Être heureux ou amoureux

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Pour qui a souffert et a aussi découvert le bonheur, il est une vérité qui nous traverse le corps, l’amour n’est pas là pour nous rendre heureux.

L’amour n’est pas une récompense, l’amour n’est pas une oasis sur laquelle nous pouvons faire une pause de notre vie.

L’amour est l’union des âmes qui décident de s’accepter, de s’accompagner sans se contraindre, de se laisser changer pour devenir meilleur et avant tout différent de ce que nous avions envisagé. L’amour peut nous faire dépasser nos valeurs et nous affranchir des limites de notre intimité afin de murir à notre humanité.

L’amour n’est pas le partage de plaisirs, ni le refus des douleurs. L’amour est cette voie vivante et sans chemin qui change la perception du temps et de l’espace, abolissant les attentes et les distances, pour nous unir à ce qui est, et à tout ce qui vit.

Une chanson de Katie Melua – I Will Be There

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/869489.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Apprivoiser la tendresse

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La tendresse d’une écoute c’est de permettre à l’autre non seulement de se dire, mais aussi de s’entendre.

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C’est par la tendresse de l’autre que je peux grandir, être et me développer en sécurité.

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C’est en ne voulant pas faire de peine que je fais parfois beaucoup de mal.

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Si tu ne sais que faire de tes mains transforme les en tendresse disait ma grand-mère.

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Je crois que la tendresse est un mouvement qui nous entraîne à suivre un chemin bordé de sensations et de sentiments où se trouvent mêlés bienveillance, acceptation, abandon, mais aussi confiance, stimulation, étonnement, découverte.

Pour suivre ce chemin, peut-être faut-il accepter de dépasser des peurs, de sortir des préjugés, d’affronter l’inconnu d’une rencontre.

Peut-être faudra-t-il plus simplement, plus difficilement aussi, accepter d’entrer dans le cycle de la vie. La tendresse est une naissance à soi-même qui nous fait pénétrer dans le ventre émerveillé de l’existence.

Jacques Salomé dans Apprivoiser la tendresse

Une chanson de Jacques Brel – La tendresse

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-JACQUES-BREL,LA-TENDRESSE,22480.html

Du bon usage des crises

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L’horreur des trahisons, l’horreur de ceux qui nous quittent. Mais personne ne nous doit rien, surtout pas ceux que nous aimons ! Ils nous ont déjà tout donné ! Ils ont réveillé en nous l’amour ! Oser dire : « Tu me dois quelque chose. L’amour que j’ai pour toi a créé des droits. J’ai des droits sur toi puisque je t’aime » Ignoble. Ignoble. Interdiction dans mon royaume. Interdiction de prise d’otage, interdiction de chantage. Changeons… entrons dans cette autre dimension. Apprenons ce qu’est l’amour. Comment y aurait-il une autre raison à l’amour que d’aimer ?

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Le sens de la souffrance, c’est de traverser. Nous vivons dans une époque tellement poltronne qui nous protège, qui nous apprend surtout à ne pas souffrir, à rester en surface, à ne pas entrer dans les choses.

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La passion nous offre une chance de traverser le mur des apparences. *

On a tout à fait tort quand on dit que l’amour est aveugle. Je crois qu’il faudrait dire bien davantage que l’amour est visionnaire, c’est-à-dire qu’il voit dans l’être aimé la divinité qui l’habite.

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Nous connaissons dans notre occident deux voies quand nous sommes dans un état d’étouffement, d’étranglement : l’une, c’est le défoulement, c’est crier, c’est exprimer ce qui était alors rentré. Il y a de nombreuses thérapies sur ce modèle et c’est probablement quelque chose de très précieux pour faire déborder le trop-plein. Mais, au fond, toute l’industrie cinématographique est fondée sur ce défoulement, cette espèce d’éclatement de toute l’horreur, de tout le désespoir rentré, qui, en fait, le prolonge et le multiplie à l’infini.

L’autre réponse, c’est le refoulement : avaler des couleuvres, et devenir lentement ce nid de serpents que nous sommes si souvent, ces nids de serpents sur deux pattes.

Et le troisième modèle qui nous vient de l’Orient et qu’incarnait Dürckheim : s’asseoir au milieu du désastre, et devenir témoin, réveiller en soi cet allié qui n’est autre que le noyau divin en nous.

Christiane Singer dans Du bon usage des crises

Une pièce musicale Nisi Dominus – Cum Dederit de Antonio Vivaldi. Andreas Scholl

Karlfried Graf Dürckheim – Sagesse et amour

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Dans la pratique du za-zen, nous recherchons également l’expérience intérieure de la lumière. Le but de tout travail initiatique est la voie vers l’illumination, et celle-ci, parcourue jusqu’à la transcendance, apparaît comme la voie illuminée.

Le point décisif dans le travail sur cette voie est que l’expérience de la lumière est liée à l’expérimentation antérieure de l’obscurité. La vraie lumière luit dans les ténèbres.

Voici ce que cela implique pour l’exercice : c’est une impasse que de tenter de se transporter, en quelque sorte par un bond, dans un monde de lumière, de s’imaginer un état lumineux et de vouloir déjouer à partir de là l’obscurité. Les choses ne se passent pas ainsi.

Sur cette voie, le blanc additionné au blanc donne du noir. Seul le blanc qui a intégré le noir reste du blanc. L’obscur doit tout d’abord être admis, regardé et supporté. Ce n’est qu’en supportant, en acceptant l’obscur que l’homme peut trouver la lumière, celle qui est à même d’intégrer l’obscur.

Ne nous détournons donc pas lorsque, dans l’exercice, l’obscur se manifeste en nous, mais tournons-nous vers lui avec amour : il est une part de la lumière, qui est par-delà la lumière et l’obscurité.

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Dans l’exercice, nous cherchons à devenir perméables à notre essence. Cet exercice comporte deux phases : celle du relâchement, du lâcher-prise, du renoncement à tout ce qui entrave cette perméabilité, et celle de l’accès à une attitude de disponibilité, grâce à laquelle notre essence peut pénétrer notre être intérieur.

Dans la respiration, cela signifie tout d’abord la réalisation de l’expiration selon les trois phases du relâchement, du laisser-aller vers le bas, du devenir un, puis laisser advenir l’inspiration, qui est un don de l’expiration juste – de l’ouverture tout simplement.

Le fait de s’ouvrir désigne l’attitude de disponibilité dans laquelle l’essence peut venir à nous.

Karlfried Graf Dürckheim dans Sagesse et amour

Une pièce musicale de Lévon Minassian – Siretzi Yares Daran (They Have Taken the One I Love)

Soleil du réel : Poèmes d’amour mystique

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L’amour est la seule fleur qui n’a pas besoin de saison pour éclore.

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Je ne suis pas ces cheveux, je ne suis pas cette peau. Je suis cette âme qui vit dedans.

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L’amour est un océan infini, dont les cieux ne sont qu’un flocon d’écume. Sache que ce sont les vagues de l’Amour, qui font tourner la roue des cieux.

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Être humain, c’est être une maison d’hôtes. Tous les matins arrive un nouvel invité. Une joie, une dépression, une méchanceté, une prise de conscience momentanée vient comme un visiteur inattendu. Accueillez les tous et prenez-en soin! Même s’ils sont une foule de chagrins, qui balaient violemment votre maison et la vident de tous ses meubles, traitez chaque invité honorablement. Peut-être vient-il faire de la place en vous pour de nouveaux délices. La pensée sombre, la honte, la malice, rencontrez-les à la porte en riant, et invitez-les à entrer. Soyez reconnaissants pour tous ceux qui viennent, parce que chacun a été envoyé comme un guide de l’au-delà.

Djalâl-od-Dîn Rûmî dans Soleil du réel : Poèmes d’amour mystique

Une pièce musicale d’Yasamin Shahhosseini – Gahan