La bonté

La bonté, tout comme la violence, est le fruit de ce que nous avons décidé de cultiver. Tout être humain a des potentialités pour faire éclore la bonté tout comme pour la violence. La personne qui cultive la paix et la bonté en soi sait qu’elle doit composer avec les tentations de colères et de brutalité. Elle sait tout le travail que cela demande pour implanter en mous une tendance spontanée à l’empathie, à l’altruisme et à la coopération.

Certains diront que la frontière entre la bonté et la violence est mince. Je dirais que c’est avant tout la conception du monde et le sens que nous souhaitons lui donner qui feront la différence.

La violence, c’est se choisir uniquement, et faire en sorte qu’aucune autre personne ne puisse nous atteindre. Par les coups, nous repoussons les autres.

La bonté nous entraine vers un sentiment d’une commune humanité à partager. Elle nous fait vivre l’expérience que chaque humain vit au travers des autres. La bonté est ce sentiment profond que nous sommes dépendants de l’humanité qui nous habite et de celle qui nous entoure. Tout ce que nous allons accomplir ne peut se définir par notre seule action. On ne peut nier notre éducation, les enseignements quotidiens de toute sorte, les gestes d’entraide ou d’encouragement. La bonté, c’est l’attitude qui découle de cette prise de conscience que le mérite de nos actions prend sa source autant de notre travail que de l’action des autres.

En cultivant la bonté en nous, nous découvrons les vertus de la bienveillance qui se veut une pensée envers autrui, de la compassion qui se veut une capacité de ressentir et d’accueillir l’autre, et de l’altruisme qui se veut une motivation qui s’exprime sous forme de comportement.

Le poète Khalil Gibran, qui est une belle source d’inspiration, a exprimé cette coexistence des contraires en nous.

Et l’un des anciens de la cité dit : Parlez-nous du Bien et du Mal.

Et il répondit : Du bien qui est en vous je puis parler, mais non du mal. Car le mal qu’est-ce sinon le bien torturé par sa propre faim et sa propre soif ?

En vérité, lorsque le bien est affamé, il cherche sa nourriture même dans les caves obscures, et lorsqu’il est assoiffé, il s’abreuve même d’eaux mortes.

Une chanson de Jacques Brel – Quand on n’a que l’amour

Les paroles sur https://genius.com/Jacques-brel-quand-on-na-que-lamour-lyrics

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