La voie ouverte

Nous réalisons que nous sommes ce que nous cherchons : cette conscience pure, transparente, au cœur de notre être, est une fenêtre lumineuse sur l’unité. Avec cette prise de conscience survient la réalisation qu’il n’y a rien de plus à faire. Rien ne doit changer. Nous n’avons pas à nous améliorer. Chacun de nous est digne de la conscience éclairée, car elle est notre nature innée.

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… l’éveil que vous avez réalisé se donne de lui-même. Ce n’est pas un accomplissement personnel. L’ouverture de la Voie Ouverte peut être décrite de maintes façons, l’une d’elles est sa générosité naturelle, ouverte. C’est une offrande invisible qui nous est donnée et se donne à travers nous. Nous n’en sommes redevables à personne. Elle se donne simplement d’elle-même.

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C’est la contradiction qui réside au centre de la Voie Ouverte elle-même : ce que nous cherchons à reconnaître – notre nature originelle – ne demande aucune pratique. D’une part, toute pratique substitue un niveau de conceptualisation à la réalité de notre vraie nature. Et d’autre part, nous nous rendons compte que nous sommes hypnotisés par les identifications ainsi que par les croyances mentales et émotionnelles qui obscurcissent la réalisation de notre vraie nature, et que nous devons nous en affranchir. Pour nous y préparer, nous nous engageons dans diverses pratiques conçues dans ce but. Elles constituent une « voie ». Or ces pratiques, comme nous l’avons noté, tendent à ajouter de nouvelles couches à la conceptualisation et à l’identification, etc.

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Le chemin vers notre état naturel n’est pas réellement un chemin, même s’il est présenté en étapes, mais plutôt une série d’investigations, chacune orientée vers ce que l’auteur désigne comme « conscience ouverte ».

Elias Amidon dans La voie ouverte – Reconnaître la conscience non dualiste

Une pièce musicale de Rémi Geffroy – Homéostasie