Archives du tag ‘arbre

L’arbre   4 comments

Poursuite de mon périple à Paris pour y partager au fil des rencontres l’accent d’Amérique.

ImAGE soleil arbre

Une image qui me remplit est celle de l’arbre.

J’ai le voir, j’aime sa présence, sa capacité d’accueil, son écorce parfois rude et ses feuilles protectrices.

J’aime passer du temps en longeant des arbres.

J’aime pénétrer dans l’univers qu’ils créent en moi lorsque ceux-ci se touchent au plafond pour tisser un passage.

J’aime la clarté des images que ce parcours crée en moi et la rêverie terrestre qui enchante mon âme.

J’aime fouler la terre qui est soutenue par leurs racines, et j’aime penser que je participe à un sentier intime et commun où la vie nous parcourt et manifeste sa force tranquille.

J’aime penser que les particules du sol qui alimentent les arbres et dont les fruits m’alimentent sont du même courant de vie qui a porté des milliards de générations d’êtres vivants sur cette terre voyageant au sein de la Voie lactée.

Une image des racines, de l’écorce et des ramifications de la terre.

Une chanson Comme un arbre dans la ville par Maxime Le Forestier

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 17 septembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Mon ancien maître: Arbre   Leave a comment

ImAGE soleil arbre

J’ai plaisir à revisiter mes maîtres anciens qui à chaque fois, me font découvrir des enseignements merveilleux.

Par exemple, le maître Arbre, qui m’a appris à devenir plus accueillant. Il m’a appris à faire en sorte que ma vie permette de nourrir les autres par le partage.

Arbre m’a appris l’importance de l’accueil dans un monde individualiste. Apprendre à s’ouvrir aux autres, à composer avec ceux-ci tout en préservant sa singularité. Et surtout, demeurer ce que nous sommes sans devenir une copie.

Pour cela, Arbre m’a parlé de l’importante de savoir, d’une part puiser en soi, puis se nourrir de sa sève de vie. Il est important de saisir que le liquide sacré qui s’écoule en nous est porteur de vie, et que par lui nous pouvons nous épanouir. Prendre soin de son corps, s’alimenter sainement et se respecter est primordial.

Arbre m’a aussi appris l’importance du partage. Nous nous nourrissons des éléments de la terre, il est tout fait normal de redonner les fruits que nous produisons à la terre. Accepter que les oiseaux de ce monde puissent venir se poser sur soi, et devenir un lieu de vie, de fécondité, de transfert intergénérationnel voire d’immortalité.

Arbre m’a aussi appris l’importance d’accepter de se transformer. Cette acceptation du changement passe par les cycles de vie, ou il est nécessaire de renaître, de fleurir et de se laisser aller dans le vent au terme de son cycle pour retourner à la terre.

Se transformer, c’est prendre le chemin de ses racines jusqu’à ses ramifications pour vivre un nouvel état d’éveil.

Mes maîtres anciens, Montagne, Rivière, Soleil, Chemin et Vent pour ne nommer que ceux-ci sont riches d’enseignement. Je vous invite tout comme moi à les revisiter de temps en temps.

Une chanson de Peter Gabriel – Shaking The Tree

Les paroles en français sur http://paroles-traductions.com/chanson/montrer/1707162/youssou-ndour/paroles-et-traduction-shaking-the-tree/

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 8 août 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Apprendre à « Être » avec un arbre   Leave a comment

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Apprendre à « Être » avec un arbre. Quand on sort dans la nature, si l’on s’applique à être tout simplement là avec un arbre, pendant un moment, à regarder où l’on s’appuie contre son tronc, on commence alors à ressentir sa force, sa sérénité, même si le vent souffle, même s’il pleut. On est conscient, sans penser. On découvre l’essence même du monde en lui et par conséquent en nous.

Nous pouvons faire de même avec les gens au lieu de les « étiqueter » d’emblée comme nous le faisons généralement. Lorsque nous rencontrons une personne, certaines pensées et jugements nous viennent à l’esprit. Nous l’avons déjà cataloguée et ne sommes donc plus vraiment en communication avec elle, mais avec nos propres critères.

Plus on se ferme à la réalité, moins l’on s’émerveille de la vie qui se déploie continuellement en soi et des rencontres que l’on fait. Laissons-nous donc surprendre et gardons notre innocence à l’égard des autres.

Françoise Réveillet dans Petites pensées pour voyager léger

Une chanson Everyday People | Turnaround Arts | Playing For Change

Publié 30 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Tu ne peux pas presser la déesse en lui donnant un coup de coude !   2 comments

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A force de dialoguer avec cet arbre majestueux [ginkgo biloba ] , elle a appris qu’il existait bien avant les dinosaures, qu’il était le « seigneur du temps », et qu’il pouvait vivre plus de quatre mille ans.

*

Elle a aussi appris de lui que, pour survivre à tous les cataclysmes qui ont dévasté la Terre, il n’a jamais arrêté de se transformer.

*

Sélénoï a toujours eu la passion des arbres, qui lui enseignent la notion du temps, sa valeur. Pour elle, ils sont de merveilleux alchimistes qui captent la lumière pour la transformer en matière végétale, mais aussi pour nous faire grandir, nous rappelant que nous sommes comme eux des ponts entre la Terre et le Ciel.

*

Sais-tu qu’au XVIIIe siècle, les gens croyaient que les hirondelles passaient l’hiver au fond des étangs ? Comment auraient-elles pu survivre sinon, alors que tous les insectes dont elles se nourrissent étaient soit morts soit en hibernation ? Personne n’imaginait qu’elles étaient capables de franchir plus de onze mille kilomètres, jusqu’au Chili, au Brésil ou en Argentine. Lorsque je les vois revenir au printemps, je pense à tous ces pays, à tout ce qu’elles ont vu et que je ne verrai jamais.

Xavier Péron dans Tu ne peux pas presser la déesse en lui donnant un coup de coude !

Une chanson de Cat Stevens – King Of Trees

Les paroles en français sur http://fr.lyricsfeast.com/paroles-king-of-trees-de-cat-stevens-traduction-francais.html

Publié 10 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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L’arbre d’amour et de sagesse   2 comments

Ga-Ja

Dans un pays aride, fut autrefois un arbre prodigieux. Sur la plaine, on ne voyait que lui, largement déployé entre les blés malingres et le vaste ciel bleu. Personne ne savait son âge. On disait qu’il était aussi vieux que la Terre. Des femmes stériles venaient parfois le supplier de les rendre fécondes, des hommes en secret cherchaient auprès de lui des réponses à des questions inexprimables et les loups lui parlaient, certaines nuits sans lune, mais personne jamais ne goûtait à ses fruits.

Ils étaient pourtant magnifiques, si luisants et dorés, le long de ses branches maîtresses pareilles à deux bras offerts dans le feuillage qu’ils attiraient les mains et les bouches des enfants ignorants. Eux seuls osaient les désirer. On leur apprenait alors l’étrange et vieille vérité. La moitié de ces fruits était empoisonnée. Or, tous, bons ou mauvais, étaient d’aspect semblable. Des deux branches ouvertes en haut du tronc énorme l’une portait la mort, l’autre portait la vie, mais on ne savait laquelle nourrissait et laquelle tuait. Et donc on regardait mais on ne touchait pas.

Vint un été trop chaud, puis un automne sec, puis un hiver glacial. Neige et vent emportèrent les granges et les toits des bergeries. Les givres du printemps brûlèrent les bourgeons, et la famine envahit le pays. Seul, sur la plaine, l’arbre demeura imperturbable. Aucun de ses fruits n’avait péri. Malgré les froidures, ils étaient restés en aussi grand nombre que les étoiles du ciel. Les gens, voyant ce vieux père solitaire miraculeusement rescapé des bourrasques, s’approchèrent de lui, indécis et craintifs. Ils interrogèrent son feuillage. Ils n’en eurent pas de réponse. Ils se dirent alors qu’il leur fallait choisir entre le risque de tomber foudroyés, s’ils goûtaient aux merveilles dorées qui luisaient parmi les feuilles, et la certitude de mourir de faim, s’ils n’y goûtaient pas.

Comme ils se laissaient aller en discussions confuses, un homme dont le fils ne vivait plus qu’à peine osa soudain s’avancer d’un pas ferme. Sous la branche de droite, il fit halte, cueillit un fruit, ferma les yeux, le croqua et resta debout, le souffle bienheureux. Alors tous, à sa suite, se bousculèrent et se gorgèrent délicieusement des fruits sains de la branche de droite, qui repoussèrent aussitôt, à peine cueillis, parmi les verdures bruissantes. Les hommes s’en réjouirent infiniment. Huit jours durant, ils festoyèrent, riant de leurs effrois passés.

Ils savaient désormais où étaient les rejetons malfaisants de cet arbre : sur la branche de gauche. Ils la regardèrent d’abord d’un air de défi, puis leur vint une rancune haineuse. A cause de la peur qu’ils avaient eu d’elle ils avaient failli mourir de faim. Ils la jugèrent bientôt inutile que dangereuse. Un enfant étourdi pouvait, un jour, se prendre à des fruits pervers que rien ne distinguait des bons. Ils décidèrent donc de la couper au ras du tronc, ce qu’ils firent avec une joie vengeresse.

Le lendemain, tous les bons fruits de la branche de droite étaient tombés et pourrissaient dans la poussière. L’arbre amputé de sa moitié empoisonnée n’offrait plus au grand soleil qu’un feuillage racorni. Son écorce avait noirci. Les oiseaux l’avaient fui. Il était mort.

Conte de l’Inde, Henri Gougaud

Une chanson interprétée par Marie-Mai – Hymne à la beauté du monde

 

L’arbre est dans ses feuilles   Leave a comment

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Quand on parle d’interdépendance, on veut mettre en lumière le fait que les événements et les phénomènes de la vie sont connectés, reliés.

L’effet pervers de l’utilisation du mot interdépendance, c’est le concept de réciprocité, le lien direct entre deux choses.  La graine et le fruit sont reliés, donc interdépendants.  Cette affirmation n’est pas nécessairement toujours fausse, mais elle n’est pas toujours vraie.  Hihihi, cela se complique…

Il est vrai que si je plante une graine, j’ai des chances qu’un jour je puisse récolter un fruit.  Mais cette interdépendance est multifactorielle et multidimensionnelle. Et elle est surtout conditionnelle.

Je peux planter une graine et celle-ci va devenir un germe, puis une plante, puis un arbre et enfin un fruit.

Mais cela n’est pas aussi simple, il faut la bonne température, le bon ensoleillement, la bonne pollinisation, l’absence de développement urbain, une pluie pas trop acide, etc.

Donc, planter une graine peut, par la relation conditionnelle avec toutes les variables essentielles, ou conditions positives, devenir un fruit.  Mais cela peut aussi ne rien produire de ce scénario souhaité, et en fait enrichir uniquement la terre et susciter un tout autre scénario, une autre voie.

L’interdépendance, nous amène la vision que la cause produit un effet et introduit une vision ou tout semble déterminer.  Mais dans les faits, ce que nous vivons est plus complexe et relève d’une production de soi et de l’environnement conditionnel a des facteurs convergents.

Si je suis au bon moment, au bon endroit, avec la bonne intention et dans les bonnes conditions, je peux profiter et participer au battement d’ailes du papillon qui a eu lieu il y a trois jours à des lieux d’où je suis.  Mais ce n’est pas forcé, pas voulu, et pas déterminé.  C’est possible parce que je suis capable de coproduire ma propre nature, consciemment ou par accident.

Je suis moi, ce même moi, qui me voit et qui me définis une représentation de soi différente à 5 ans, puis à 10 ans, puis  à 19 ans puis aujourd’hui. Mais, toujours le même moi, avec des différences de conditions et de représentation, et des représentations particulières, avec lesquelles certains auraient pu faire moins et d’autres plus, mais ce fut mon parcours du moi.

Je ne suis pas ce qui est écrit depuis ma naissance, mais je ne suis pas le fruit du hasard.  Je suis la vie qui coproduit le devenir à partir de facteur conditionnel et qui tends vers sa réalisation.

Pour grandir, je dois réunir en toute synchronicité, les conditions personnelles et ainsi dépasser mes conditionnements et modèles sécurisants et les conditions externes essentielles à mon parcours choisi.

L’ensemble des conditions, des facteurs et des déterminants conspire à réaliser le dessein de notre propre nature.

Une chanson L’Arbre est dans ses feuilles de Zacharie Richard

Publié 19 octobre 2015 par dandanjean dans Pauses musicales, Textes de mon cru

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