Le Veda d’un Physicien

One

Il est fort curieux que la philosophie occidentale, qui a presque universellement accepté l’idée que la mort de l’individu ne met aucunement fin à quoi que ce soit d’essentiel de la vie, ait à peine honoré d’une pensée (excepté chez Platon et Shopenhauer) cette autre idée bien plus profonde et plus intimement joyeuse, et qui logiquement va de pair avec elle : l’idée qu’il en est de même pour la naissance de l’individu ; que je ne suis pas créé pour la première fois, mais que je suis progressivement réveillé d’un profond sommeil.

Alors mes espoirs et mes aspirations, mes peurs et mes soucis peuvent m’apparaître comme étant les mêmes que ceux de milliers d’humains qui ont vécu avant moi. Et je peux espérer que ce que j’ai imploré pour la première fois il y a des siècles pourra m’être accordé dans quelques centaines d’années.

Aucune pensée ne peut germer en moi qui ne soit le prolongement de la pensée d’un ancêtre ; il n’y a pas en réalité de nouveau germe (de pensée), il y a l’éclosion prédéterminée d’un bourgeon sur l’arbre antique et sacré de la vie.

Je sais très bien que la plupart de mes lecteurs, en dépit de Schopenhauer et des Upanishads, prendront ce que je viens de dire pour une métaphore plaisante et adéquate, et refuseront d’accepter à la lettre l’axiome que toute conscience est Une par essence.

Ma conception du monde, le Veda d’un Physicien par Erwin Schrödinger

Une pièce musicale Ravi Shankar et George Harrison – Prabhujee

Quand le temps s’endort

 

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Le temps s’est endormi et j’ai pu réaliser quelques rêves en étant éveillé

Le temps s’est endormi et je me suis libéré quelques instants

De la course contre la montre qui fait en sorte que nous survolons au lieu d’être

J’ai pu réaliser ce que je voulais vraiment faire en prenant le présent

J’ai pu aussi ne rien faire et en même temps, ne rien perdre, alors quel présent!

 

Le temps s’est endormi et j’ai conscience que ce n’est pas l’éveil

Qui a su faire la différence, mais plutôt, avoir veillé, et s’être émerveillé

Prendre la mesure de la nuit de la vie, cette face obscure et fabuleuse

Et pendant que le temps dort, que l’espace se retient, je suis en expansion

Je suis au cœur d’ici et maintenant, de l’instant, de l’immuable présent.

 

Heureux de vivre ce jour et d’offrir cette veille en partage.

 

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Veiller tard

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/906880.html

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