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Un livre fermé est une attente de destination   Leave a comment

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Avons-nous vraiment raison de penser que seul le roman héberge en lui l’histoire qu’il raconte? Certains vous diront, oui, il suffit de l’ouvrir et hop, nous pouvons reprendre le fil de l’histoire.

D’autres se poseront la question suivante : qu’est-ce qui se passe réellement dans un roman lorsqu’il est fermé? Est-ce que l’histoire s’endort en attendant le baiser du prince lecteur? Est-ce qu’elle redevient qu’amoncellement de mots sur le papier?

Nous connaissons tous une personne qui a commencé à lire un roman que nous avons lu et beaucoup apprécié, qui après avoir parcouru à peine une dizaine de pages, a décroché et l’a refermé. Il a lu le contenu de livre, mais il n’a pas découvert l’histoire. À l’inverse, nous avons aussi connu des situations ou la personne a adoré autant que nous le roman et est pleinement entrée dans l’histoire.

Donc, il est possible de décoder l’amoncellement de lettres sur le papier d’un livre et être indifférents ou littéralement emportés.

Et si l’histoire n’était pas uniquement cet amoncellement de lettres sur le papier? Et si l’histoire avait cette propriété d’avoir de nombreuses portes ouvertes, de nombreuses portes subjectives, ces portes suscitant l’imaginaire, et créant cette connexion intangible et magique entre l’auteur et le lecteur, entre deux âmes? Quand la connexion est là, l’histoire nous habite et transcende le livre pour se perpétuer en nous.

Pour ces âmes aux voyages livresques, un livre est un objet magique pouvant les transporter vers un nouvel endroit. L’histoire représente alors un voyage dont le déplacement est déterminé par l’auteur et la destination alimentée par le lecteur.

Un livre fermé est une attente de destination.

 

Une chanson de Peter Gabriel – The Book of Love

La traduction des paroles sur :  https://www.lacoccinelle.net/270392.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 22 novembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La plénitude de la vie   1 comment

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Eh oui,

après des années

de recherche assidues et impatientes

pour trouver une personne solitaire,

une vraie, qui sait le vivre, et l’assumer,

je me suis approché d’elle, et je lui ai parlé,

j’ai été en mode écoute, heureux,

et je lui ai tendu la main,

mais, tout d’un coup,

le solitaire est disparu,

il ne restait qu’une personne….

Elle sans attente,

sans absence,

sans manque,

capable d’être présent

absorbée dans ce qu’elle faisait

comme un artiste

dont la vision créatrice

s’étale sur une toile

en silence,

sans perte, sans amertume

sans remord ou haine

au contraire, une grande passion

un grand amour l’habitait.

Maintenant

présentement,

détendu et patient

seul, ensemble

à tout instant

le Nous apparaît

d’une représentation solitaire

dans la plénitude de la vie.

 

Une chanson de Serge Fiori-Seule

LES PAROLES DISPONIBLES SUR l’image au début de l’article

 

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La routine ou l’aventure?   Leave a comment

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Nous avons une conception de la routine faisant en sorte qu’elle est souvent perçue en opposition avec la créativité. Il est fréquent d’entendre qu’il nous faut briser parfois la routine, créer de nouveaux conditionnements. C’est surement utile, j’en conviens, mais, pourquoi réellement?

En regardant autour de nous, nous constatons continuellement que les mêmes faits ne créent pas les mêmes événements. La personne qui vit strictement la même routine ne vivra pas la même journée sur tous les plans, cela sera modulé en fonction de la manière dont elle accueillera ces événements et le sens qu’elle leur donnera.

Tout est changement, c’est une illusion de croire qu’avec l’instauration d’une routine nous allons nous préserver du mouvement de la vie. La routine a une fonction de nous faire voyager de l’intérieur pour intégrer une meilleure maîtrise de soi dans un environnement, professionnel, familial, amoureux, ou spirituel. L’entraînement est une forme de routine, une recette pour faire le repas est une forme de la routine.

Routine tire son nom de route, chemin très fréquenté, elle désigne un ensemble d’habitudes.

Que l’on change la routine pour vivre de nouvelles aventures ou d’autres expériences, ou que nous plongions dans ce cadre défini pour en explorer l’infini de la vie, voilà deux choix valables et qui méritent chacune leur place de nos vies. Certains diront que nous devons éviter la routine, d’autres diront qu’il faut éviter l’aventure. Mais qu’est-ce que nous voulons éviter réellement? Nous ne pouvons arrêter le temps, les saisons de la vie et la mort.

Pour que l’aventure, et la routine ne deviennent pas paralysantes, il faut beaucoup plus que de la créativité qui parfois n’est qu’une forme d’agitation, l’attention et la pleine conscience nous permettent de plonger au cœur du changement, de notre propre nature en mouvement, et cela, peu importe l’aventure ou la routine.

Une chanson de Danmein Rice – It takes a lot to know a man
(Ça prend du temps de connaitre un homme)

Paroles sur : https://www.lacoccinelle.net/947909.html

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Un mouvement de lâcher-prise créateur   Leave a comment

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Nous vivons dans un monde, il faut l’admettre, ou l’incertitude est omniprésente. Nous rencontrons des personnes qui ont leurs propres valeurs, leurs propres cheminements et dont nous ne savons peu de ce qu’ils en feront.

Nous voyons se réaliser tous les jours des événements que nous pouvons expliquer qu’à partir de nos uniques connaissances.

Ce que nous nommons représente la partie de l’univers que nous pouvons reconnaître. Le reste est avant tout mystère.

Et même parfois les mots que nous utilisons représentent des mystères. Qu’est-ce qu’une âme? Une part de soi intangible? Notre essence par delà la matière? L’ombre de notre présence sur terre sous la lumière du grand Esprit?

Dans ce monde d’incertitudes, une réaction dite naturelle est de forger des dogmes, des théories et toute une représentation du monde afin de vouloir tout expliquer, et de chasser l’incertitude. L’idée est de reprendre le contrôle à partir de soi.

J’ai l’intime conviction que l’incertitude est naturelle et, représente la vie dans laquelle je suis un passant. Je développe une conscience qui n’appartient qu’à moi, qui ne désire rien d’autre que la découverte et la créativité qui découle de cet exercice d’équilibre entre le connu et l’inconnu.

De fait, je ne suis rien d’autre que ce reflet singulier de cette projection de la diversité de notre monde. Et c’est lorsque je me connecte à cet état de vacuité, par delà le rêve chimérique de vouloir tout contrôler, surtout en essayant de déterminer quand je serais heureux ou malheureux, que je vis réellement.

L’absence de contrôle absolu n’est pas une perdition, mais un mouvement de lâcher-prise créateur. Car au fond vivre, c’est être sans le vouloir et puis, malgré tout notre bon vouloir à développer, mourir un jour. Alors, que cet état d’être soit un intense éclat d’éveil d’humanité.

 

Une chanson de Daniel B.langer – Dans un spoutnik

Dans un spoutnik
Quand certains soirs tu t’ennuies trop
Regarde dans le ciel tu pourras voir
Comme une lumière qui avance lentement
D’abord on croit en une étoile
C’en n’est pas une :
C’est moi dans un spoutnik
Si tu penses que c’est trop petit
Pour un comme moi et mon gabarit
Faut dire ce n’est pas mon corps qui voyage
Non moi je suis dans mon lit
Mais mon esprit lui est dans un spoutnik
Six milliards
Six milliards de solitudes
Six milliards ça fait beaucoup
Six milliards
Six milliards de solitudes
Six milliards ça fait beaucoup
De seuls ensemble
Ce que j’y fais ne regarde personne
Mais puisque tu me le demandes si gentiment
Je vais te le dire ce que j’y cherche
Tout simplement juste un endroit
À mettre à l’envers et poser mon spoutnik
Poser là mon satellite où c’est la fête
Où les gens ne s’en font plus
Pour quelques heures
Et qui retourneront là d’où ils viennent
Plus forts, plus vrais
À demi invincibles
Six milliards
Six milliards de solitudes
Six milliards ça fait beaucoup
Six milliards
Six milliards de solitudes
Six milliards ça fait beaucoup
De seuls ensemble

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L’instant créateur   Leave a comment

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Il y a pas si longtemps, une personne m’a écrit pour me dire qu’elle aimait mieux vivre dans le passé que de vivre dans son présent morne et solitaire.

Ces mots m’ont touché. D’une part par la charge émotive que dévoilait ce qu’elle vit. D’autre part, comment partager les bienfaits qu’apportent de vivre l’instant présent?

Est-ce qu’il faut rappeler que vivre dans le passé comporte aussi des risques? Qui d’entre nous sait réellement ce que le passé va lui réserver comme réminiscences?

Et vivre dans un avenir appréhendé comporte les mêmes types d’imprévues à la quiétude. L’imagination qui tente de façonner les heures et les jours à venir à partir de ses propres attentes risque d’amener son propre lot de souffrance.

Puis il m’est venu à l’idée de parler de notre imperfection, de la grandeur de notre condition humaine fragile et furtive au regard de l’éternité. L’intensité de cette vie réside dans notre capacité à nous adapter aux événements qu’ils soient grandioses ou blessants.

Je ne renie rien de ma vie, bien au contraire. Aucun incident, aucun chagrin, aucune perte ou aucun moment d’extase ne mérite que je m’y enferme.

Car le moment présent me permet de vivre encore, je veux dire par cela de recommencer, différemment, de vivre encore et toujours comme on crée une nouvelle œuvre.

Je ne veux pas mourir du syndrome de la page blanche, cette peur anticipée de devenir, ou de mourir avec une image qui m’engloutit dans la mer des souvenirs assassins.

Je veux mourir avec cette énergie créatrice de ma transformation.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par Zaz – Pas l’indifférence

 

Pas l’indifférence

J’accepterai la douleur

D’accord aussi pour la peur

Je connais les conséquences

Et tant pis pour les pleurs

J’accepte quoiqu’il m’en coûte

Tout le pire du meilleur

Je prends les larmes et les doutes

Et risque tous les malheurs

Tout mais pas l’indifférence

Tout mais pas le temps qui meurt

Et les jours qui se ressemblent

Sans saveur et sans couleur

Tout mais pas l’indifférence

Tout mais pas ce temps qui meurt

Et les jours qui se ressemblent

Sans saveur et sans couleur

Et j’apprendrai les souffrances

Et j’apprendrai les brûlures

Pour le miel d’une présence

Le souffle d’un murmure

J’apprendrai le froid des phrases

J’apprendrai le chaud des mots

Je jure de n’être plus sage

Je promets d’être sot

Tout mais pas l’indifférence

Tout mais pas ce temps qui meurt

Et les jours qui se ressemblent

Sans saveur et sans couleur

Tout mais pas l’indifférence

Tout mais pas ce temps qui meurt

Et les jours qui se ressemblent

Sans saveur et sans couleur

Je donnerai dix années pour un regard

Des châteaux, des palais pour un quai de gare

Un morceau d’aventure contre tous les conforts

Des tas de certitudes pour désirer encore

Échangerai années mortes pour un peu de vie

Chercherai clé de porte pour toute folie

Je prends tous les tickets pour tous les voyages

Aller n’importe où mais changer de paysage

Effacer ces heures absentes

Et tout repeindre en couleur

Toutes ces âmes qui mentent

Et qui sourient comme on pleure

Tout mais pas l’indifférence

Tout mais pas ce temps qui meurt

Et les jours qui se ressemblent

Sans saveur et sans couleur

Tout mais pas l’indifférence

Tout mais pas ce temps qui meurt

Et les jours qui se ressemblent

Sans saveur et sans couleur

 

 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 25 septembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Libérez votre créativité   Leave a comment

Chaque lundi, Zarah Issany produit une vidéo présentant un livre qui a retenu son attention et qui mérite un partage.

Elle nous parle dans cet épisode du livre Libérer votre créativité de Julia Cameron.

Zarah Issany réalise des capsules vidéo sur différents sujets afin de susciter le développement des personnes.

En tant que coach, elle offre une approche différente axée sur le sens et la réalisation de son plein potentiel.

À vous de la découvrir, son site est le :  http://www.zarahissany.com/

Publié 19 septembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Et si nous changions de regard sur l’échec?   Leave a comment

Et si nous changions de regard sur l’échec ?

Échouer est trop souvent mal perçu. Nous y voyons une faiblesse, une faute, et non un gage d’expérience, d’autonomisation et de créativité.

Charles Pépin est écrivain et philosophe, nous entretiens sur comment chaque épreuve peut nous rendre plus lucide, plus combatif, plus vivant

Publié 29 août 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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