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Bienheureuse incertitude et l’impermanence   2 comments

La nature

Tu vois, en te levant aujourd’hui, déjà ce n’était plus tout à fait pareil. Un nouveau jour, de nouvelles opportunités. Tout change et tout est incertain.

Nous aimerions trouver des assises immuables, solides, intemporelles, mais ce n’est pas cela la vie, c’est juste le rêve. Tout change, parfois lentement, parfois, brusquement.

Même l’enfant qui a été prévenu à quelques reprises par ses parents de ne pas jouer avec les prises de courant électrique, et qui ne voulait que faire à sa tête, se tiendra loin lorsqu’il aura testé la puissance du contact électrique. Lui aussi dira un jour à ses enfants de ne pas toucher.

Bien que la vérité est là sous nos yeux, notre représentation de celle-ci est avant tout incertitude. Acquérir un détachement au regard de ce qui nous apparaîtra comme la vérité offre une perspective intéressante. Je ne prône pas le désintéressement, mais plutôt une attitude ouverte ou ce qui est recherché n’est plus l’extraordinaire, le magique ou l’absolu, mais ce qui est là, mouvant, ordinaire, simple et vrai.

L’impermanence est à la base de notre monde. Le nier apporte la souffrance. Ne voir que soi et tout ramener à soi sur cette terre se résume à choisir d’habiter dans un simple placard alors que le château est immense.

Tu vois, en te levant aujourd’hui, il y avait des perspectives incertaines, ce sont tes opportunités pour continuer à découvrir quelque chose de plus grand que ce qui nous est connu, puis de le partager.

Une chanson de Leonard Cohen – Waiting for the Miracle

Les paroles en français sur  https://www.lacoccinelle.net/248283-leonard-cohen-waiting-for-the-miracle.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018– Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

À la portée de main   Leave a comment

 

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Il leva la main, il cherchait à toucher la vérité, et maintenant il cherchait vers le ciel.

Il avait déjà sondé des centaines de livres qu’il avait pris entre les mains, puis il avait exploré avec une manette le contenu de la télévision en parcourant d’innombrables chaînes et tellement d’émissions.

Il avait pris le bâton du marcheur et il avait parcouru les limites de ses frontières afin d’aller à la rencontre de la vérité, sans la croiser, il avait même déposé ses doigts sur le clavier et navigué au cœur de la réalité virtuelle sur Internet, puis il s’était mis à écrire et à écrire, exprimant ses attentes et ses questions, mais il était toujours sans réponses.

Maintenant, sa main balayait le ciel, mais en vain. Il canalisait toute son attention sur ce qui sortait de l’ordinaire, sur ce qui serait nouveau, et cela faisait déjà longtemps qu’il touchait sa quête sans la percevoir.

La vie, les livres, les films, la terre que nous foulons, l’interconnexion par Internet, les mots et même le vent contiennent une réalité impénétrable à celui qui dépose le voile de sa propre conception du monde sur tout ce qui l’entoure.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Veiller tard

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/906880.html

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Publié 13 janvier 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Arrivée avant le départ   Leave a comment

Si nous ne faisons pas attention, nous pouvons passer notre vie à chercher quelque chose que nous tenons comme le but à atteindre, alors que ce n’était qu’un divertissement. Ainsi, nous pouvons traverser une partie de notre existence à regarder au mauvais endroit et tout manquer.

Il arrive que nous oubliions que la destination n’est qu’un élément d’un trajet.

Il y a une destination que pour celui qui désire partir, et un trajet pour tout être humain en quête d’un ailleurs.

Ainsi, l’aventurier assis sur une grosse pierre au fond du jardin, respirant l’air frais, a conscience qu’il a dépassé toutes les distances de la terre, et qu’il peut vivre l’essentiel dès l’instant qu’il est ici et maintenant.

 

Une chanson de Jim Corcoran interprétée par Isabelle Boulay – Perdu dans le même décor

Les paroles sont sur : https://www.le-parolier.net/paroles-corcoran-perdus-dans-le-meme-decor.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 11 janvier 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Goûte   Leave a comment

Visage lotus om

Goûter ce qui est. Non pas seulement observer et accueillir, mais aussi goûter.

Réveiller l’esprit d’expérimentation, de jeu. Je suis en colère. J’accueille l’émotion, puis je la goûte. Je goûte ce que ça fait d’être en colère. Pleinement.

Et si ça ne me plaît pas de ressentir de la colère, je goûte et expérimente ce que ça fait d’être en colère et de ne pas aimer ça.

Chaque ressenti qui arrive est goûté. Tout a le droit d’être là. C’est ok de ressentir ce que je ressens, puisque c’est là. Et qu’est-ce que cela fait de ressentir ça ? C’est comment ? Juste constater ce qui est vécu, sans jugement, comme ce jeu où l’on doit deviner des aliments en les goûtant les yeux bandés. Mettre l’attention sur le parfum, la saveur, la texture, la densité des émotions et des ressentis. Faire cela, c’est faire en conscience l’expérience existentielle.

Qu’est-ce qui goûte ? C’est le témoin silencieux, la Conscience. Goûter un ressenti est un moyen habile de replacer le point de perception sur la Présence. Car en réalité, en amont de tous les phénomènes, notre nature fondamentale est présente en permanence et totalement à tout ce qui est vécu. Elle n’en perd pas une miette. Elle est le fait même de goûter, de percevoir, d’expérimenter la vie sous toutes ses formes.

Et quand le ressenti est savoureux, ne pas se priver de savourer ! Goûter ce que ça fait de savourer. Là encore, pas de jugement, de préférence, pour Ce qui goûte. Et comme bien sûr il y a des préférences sur le plan relatif, goûter ce que ça fait d’avoir des préférences !

Tout est bon à prendre pour l’expérience existentielle.

Suyi Lamour, « La grande paix du cœur »

Une chanson de Neil Diamond – Be

Les paroles sont sur http://paroles-traductions.com/chanson/montrer/1089532/neil-diamond/paroles-et-traduction-be/

 

Publié 10 janvier 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’homme ressemble à un cercle   Leave a comment

Rav Yehia Benchetrit parle de l’homme, en prenant l’image d’un cercle. Il reprend le lien entre l’humain et l’univers.  Puis il aborde des questions tel que:

Qu’est-ce qu’une personne?

Qu’est-ce personne?

À vous de découvrir!

Publié 6 janvier 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Je n’attends plus   3 comments

Je n’attends plus d’occasion spéciale ; je brûle les meilleures bougies les jours ordinaires.

Je n’attends plus que la maison soit propre ; je la remplis de gens qui comprennent que même la poussière est sacrée.

Je n’attends plus que tous me comprennent ; ce n’est pas leur tâche.

Je n’attends plus des enfants parfaits ; mes enfants ont leurs propres noms qui brûlent aussi brillamment que n’importe quelle étoile…

Je n’attends plus le bon moment pour avoir raison ; le bon moment est toujours maintenant.

Je n’attends plus le compagnon qui me complétera ; je suis reconnaissante d’être déjà soutenue si chaleureusement et tendrement.

Je n’attends plus un instant de tranquillité ; mon cœur peut devenir tranquille quel que soit le moment où il est appelé.

Je n’attends plus que le monde soit en paix ; je relâche mon poing et je respire la paix en moi et autour de moi.

Je n’attends plus quelque chose de grand ; être éveillée pour porter mon grain de sable est suffisant.

Je n’attends plus d’être reconnue ; je sais que je danse dans un cercle sacré.

Je n’attends plus le pardon.

I believe. I believe.

~Mary Anne Perrone (traduction Barbara Gardenia )

 

Une chanson de Maxime Le Forestier – Les jours meilleurs

Les paroles sur https://www.paroles.net/maxime-le-forestier/paroles-les-jours-meilleurs

 

Publié 4 janvier 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Avoir et être   Leave a comment

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau.

Bien qu’opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s’est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu’Être, toujours en manque.
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu’il se montrait généreux,
Être en revanche, et c’est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l’abri.
Alors qu’Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l’esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur,
Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être, c’est exister.
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

Oublie ton Passé, qu’il soit simple ou composé
Participe à ton Présent pour que ton Futur soit Plus-que-parfait…..

Yves Duteil – Avoir et être

Publié 2 janvier 2018 par dandanjean dans Pauses lectures, Pauses musicales

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