Passeur émerveillé

Pour qui aime la nature et l’observe régulièrement, il est d’une évidence que le langage n’est pas le propre de l’humain.

D’une part, nous savons que les gestes, par exemple les caresses, peuvent avoir une portée similaire à des paroles et devenir porteurs de sens. Entre humains, ou en contact avec un animal, nous avons tous déjà ressenti quelque chose qui est bien au-delà d’une sensation physique, il nous est arrivé d’avoir la certitude de percevoir une intension qui touche le cœur et emporte l’âme.

En observant la nature de plus près, nous constatons que des animaux communiquent entre eux pour se protéger, se défendre. Ils sont capables de décoder les mouvements de la vie, saisir les changements dans les cycles, dans les habitudes et les émotions qu’elles suscitent. Cette appréhension de l’environnement permet aux animaux d’offrir une réponse adéquate au message reçu.

Le langage parlé n’est pas la seule forme de langage. Il nous faut sortir de la perspective qu’il faut des mots et une structure logique pour communiquer. En se défaisant de cette habitude mentale de rechercher ce que l’on connait, on s’ouvre à de nouvelles perspectives et cela nous permet d’aller beaucoup p plus loin.

J’ai parfois l’impression que le langage ne fait que traduire une façon d’observer, puis de se représenter la réalité.

Le défi de la communication est de prendre la position de l’observateur qui sait et qui peut se permettre de juger ce qui l’entoure à celui d’un passeur contemplatif qui s’émerveille de voir, d’entendre et d’émettre différemment.

Une chanson des Séguin – Les saisons

Les paroles sur http://poete.raoulduguay.net/2005/11/les-saisons.html

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