Archives du tag ‘amour

Demian   Leave a comment

Les yeux du coeur

Chaque homme n’est pas lui-même seulement. Il est aussi le point unique, particulier, toujours important, en lequel la vie de l’univers se condense d’une façon spéciale, qui ne se répète jamais.

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La communauté en soi, dit Demian, est belle. Mais ce n’est pas la communauté véritable. Elle naîtra du rapprochement de certains individus et elle transformera le monde pour quelque temps. Ce qu’on appelle communauté n’est que formation grégaire. Les hommes se réfugient les uns auprès des autres parce qu’ils ont peur les uns des autres. Chacun pour soi ! les patrons pour eux, les ouvriers pour eux, les savants pour eux ! Et pourquoi ont-ils peur ? L’on a peur uniquement quand on n’est pas en accord avec soi-même. Ils ont peur parce qu’ils ne sont jamais parvenus à la connaissance d’eux-mêmes. Ils se rassemblent parce qu’ils ont peur de l’inconnu qui est en eux. Ils sentent que leurs principes sont surannés, qu’ils vivent d’après de vieilles Tables de la Loi et que ni leurs religions ni leurs morales ne répondent aux nécessités présentes. Depuis plus d’un siècle, l’Europe ne fait qu’étudier et construire des usines. On sait exactement combien il faut de grammes de poudre pour tuer un homme mais on ne sait plus comment on prie; on ne sait même plus comment se divertir pendant une heure seulement.

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L’Amour ne doit pas prier, mais il ne doit pas exiger non plus. L’amour doit être assez puissant pour devenir une certitude. Alors, au lieu d’être attiré, il attire.

Hermann Hesse dans Demian

Une pièce musicale de Ravel interprétée avec Jorge Donn, Bolero

Publié 15 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Mon ancien maître, Soleil   Leave a comment

ImAGE soleil

J’ai plaisir à revisiter mes maîtres anciens qui à chaque fois, me font découvrir des enseignements merveilleux.

Par exemple, le maître Soleil, qui m’a appris le pouvoir de l’énergie en nous. Il m’a appris à faire en sorte que ma vie rayonne positivement sur les autres.

Soleil m’a appris l’importance de bien doser notre présence dans un monde où nous cherchons à exploiter parfois sans égard à l’épuisement des ressources. Apprendre à apparaitre, à produire son action, à s’effacer lentement et à laisser un temps de repos. Soleil insiste souvent sur la sobriété, de ne pas toujours être constant, de savoir attendre, d’agir d’une façon contributive à d’autres éléments dans notre environnement

Pour moi Soleil représente l’inaccessible et l’incontournable dans ma vie de tous les jours.  Ce feu céleste apporte la chaleur et la clarté (même voilé sous d’immenses nuages). Il guide la portée du jour, fixe le temps solaire, rend possibles la fécondité, puis la santé.

Soleil m’a souvent fait comprendre l’importance d’ajuster sa présence en fonction de l’effet désiré. Trop d’intensité au printemps peut tuer la vie.  Il faut savoir doser les jeux d’ombres et de lumière, et susciter à chaque instant le climat favorable à la réalisation.

On ne peut pas regarder trop longtemps Soleil sans perdre la vision. Sa lumière doit être appréhendée par ses effets pour dépasser les limites de notre conscience et apprécier ce foyer d’énergie qui nous anime. Il en est de même de l’essence de toute chose lorsqu’elle se consume au cycle de la vie, notamment l’amour.

Mes maîtres anciens, Montagne, Rivière, Chemin, Arbre et Vent pour ne nommer que ceux-ci sont riches d’enseignement. Je vous invite tout comme moi à les revisiter de temps en temps.

Une chanson de Jean -Pierre Ferland – Au Fond des Choses le Soleil Emmène au Soleil

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Seul ce qui brûle   Leave a comment

ImAge feu

Le sublime jeu des mondes, et la création à l’œuvre – en quête infatigable d’autres formes encore et de toutes les combinaisons possibles -, tout cela se déroulait devant moi. Ou était-ce en moi ?

Et même si chaque oiseau semblait s’enivrer d’avoir part au jeu, avait-il en vérité une autre existence que celle de la voilure déployée, de la nuée tout entière ?

Mon pouce eût-il existé un instant par lui-même s’il s’était trouvé détaché de mon corps ? Et si chaque oiseau n’était pas l’entière nuée, comment la volée eût-elle tenu ensemble alors que rien ne la contenait et qu’elle n’avait aucun modèle ni avant ni après ?

En chaque parcelle était le Tout et je le vivais jusqu’au vertige.

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Je crois que si nous sommes sur terre, c’est parce que la magnificence du jardin d’Éden ne nous était pas supportable. Comprenez-moi : c’est l’énergie de la vénération lorsqu’elle est devenue trop aiguë qui brûle les nerfs de l’homme. Ce n’est ni le dépit ni la malveillance – oh non ! -, c’est la vénération chauffée à blanc qui fait le meurtrier.

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Une seule chose ma colombe. Il n’est que d’accueillir une bribe de cette souffrance noire dans son propre cœur, de l’y bercer, de l’y soigner. Et d’espérer qu’y œuvre l’alchimie d’amour. Tout le reste est du vent.

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La phrase s’est gravée sur mon front comme sur un linteau :

– Celui qui fait sien son destin – aussi hostile et terrible soit-il – celui-là est libre.

Ce fut le début d’une incroyable transformation, qui s’est poursuivie jusqu’à ce jour où le goût m’est venu de prendre la plume.

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Tout dépend maintenant de la vigilance de ma dévotion amoureuse et, comme je la veux brûlante, l’idée d’en être distraite m’est insupportable.

Christiane Singer dans Seul ce qui brûle

Une pièce musicale de Igor Stravinsky – L’oiseau de feu

Publié 4 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’acceptation radicale   Leave a comment

Nos peurs

L’attention est la forme d’amour élémentaire par excellence.

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Quand vous dîtes quelque chose comme « je t’aime », de tout votre être, vous pouvez transformer le monde…

Du fait de notre interdépendance, quand nous éveillons en nous l’amour et l’exprimons, il change le monde autour de nous. Le cœur des êtres que nous touchons s’ouvre, et à leur tour ils iront toucher d’autres cœurs. L’amour est la nature première, la bonté de tous les êtres en attente de se manifester. Que nous offrions cet amour à haute voix ou dans une prière muette, nous l’aidons à s’épanouir chez tous les êtres, en tout lieu. Cette expression de notre nature profonde est la vivante puissance de l’amour bienveillant.

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Décider de se pencher vers la peur et de l’accepter peut sembler paradoxal. Or c’est parce que la peur est partie intégrante de la vie qu’y résister revient à résister à la vie. L’habitude de l’évitement s’infiltre dans toutes les dimensions de notre existence : elle nous empêche d’aimer aussi bien que nous en sommes capables, elle nous retient d’adorer la beauté qui est en nous et autour de nous, elle nous défend d’être présent à chaque instant. C’est pourquoi l’acceptation radicale de la peur est à l’épicentre de notre éveil spirituel.

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Très tôt dans l’existence, nous avons appris que toute affiliation – avec la famille et les amis, à l’école ou au travail – exigeait de nous que nous démontrions notre valeur. Nous sommes soumis à une pression qui nous enjoint de rivaliser les uns avec les autres, de passer devant notre prochain, de nous distinguer par notre intelligence, notre pouvoir de séduction, notre compétence, notre puissance, notre argent. Et quelque part, quelqu’un compte les points, sans relâche.

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L’autocritique est la maladie de notre monde contemporain.

Tara Brach dans L’acceptation radicale

Une pièce musicale de Lévon Minassian – They Have Taken the One I Love

 

Publié 30 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Les Secrets du cœur   Leave a comment

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Nombreux sont ceux qui parlent comme le grondement de la mer, mais leurs vies sont stagnantes et sans profondeur, comme un marais pourrissant. Nombreux sont ceux qui lèvent la tête au-dessus du sommet des montagnes, mais leur esprit continue à dormir dans l’obscurité des cavernes.

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Celui qui tente de séparer le corps de l’esprit ou l’esprit du corps éloigne son cœur de la Vérité. La fleur et son parfum sont inséparables, et l’aveugle qui nie la couleur et l’image de la fleur en croyant qu’elle ne possède qu’un parfum qui vibre dans l’éther est semblable à ceux qui se pincent les narines en prétendant que les fleurs ne sont que des formes et des tons qui n’ont aucun parfum.

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La lampe de la Sagesse vacille, et il est temps d’y mettre de l’huile.

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Le temps et le lieu sont des états spirituels; Tout ce qui se voit et tout ce qui s’entend est spirituel. Si tu fermes les yeux, tu percevras toutes choses à travers les profondeurs de ton moi intérieur, tu verras le monde physique et céleste dans son intégralité, tu feras connaissance de ses lois et de ses préceptes nécessaires, tu comprendras la grandeur qu’il contient au-delà de sa proximité…

Khalil Gibran dans Les Secrets du cœur

Une pièce musicale de Dhafer Youssef – Soupir Eternel

Publié 22 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’étreinte sublime   Leave a comment

Voici une oeuvre représentant à mes yeux l’oeuvre de l’étreinte sublime. Fantastique

La fusion des corps et de l’âme

Baisser in Mary Boone, in Glassish & Waxish Glitch

Publié 21 juillet 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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La présence des fleurs   Leave a comment

ImAGE champs

La Première et la Seconde Guerre mondiale ont fait près de 40 millions de morts. Les conflits en Afrique (Soudan, Somalie, Syrie etc ont fait plus de 10 millions depuis 1960. Je n’ose même pas imaginer le nombre de décès par jour en ce moment relié à des conflits.

En marge de ces conflits, il y a la folie d’un nationalisme exacerbé, notamment aux États-Unis, qui sous prétexte qu’il faut assumer une différence, amène ses citoyens à tolérer, voire à accepter qu’il y ait chaque année plus de 30 000 morts par armes à feu, de ce nombre en moyenne 2 000 enfants.

Bien que les guerriers puissent s’affronter sur les rues ou les plaines pour conquérir l’autre, bien que les combattants du dogme puissent faire sauter des humains sur la place publique, la bêtise humaine galopante ne peut que s’éteindre sur la portée du temps.

Là où les balles et les bombes sont tombées, pousseront par la suite des fleurs dans nos plaines, dans nos rues et sur nos balcons.  C’est inéluctable. Les sites de bataille ne sont que des cimetières temporaires, puis par les entrailles de la Terre, par le corps de la Terre, les fleurs reprendront leur droit. Des enfants, des femmes et des hommes y viendront y faire une marche, y jouer et célébrer la vie.

Tout passe, même les guerriers du dogme qui seront toujours remplacés par les fleurs.

Une chanson de Laurent Voulzy – Le pouvoir des fleurs

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 20 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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