait la différence n’en insuffle qu’une part de direction.

Une chanson de Simple Minds – Mandela day

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/263793.html

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Choisir

Boutique rêves

Si j’avais la contrainte de t’écrire un seul mot pour faciliter ta vie et pour susciter des moments d’émerveillement, sûrement que j’écrirais le mot choisir

J’ai aussi pensé au mot aimer, mais aimer n’a de sens que lorsqu’il devient un choix de vie.

Choisir permet de s’adapter à la vie qui est toujours en changement.

Choisir, c’est souvent franchir l’entrave, se mettre en mouvement.

Choisir, c’est avancer avec détermination vers ce que nous ressentons, vers ce que nous voulons, même lorsque c’est pour éviter de grandes difficultés.

Apprendre à choisir permet de s’approprier cette capacité à renoncer, à clarifier, à épurer.

Choisir, cela permet de lâcher prise et de transcender la peur qui souvent s’est incrustée par notre indécision.

Une chanson de Zaz – Je veux

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Des dons cachés qui resurgissent

Agnès Stevenin raconte son histoire : pourquoi ses dons étaient cachés pendant toute une partie de sa vie, et comment ils ont resurgi à l’âge adulte.

Peut-on devenir guérisseur sans le vouloir ? Il y a 17 ans, c’est ce qui est arrivé à Agnès Stevenin, une mère de famille que rien ne prédisposait à cela, lorsque soudain elle s’est mise à voir les corps énergétiques des gens, et à savoir qu’elle pouvait les soigner. Comment devenir guérisseuse en étant complètement autodidacte ? Comment a-t-elle vécu ce changement de vie ?