Recréer ce monde

Puebla Mexique

L’artiste était tout souriant, il venait de terminer une autre œuvre.  Il avait déposé auprès de lui ses instruments. Son cœur était paisible, il venait d’enfanter une autre parcelle de vie qui saurait apporter lumière et ombre à son public.

Peu importe les propos émanant de l’actualité déferlante suggérant que tout paraissait  s’écrouler, il avait ce souffle paisible qui le parcourait, il avait la beauté du simple sourire sur les lèvres.

La vie lui semblait encore, en cet instant, plus précieuse, comme à chaque fois qu’il enfantait. Tout était là, il en prenait la pleine conscience. À sa mesure, il contribuait à recréer l’imprévisible émerveillement.

De la futilité du désordre du monde, il avait su apporter, avec une énergie tranquille, cette œuvre éphémère de sa perfection. Et c’est ce que le monde a besoin.

Une chanson de Zaz – Si

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Le voyage à travers les traits quotidiens

Les pas du coeur

Il est vrai que c’est agréable de se lever le matin et de regarder par la fenêtre et se voir parcourir les routes qui s’éloignent, imaginant le début d’un voyage, parti pour découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles villes, de nouvelles personnes.

Tout semble si bon dans le rêve.

Et cela peut être vrai.

Il est vraiment possible pour moi de vivre la plénitude en voyage.

C’est aussi possible pour la personne qui se lève le matin, et qui sait apprécier le jour qui s’installe, vivre et redécouvrir une autre fois les visages qui l’accompagnent.

C’est possible pour la personne qui redécouvre encore une fois le lieu où il habite et qui sait apprécier les nuances de son propre paysage de vivre la plénitude.

J’ai remarqué que les plus beaux voyages ont comme lieu d’embarquement l’émerveillement du cœur.

Une chanson de Richard Séguin – Le quotidien

Les paroles sur https://laboiteauxparoles.com/titre/2602/richard-seguin-quotidien

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Émerveillement du cœur

ImAGE amour musique

La différence entre une série de sons et de rythmes désorganisés et la musique réside dans notre capacité à tisser les liens entre ces changements et les silences. Ainsi, entre la cacophonie et un concert, les sens auront amené le cœur à battre la mesure de l’émerveillement.

Il en est de même pour différencier une série de mots et de sons qui émanent d’une personne et l’ode de la caresse de deux âmes qui se touchent et se retouchent en corps.

L’émerveillement du cœur suscite l’enchantement de l’esprit.

Ce n’est pas la note, ni le mot, mais cette synchronicité entre ceux-ci et l’alchimie de nos perceptions qui dévoilent la profondeur où peut se rendre notre âme dans l’impermanence du présent.

Alors, l’émerveillement du cœur devient le silence prononcé.

Une chanson de Samian – Le cœur d’un poète

Les paroles sur http://lyricsportal.com/titre/70904/samian-le-coeur-d-un-poete

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Accueillir la grande beauté

Visage couleur

La grande beauté demande un regard mature. Elle n’a pas besoin de mise en forme, ni d’être revu ou de toute autre forme qui se magasine.

Au quotidien, au fil des rencontres, nous croisons des femmes et des hommes qui jaillissent de la foule pour en disparaitre aussitôt. On découvre de grandes beautés sous les jeux d’ombres et de lumières, et notre émerveillement nous amène à reconnaître qu’il y a des femmes et des hommes admirables, dignes, parfaits, à la mesure de leurs sourires, de leurs regards de bonté et qui souvent passent inaperçus. Cette nature humaine est sans attente, sans représentation, elle est là comme l’un des beaux reflets de la vie.

La grande beauté est souvent l’expression d’un état de simplicité et de spontanéité. Ainsi, les jeux d’ombres ne visent pas à cacher quelque chose, mais à révéler une autre facette jusque-là cachée. De même, les jeux de lumière ne visent pas à mettre en valeur, mais à rendre visible ce qui se nourrit de clarté. C’est pourquoi j’imagine que les imperfections et les défauts ne peuvent avoir de sens lorsque nous la croisons.

Quel beau regard sur la vie que de croiser des personnes qui ne cherchent pas à impressionner et qui ne s’identifient pas à partir des attentes d’un autre être. Ils nous rappellent que tout est là pour ceux et celles qui s’accueillent.

Une chanson d’Yves Duteil – Les Gens Sans Importance

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Yves_Duteil-Les_Gens_Sans_Importance-lyrics,p5299

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Sans captation

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Je n’aurais jamais cru pouvoir dire un jour que c’est vrai qu’il est possible de ne pas penser ce que l’on dit au même titre que de ne pas dire ce que renferme notre esprit.

Il faut de l’écoute, des moments de silence, des épisodes de solitude, des pertes de proches, des regrets qui nous rappellent l’essentiel et cette merveilleuse capacité d’émerveillement pour redonner un sens profond à la gratitude au regard de cette vie.

Nous ne sommes pas ce que nous pensons, nous pensons beaucoup plus que ce que nous sommes capables de dire.

Lorsque notre attention bascule hors de la captation de l’esprit et des émotions, alors il est possible de prendre conscience que ce qui n’est pas dit à de l’importance malgré le fait que nous n’avons pu le ruminer.

Une chanson des Pixies reprise par Yoav et Emily Browning – Where Is My Mind?

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/243063.html

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Les merveilleuses mères veilleuses

beauté

Elle est le premier visage du monde. Celui que l’on découvre en arrivant au monde. La tendresse y coule à flot comme une source de lumière dont la prodigalité jaillit derrière le rideau des cils. Quand le visage s’approche, on reçoit l’ensoleillement du regard tout rayonnant d’une joie secrètement butinée dans la grande ruche de l’invisible et qui est comme un nectar de vie.

Dans ce regard qui s’ouvre telle une clarté d’aurore, la femme se fait haute mère, déesse des larges horizons, de l’amour de la vie, et d’une espérance grande, pure et bien droite comme le silence.

Elle est le premier “je t’aime” murmuré à notre oreille, ce serment de l’âme qui est aussi serrement du cœur, tant s’y résume de manière radicale l’universel élan de la condition humaine : aimer et être aimé.

Toute notre vie est contenue dans cette quête éperdue aux élans parfois perdus. Mais pour une mère, tout est miel. Rien n’est perdu. Et c’est pourquoi jamais elle ne se lasse de répéter ce “je t’aime” à la chair de sa chair, d’abord de la bouche à l’oreille, puis au fil du regard, puis d’âme à âme. La vie, dans son tout début ? Peut-être une manière de remplir le vide, de sculpter le silence, l’art de donner forme à ce qui, sans nous, serait resté dans l’informulé, la matière inanimée, le néant…

Qui sait ?

Dieu seul sait !

Et les mères veilleuses, qui ont le pouvoir de donner la vie, partagent naturellement ce secret.

François Garagnon dans Les merveilleuses mères veilleuses

Une chanson de Logos et de Michel Pépé _ Mères veilleuses

La voie humaine

La nature

Ce qu’il aimait en marchant dans la forêt, c’est qu’à chaque fois tout est un peu différent, rien n’est tout à fait pareil, et en ce sens, il ne faisait qu’une seule fois dans sa vie cette balade. Pas de deuil, pas de tristesse à la sortie du sentier, uniquement un sentiment de plénitude.

Il apprenait des arbres le mouvement du vent, l’importance de bien s’enraciner dans une terre fertile. Il apprenait des jeux de lumières à travers les branches et les feuilles, l’importance de la perspective, de notre position dans le monde et de la vision que cela dégage.

Il apprenait à ne pas regarder ce qui le dépassait, mais à suivre ses effets, à s’inspirer de sa lumière, bref à composer avec le soleil au lieu de se laisser consumer lentement.

Il apprenait que l’inconnu est comme un grand livre que nous ouvrons, que souvent notre peur était accompagnée d’excitation et qu’il fallait savoir les faire danser ensemble. Chaque pas que nous faisons pour dévoiler un lieu inconnu réduit d’autant la possibilité de s’égarer et nous permet d’étendre cette conscience de la terre.

Les mystères les plus beaux ne proviennent pas de lieu inconnu, mais de situations improbables. Patiemment, à chaque balade dans la forêt, des mystères se dévoilaient et l’émerveillement se manifestait.

Aujourd’hui, il marche parmi les humains comme s’il était en forêt. Pour lui, rien n’est banal, tout est à revisiter autrement. Il n’y a plus de temps primordial, juste l’instant même où se déploie la vie.

Une pièce musicale de Secret Garden- Pastorale

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