Archives du tag ‘conscience

Ce qui est à la portée que des sages!   Leave a comment

Un homme s’approche d’un ancien et lui dit : On m’a dit que tu es sage… S’il te plaît, dis-moi quelles sont les choses que peut faire un sage qui ne sont pas à la portée de tout le monde.

L’ancien lui répond : Quand je mange, je mange ; quand je dors, je dors ; et quand je parle avec toi, je parle avec toi. Mais enfin, ça aussi je peux le faire et je ne suis pas sage pour autant, lui répond l’homme surpris. Je ne le crois pas, lui réplique l’ancien. Parce que quand tu dors, tu te remémores les problèmes que tu as eu au cours de la journée ou tu imagines ceux que tu pourrais avoir au réveil. Quand tu manges, tu planifie ce que tu vas faire plus tard. Et pendant que tu parles avec moi, tu penses à ta prochaine question où à ce que tu vas me répondre, avant que j’ai terminé de parler.

Le secret, c’est d’être conscient de ce que nous faisons dans le moment présent et ainsi profiter pleinement à chaque instant du miracle de la vie.

Anthony de Mello

Une pièce musicale Kitaro – Matsuri

Publié 22 novembre 2017 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Gérer plus que le présentéisme   Leave a comment

 

Parfois, il me revient cette certitude que le travail du gestionnaire n’est pas seulement une affaire d’organisation, de planification et de mobilisation.

Le défi de s’engager et d’aimer composer avec la perception des messages, la façon dont ils sont décodés dans une équipe, la façon dont les personnes travaillent ensemble et leur capacité à accepter l’autre.

La ou le gestionnaire qui désire faire carrière et monter dans la hiérarchie ne s’attardera pas à cela. Mais, celle ou celui qui aime travailler avec les personnes, qui a le gout de servir la clientèle, qui veut contribuer à la différence, comprendra qu’il faut prendre du temps à s’écouter, à s’apprivoiser, à standardiser les processus d’ajustement mutuel au lieu de perdre du temps à vouloir contrôler la désorganisation du présentéisme.

Il en est au travail, comme dans nos vies personnelles. Ce qui fera la différence, c’est la façon, le parcours que nous avons pris et non seulement le résultat.

À quoi bon gagner, si le prix est de se perdre?

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Ensemble

Souviens-toi,

Était-ce, mai, novembre, ici ou là,

Était-ce un lundi,

Je ne me souviens que d’un mur immense,

Mais nous étions ensemble, ensemble nous l’avons franchis.

 

Reviens-moi de tes voyages si loin,

Reviens-moi, tout s’ajoute à ma vie,

J’ai besoin de nos chemins qui se croisent,

Quand le temps nous ressemble, ensemble tout est plus joli.

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

 

Publié 21 novembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , ,

Survivre à la torture   Leave a comment

ImAGE de bonheur

 

Ce n’est pas facile, ni simple à exprimer. Mais, oui, j’ai vécu la torture et, sur une longue période. Les blessures sont profondes et encore présentes.

Au début, j’ai subi le chantage, vous savez, cette approche qui vise à s’obliger à faire quelque chose sinon nous risquons de perdre la face. Puis, cela s’est intensifié. J’ai été contraint à subir la fatigue qui nous induit un état second, et nous amène à supporter l’impossible, et continuer, encore et encore. Puis, ce fut les techniques de tromperie, celles où l’on fait miroiter un espoir, et subitement, il disparaît, afin d’attaquer les systèmes de défense. Puis différentes substances pour faire tomber les inhibitions, ce que nous ne voulons pas révélé.

Pendant ma captivité, j’ai établi une routine, que je suivais religieusement afin de pouvoir m’encrer dans certains repères. J’ai vu les espoirs d’amour s’évanouir, j’ai vu les amitiés disparaître, j’ai vu les trahisons sous leurs vrais jours. Puis, ce fut mon manque d’amour qui est apparu, les mensonges que je me suis forgés, je touchais le fondement de la situation.

Il a fallu combien de coups avant que je cède?

Il a fallu combien de chutes avant que je m’extirpe?

Il a fallu combien de pression avant de céder?

Il a fallu combien de peurs avant de lâcher-prise?

Il a fallu combien de désillusion avant de comprendre?

Nous sommes tous passés par une période de noirceur. Pour certains cela arrive plus tôt, pour d’autres plus tard. Ce texte peut paraître difficile ou dur, mais il est l’expression exacerbée de ce que nous vivons. Trop souvent, le tortionnaire est en nous-mêmes, et nous ne prenons pas conscience de ce que nous endurons inutilement, avant de lâcher-prise, et de faire la paix avec soi, puis avec les autres.

Je nous le souhaite tous.

 

Une chanson de Dany Bédard – Faire la paix avec l’amour

J’ai pas demandé à venir au monde

Je ne veux pas non plus rester dans l’ombre

J’ai pas choisi celui que j’aime

Je ne veux pas non plus cacher ma peine

 

Je suis pendue à tes lèvres

J’entends la porte qui se referme

J’éteins le soleil qui se lève

T’as jamais su calmer ma fièvre

T’as jamais pu lever les poings

Pourtant je pleure toute les nuits

Ces blessures la… je les guéris

J’ai l’impression que ça va trop loin

Refrain

J’ai dû combattre mes envies

Et faire semblant d’aimer la vie

Mais aujourd’hui c’est à mon tour

De pousser la porte et voir le jour

De reconnaître qui je suis

Et faire la paix avec l’amour

J’ai peur de ta voix et du noir

Le noir qui loge le désespoir

Celui-là même qui me poursuit

Et qui me plonge dans l’oubli

J’ai pas demandé à venir au monde

J’veux ne pas non plus rester dans l’ombre

J’ai pas choisi celui que j’aime

Je ne fais qu’un avec ma peine

Refrain

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

 

 

Publié 17 novembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , , ,

Le miroir de l’esprit   Leave a comment

P1070793

Le miroir est un outil d’apprentissage que j’affectionne. Il est là, sur le mur, et il est censé être d’une forme simple, un rectangle mince accroché au mur, dont la texture est froide et lisse, et qui est fait d’un verre poli et métallisé qui réfléchit les rayons lumineux. Bien qu’il soit unique, il peut devenir multiple par la variété des objets qui se reflète en lui. Un objet simple, mais, pourtant…complexe.

Vous vous levez le matin, vous regardez le miroir au-dessus du lavabo et tout à coup votre monde peut basculer. Un bouton, une marque, une ride, une nouveauté… bref, cet objet simple réfléchit ce que nous captons comme standard de vie.

Devant le miroir, il y a le voyant, la vision et la chose vue.

Étrangement, le rêve à des propriétés très proches du miroir.

La conscience est à l’image de cette perspective captée devant le miroir, multiple et unique.

La conscience se manifeste par une multiplicité d’aspects, mais elle est avant toute autre chose que la représentation d’une personne qui voit le monde. La conscience est non duelle, elle transcende les corps en exposition, l’espace et la captation issue de la seule perspective de l’esprit qui voit.

Lorsque l’esprit prend conscience des reflets qui émanent de lui, que ce soit les pensées ou les émotions, il peut alors porter son attention sur ce qui est à la source de ces rayons lumineux qu’il capte.

Toute forme de miroir est un outil d’apprentissage très intéressant.

Une chanson de Gentle Giant – On Reflection

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 15 novembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

L’esprit de solitude et d’amour   Leave a comment

ImAGE - sens

Aimer quelqu’un, c’est honorer sa solitude et s’en émerveiller. En fait, il s’agit de choisir entre devenir un et demeurer unique.

*

Beaucoup s’imaginent que l’amour va mettre fin à leur solitude alors que c’est la solitude qui permet l’éclosion et la durée de l’amour.

*

Hadewijch est une des premières à dégager le spirituel du religieux, la vie intérieure des croyances imposées, au risque d’évacuer bientôt le rôle du clergé et les prérogatives de l’Eglise. Toute religion s’appuie sur une assemblée humaine, elle est d’ordre collectif et encourage le nombre, tandis que l’aventure spirituelle est d’ordre privé, éminemment singulière et nécessairement solitaire.

*

Le chemin intérieur est toujours solitaire et ensoleillé. Il requiert une vigilance de chaque instant. Pour voir et entendre les signes qu’offrent le ciel et la vie. Pour accepter ou saisir les invitations, les cadeaux, les mains tendues.

*

La fin’amor n’est pas une religion de l’amour, mais le dépassement, l’abrogation de toute religion au nom de l’Amour innomé, lointain. Quel vertige. Le fin amant se retrouve infiniment libre face au ciel, il n’a plus besoin de prière ni d’obéissance, le péché ne signifie plus rien , pas plus que le repentir. Il est happé par l’Amour et cet Amour qui n’admet aucun qualificatif en aucune langue ne supporte pas même le nom de Dieu.

*

L’érotique ne se situe pas par rapport à l’humain, à ce qui est permis ou défendu, mais par rapport au transcendant, à l’absolu. C’est une conscience très aiguë de l’inépuisable de l’amour et du corps aimant. En érotique, nulle envie de transgression, parce que nulle référence à un péché, à une faute ; il s’agit plutôt de gravir les degrés de l’insaisissable amour, de l’infaisable amour. Si l’érotisme en ses limites extrêmes, rencontre la mort, l’érotique achemine vers l’éternel.

Jacqueline Kelen L’esprit de solitude

 

Deux chansons fusionnées avec Isabelle Boulay et Bruno Pelletier-Aimons nous- Ils s’aiment

 

Les paroles sur : http://www.paroles-musique.com/paroles-Bruno_Pelletier-Aimons-nous_Ils_saiment_duo_Avec_Isabelle_Boulay-lyrics,p022506832

Publié 14 novembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , , ,

Cette part d’humanité   Leave a comment

Visage couleur

Nous pouvons nous développer en nous appuyant sur ce qui a de meilleur dans notre humanité. Rien d’extraordinaire, juste une attitude d’ouverture et d’émerveillement au regard des œuvres qui émanent de notre histoire.

Nous avons tous un ou des peintres qui nous ont permis de découvrir la vie à l’intérieur des couleurs et des formes.

Qui n’a pas été ému en écoutant une symphonie, un concerto, une chanson ou une improvisation découvrant que le silence danse entre les notes?

J’ai moi aussi une poétesse ou un poète qui a su par ses mots et son style donner une interprétation juste et intense de ce que je vivais.

Et que dire de ces sculpteurs qui nous ont appris que la pierre avait en elle des histoires à raconter et des histoires de délicatesse.

Nous finissons tous un jour par être touchés par la vision d’une personne dont la sagesse des propos nous protège de nos peurs et nous inspire.

Quel est l’écrivaine ou l’écrivain qui façonne notre pensée afin de nous aider à découvrir une nouvelle représentation du monde?

Cette part d’humanité est en nous, elle grandit, et nous fait prendre conscience de l’interdépendance de nos vies, de nos parcours.

Il n’y a pas d’étranger pour la personne qui accueille la vie, car elle est consciente des rapprochements nécessaires pour taire l’ignorance et la méconnaissance.

Une chanson de I muvrini – Dans la main de la terre

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 14 novembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Percevoir la joie au quotidien   Leave a comment

ImAGE enfant rire

Parfois, il est bon de se rappeler que même si nous visitons tous les temples de ce monde, ils ne demeureront que des lieux de passages. L’important, c’est d’aller chercher une partie de la flamme d’émerveillement pour en allumer les lanternes de notre quotidien.

Le corps que nous occupons dans ce monde est le temple de notre histoire personnelle, c’est le lieu de culte de notre humanité, de notre nature propre. Il n’en tient qu’à nous qu’il soit sacré ou profane, ce lieu quotidien que nous habitons sera à la dimension de notre vision.

Ceux qui ont pris conscience que la statuette dans un temple a une fonction autre que l’adoration du matériel auront saisi la lumière qui en émane et en alimenteront leur conscience par leurs gestes quotidiens. La joie, c’est cette capacité de prendre conscience du rayon de lumière qui illumine tout objet et d’en saisir la beauté de l’impermanence.

Une pièce musicale – L’hymne à la joie (joué hors d’une salle, dans les rues du quotidien… et puis après l’écoute, une partie de la joie sera en vous).

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 13 novembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , ,

%d blogueurs aiment cette page :