Le meilleur de soi : Le rencontrer, le nourrir, l’exprimer

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Faute d’être reconnues, nos eaux intérieures soulèvent de grandes vagues où nous risquons de nous noyer. Car l’émotion déferle en nous comme une lame qui nous porte, nous emporte ou nous submerge.

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Beaucoup souffrent d’une estime de soi défaillante et sont affectivement dépendants des autres faute d’avoir été reçus avec suffisamment de compréhension et de bienveillance.

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Ils cherchent encore la lueur d’approbation dans les yeux de parents symboliques ou véritables. Ils en sont pour ainsi dire assoiffés, et ils craignent de perdre l’estime de ceux et celle qui leur accordent ce reflet positif. En réalité, ils vivent dans le regard des autres, captifs de leur propre image. Leur quête est invisible mais s’ils pouvaient se voir dans ce rôle, c’est la figure d’un mendiant qui leur apparaîtrait.

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Chacun de nous veut exprimer le meilleur de lui-même. Chacun aspire à être vrai. Nous ne désirons pas seulement toucher à notre vérité, nous cherchons aussi à la manifester et à la dire.

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La projection est un mécanisme psychologique qui fait que l’on prête aux autres des éléments inconscients de notre propre psyché.

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Les cœurs se rejoignent quand nous réalisons que nous voulons tous de l’amour et de la reconnaissance. Car le véritable cri du cœur, qui exprime les attentes et les besoins de chacun, se résume essentiellement au désir d’aimer et d’être aimé pour ce qu’il est véritablement, c’est à dire un être qui, avec ses dons et ses talents, fait partie de la grande famille universelle.

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Il ne tient qu’à nous de cultiver ce dialogue afin que les idées créatrices et l’inspiration puissent irriguer nos vies.

Guy Corneau dans Le meilleur de soi : Le rencontrer, le nourrir, l’exprimer

Une pièce musicale de Levon Minassian & Armand Amar – Hovern’engan

La vision du temps avec Enzo

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Il était une fois et la fois d’après, un homme curieux. Il refusait de laisser son esprit se faire emprisonner dans des rapports de force. Il n’aimait particulièrement pas les débats ou l’on doit choisir entre une chose ou son contraire. Cette forme de regard dualiste le rendait triste.

Pour lui, tout était une question de perspective et d’adaptation. Par exemple, il aimait rappeler que lorsqu’il était dans un pays d’Orient, le soleil se couche à ses yeux sur l’Occident qui représentait l’aube d’un Nouveau Monde. Cette position sur la Terre faisait en sorte que la conception du monde reposait sur le fil de l’histoire.

Toutefois, lorsqu’il est en Occident, le soleil se couche vers l’Orient ou l’aube nous permet d’émerger de la nuit des temps.

Il aimait rappeler que chaque coucher de soleil n’est jamais une fin en soi, et l’aube n’est jamais un début en soi. La fin des attentes ou le début de nouveaux espoirs n’étaient à ses yeux que des fabrications de l’esprit humain.

Il aimait poser la question : quelle est la meilleure part de la vie d’un humain? Avec un grand rire, il aimait rappeler que c’est chaque fois que l’on aime vraiment.

Pour Enzo, il sera toujours une fois, et une fois encore et une fois encore. Tout passe, la vie glisse partout, il n’y a pas de vide, seulement des absences.

Une pièce musicale de Shakti – Two sister

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

La fin de la rêverie

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Il était en train de rêver. Tout était tellement vrai et pourtant il  savait et il avait la certitude qu’il rêvait. Il vivait sans l’être, car il se réfléchissait comme un être intemporel. Il n’avait pas besoin de faire attention à ses pensées, à ses paroles et à ses actes. Si quelque chose n’allait pas comme il l’avait prévu, il ne s’en faisait pas, il n’avait aucune contrainte de temps et de réalité.

Du haut de sa rêverie, il pouvait toucher une fleur, et l’a sentir, et même l’arracher, car tout était impermanent. Il parcourait une suite de plaisirs qui passent, qui se perdent dans l’infini, et il poursuivait son avancé vers un ailleurs.

À force de vouloir demeurer dans cet état, il s’était transformé non pas seulement en un rêveur, mais en un être irréel. Il se disait que toute existence nécessitait trop de temps.

Puis, un jour, il fut troublé par une absence de plaisir, il en souffrait et il se rendit compte que l’éternité peut devenir un enfer pendant que l’on souffre. Les plaisirs laissaient des marques de manque. Il avait bien tenté de nier, de refouler ses sentiments, en prenant pour appui cette certitude d’avoir raison de ne pas être, mais rien à faire. Tout était vain.

Puis, il fut troublé par un présent que lui fut offert par une personne qu’il avait croisée par hasard. Cette personne merveilleuse lui avait offert un temps d’arrêt, et ensemble, en marchant dans les prés, il put découvrir autrement ces myriades de fleurs, d’herbes et d’êtres autour de lui. Il venait de comprendre que toute existence réelle occupe un espace, et qu’elle n’était perceptible que par une attention qui requiert du temps.

Puis, il sentit le rêve se terminer, et un mouvement d’éveil se produisit. L’espace d’une éternité, le présent de son existence lui apparut.  Ses yeux étaient maintenant capables de décoder cette nouvelle représentation du monde, car son esprit était prêt, ouvert et surtout disponible.

Dorénavant, il avait l’intuition que chaque fleur, chaque brin d’herbe, chaque être qu’il croiserait pouvaient, s’il l’acceptait, faire partie d’une composition plus grande, probablement intemporelle et infini, lui permettant de se libérer, de naître enfin à sa vie et être.

Bien que maintenant rien ne lui semble séparé, bien qu’il soit maintenant conscient que chaque instant inclut toute attente en entier, il se savait naître inter relié à cette réalité, au lieu de n’être qu’un de ces rêveurs intemporels perdus dans les confins des espérances.

Puis, le soleil se leva à l’horizon. Un autre éveil s’était produit.

Une pièce musicale Le Songe d’une nuit d’été – Ballet du Grand Théâtre de Genève

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Ces épris de liberté

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L’apprentissage de la solitude est un chemin d’apprivoisement et d’acceptation contrairement à l’isolement imposé.

D’une part, nous devons apprivoiser notre présence, notre rapport avec le silence et le calme, pour ensuite accueillir et composer avec nos peurs. C’est en quelque sorte un passage obligé qui nous amène à soi.

Toutefois, pour vraiment accéder à cet espace intérieur, souvent associé à la nature propre qui nous compose, il est primordial de s’investir pleinement pour assumer sa liberté. Ce mot si noble et si invocateur reste trop souvent une lubie de l’esprit. Regardez autour de vous, les gens qui recherchent constamment la compagnie des autres, qui font tout pour ne pas être seuls, cédant leur liberté pour une présence.

Ce qui est fardeau pour les uns et une bénédiction pour les autres. Être son propre guide et suivre ses propres principes et lois. Ceux qui gravissent des montagnes, qui écrivent leurs visions, qui franchissent des frontières, qui créent les œuvres d’art qui les habitent sont épris de liberté.

Il ne faut pas pour autant fuir les familles, l’amour, l’amitié, les groupes et les associations de toutes sortes, il faut tout simplement accepter que nous soyons des êtres qui ont besoin de se réaliser tout en contribuant à une communauté. L’oppression des autres est souvent ce que l’on s’impose pour s’éloigner de soi.

Pourtant, la solitude est une porte dérobée qui nous permet d’oser notre singularité pour mieux enrichir notre communauté.

Une chanson de Chanson de Paul Eluard adaptée pour l’édition 2016 des Enfoirés – Liberté

Les paroles suivent plus bas sous la vidéo

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Les fruits de la passion

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Pourquoi devons-nous être présents alors que manifestement nous existons? Quel subterfuge se cache derrière ces mots?

On peut avoir l’impression que le fait de trouver de beaux mots, de s’exprimer de façon positive devrait suffire. Et pourtant, être vrai est plus important que de faire simple ou positif.

Être présent demande plus que de la présence physique, car cela appelle à nous assumer, à délaisser l’emprise sur nous de toutes sortes de conceptions toutes faites, de préjugés et de peurs liées notamment à nos ruminations

C’est en quelque sorte, s’appuyer sur notre singularité, sur ce qui nous constitue, certains parlent de notre propre nature, et d’en être conscient une bonne partie de la journée.

Comment apprécier que nous soyons sur la bonne voie en ce qui nous concerne et non pas sur la voie des autres? Faites une pause dans votre journée. Prenez le temps d’apprécier ce que vous avez réalisé depuis votre lever. Tracer un bilan de l’importance de vos énergies que vous avez consacrées à faire puis à être. C’est en identifiant l’état d’esprit et l’émotion derrière chacune de ces actions que vous pourrez apprécier ce qui vous motive. Est-ce que vous faites ces actions pour éviter une réprimande, pour éviter de ne pas être apprécié, en faite pour éviter les différentes formes de nos peurs? Ou vos actions sont réalisées afin d’être mieux, c’est-à-dire pour se permettre de se réaliser, de vivre une passion qui nous nourrit et nourrit les autres?

Être présent, c’est prendre conscience de la passion d’être.

Une chanson de Fiori Séguin – La moitié du monde

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Fiori-Seguin/La-moitie-du-monde.php

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Être là

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Elle était couchée sur l’herbe, et lui était bien heureux d’être si près d’elle.

Elle lui demanda de regarder le passage des nuages dans le ciel. Elle lui montra les différentes formes qu’elle voyait et imaginait un dragon qui lentement s’est transformé en un oiseau et enfin en une croisée de chemin. Elle lui dit qu’elle se sentait comme ces nuages, sans forme fixe.

Elle regardant son ami dans les yeux et gardant le silence quelques instants.

Il lui dit alors que lui aussi avait ce sentiment que rien ne se fixe à jamais. Que cet instant qu’ils vivent ensemble n’arrive qu’en ce moment, il peut y en avoir d’autres pareils, mais ce sera peine perdue.  La magie est en ce moment.

Il lui raconta qu’à toutes les fois qu’il réalise un rêve, un projet, une épreuve, un moment magique, il vivait la satisfaction.  Bien sûr, il y a eu les efforts, oui cela entrainait souvent de la fatigue, mais le but était atteint. Et lentement s’effaçait la satisfaction et le désir de relever un autre défi, de faire une autre découverte l’animait. Chaque fois qu’il tentait de refaire le même trajet ou le même projet, il mesurait la perte d’intérêt, la perte d’intensité. Pour lui aussi, le moi changeait constamment comme les nuages et il avait besoin de traverser de nouveaux horizons.

Elle se colla contre lui. En effet, ils venaient tous les deux de mesurer l’importance d’être là, ensemble.

Une pièce musicale de Beethoven – 6th Symphony – Pastoral

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L’art de la simplicité

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Ce qui vous encombre, c’est tout ce qui est en excès. C’est tout ce qui envahit votre monde matériel et psychologique. Désencombrer n’est pas synonyme de privation, de négation, d’appauvrissement. Au contraire, cela veut dire plus d’espace, de clarté, de légèreté.

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L’écologie intérieure, c’est un travail interne de perfection de soi que l’on peut appeler travail spirituel. A la violence et aux peurs souvent diffusées par les médias, il faut opposer la connaissance, l’art, la beauté, la recherche du bien-être, de la paix et de l’amour.

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La perfection ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, mais à faire des choses ordinaires de façon extraordinaire.

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Il faut se concentrer sur tout ce que l’on fait. Quand on vit dans le moment présent, on ne ressent pas de fatigue: la plupart du temps, les gens sont plus accablés par l’idée de ce qu’ils ont à faire que par ce qu’ils font en réalité.

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Ce n’est pas nous qui possédons les choses. Ce sont elles qui nous possèdent.

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Si les choses ne sont pas rangées, c’est parce qu’elles n’ont pas un espace pratique où reposer.

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Avoir de la présence produit une impression si vive sur les autres que l’on n’a pas besoin de posséder le physique le plus parfait pour être beau. C’est la qualité de cette présence qui donne ce que l’on appelle l’allure.

Dominique Loreau dans L’art de la simplicité

Une pièce musicale de Vanessa Paradis – Ces mots simples

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1319863-vanessa-paradis-ces-mots-simples.html