Un merveilleux malheur

Boris_Cyrulnik_2014

Quand le mot résilience est né, en physique, il désignait l’aptitude d’un corps de résister au choc, en science sociale il signifie la capacité à réussir à vivre et se développer de façon positive et socialement acceptable en dépit du stress et de l’adversité qui comporterait normalement le risque grave d’une issue négative. C’est comme un ressort invisible qui nous permet de rebondir dans l’épreuve et faire de l’obstacle un tremplin, de la faiblesse une force, des impossibilités un ensemble de possibles.

Puis, le fait de se dire « et maintenant, qu’est-ce que je fais de cette blessure» nous aide à découvrir la partie saine de soi et à partir à la recherche de moyens de se guérir. C’est alors que se tricote la résilience.

La résilience, c’est plus que résister, c’est aussi apprendre à vivre.

La poésie, c’est de transformer la souffrance en oeuvre d’art.

La créativité serait fille de la souffrance. Ce qui ne veut pas dire que la souffrance est mère de toutes les créativités.

Comme dans tout développement on pourra parler de résilience que longtemps après, lorsque l’adulte enfin réparé avouera le fracas de son enfance. La résilience constitue donc un processus naturel qui se tricote avec ses milieux écologiques, affectifs et verbaux. Chacun d’eux sont tributaires les uns des autres.

Boris Cyrulnik dans Un merveilleux malheur

Une chanson de Chloé Sainte-Marie – Toi la mordore

Les paroles sur http://gouttedeau.blog.lemonde.fr/2017/05/13/toi-la-mordore-roland-giguere-par-chloe-sainte-marie/

Carolyn Carlson, de l’intime à l’universel

Carolyn-Carlson

Pour Carolyn, l’enfer et la folie, c’est se couper de l’instant présent à vivre, d’une existence en harmonie avec l’univers, non dans sa dimension de totalité, mais dans l’espace infini et vide qu’il offre, d’où son « évidence » du pur mouvement. Ce qui n’est qu’angoisse pour le commun des mortels est vital pour Carolyn Carlson. Elle est en quête non seulement de lumière, mais aussi de la lumière qui, paradoxe, doit se trouver dans les ténèbres. Carolyn est persuadée que l’intuition et la simplicité sont les clés de la quête d’une essence de l’être qui accepte son dénuement.

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Pour résumer cette aventure merveilleuse, j’aime la poète Marie Caroline Richards quand elle dit que le matériau n’est pas le signe d’une intuition créative pour la vie; les techniques ne sont pas les signes; l’Art n’est pas le signe. Le signe, c’est la lumière qui habite l’acte quels que soient sa nature et son médium.

Audace… Passion… Amour… Confiance… Rejet… Doute… Provocation… Douleur… Frustration… Joie… Saisissement… Irrésistibilité… Le poids de l’éloquence…

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Ce qui compte à ses yeux, c’est de préserver sa créativité, de poursuivre inlassablement sa quête poétique, d’atteindre un idéal du mouvement infini et pur, de développer et de transmettre ses choix et ses convictions artistiques, philosophiques, spirituelles.

Thierry Delcourt dans Carolyn Carlson, de l’intime à l’universel

Une pièce musicale de Carolyn CARLSON-René AUBRY. Victoire Des Signes

À chaque éveil

ImAGE porte ciel

J’ai longtemps pensé que le monde est un livre et que le voyage permettait d’en tourner les pages une à une. Je croyais que ceux qui refusent de voyager ne font que regarder la reliure du livre du monde.

Pour qu’un déplacement se transforme en un voyage, la maigie de vivre et le rêve doivent l’habiter.

J’avais l’impression, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, que le fait de vivre dans mon pays, dans mes affaires, dans mes meubles, me permettait d’exister. En regardant la fenêtre, je me disais parfois que voyager c’est vivre.

Rêver est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps. Toute vie peut devenir un voyage à travers le temps et l’espace. Il est possible de vivre un grand voyage par les voies de la lecture, par les voies de l’art, par les voies de la recherche ou par les pas sur la terre sacrée qui voyage elle-même dans l’univers.

Il est précieux de faire de chaque rêve un nouvel éveil.

Une chanson de Maxime Le Forestier et de Michel Rivard – Bille de verre

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« JE T’AIME »

La Place des Abbesses est un peu le cœur de Montmartre, carrefour où se croisent quotidiennement parisiens et touristes.

Ce n’est donc peut-être pas par hasard que, dans un petit jardin de la Place (le Square Jehan Rictus) qui à première vue apparait comme tout à fait banal, se trouve ici depuis octobre 2000 le « Mur des je t’aime », œuvre insolite devenue aujourd’hui un véritable monument à la gloire des amoureux du monde entier.

Le « Mur des je t’aime », que vous pouvez y découvrir est l’œuvre de Frédéric Baron qui a collecté lui-même au cours de différentes pérégrinations dans Paris plus de 1500 déclarations d’amour déclinés en plus de 280 langues.

Vous y verrez en effet des « je t’aime » en anglais, chinois, français, mais aussi dans des dialectes rares ou oubliés comme le corse, le navajo ou bien même l’esperanto!

LA SIGNIFICATION ARTISTIQUE DU MUR DES JE T’AIME

Quant au mur qui sert de support à toutes ces déclarations amoureuses, il est constitué de 612 carreaux en lave émaillée sur une superficie de 40m2. Les éclats de couleur que vous pouvez apercevoir sur la fresque représentent les morceaux d’un cœur brisé qui, tous rassemblés, forment un cœur parfaitement composé.

Notez enfin que la symbolique du mur fut sciemment un choix de l’artiste. Le mur représente en effet dans notre imaginaire collectif un symbole de la division, voire de la séparation. Ici, Frédéric Baron a souhaité casser cette image en montrant qu’un mur pouvait aussi être un support aux plus jolis sentiments humains.

N’oubliez donc pas, si vous êtes de passage en amoureux à Paris et que vous vous promenez à Montmartre, de faire un crochet vers le Square Jehan-Rictus et le « mur des je t’aime » pour déclarer de manière insolite votre flamme à l’élu(e) de votre cœur !

 

De l’art sur la lune!

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Depuis 1971, peu de gens savent que la lune porte une pièce d’art humaine. Il s’agit de la sculpture Fallen Astronaut de l’artiste belge Paul Van Hoeydonck.

Il a dû composer avec des contraintes tels : pas de pesanteur ni d’atmosphère et des variations climatiques extrêmes.  L’œuvre est en aluminium pour répondre aux caractéristiques du milieu d’exposition.

L’oeuvre Fallen Astronaut, haute de 8,5 centimètres, représente un astronaute qui incarne l’être humain dans son ensemble, à l’image de l’universalité du lieu. Ce petit astronaute métallique ne porte aucune marque de genre, de nationalité ni d’appartenance ethnique.

En haut dans le ciel, il y a quelque chose comme notre idéal d’acceptation qui intègre les différences attendant le lever d’une humanité inclusive.