Sans captation

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Je n’aurais jamais cru pouvoir dire un jour que c’est vrai qu’il est possible de ne pas penser ce que l’on dit au même titre que de ne pas dire ce que renferme notre esprit.

Il faut de l’écoute, des moments de silence, des épisodes de solitude, des pertes de proches, des regrets qui nous rappellent l’essentiel et cette merveilleuse capacité d’émerveillement pour redonner un sens profond à la gratitude au regard de cette vie.

Nous ne sommes pas ce que nous pensons, nous pensons beaucoup plus que ce que nous sommes capables de dire.

Lorsque notre attention bascule hors de la captation de l’esprit et des émotions, alors il est possible de prendre conscience que ce qui n’est pas dit à de l’importance malgré le fait que nous n’avons pu le ruminer.

Une chanson des Pixies reprise par Yoav et Emily Browning – Where Is My Mind?

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/243063.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Les merveilleuses mères veilleuses

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Elle est le premier visage du monde. Celui que l’on découvre en arrivant au monde. La tendresse y coule à flot comme une source de lumière dont la prodigalité jaillit derrière le rideau des cils. Quand le visage s’approche, on reçoit l’ensoleillement du regard tout rayonnant d’une joie secrètement butinée dans la grande ruche de l’invisible et qui est comme un nectar de vie.

Dans ce regard qui s’ouvre telle une clarté d’aurore, la femme se fait haute mère, déesse des larges horizons, de l’amour de la vie, et d’une espérance grande, pure et bien droite comme le silence.

Elle est le premier “je t’aime” murmuré à notre oreille, ce serment de l’âme qui est aussi serrement du cœur, tant s’y résume de manière radicale l’universel élan de la condition humaine : aimer et être aimé.

Toute notre vie est contenue dans cette quête éperdue aux élans parfois perdus. Mais pour une mère, tout est miel. Rien n’est perdu. Et c’est pourquoi jamais elle ne se lasse de répéter ce “je t’aime” à la chair de sa chair, d’abord de la bouche à l’oreille, puis au fil du regard, puis d’âme à âme. La vie, dans son tout début ? Peut-être une manière de remplir le vide, de sculpter le silence, l’art de donner forme à ce qui, sans nous, serait resté dans l’informulé, la matière inanimée, le néant…

Qui sait ?

Dieu seul sait !

Et les mères veilleuses, qui ont le pouvoir de donner la vie, partagent naturellement ce secret.

François Garagnon dans Les merveilleuses mères veilleuses

Une chanson de Logos et de Michel Pépé _ Mères veilleuses

La voie humaine

La nature

Ce qu’il aimait en marchant dans la forêt, c’est qu’à chaque fois tout est un peu différent, rien n’est tout à fait pareil, et en ce sens, il ne faisait qu’une seule fois dans sa vie cette balade. Pas de deuil, pas de tristesse à la sortie du sentier, uniquement un sentiment de plénitude.

Il apprenait des arbres le mouvement du vent, l’importance de bien s’enraciner dans une terre fertile. Il apprenait des jeux de lumières à travers les branches et les feuilles, l’importance de la perspective, de notre position dans le monde et de la vision que cela dégage.

Il apprenait à ne pas regarder ce qui le dépassait, mais à suivre ses effets, à s’inspirer de sa lumière, bref à composer avec le soleil au lieu de se laisser consumer lentement.

Il apprenait que l’inconnu est comme un grand livre que nous ouvrons, que souvent notre peur était accompagnée d’excitation et qu’il fallait savoir les faire danser ensemble. Chaque pas que nous faisons pour dévoiler un lieu inconnu réduit d’autant la possibilité de s’égarer et nous permet d’étendre cette conscience de la terre.

Les mystères les plus beaux ne proviennent pas de lieu inconnu, mais de situations improbables. Patiemment, à chaque balade dans la forêt, des mystères se dévoilaient et l’émerveillement se manifestait.

Aujourd’hui, il marche parmi les humains comme s’il était en forêt. Pour lui, rien n’est banal, tout est à revisiter autrement. Il n’y a plus de temps primordial, juste l’instant même où se déploie la vie.

Une pièce musicale de Secret Garden- Pastorale

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Cache pas ta joie avec Jean d’Ormesson

« Naître c’est atroce, mais pour se faire pardonner une naissance, le monde est si beau. » Jean d’Ormesson​

Parce qu’il incarnait la joie simple et vraie, parce qu’il défendait l’optimisme réaliste, celui que nous pouvons tous pratiquer, parce qu’il était « l’écrivain du bonheur » et parce que personne ne pourra résumer l’esprit de Cache Pas Ta Joie aussi bien que Jean d’Ormesson, j’ai souhaitais lui rendre un hommage.

Merci à Alicepour ce beau travail

Cache Pas Ta Joie c’est des vidéos qui mettent en lumière tout ce qu’il existe de positif autour de nous

Jour 11

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Le jour où j’ai accepté de voir l’autre côté de la dureté, des conflits et des difficultés quotidiennes, j’ai fait une place à l’émerveillement, cette disposition pour certains, poétique ou enfantine qui nous fait redécouvrir la vie.

Au risque de passer pour une personne qui régresse en enfance ou qui manque de maturité, je dois l’avouer, j’adore maintenant voir ce qui est beau dans la vie. J’adore, l’espace d’un instant, redécouvrir avec fascination la vie avant de revenir à mes obligations. Ce n’est pas de l’égarement, c’est comme attraper un instant de beauté, le sentir, le toucher, le voir et par la suite poursuivre son chemin.  J’ose même concevoir que ces captations furtives de la vie sont des instants des plus importants et que tout adulte devrait prendre au sérieux son émerveillement, car c’est avant tout une capacité de présence, une capacité d’habiter sa vie.

Le défi pour l’âge adulte est de redonner une place à l’émerveillement. En quittant l’enfance, nous donnons plus de place aux compétences de comprendre, de confronter, d’expérimenter ou de maîtriser le monde dans lequel nous évoluons, et cela au prix de moins soutenir notre capacité d’émerveillement.

Puis, un jour, une prise de conscience se fait, et nous décidons de laisser moins de place à nos peurs, nos inquiétudes, afin que la gratitude envers la vie suscite l’émerveillement.  S’émerveiller, c’est plus qu’une émotion, c’est une capacité à regarder la vie humblement, à accepter de faire face à notre ignorance et de découvrir, encore et encore, la révélation des mille facettes de sa beauté.

Les parcours de la vie que nous empruntons ne sont pas toujours des expériences heureuses.  Nous avons tous notre lot de blessures et de constats qui nous ont fait apprendre à nous protéger. Toutefois, il n’y a pas de liberté plus grande que de choisir de réaliser sa vie. L’émerveillement en est l’un des carburants les plus importants pour maintenir sa capacité créatrice.

Elle ne s’improvise pas, elle nous échappe si nous voulons l’attraper et elle se présente à soi à qui a cessé de mettre son cœur en attente pour le laisser s’épanouir. Comme la chenille devient papillon, le regard de soi s’estompe et le regard à soi prend son envol.

Une chanson de Michel Pépé – Émerveillement

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Au cœur de soi

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Il nous est tous déjà arrivé de nous sentir disparaître du temps et de l’espace à la lecture du texte ou d’un poème.  Certains parlent de joie de l’âme, d’autres de contact mystique, d’autres du contact avec la part de l’âme de l’auteur.

Je n’accorde pas trop d’importance au nom que l’on donne aux expériences. Je sais que lorsqu’un texte ou un poème me permet d’ouvrir une dimension qui me dépasse, et de me sentir au cœur de soi, comme si rien n’était divisible, même si cela ne dure que quelques secondes, que quelques minutes, cette expérience est précieuse et intense.

Puis, on se surprend à vivre cette même expérience en se promenant dans la nature, ou en partageant des moments vrais avec des proches. C’est cela l’émerveillement face à la vie.

Il est possible d’accéder à une présence nue libérée de nos concepts et de nos repères.

C’est précisément lors de ces expériences où émerge en nous une nouvelle façon de regarder, où nous sommes soudain affranchis pour un instant de l’attachement à notre singularité et relié dans une communion que nous n’avons pas besoin de nommer, que nous mesurons le sens de la vie.

Il n’est plus nécessaire de tout posséder, ou de tout atteindre lorsque l’expérience de la vie est porteuse de la capacité d’émerveillement. C’est une belle chose à cultiver au cœur de soi.

Une pièce musicale de Chopin – Spring Waltz (Mariage d’Amour)

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