Archives du tag ‘spiritualité

Deux exemples de transformations intérieures   1 comment

Daniel Odier et Pierre-Yves Albrecht nous confient deux anecdotes illustrant des transformations intérieures étonnantes.

Avons-nous au fond de nous les ressources pour nous connaître et guérir nos blessures ? Sommes-nous toutes et tous habités par ce « maitre intérieur » décrit par de nombreuses traditions et capable de nous éclairer aux moments les plus obscurs de notre existence ? Qui est cet être lové en nous ? D’où vient-il ? Est-il une partie de nous-mêmes ? Comment le convoquer dans notre vie quotidienne ?

Du chamanisme à la psychothérapie, de la spiritualité à la vraie liberté, et si toutes les solutions étaient en nous ?

Publié 29 novembre 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Vie unitive   Leave a comment

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L’expérience acquise m’avait permis de me familiariser avec de nombreux types et niveaux de silence.

Il y a un silence intérieur, un silence qui descend de l’extérieur, un silence qui met fin à l’existence et un silence qui engloutit l’univers entier.

Il y a un silence du moi et des facultés : volonté, pensée, mémoire, émotions.

Il existe un silence dans lequel il n’y a rien et un silence qui contient quelque chose.

Enfin, il y a le silence du non-soi et le silence de Dieu.

S’il était une voie à laquelle je puisse rattacher mes expériences contemplatives, ce serait précisément cette voie du silence qui sans fin se déroule et s’approfondit.

Une fois cependant, cette voie sembla s’arrêter, au moment où je pénétrai dans un silence dont je ne devais jamais complètement ressortir.

*

Avec l’arrêt de la conscience de soi, tous les effets expérimentés qu’elle a générés disparaissent en un clin d’œil. Et quels étaient ces effets ? Ils étaient l’expérience de « l’être », de « la vie », de « l’âme », de « l’énergie », du « mental et de la volonté », de « l’intériorité », du « système affectif », voire de la conscience d' »être un avec Dieu » – toutes ces expériences sont alors soudainement détruites et pour toujours balayées.

*

Désormais, il n’y a plus de centre (Dieu) ni de circonférence (soi). En vérité, cette « explosion » (ou cessation) est la seule expérience de mort que l’homme connaîtra jamais. Enlevez donc la conscience de soi avec tous ses effets expérimentés et la vraie question devient « quelle est la vraie nature de ce qui reste au-delà de tout soi ? C’est le vrai mystère de l’homme et la vraie question à laquelle il a besoin d’avoir une réponse.

Bernadette Roberts dans Vie unitive : aventure dans les profondeurs silencieuses de l’inconnu

Une pièce musicale de Chopin – Spring Waltz (Mariage d’Amour)

Publié 8 novembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Lanza del Vasto   2 comments

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J’ai laissé pendre ma guitare dans les branches

Le vent chante tout seul, écoutez sa chanson

Il dit  » Je veux, moi vent, moi le vent sans maison

Me reposer en toi, guitare aux belles hanches

Et toi tu nageras comme un poisson

Au ventre blanc dans ce ruisseau de sons..

*

Partir c’est toujours renaître un peu.

*

Va, fou, mets-toi donc en marche avec toute ta vie, et que la route fasse chanter ton corps de roseau sec et tes jambes de vent !

*

Qui n’aime pas

Qui n’aime pas l’eau pure a le coeur peu sincère

Qui n’aime pas le pain mal juge de la terre

Qui se calfeutre et n’aime pas le vent

N’aura pas l’aventure et n’aura pas l’espace

Ni les peurs du départ ni son destin devant.

Celui-là passe et ne sait pas qu’il passe.

Qui n’aime pas le feu hait la vie ou la craint

Flamme mouillée cette brûlure de joie

Qui forge les grands troncs et cisèle les brins,

Les poissons de métal, les oiseaux plume à plume,

Les fauves, les serpents pour qu’ils mangent et soient,

Et les fusées d’insectes qui s’allument.

Qui n’aime pas la nuit n’aime pas la pensée

Abîme à des triangles d’astres suspendus

Où les parfums de l’herbe et les vies tépassées

Tressaillent, et le monde aux dedans défendus.

Qui n’aime pas la mer jamais n’aima le rêve.

Stupeur des ports qui balancent leurs mâts

Déchéance éternelle et gloire de la grève,

Perle conçue aux sources des climats.

 

Qui n’aime la pudeur jamais n’aima.

Lanza del Vasto

Une chanson de Radiohead – Street Spirit

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/246944-radiohead-street-spirit.html

Publié 4 novembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le sacré et le profane   Leave a comment

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Il est fascinant de constater que malgré le fait que nous développions nos connaissances et notre capacité d’analyse avec rationalité, il nous est impossible de rejeter complètement les aspects de la réalité, les expériences et les phénomènes qui ne cadrent pas dans cette perspective.

Bien que notre culture et notre éducation nous poussent à voir les choses d’une façon, il y aura toujours quelque chose d’inconnu ou d’irrationnel qui nous apparaîtra comme acceptable.

Les phénomènes sacrés ou de l’ordre de la spiritualité offrent l’antithèse qui s’impose.

C’est probablement pourquoi nous sommes capables d’apprécier l’inexplicable, notre propension à voir une beauté différente, à explorer l’art, la poésie et les élans amoureux de façon singulière.

Peu importe le degré de conditionnement que nous imposent notre culture et environnement, les voies de notre cœur et de notre âme seront toujours subversives.

Notre singularité a des racines profondes sur lesquelles nous pouvons toujours nous alimenter. Elle est notre nature propre, notre voie sacrée.

Nous sommes plus que ce que nous pourrons comprendre.

Une pièce musicale Terra Maïre. Chants archaïques et sacrés. Miserere

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 4 novembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le livre de la méditation et de la vie   Leave a comment

Krishnamurti

Quel est l’état de l’esprit qui dit : » Je ne sais pas si Dieu existe, si l’amour existe », c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas de réponse de la mémoire ?

Je vous en prie, ne vous trouvez pas immédiatement de réponse à la question, parce que, dans ce cas, votre réponse ne consistera qu’à connaître ce que, d’après vous, la réponse devrait être ou ne pas être.

Si vous dites : « C’est un état de négation », vous êtes en train de comparer à quelque chose que vous connaissez déjà ; par conséquent, cet état dans lequel vous dites : « je ne sais pas » n’existe pas…..

Donc l’esprit qui est capable de dire : « je ne sais pas » est l’unique état où il nous soit possible de découvrir quoi que ce soit. Mais celui qui dit : « je sais », celui qui a infiniment bien étudié toutes les diversités de l’expérience humaine et dont l’esprit est encombré d’informations, de connaissances encyclopédiques, peut-il jamais faire l’expérience de cette chose qui ne peut pas être thésaurisée ?

Il s’apercevra que l’entreprise est extrêmement ardue. Lorsque l’esprit s’écarte complètement de tout le savoir qu’il a accumulé, que pour lui il n’y a plus ni Bouddha, ni Christ, ni Maîtres, ni dispensateurs de savoir, ni religions, ni citations ; quand l’esprit est complètement seul, exempt de toute contamination, ce qui signifie que le mouvement du connu a cessé – alors seulement devient possible une formidable révolution, un changement fondamental…..

L’homme religieux, c’est celui qui n’appartient à aucune religion, à aucune nation, à aucune race, qui est, à l’intérieur de lui-même, complètement seul, dans un état de non-savoir, et c’est pour lui qu’advient la bénédiction du sacré.

Jiddu Krishnamurti dans Le livre de la méditation et de la vie

Une pièce musicale de Ludovico Einaudi – Experience

Publié 1 novembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Psychologie et orientalisme   Leave a comment

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En Orient, l’esprit est un principe cosmique, l’essence même de l’être, tandis que nous autres Occidentaux avons découvert que l’esprit est la condition indispensable de la connaissance et donc aussi du monde en tant que représentation. En Orient, il n’y a pas de conflit entre religion et science, parce qu’aucune science n’a été fondée sur la passion des faits, et aucune religion sur la seule foi ; il y a une connaissance religieuse et une religion connaissante. Chez nous l’homme est infiniment petit, et la grâce divine est tout ; en Orient, l’homme est Dieu et se délivre lui-même.

*

Le rationalisme ne garantit nullement un degré de conscience plus élevé, mais seulement une conscience plus étriquée.

*

L’homme d’Occident n’a nul besoin de supériorité sur la nature […]. Ce qui lui manque, c’est la conscience de son infériorité vis-à-vis de la nature autour de lui et en lui. Ce qu’il devrait apprendre, c’est qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. S’il n’apprend pas cela, sa propre nature le détruira. Il ne connaît pas son âme qui se révolte contre lui de façon suicidaire.

*

Habituellement en effet, le mandala apparaît dans des états de dissociation ou de désorientation psychiques, par exemple chez des enfants entre huit et onze ans dont les parents divorcent, ou chez des adultes qui, par suite de leur névrose et de son traitement, sont confrontés aux problèmes des contradictions de la nature humaine et, de ce fait, désorientés, ou chez des schizophrènes dont l’image du monde a été bouleversée par l’irruption de contenus incompréhensibles provenant de l’inconscient. De tels cas montrent clairement comment l’ordre rigoureux d’une forme circulaire comme celle-ci vient compenser le désordre et la confusion de l’état psychique, et précisément par la mise en place d’un centre autour duquel tout s’ordonne.

Carl Gustave Jung dans Psychologie et orientalisme

Une pièce musicale de Loreena McKennitt – All Souls Night

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/257601.html

Publié 22 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le mariage du ciel et de la terre   Leave a comment

Pause musicale pour redécouvrir l’univers de Hildegard Von Bingen interprétée par Catherine Braslavsky et Joseph Rowe.

Tirée de l’album Le mariage du ciel et de la terre

Publié 9 août 2018 par dandanjean dans Pauses musicales

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