Patagonie intérieure

eveil-tv-conscience-pixabay

Mais d’où cela vient-il donc que mon corps entier se mette à sourire. Ma tristesse inutile s’est dilapidée aux quatre vents de cet océan de terre, poussière d’écume insignifiante éparpillée dans ce tourbillon de calme. Le paysage est libre. Libre. C’est le singulier épousé par l’unité du tout. Socrate dit que « la sagesse commence dans l’émerveillement ».

*

Je suis tranquille. J’ai un livre et de quoi écrire. Le temps peut aller, j’entre dans celui qui est hors.

*

Le voyage n’a de sens que s’il est issu d’une nécessité sensible.

*

Est-ce donc cela qui est nécessaire pour que l’homme cherche enfin son ailleurs en lui ? Son absolu, son infini ? Faudra-t-il que la mondialisation s’étende jusqu’à nous plaquer littéralement aux parois du néant pour que nous nous résolvions enfin à nous retourner vers le dedans ?

*

Faudra-t-il aller jusqu’à l’anéantissement du langage pour que le verbe advienne enfin ?

*

C’est un paysage qui appelle la solitude. Par son immensité, sa puissance tranchante, il témoigne d’une vérité qui ne supporte aucun artifice. Face aux fjords, seule la solitude ne triche pas.

*

Et pourquoi sommes-nous incapables de reposer là d’où nous venons, là où nous avons toujours été, dans la demeure de l’amour, là où enfin commencerait le vrai voyage ? Dans quelle Patagonie intérieure trouverai-je le repos ? Dans quelle Terre de Feu qui ne me brûlerait plus

Lorette Nobécourt dans Patagonie intérieure

Une pièce musicale en Hommage aux indiens de Patagonie et Terre de feu

Le dialogue des statuts

statuts-arc.jpg

Je ne sais pas depuis quand, c’est arrivé tout doucement. Au début, j’avais l’impression d’entendre un grésillement. Puis, j’avais l’impression d’entendre un bruit de fond.

Un jour, j’ai entendu distinctement un mot, en fait une expression, Ouf! Puis, j’ai commencé à entendre des dialogues au beau milieu de ce temple voué à l’adoration et à la prière. Les statuts se parlaient entre elles.

Parfois, elles avaient de l’admiration pour le courage qu’elles observaient, vous savez ces personnes qui ont une grande âme, qui sont dédiées aux autres et qui viennent prier. Parfois, elles étaient découragées par le fait que des personnes raisonnables attendent d’eux un miracle.

Bien qu’elles ne sont pas capables de mouvement, elles sont capables de bien lire la réalité. Elles font nettement la différence entre les âmes pieuses, et celles qui sont quémandeuses.

J’ai compris à les entendre qu’il n’y a probablement pas une position plus difficile à tenir que celle de constater qu’une personne crée son propre malheur et que nous n’avons pas la capacité d’intervenir.

Cela m’a donné l’idée de leur parler de temps en temps de la beauté de la vie derrière les murs du temple afin de maintenir leur foi en la race humaine.

Nous, les humains, avons cette capacité d’agir sur notre environnement, mais parfois l’indifférence nous laisse de marbre. C’est pourtant notre capacité d’agir pour le bien commun qui nous différencie.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Né en 17 à Leindenstadt

Les paroles sur https://genius.com/Jean-jacques-goldman-ne-en-17-a-leidenstadt-lyrics

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.