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De l’art sur la lune!   2 comments

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Depuis 1971, peu de gens savent que la lune porte une pièce d’art humaine. Il s’agit de la sculpture Fallen Astronaut de l’artiste belge Paul Van Hoeydonck.

Il a dû composer avec des contraintes tels : pas de pesanteur ni d’atmosphère et des variations climatiques extrêmes.  L’œuvre est en aluminium pour répondre aux caractéristiques du milieu d’exposition.

L’oeuvre Fallen Astronaut, haute de 8,5 centimètres, représente un astronaute qui incarne l’être humain dans son ensemble, à l’image de l’universalité du lieu. Ce petit astronaute métallique ne porte aucune marque de genre, de nationalité ni d’appartenance ethnique.

En haut dans le ciel, il y a quelque chose comme notre idéal d’acceptation qui intègre les différences attendant le lever d’une humanité inclusive.

Publié 30 juillet 2018 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Plus qu’une pause musicale   Leave a comment

Je vous propose une pause musicale sublime, tant pour les oreilles, pour les yeux que pour l’âme.

Sidi Larbi Cherkaoui et Woodkid – I will fall for you

Paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1094050.html

Publié 13 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses musicales

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Art   Leave a comment

ImAGE soleil nombres

Lorsque j’ai rencontré Art pour la première fois, je n’avais aucune idée de sa profondeur. Ce fut une grande découverte.

Art m’a permis de m’épanouir, il m’a fait découvrir un potentiel que je ne soupçonnais même pas.

Art disait à qui voulait l’entendre que pour nous réaliser, nous devons nous insérer dans un cadre.

Par exemple, pour créer une pièce musicale qui saura voyager dans ce monde, il nous faut avant tout nous insérer dans le cadre de sept notes et d’une portée.

Pour créer une peinture qui contribuera à prolonger l’espace, il nous faut un cadre, une toile ou une surface délimitée et les couleurs primaires.

La sculpture va naître de la limite de la matière qui sera taillée et de nos mains.

Art m’a fait comprendre l’importance de la limitation pour s’élancer vers l’infini. Une personne libérée a compris l’effet catalyseur des restrictions.

Art disait qu’il était né à partir de quelques cellules, et depuis la création se poursuivait encore et encore.

Tout en riant Art aimait dire que c’est dans les limites de notre corps que notre conscience peut atteindre l’immensité et la diversité. Chacune de nos inspirations entraîne l’expiration de ce qui était enfermé.

C’est tout un Art.

Une chanson de Mariee Sioux et Bonnie Prince Billy – Loveskulls

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 10 juillet 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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La musique sublime   Leave a comment

ImAGE clé de sol feu

Il a découvert encore une fois la beauté de la vie. Cette fois-ci, il était dans un métrobus. Il se rendait à son travail, il avait les écouteurs sur les oreilles et il écoutait une douce musique. Il avait sélectionné le mode découverte aléatoire.

Puis, peu après le tumulte des jeunes qui sont entrés par la porte avant, il lui a fallu peu de temps pour partir. Il avait quitté ce monde qui, pour les passagers assis autour de lui, demeurait stable et pérenne. Il a été entraîné vers une grande ouverture, où le temps et l’espace ne sont plus que fantaisies, où les étoiles sont des notes dansantes à l’image de la Danaïde de Rodin, puis de la petite Châtelaine de Camille Claudel ou encore les horloges fondantes de Dali. Toutes ces étoiles de l’art de la vie ne faisaient qu’un tourbillon en spirale, emportées dans une sorte de danse créatrice du monde. Ces notes étaient devenues des sons-passeurs vers ce noyau du monde qu’est l’extase, l’émerveillement. C’est dans ces instants de grâce que nous prenons conscience que la musique est sublime à qui sait l’écouter.

À la fin de la pièce musicale, lentement tout était redevenu un transport en commun, stable, pérenne. Il avait le sourire de la joie humaine. Aujourd’hui, je sais que personne ne sera capable de lui faire comprendre que la réalité n’est rien d’autre que ce qui est là sous nos yeux, et que c’est ce qu’il y a de plus certain dans la vie.

 

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Envole-moi

Paroles sur https://www.lacoccinelle.net/279972.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 12 avril 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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S’émerveiller   Leave a comment

ImAGE joie

Le regard émerveillé est généreux, il se pose sur le spectacle et en jouit sans vouloir prendre, altérer ou posséder, il ne demande qu’à être partagé. C’est une bienveillance première, provoquant une forme d’attention soutenue, qui confère au regardeur une capacité de voyance. D’où ce constat : l’émerveillement est un mouvement littéralement altruiste.

*

Une des vocations de l’art consiste à représenter la dimension secrète et délicieuse du monde, qu’elle nous fait goûter. Une grande partie des images, peintes, photographiées, et peut-être depuis les toutes premières, sur les parois des grottes, témoigne de l’émerveillement devant le visible.

*

L’œuvre d’art peut même nous émerveiller tant que soudain elle nous happe et nous absorbe.

*

Il faut s’arrêter devant le réel, et cet arrêt seulement rend possible l’émerveillement.

*

Cette poésie qui déjoue nos façons d’entendre les mots, qui les démembre puis les réassemble pour les faire sonner selon d’autres réseaux d’autres significations, que provoque-t-elle en moi, sinon l’émerveillement ?

S’émerveiller résulte souvent, devant la beauté du monde comme devant l’invention artistique, d’une déroute de nos habitudes.

*

Mais je n’ai pas encore évoqué la forme poétique la plus accordée à l’émerveillement modeste que je veux décrire ici, et à la disposition intime qui le suscite : le haïku, attention au minuscule, au quotidien, au banal; sentiment vif de l’instant et de l’éphémère- quel est le plus bel éloge du monde simple et de la vigilance ?

Le regard est si proche de l’objet contemplé qu’il ne fait parfois qu’un avec lui,

« Mon âme plonge dans l’eau

et ressort

avec le cormoran « 

(Ryota, 1718-1787)

Tirée de Belinda Cannones dans S’émerveiller

Une pièce musicale  de Beethoven – 6e Symphony Pastoral

Publié 22 mars 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Pour l’amour de l’art et l’art de l’amour   Leave a comment

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Il n’y a pas si longtemps, un peu moins de trois millénaires, des hommes et des femmes vivaient déjà des vies amoureuses passionnées et leurs histoires inspiraient des œuvres d’art encore admirées aujourd’hui. Plus récemment, il y a moins de mille ans, on parlait avec délice, dans de nombreuses civilisations, de l’amour courtois et de l’art délicat de faire connaître son amour par un poème, un tableau, une chanson ou toute autre manifestation de beauté.

Cette semaine, pour des raisons commerciales cachées sous un prétexte romantique, un flot d’achats impulsifs d’objets ou de services de toutes sortes va inonder le monde. Comme si l’ultime preuve contemporaine de l’amour était l’argent.

Il est encore temps de se rappeler que ce qui est acheté, vendu et offert ne remplace pas la passion, la tendresse, l’attention, la bienveillance et l’altruisme. Et que l’amour le plus intense n’est pas celui que nous recevons, mais celui que nous donnons. Gratuitement. Sans rien attendre en retour.

Par ailleurs, afin d’échapper à cette dictature invasive du marché de la sphère la plus intime et afin de ne pas laisser la manifestation de l’amour se réduire à un acte commercial, je propose un exercice plus intéressant et révélateur: refuser toute manifestation commerciale de l’amour et d’offrir à un être cher une visite au musée et la réplique de l’œuvre d’art, qui à vous semble parler le mieux de votre amour. Et si vous voulez aller plus loin, offrez à l’autre le voyage pour aller contempler ce travail au musée, ou sur le site du monde, où qu’il soit.

Une réplique! Quelqu’un va éclater avec dédain. Ça craint, dépourvu de poésie, plat, et pas généreux! Tout le monde peut avoir ça et ça ne dit rien sur la valeur de la relation!

Ne nous leurrons pas: en sculpture, les répliques sont aussi précieuses que les originaux, qui ne sont qu’une série de doublons arbitrairement limités. Cela a été bien démontré par une longue discussion entre spécialistes dans un texte célèbre de Roland Barthes. Pour les peintures, ils sont de plus en plus fidèles au concept des répliques, et les musées commencent à comprendre qu’ils sont leurs alliés et non leurs rivaux.

Alors osons réfléchir à la meilleure façon d’exprimer un sentiment à travers une œuvre d’art. Selon ce que l’on pourrait vouloir dire, je peux recommander un travail particulier. Par exemple, Raphael Cupidon et Psyché; Paysage nuageux avec Pyrame et Thisbé par Nicolas Poussin; La mariée juive de Rembrandt; Watteau La chanson d’amour; l’apparition de Fragonard; les innombrables baisers, de Canova, de Lautrec, de Camille Claudel, de Klimt, de Picasso ou de Brancusi; Les Amoureux de Magritte; Le couple de Louise Bourgeois; ou les performances de Marina Abramovic avec Ulay à Venise en 1976 et MOMA en 1982; ou enfin, dans les cas extrêmes, la lettre de rupture reçue par Sophie Calle et affichée avec ses commentaires. Mieux encore, une œuvre d’art créée par vous. Parce que tout le monde peut le faire. Alors, prenez des cours de peinture, de sculpture, de tapisserie, de poterie et de dessin, puis commencez. Exprimez-vous. Prenez le temps dont vous avez besoin. Et vous saurez dire, mieux que le bijou le plus précieux, que votre amour, en soi, est une œuvre d’art.

Pour l’amour de l’art et l’art de l’amour de Jacques Attali

 Une pièce musciale de Ludovico Einaudi – Experience

Publié 4 mars 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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La conjonction des savoirs   Leave a comment

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La religion, la science, l’art, dans leur intelligibilité fondamentale, ne sont pas incompatibles mais inséparablement unis. Ces différentes attitudes de l’esprit devant le monde sont interdépendantes. Il est donc important de rétablir un dialogue, souvent occulté par une vision excessivement fragmentaire, entre ces aspects particuliers de la culture humaine…

Il est difficile de ne pas voir que notre civilisation, dans le passé comme dans le présent, a souffert et souffre encore d’une espèce de perte ou de faillite du sens. Chacun le vit comme un sentiment de « vide intérieur », d’absence de sens ou simplement d’absurdité de la vie. Le problème réside en ce que le sens implique la valeur, et si la vie est dépourvue de sens, elle revêt une valeur nulle et ne vaut donc pas la peine d’être vécue.

Les grandes traditions spirituelles, et aujourd’hui la science, évoquent l’existence d’une autre réalité que celle qui tombe directement sous le sens. Ces deux approches de la réalité nous acheminent aux confins des territoires objectivement observables, là où le sens de l’univers se déploie dans le vécu de notre conscience pour rayonner d’un sentiment intense d’unité intérieure et de participation cosmique.

La spiritualité, la psychologie des profondeurs et la science peuvent être des itinéraires complémentaires sans pour autant se fonder l’un sur l’autre, au regard d’une prise de conscience globale du fait relationnel au sens où l’univers n’est pas un agrégat de parties élémentaires séparées les unes des autres avec seulement des interactions externes.

A un niveau plus profond, celui où tend chacune des disciplines évoquées, tout est relié, chaque partie est potentiellement présente dans toutes les autres et réciproquement.

La fragmentation est une abstraction, une convention parfois pratique, mais aucun des termes constituants les pôles opposés n’est cause de l’autre. La matière ne cause pas l’esprit, l’esprit ne cause pas la matière, ils s’auto-produisent mutuellement…

La conjonction des savoirs, Dominique Casterman

Une chanson interprétée par Bruno Pelletier – Le temps des cathédrales

Les paroles et les accords surhttps://www.boiteachansons.net/Partitions/Notre-Dame-de-Paris/Le-temps-des-cathedrales.php

 

Publié 4 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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