Bilbo

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« Bonjour! » dit Bilbo. Et il était sincère. Le soleil brillait et l’herbe était très verte. Mais Gandalf le regarda de sous ses longs sourcils broussailleux qui dépassaient encore le bord de son chapeau ombreux. « Qu’entendez-vous par là? dit-il. Me souhaitez-vous le bonjour ou constatez-vous que c’est une bonne journée, que je le veuille ou non, ou que vous vous sentez bien ce matin, ou encore que c’est une journée où il faut être bon? – Tout cela à la fois, dit Bilbo.

*

Où étiez-vous donc allé, si je puis me permettre de vous le demander ? dit Thorïn à Gandalf, tandis qu’ils poursuivaient leur chemin.

– Jeter un regard en avant, répondit-il.

– Et qu’est-ce qui vous a ramené juste à temps ?

– Un regard en arrière, dit-il.

*

– Ainsi les prédictions des anciens chants se réalisent – dans un certain sens ! dit Bilbo.

– Bien sûr ! dit Gandalf, et pourquoi ne réaliseraient-elles pas ? Vous n’allez pas refuser créance aux prophéties pour la seule raison que vous avez contribué à leur réalisation ? Vous ne pensez tout de même pas que toutes vos aventures et vos évasions ont été le résultat d’une pure chance à votre seul bénéfice ? Vous êtes une personne très bien, monsieur Baggins, et je vous aime beaucoup; mais vous n’êtes, après tout, qu’un minuscule individu dans le vaste monde.

– Dieu merci ! dit Bilbo, riant.

*

« Bonne chance ! crièrent-ils, où que vous alliez, jusqu’à ce que vos aires vous reçoivent à la fin du voyage ! »

C’est la formule de politesse en usage chez les aigles.

« Que le vent sous vos ailes vous porte où le soleil fait route et où la lune chemine ! » répondit Gandalf, qui connaissait la réponse convenable.

*

Poursuivre son chemin fut l’acte le plus courageux qu’il devait jamais oser.

*

C’est votre propre sagesse qui doit dicter votre conduite.

John Ronald Reuel Tolkien dans Bilbo le Hobbit

Une chanson de Sally Oldfield – Three Rings

Les visions inexplorées

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Le jour où je me suis rendu compte que c’est parce que tu es différent de moi que je t’aime, j’ai souris. Je savais que je venais d’apprendre à cesser de tenter de me réinventer dans les autres et d’accueillir réellement.

Je venais de m’ouvrir à toute la profondeur et la richesse de la différence de notre humanité, de même qu’à l’importance de ne pas rechercher que mon propre écho, que la représentation de ma propre appartenance.

J’ai pu alors découvrir un autre sens au don, celui qui par-delà l’intention, redonne par gratitude le sens de la vie.

Dès lors, j’ai cessé de vouloir réaliser quelque chose de majestueux et de grand.  Je désire juste simplement prendre soin de nos liens d’humanité, acceptant l’interdépendance qui nous conditionne et l’imprévisible qui nous attend.

Depuis, ton regard me raconte des visions inexplorées et si merveilleuses.

Une chanson de Francis Cabrel – Des Hommes Pareils

Les paroles sur https://genius.com/Francis-cabrel-des-hommes-pareils-lyrics

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