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L’Amour est une voie sans détour   Leave a comment

Mains monde2

L’Amour est une voie sans détour.

La personne qui se laisse apprivoiser par l’Amour, avec le grand A, s’est livrée à l’essence de la vie, à cette énergie qui alimente la pensée et la matière.

Que l’Amour vécu soit humain ou divin, il demeure une l’expérience unique, et qui inflige des blessures uniques.

L’Amour s’alimente du renoncement, parfois à notre identité, souvent à notre zone de confort.

Cela signifie qu’ultimement, l’Amour nous amène à renoncer à tout.

Quand on prend un conjoint, il arrive que l’on n’aime pas nécessairement.

Quand on veut contrôler une relation, on n’aime pas nécessairement.

Quand on a besoin que l’Amour soit satisfaction, on n’aime pas nécessairement.

Car Aimer signifie, au sens le plus profond du terme, renoncer et accueillir.

Il est divin, lorsqu’il est au service des humains.

Il est éphémère, lorsqu’il entend se faire prier.

L’Amour est une voie sans retour.

Une chanson de Jean Jacques Goldman – Veiller tard

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/906880.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 28 octobre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Matrice des arômes de l’essence de la vie   Leave a comment

L’autre jour, elle me demandait comme mieux doser les épices de notre vie. J’ai encore beaucoup à apprendre de l’art culinaire de la vie, mais j’ai partagé ce que j’en sais, et je lui ai parlé des aromates de base.

Par exemple, la jalousie, la culpabilité, le jugement et la culpabilisation font en sorte qu’une vie devient rapidement très relevée, on peut en perdre son goût réel par la brûlure qu’ils provoquent.

Par contre, si nous voulons y maintenir le goût et apprécier les nuances, il importe d’apprivoiser l’épice du silence pour vivre cette sensation de naître de nulle part, d’être simplement là, et d’avoir besoin de n’aller nulle part. La patience, la compassion, l’empathie, le partage et l’acceptation sont aussi des épices très savoureuses.

En étant simplement maintenant, malgré le fait que tout continue de changer autour de nous, notre conscience capte sans rien retenir toutes les saveurs intenses qui germent en nous, c’est ce qui permet de composer son propre goût de la vie.

Il n’y a plus de je ou de nous, juste une présence ordinaire.

On ne pense à rien, on ne fait qu’être ce que nous sommes.

C’est par ces instants furtifs ou nous sommes en phase avec la vie en la goûtant, que ce soit lors d’un coucher de soleil, la naissance d’un enfant ou encore devant ton propre sourire, que nous nous rendons compte que nous sommes participants à un grand festin.

C’est la matrice des arômes de l’essence de la vie qui est présente au sein de notre nature propre.

Lesquelles désires-tu entretenir?

Une chanson de Camille – Festin

Les paroles sur https://genius.com/Camille-le-festin-lyrics

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Accepter de travailler avec elle   2 comments

Peurs

Un jour, j’ai pris conscience que je ne peux pas tout choisir dans la vie. Je dois composer avec ce que j’ai et avec ce qui m’entoure. Je me suis donc fait à l’idée de travailler avec elle.

D’accepter simplement sa présence. De me faire un devoir d’être accueillant et courtois. De ne pas me rebiffer à chaque soubresaut d’émotion.

Puis, lentement, cela s’est mis à mieux aller. J’ai senti un grand poids quitter mes épaules. Je me surprends à sourire plus souvent, à lui sourire plus souvent.

On faisait plus que se côtoyer, on s’apprivoisait, on devenait des collègues.

Maintenant, on travaille mieux ensemble. Maintenant, peu importe le visage qu’elle prend, je suis capable de l’accueillir, de composer avec elle.

Hier, elle s’est manifestée, je me suis assis silencieusement, je l’ai regardé dans les yeux, et calmement j’ai mesuré que même si la peur sera toujours présente, elle n’a plus le même effet sur moi, je suis capable de composer une réponse adaptée. Et quand je ferme les yeux, je souris.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Nos Mains

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Publié 24 août 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Dans la main de la terre   Leave a comment

Il y avait peut-être cent ans qu’elle était là, ou peut-être juste un instant. Le vent de la nuit lui caressait le visage et je ne saurais vous dire où était son pays, où était sa maison, si elle était femme de marin, de paysan, d’exilé ou d’émigrant, si elle avait franchi la mer, une montagne ou l’océan.

La terre semblait être derrière elle ; en la voyant marcher on pouvait imaginer qu’elle la portait toute seule sur ses épaules.

Allez donc savoir ce qu’elle s’en allait chercher, ce qu’elle aurait aimé entendre cette nuit-là. La nuit, les regards des hommes s’éteignent un peu, on dit que la lumière est à l’intérieur, dans un village, au fond d’un port, en haut d’une montagne, un phare dans l’océan ou bien une étoile dans le ciel.

À chaque chant qui résonnait elle accordait son âme, elle accordait ses pas. Elle disait qu’elle voulait apprendre le chemin jusqu’aux plus beaux signaux du monde, jusqu’à la beauté qui unit les hommes et les peuples.

Son rêve, elle l’écrivait de quatre mots : l’unité qui rassemble, la diversité qui enrichit. Dans chaque chant du monde elle voulait graver une alliance, une reconnaissance, dans chaque langue elle voulait apprendre la part d’altérité, d’intelligence et d’humanité.

Elle disait que c’était cela la plus belle promesse d’avenir, de paix, de richesse du monde. Un jour le poète a écrit pour elle « l’homme n’est ni grand ni petit, il a la taille de ce qu’il sait aimer et respecter ».

Elle, elle répondait que toute la vie il fallait apprendre à être l’invité de l’autre, l’invité du monde, que c’était cela l’hospitalité. Il y a peut-être cent ans qu’elle marchait ainsi, ou peut-être un instant, c’était cela sa fidélité. Le chant d’amour qui fait pleurer les yeux d’un peuple ne peut à tout jamais laisser indifférent l’âme du monde, c’était cela sa paix.

Ce soir, entre la mer et l’océan il y a peut-être quelques lumières de plus dans la main de la Terre, là où rien n’est séparé, là où s’additionnent et se reconnaissent toutes dignités du monde, là où des enfants de Bretagne ont écrit un jour « tous ces pays dispersés par le vent, les champs de blé dans la poche des paysans, et l’océan qui n’a plus pour frontière que la graine emportée par une main d’enfant ».

Ce soir… ce soir le pain sera blanc à la table d’hôte ; passant, demeure ici pour le partager. Il y a peut-être cent ans qu’elle marchait ainsi ou peut-être un instant ; elle disait que cette beauté-là est invincible, elle disait que cette beauté-là est invincible.

Texte de G.F. Bernardini

Une prestation sur ce texte de I Murvini – Dans la main de la terre

 

Publié 14 août 2018 par dandanjean dans Pauses musicales

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Mon ancien maître: Arbre   Leave a comment

ImAGE soleil arbre

J’ai plaisir à revisiter mes maîtres anciens qui à chaque fois, me font découvrir des enseignements merveilleux.

Par exemple, le maître Arbre, qui m’a appris à devenir plus accueillant. Il m’a appris à faire en sorte que ma vie permette de nourrir les autres par le partage.

Arbre m’a appris l’importance de l’accueil dans un monde individualiste. Apprendre à s’ouvrir aux autres, à composer avec ceux-ci tout en préservant sa singularité. Et surtout, demeurer ce que nous sommes sans devenir une copie.

Pour cela, Arbre m’a parlé de l’importante de savoir, d’une part puiser en soi, puis se nourrir de sa sève de vie. Il est important de saisir que le liquide sacré qui s’écoule en nous est porteur de vie, et que par lui nous pouvons nous épanouir. Prendre soin de son corps, s’alimenter sainement et se respecter est primordial.

Arbre m’a aussi appris l’importance du partage. Nous nous nourrissons des éléments de la terre, il est tout fait normal de redonner les fruits que nous produisons à la terre. Accepter que les oiseaux de ce monde puissent venir se poser sur soi, et devenir un lieu de vie, de fécondité, de transfert intergénérationnel voire d’immortalité.

Arbre m’a aussi appris l’importance d’accepter de se transformer. Cette acceptation du changement passe par les cycles de vie, ou il est nécessaire de renaître, de fleurir et de se laisser aller dans le vent au terme de son cycle pour retourner à la terre.

Se transformer, c’est prendre le chemin de ses racines jusqu’à ses ramifications pour vivre un nouvel état d’éveil.

Mes maîtres anciens, Montagne, Rivière, Soleil, Chemin et Vent pour ne nommer que ceux-ci sont riches d’enseignement. Je vous invite tout comme moi à les revisiter de temps en temps.

Une chanson de Peter Gabriel – Shaking The Tree

Les paroles en français sur http://paroles-traductions.com/chanson/montrer/1707162/youssou-ndour/paroles-et-traduction-shaking-the-tree/

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Publié 8 août 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Les anciens maîtres   Leave a comment

Bouddha vert

Ah je me rappelle

Les anciens maîtres

Qui était capable de créer

Une chaumière accueillante

Sous l’ombre d’un arbre

 

Ah je me rappelle

Les anciens maîtres

Dont les paroles

Portée par la musique du vent

Faisait chanter l’âme

 

Ah je me rappelle

Les anciens maîtres

Dont les écrits

Suscitaient l’éveil

Des cœurs endormis

 

Ah je me rappelle

Les anciens maîtres

Dont les mains

Toutes usées

Depuis tant d’années

Persistaient à se tendre

Pour attendrir

Pour accueillir

Et avec un grand sourire

Partager a gratitude de vivre.

 

Deux chansons de Neil Young – Old Man & Heart Of Gold

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/255297.html et https://www.lacoccinelle.net/246360.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 6 août 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Demian… quelques bribes   1 comment

herman-hesse-trees

La communauté en soi, dit Demian, est belle. Mais ce n’est pas la communauté véritable. Elle naîtra du rapprochement de certains individus et elle transformera le monde pour quelque temps. Ce qu’on appelle communauté n’est que formation grégaire. Les hommes se réfugient les uns auprès des autres parce qu’ils ont peur les uns des autres.

Chacun pour soi ! Les patrons pour eux, les ouvriers pour eux, les savants pour eux !

Et pourquoi ont-ils peur ? L’on a peur uniquement quand on n’est pas en accord avec soi-même. Ils ont peur parce qu’ils ne sont jamais parvenus à la connaissance d’eux-mêmes. Ils se rassemblent parce qu’ils ont peur de l’inconnu qui est en eux.

Ils sentent que leurs principes sont surannés, qu’ils vivent d’après de vieilles Tables de la Loi et que ni leurs religions ni leurs morales ne répondent aux nécessités présentes. Depuis plus d’un siècle, l’Europe ne fait qu’étudier et construire des usines. On sait exactement combien il faut de grammes de poudre pour tuer un homme mais on ne sait plus comment on prie; on ne sait même plus comment se divertir pendant une heure seulement.

*

Chaque homme n’est pas lui-même seulement. Il est aussi le point unique, particulier, toujours important, en lequel la vie de l’univers se condense d’une façon spéciale, qui ne se répète jamais.

*

L’Amour ne doit pas prier, mais il ne doit pas exiger non plus. L’amour doit être assez puissant pour devenir une certitude. Alors, au lieu d’être attiré, il attire.

Hermann Hesse dans Demian

 

Une pièce musciale de Dave Matthews Band – Crash Into Me

 

Publié 16 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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