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Connais-toi toi-même   Leave a comment

A Athènes Socrate était célèbre pour dire: « Connais-toi toi-même. »

On raconte qu’un de ses étudiants lui dit un jour: « Socrate, tu vas partout disant  « Connais-toi toi-même », mais toi, te connais-tu toi-même ? »

Socrate répondit: « Non, mais je comprends quelque chose de cet état de non-connaissance.

Jon Kabat-Zinn

Une chanson de Claire Pelletier – La caverne

La caverne Il fait noir dans cette caverne Que des ombres et une lanterne Il fait noir dans cette caverne Que des hommes qui se prosternent Un reflet là devant nous Un reflet beaucoup de flou Tant de chaînes autour de nous Tant de chaînes sur mon cou Tu me dis c’est le réel Tu me dis y’a pas de ciel Une chimère dans la cervelle Une vision des étincelles Mais d’où vient cette lumière Cette chaleur sur ma peau ? Quelque chose est là derrière Il me semble que c’est beau Il me semble que c’est beau Y’a un homme qui se lève Un sourire sur les lèvres Y’a un homme qui se lève Et qui marche vers son rêve Faut sortir de cette caverne Faut le suivre briser nos chaînes Faut sortir de cette caverne Le sang coule dans nos veines Il s’en va il nous appelle Il s’en va monte vers l’espoir Il s’en va toucher le ciel Il s’en va je veux savoir Mais d’où vient cette lumière Cette chaleur sur ma peau ? Quelque chose est là derrière Il me semble que c’est beau Il me semble que c’est beau Mais d’où vient cette lumière Cette chaleur sur ma peau ? Quelque chose est là derrière Il me semble que c’est beau Il me semble que c’est beau Que c’est beau Que c’est beau Une vision, des étincelles Une chimère dans la cervelle Cette chaleur sur ma peau

Publié 18 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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La voie du sourire et du rire   Leave a comment

ImAGE Rires

Il y a des cadeaux que nous pouvons nous offrir qui change une vie. S’ouvrir à la bienveillance, la pratiquer dans un premier temps envers soi-même en est un précieux. Cette bienveillance peut illuminer l’obscurité des temps difficiles. Elle peut faire la différence.

Cette attitude joyeuse et accueillante peut, et cela même durant le temps difficile, abaisser la tension et nous faire voir les choses autrement.

Par exemple, elle peut nous aider à arrêter de faire de la méditation, et de commencer à réellement méditer, à entraîner notre esprit à avoir de meilleures dispositions. Les choses se placent tout doucement et tout devient plus simple, car nous arrêtons alors de lutter contre nos pensées afin de les éteindre, et nous prenons conscience d’elles avec honnêteté et lâcher-prise.

Cette nouvelle disposition libère l’énergie de l’humour, cette capacité à illustrer la joie d’être. Je sais que cela peut sembler pas sérieux comme approche, et c’est le but.

Le sourire et le rire sont de grandes sources d’inspiration et d’aide, ils s’avèrent souvent plus efficaces à semer un changement d’attitude et d’ouverture que tous les discours pour ou contre quoi que ce soit. La lutte nous mènera toujours qu’à un champ de bataille.

Une chanson de Zaz – On ira

Les paroles sur : https://www.lacoccinelle.net/847205.html

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3 600 à l’heure   1 comment

Par le corps de la terre

Pouvez-vous identifier ce qui a le plus d’impact sur votre vie au quotidien?

La température? La circulation? Le nombre de sucreries? L’habillement?

D’après Daniel Amen, psychiatre et spécialiste des troubles du cerveau, notre esprit produit environ 60 000 pensées par jour. Cela se traduit dans les faits par une pensée par seconde pendant chaque heure de réveil. Parmi celles-ci, 95% sont les mêmes pensées que nous avions la veille et les jours d’avant et 80% de ces pensées habituelles sont négatives. Si on fait un petit topo, est-ce que quelque chose qui arrive 45 000 fois dans une journée à une fréquence de 2 600 à l’heure aura un impact déterminant sur votre quotidien?

Ce qui est fascinant, c’est que ce phénomène est en sourdine.

Comme notre esprit structure notre vie, nous devons prendre conscience que ce que nous serons aujourd’hui résulte en partie de nos pensées de la veille et influencera ce que nous pourrons vivre demain.

D’une certaine façon, tout dépendant de l’intensité de nos pensées négatives, notre pire bourreau, c’est nous-mêmes.

Cela explique pourquoi des personnes assistent à un même événement et les avis seront partagés. Ce qui différencie n’est pas l’intelligence en soi, mais la représentation du monde que nous nous construisons.

Que peut apporter l’entraînement de l’esprit? Reprendre le contrôle sur notre quotidien, favoriser l’émergence de nouvelles pensées créatives.  Chaque pensée positive que nous saurons entretenir saura revenir aujourd’hui, puis demain et contaminera peut-être quelqu’un autour de nous et cette interdépendance contribuera à aider collectivement.

Laisser flotter cette pensée quelques jours pour voir.

 

Une chanson de Playing for Change – Don’t Worry

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Le fait de trouver est souvent associé à un geste spontané à l’image d’ouvrir un coffre au trésor et d’y puiser sa quête.

Mais, la réalité est différente. Au préalable, pour trouver nous avons dû apprendre, apprendre à regarder et reconnaître, apprendre le mouvement, apprendre à marcher, apprendre à lire, acquérir le regard neuf, et savoir accueillir.

Nous sommes plus que la somme de nos apprentissages et en même temps nous sommes si imprévisibles. Il nous arrive tous de vivre ce que nous dénoncions à une époque, de succomber à autre chose que ce que nous voulions pour soi. Apprendre et vivre ce que nous désirons réellement implique une prise de conscience.

Il est possible d’apprendre à se décoder, à se découvrir, car bien que nous reconnaissions notre visage le matin, pour se découvrir réellement, il faut plus que le cliché instantané, nous devons nous habiter pleinement, et avec adresse, nous accueillir dans notre nature propre.

 

Une chanson avec Idir duo et Maxime Le Forestier – Tizi Ouzou

 

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Publié 26 septembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Libre d’être femme   Leave a comment

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Nous créons chaque jour notre vie avec ce qui nous est donné de vivre : la présence ou non d’un compagnon, l’amour ou la mésentente au sein de la relation, un métier épanouissant ou dans lequel on s’épuise et ne se reconnaît pas, des relations familiales harmonieuses ou pesantes, une belle vitalité ou une fatigue chronique, un état psychique apaisé ou anxieux, joyeux ou dépressif. La réussite d’une journée n’est pas le seul fait d’une présence ou d’une absence : c’est notre état d’être face à ce que nous vivons, la mise au monde de cet instant.

*

Nous avons du mal à vivre avec ce que nous sommes : nous ne cessons de nous reprocher le régime que nous devrions faire, les exercices que nous remettons au lendemain ou ne faisons pas assez, nos dépenses excessives ou le soin insuffisant que nous portons à notre apparence. Nous nous sentons coupables de ne pas être assez séduisantes, mais aussi de l’être trop et de déranger les bonnes convenances, ou d’éveiller la jalousie.

*

Une femme se sent belle quand elle n’est plus inquiète des critiques ou jugements qui peuvent lui être adressés ; elle peut s’abandonner au regard de l’autre, un regard aimant qui accueille sans condition et avec son coeur ce qu’elle est dans son cœur. Georges Moustaki le chante si bien dans Sarah : « la femme qui est dans mon lit n’a plus vingt ans depuis longtemps, les yeux cernés par les années (….) les seins trop lourds de trop d’amours ne portent pas le nom, d’appas (…)

Lorsque la nuit nous réunit, son corps, ses mains s’offrent aux miens et c’est son cœur couvert de pleurs et de blessures qui me rassure. »

Dans Libre d’être femme de Catherine Bensaïd

Une chanson de Shawn Phillips – She Was Waiting For Her Mother At the Station in Torino and You know I Love You Baby But It’s Getting Too Heavy To Laugh

Publié 10 septembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le marché du Soi   Leave a comment

sourire paisible

Dans un territoire isolé, inconnu jusqu’à maintenant, où le développement de soi passait par des investissements, il a été convenu de mettre en place un système permettant de gérer les transactions que les citoyennes et citoyens effectuaient dans la perspective de ce marché de l’avoir.

Le consensus ayant été établi que toute personne était imparfaite, il devient impératif de susciter la promotion d’un développement optimal de soi, sur tous les plans, que ce soit physique, psychologique et spirituel.

Ainsi, en soutien aux volontés gouvernementales, des entrepreneurs ont mis sur pied des institutions favorisant le développement de soi.

D’une part, ils permettaient le dépôt d’expériences acquises en développement de soi pouvant fructifier en fonction de l’intérêt retenu. Ainsi, ces épargnants d’expériences, pourraient ultérieurement les reprendre afin de les mobiliser dans un projet nécessitant beaucoup de ressources. Ce placement permettrait aux citoyennes et citoyens d’avoir accès à une réserve de compétences acquises pour répondre à des besoins ponctuels immédiats.

Et, d’autre part, il devenait possible d’emprunter des compétences de développement de soi afin de compenser son manque d’expérience et de mieux se positionner dans le marché. Une période déterminée et un intérêt accompagnant le remboursement leur étaient assignés.

Tous les jours, il y avait une augmentation du nombre de transactions. Par contre, plus le système devenait populaire, plus le nombre de déposants diminuait tandis que le nombre d’empruntant augmentait.

Il était devenu plus facile d’utiliser les compétences des autres pour réaliser ses propres projets.  Toutefois, le manque d’expériences personnelles faisait en sorte que parfois les projets avaient une durée d’exploitation assez courte.

L’offre de service pour le développement de soi s’étant diversité (beaucoup d’approches différentes et une multiplication d’entreprises), le besoin d’adopter une approche, le véhicule spécifique d’une expérience en quelque sorte, était devenue plus important que le but en soi, l’expérience du développement de soi.

Beaucoup de personnes préféraient découvrir une nouvelle technique, une nouvelle approche pour le plaisir qu’elle procurait au lieu d’entamer une démarche d’appropriation des fondements à partir de leur propre expérience. De plus en plus le doute s’installait, car ce qui était valorisé devait provenir d’un autre, et cet autre dans la majorité des cas avait emprunté le savoir qu’il dispensait.

La confusion fut si grande, que le gouvernement a alors décidé de remplacer le terme de développement de soi par l’entraînement de soi.  C’est alors que ce peuple est entré dans le nouveau marché du Soi. Ainsi, plus besoin de s’en faire avec la finalité, il s’agissait de faire, de prendre tous les moyens possibles et cela était bien. On pouvait faire la promotion de vivre longuement, même si cela n’avait plus de sens. On pouvait éviter les débats existentiels, car il s’agissait non plus d’être, mais de bien faire.

Mais, comme le système reposait avant tout l’emprunt à partir des dépôts d’expériences acquises en développement de soi, un problème d’approvisionnement est vite devenu criant. Ceux qui avaient le pouvoir avaient les moyens, alors que ceux qui avaient les savoirs ne voulaient pas d’un tel pouvoir.

Je compte poursuivre mes observations, car je suis curieux d’apprécier comment ce peuple saura relever ce défi. Il est fascinant de constater que le fait de rechercher uniquement la perfection, de diviser les ressources, de valoriser des compétences dans un domaine spécifique, de susciter la compétition, crée des conditions où des individus en arrivent à ne plus apprécier leur propre expérience et à croire que leur vie n’est pas encore arrivée. Ici, notamment, il va de soi que le développement est compromis.

Une chanson de Luc De Larochellière – Cash city

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Le secret de Rose   2 comments

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C’était le premier jour de la rentrée à l’université, et notre professeur s’était présenté en nous enjoignant de faire connaissance avec quelqu’un que nous ne connaissions pas encore.
En me levant pour regarder autour de moi, je sentis une main se poser doucement sur mon épaule. En me retournant, je vis une petite vieille toute fripée qui me regardait avec un sourire radieux irradiant de tout son être.
-« Bonjour, ma jolie », me dit-elle. « Je m’appelle Rose. J’ai quatre-vingt-sept ans. Me permets-tu de te donner l´accolade? »  En riant, je lui répondis avec enthousiasme, -« Bien sûr que vous le pouvez! »
Et elle me gratifia alors d’une formidable étreinte. -« Pour quelle raison une personne si jeune et si candide comme vous est-elle à l’université? lui demandai-je.
Avec malice elle répondit,
-« Je suis là pour rencontrer un riche époux, me marier, faire deux enfants, et ensuite je profiterai de ma retraite pour voyager. »
-« Non, sérieusement, » lui  demandai-je. J’étais curieuse de savoir ce qui avait pu la motiver à relever ce défi à son âge.
-« J’ai toujours rêvé d’avoir une formation universitaire, et aujourd’hui j’en reçois une ! »; me dit-elle.
Le cours terminé, nous allâmes au foyer des étudiants siroter ensemble un milk-shake au chocolat.

Nous étions devenues amies tout de suite. Ces trois premiers mois, nous partions chaque jour après les cours dans d’interminables discussions!
J’étais inlassablement fascinée, à l’écoute de cette « machine à remonter le temps » qui partageait avec moi sa sagesse et son expérience.
Après quelque temps, Rose était devenue la coqueluche du campus et elle n’avait aucun mal à se faire des amis partout où elle allait. Elle adorait se faire élégante et se réjouissait de l’attention que lui portaient les autres étudiants. Elle s’y prêtait de bonne grâce.

À la fin du second trimestre, nous avons invité Rose à prendre la parole au banquet de notre équipe de foot. Jamais je n’oublierai les mots qu’elle nous y a dit alors. Après avoir été présentée, elle est montée sur le podium. Alors qu’elle commençait le discours qu’elle avait préparé, elle a fait tomber par terre une partie de ses notes. Frustrée et légèrement embarrassée, elle s’est alors penché sur le micro en disant simplement; -« Excusez ma nervosité.
Je ne bois plus de bière depuis le Carême, et ce whisky m’assomme ! Je ne vais jamais retrouver l’ordre de mes notes, alors permettez-moi juste de vous dire ce que je sais. »
Tandis que tout le monde s’esclaffait, elle s’est éclairci la voix et a commencé :

-« Nous ne cessons pas de jouer parce que nous sommes vieux ; nous devenons vieux parce que nous cessons de jouer. Il n’y a que quatre secrets pour rester jeune, être heureux, et connaître le succès.
1 – Il vous faut rire et faire preuve d’humour chaque jour.

2 – Il vous faut avoir un rêve. Lorsque vous perdez vos rêves, vous mourez. Vous avez tant de gens autour de vous qui sont morts et qui ne le savent même pas!

3 – Il y a une énorme différence entre vieillir et grandir. Si à dix-neuf ans vous restez dans votre lit une année entière sans rien faire d’utile, vous atteindrez vos vingt ans. J’ai quatre-vingt-sept ans, et  si je reste au lit toute une année sans faire quoi que ce soit, j’atteindrai mes quatre-vingt-huit ans.
Tout le monde sait vieillir. Cela ne nécessite ni compétence ni disposition particulières. L’idée est de grandir en trouvant toujours l’opportunité pour le changement.

4 – N’ayez aucun regret. Les personnes âgées n’ont habituellement pas de regrets pour ce qu’elles ont fait, mais bien plutôt pour ce qu’elles n’ont pas fait. Les seules à avoir peur de la mort sont celles qui ont des regrets. »

Elle a terminé son discours en chantant bravement « La Rose ».

A la fin de l’année, Rose a terminé la licence qu’elle avait entreprise durant toutes ces années.
Une semaine après avoir obtenu son diplôme, Rose est morte paisiblement pendant son sommeil.
Plus de deux mille étudiants ont assisté à ses funérailles en hommage à la femme merveilleuse qui prêchait par l’exemple qu’il n’est jamais trop tard pour devenir tout ce qu’il vous est possible d’être.

merci à Claudine Cazenave

Une chanson de Bette Midler – The Rose

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