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Le ciel et l’enfer !   Leave a comment

ImAGE Naxos

Un homme, son cheval et son chien se promenaient sur une route. Alors qu’ils passaient près d’un arbre gigantesque, un éclair les frappa, et ils moururent tous foudroyés.

Mais l’homme ne comprit pas qu’il avait quitté ce monde, et il continua à marcher avec ses deux bêtes ; les morts mettent parfois du temps à se rendre compte de leur nouvelle condition…

La route était très longue, la pente abrupte, le soleil était fort, ils transpiraient et avaient grand soif. Ils avaient désespérément besoin d’eau. Au détour du chemin, ils aperçurent une porte magnifique, tout en marbre, qui conduisait à une place pavée d’or, au centre de laquelle il y avait une fontaine d’où jaillissait une eau cristalline.

Le voyageur s’adressa à l’homme qui gardait l’entrée.

– Bonjour. Quel est cet endroit, si beau ?

– Ici c’est le Ciel.

– Heureusement que nous sommes arrivés au Ciel, nous avons terriblement soif.

– Vous pouvez entrer et boire l’eau à volonté.

– Mon cheval et mon chien ont soif eux aussi.

– Je suis vraiment désolé, mais ici on ne laisse pas entrer les animaux.

L’homme en fut désappointé parce que sa soif était grande, mais il ne boirait pas tout seul ; il remercia et reprit sa route. Après qu’ils eurent beaucoup marché, épuisés, ils atteignirent une place, dont l’entrée était marquée par une vieille porte, qui donnait sur un chemin de terre bordé d’arbres.

À l’ombre d’un arbre, un homme était couché, la tête couverte d’un chapeau, peut-être endormi.

– Bonjour – dit le voyageur. – Nous sommes assoiffés, mon cheval, mon chien et moi.

– Il y a une source dans ces pierres, dit l’homme, indiquant l’endroit. Vous pouvez boire à volonté.

L’homme, le cheval et le chien se rendirent à la source et apaisèrent leur soif. Ensuite il revint dire merci.

– Au fait, comment s’appelle cet endroit ?

– Ciel.

– Ciel ? Mais le gardien de la porte en marbre a dit que c’était là-bas le ciel.

– Ça ce n’est pas le ciel, c’est l’enfer.

Le voyageur était perplexe.

– Vous devriez empêcher cela ! Cette information mensongère doit causer de grandes confusions ! »

L’homme sourit :

– Pas du tout. En réalité, ils nous font une grande faveur. Parce que là-bas restent tous ceux qui sont capables d’abandonner leurs meilleurs amis…

Paulo Coelho dans Le démon et mademoiselle Prym

Une pièce musicale de Loreena McKennit – Dante’s Prayer

Publié 7 décembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le Dictionnaire amoureux du ciel et des étoiles   Leave a comment

ImAGE Ciel

En doutant il pensait, et devait donc exister en tant qu’être pensant. D’où sa fameuse formule : Cogito ergo sum – « Je pense, donc je suis ». Pour Descartes, l’homme a une double nature : il est doué d’un esprit qui est immatériel, ne s’étend pas dans l’espace et est indivisible, mais il possède aussi un corps matériel qui s’étend dans l’espace et peut être divisé. Le corps est une machine parfaite, comme les automates dans les jardins royaux de Saint-Germain, qui le fascinaient. L’esprit pensant et la matière sont distincts, mais coexistent. L’esprit joue le rôle d’un ingénieur en chef qui veille à la bonne marche de la mécanique du corps.

*

La science du chaos est ainsi une science du global qui abat les cloisons entre les diverses disciplines. Elle rassemble des chercheurs d’horizons différents et va contre la tendance à la spécialisation outrée qui caractérise certains domaines de la recherche contemporaine. Elle est attrayante, car elle fait s’écrouler le bastion du déterminisme et rend à la libre volonté sa première place. C’est au surplus une science « holistique », qui considère le tout et fait battre en retraite le réductionnisme. Le monde ne peut plus être expliqué seulement par ses éléments constitutifs (quarks, chromosomes ou neurones), mais doit être appréhendé dans sa globalité.

*

Les étoiles sont nos ancêtres. Ce sont elles qui ont fabriqué par leur alchimie nucléaire tous les éléments dont nous sommes constitués, et qui sont responsables de la beauté et de la complexité du monde:

Une statue de Rodin, les pétales d’une rose, les bêtes sauvages, les êtres humains ne sont que des poussières d’étoiles…

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Trinh Xuan Thuan dans le Dictionnaire amoureux du ciel et des étoiles

Une chanson de HK & les Saltimbanks – Rallumeurs d’étoiles

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-HK_and_Les_saltimbanks-Rallumeurs_detoiles-lyrics,p046180934

 

Publié 25 septembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’âme est un oiseau   Leave a comment

Oiseau

Dans beaucoup de traditions religieuses, de croyances populaires, de mythologies, l’âme est un oiseau.

Si le corps appartient à la terre, l’âme se lie au ciel.

Elle est un principe ailé, une conscience ascendante, fluide, libre, qui demeure tout au fond, emprisonnée dans « l’argile du corps » comme « l’oiseau dans la cage ».

Le mystique kurde Barhrâm Elahi parle de « l’état de l’âme lorsqu’elle pénètre dans le corps, comparable à celle d’un oiseau exilé de son nid, et emprisonné dans une cage étroite et sombre. » (La voie de la perfection). Et le grand poète soufi Farid al-Din Attar la compare lui aussi à un « oiseau céleste enfermé dans le filet du corps ».

Platon parlait déjà dans le Timée de « cette âme [qui] nous élève au-dessus de la terre en raison de son affinité avec le ciel, car nous sommes une plante, non point terrestre, mais céleste. »

Erik Sablé dans Petit traité d’ornithologie poético-philosophique

Une chanson de Kansa –  Dusk in the wind

Les paroles en françcais sur https://www.lacoccinelle.net/243164.html

Publié 12 mars 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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La musique du ciel en héritage   Leave a comment

L’individu d’une grande lignée sera partout chez lui dès qu’il portera en sa pensée la diversité. Plus nous nous réconcilions avec nous-même, avec notre histoire et nos racines, plus nous écoutons sans jugement le chant des oiseaux posés sur nos branches. Plus on est confronté à une vérité solitaire, plus on cueille tout ce manque à soi-même. Hélas, la plupart du temps, nous sommes vides d’importants mais pleins d’inutiles. Incapables de nous délivrer des meurtrissures, des horaires imposés par la société de productivité qui ronge l’humain jusqu’à la trame. Par distraction, on ne réalise plus cette myriade d’énergies vivantes, cette merveille qu’est le cerveau humain – émetteur, récepteur, force d’opposition.

*

La Mathématique élégante est indénombrable, heureusement, d’ailleurs ! Elle préside à la merveilleuse mécanique céleste et à l’harmonie de l’Univers.

Un ciel étoilé ? Douce contrainte à la beauté.

Il y a beau temps que le rythme anime la vie. L’art de vivre c’est l’extraordinaire de l’ordinaire, c’est l’accord du Ciel et de la Terre.

De l’immense à l’intime, c’est par la transcendance que tout fait lien.

Quoi de plus révélateur que le silence ? Hors le néant tout est musique.

 *

Tout conflue auprès du regard, comme limaille d’atomes d’événements dans un champ magnétique. L’attractive réception de ce flot d’informations qu’est l’univers requiert de l’humilité, afin d’accorder au regard la possibilité d’imaginer que tout ce qu’il observe est modifiable à souhait. Découvertes. Perspectives. Il est une douce brise soufflant sur le génie des lieux. Et ce souffle de vie, tout à ce sentiment d’azurs et nuages, proche d’éloquentes ponctuations d’esprits ayant plusieurs siècles d’âge, abandonne l’imaginaire aux confins de la lumière et de la matière, intrinsèquement reliés. Pour le philosophe grec Héraclite, le feu est le principe de toute chose, il s’allume puis s’éteint, tout comme les cycles de vies et de morts des objets célestes dans l’univers. En l’homme se métamorphosent les astres, qui osent valser majestueusement et régner en souverains depuis l’éternité. Dans quelques sillages lointains, la peau de l’âme a merveilleusement recueilli toutes les empreintes que notre intellect d’aujourd’hui omet de discerner et de matérialiser.

Sophia Sherine Hutt dans La Musique du Ciel en héritage

Une pièce musicale de Karl Jenkins – Adiemus

Auteur du projet et chef d’orchestre: Karmina Šilec

 

Publié 15 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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La terre est une poursuite du ciel ?   Leave a comment

respiration conscience

La terre que nous la voyons, que nous la percevons, est segmentée par notre représentation, nos expériences, il en est de même pour le ciel. Avez-vous des images prédominantes de jours ou de nuit?

Et nous faisons la même chose avec notre dimension hédoniste de notre vie ou notre dimension spirituelle. Tout est segmenté et divisé en fonction de l’attention que nous y apportons et de notre interprétation.

Il est bon de se rappeler que la terre est interdépendante du ciel, et qu’il n’y a pas de séparation nette, tout comme notre quotidien est composé de notre quête hédoniste et notre quête spirituelle. Il ne s’agit pas de retrouver l’équilibre entre les différences, mais de les concevoir dans leur unicité.

Vous touchez la terre en levant le regard au ciel, et lorsque vous vivez l’instant présent en pleine conscience, il y a une part importante de votre vie spirituelle qui s’actualise dans votre corps épanoui.

Une chanson ZAZ – Sous le ciel de Paris

Publié 15 avril 2016 par dandanjean dans Textes de mon cru

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