Archives du tag ‘Élévation

Hadewijch d’Anvers quelques propos   Leave a comment

Montagnes humaines

Que tout m’est étroit.

Je me sens si vaste,

c’est une réalité incréée

que j’ai voulu saisir à jamais.

 

Elle m’a soustraite

à mes limites.

Toute chose m’est trop petite,

vous le savez, vous qui vivez là.

Votre erreur est grave

si vous préférez

l’étroit à l’immense.

Dans l’espace infini

l’espérance et la joie sont telles

que l’angoisse vous quitte

*

Combien douce est l’habitation de l’aimé dans l’aimé, et comme ils se pénètrent de telle sorte que chacun ne sait plus se distinguer. Cette jouissance est commune et réciproque, bouche à bouche, cœur à cœur, corps à corps, âme à âme.

*

La plus haute clarté que l’on puisse avoir sur la terre, c’est d’être vrai.

 

Hadewijch d’Anvers : Une femme ardente

Une chanson de Lara Fabian avec Rick Allison – Tu es mon autre

Âme ou sœur

Jumeau ou frère

De rien mais qui es-tu

Tu es mon plus grand mystère

Mon seul lien contigu

Tu m’enrubannes et m’embryonnes

Et tu me gardes à vue

Tu es le seul animal de mon arche perdue

Tu ne parles qu’une langue aucun mot déçu

Celle qui fait de toi mon antre

L’être reconnu

Il n’y a rien à comprendre

Et que passe l’intrus

Qui n’en pourra rien attendre

Car je suis seule à les entendre

Les silences et quand j’en tremble

Toi, tu es mon autre

La force de ma foi

Ma faiblesse et ma loi

Mon insolence et mon droit

Moi, je suis ton autre

Si nous n’étions pas d’ici

Nous serions l’infini

Et si l’un de nous deux tombe

L’arbre de nos vies

Nous gardera loin de l’ombre

Entre ciel et fruit

Mais jamais trop loin de l’autre

Nous serions maudits

Tu seras ma dernière seconde

Car je suis seule à les entendre

Les silences et quand j’en tremble

Toi, tu es mon autre

La force de ma foi

Ma faiblesse et ma loi

Mon insolence et mon droit

Moi, je suis ton autre

Si nous n’étions pas d’ici

Nous serions l’infini

Publié 13 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le Mantra, souffle de notre souffle   Leave a comment

Aum 3

Tout le travail, le vrai travail de Mère et Sri Aurobindo, cela a été d’ouvrir la conscience des cellules, d’ouvrir cette forteresse-là. La démolition du vieux code génétique : la veille façon de voir, la veille façon de comprendre, la vieille façon de sentir- la vieille façon de mourir.

Une petite vibration nouvelle qui s’enroule et s’enroule dans les cellules.

Il faut accrocher cette petite vibration-là, comme d’autres ont accroché la vibration du Mental au début de cette fichue histoire.

Et ce n’est pas compliqué, il n’y a pas loin à aller, pas de super-cerveaux à bâtir, pas de super-méditation accroupies : un Mantra.

Un mot de passe, mais que ce soit le cri de notre être, le souffle de notre souffle dans toute cette décomposition générale, quelque chose qui fait qu’on traverse. La dernière bouée. Et on s’accroche.

Et on répète, répète, le Mantra jusqu’à ce qu’il traverse la croûte, la banalité, l’idiotie quotidienne, les millions et millions d’inutilités qu’on vit pour autre chose qui ne vient jamais. On répète obstinément, jusqu’à ce que les cellules s’emparent de cette vibration d’appel – alors elles répètent jour et nuit, sans arrêt, automatiquement, idiotement… et merveilleusement. C’est là que la merveille commence. C’est là que le miracle commence. Le Miracle cellulaire, physiologique.

Parce que Sri Aurobindo et Mère ont ouvert le chemin. Ce n’est pas comme s’il fallait traverser des couches impénétrables : le chemin est ouvert. Et alors tout est possible.

Satprem – La mutation de la mort

Une pièece musicale Om Namo Bhagavate – mantra de Mère

 

Publié 9 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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La gloire du matin   Leave a comment

ImAGE horizon

La gloire du matin apparaît

Et s’évapore la nuit comme nuée dans le ciel

S’intensifie la lumière

Et s’évaporent les rêves de la nuit dans l’esprit

S’intensifie l’éveil

En levant les yeux au ciel

Il est impossible d’y trouver

Un centre ou encore des limites,

Plus je déplace le regard c’est infini,

Plus je repose l’esprit, plus c’est l’infini…

 

La gloire du matin est sans début et sans fin

Elle apparaît suite à une transformation

S’intensifie l’énergie

Et s’évaporera pour nourrir le jour

S’intensifie l’élévation

Il n’y a pas de départ

Il n’y a pas de retour

Qu’une danse insoumise à la préhension

Un temps furtif se détachant de l’éternité

Pour apposer la beauté à qui est présent

Et la gloire du matin s’évapore…

Une chanson de CAT STEVENS – Morning Has Broken

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

 

Publié 10 septembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La chevauchée   2 comments

 

Ce matin, je suis monté sur l’oiseau de la liberté

Et nous nous sommes élancés vers les nuages

Le vent tournait en dansant pour nous accompagner

Et mes oreilles étaient remplies de ce chant de trainage

 

Nous sommes allez voir si les pays lointains

Étaient tous reliés par les chaînes de pierres et de terre

Et apprécier si ces pays étaient parsemés de chemins

Qui ultimement ramenaient les voyageurs à leurs frontières

 

J’ai entendu les discours des gens qui se propageaient

Et si chaque mot renvoyait à notre conscience collective

Les silences portaient une honte que l’on tait

Et l’amour ballotté par nos sauts d’humeurs répétitives

 

Et lorsque je suis revenu de ce voyage avec la liberté

J’ai foulé la terre avec des ailes et un regard insoumis

Insensibles aux chemins proposés pour traverser

Les chaînes, les frontières et les maux que créé par l’esprit

 

Nous sommes des milliards en exploration individuelle

À imaginer des sentiers précieux là où il n’y a qu’itinéraire

Traversant les foules obscures des sentiments pluriels

Cherchant des yeux affolés des cartes et des repères

 

Quelle que soit la destination que nous pourrons imaginer

Nous la quitterons, comme tout le reste, un jour

Tout passe comme le vent pendant la chevauchée

Même si tout est là immuable et sans détour.

 

Une chanson de Neil Diamond – Be (Chanson tirée du film Jonathan Levingstone le goéland)

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Publié 11 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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C’est l’avenir qui nous tire   Leave a comment

Lotus

Ce n’est pas en analysant les secrets de la boue où il pousse, qu’on explique le lotus, le secret du lotus est dans l’archétype divin du lotus, qui fleurit à jamais en haut, dans la lumière.

Nous avons l’air de progresser de bas en haut, ou du passé vers l’avenir, ou de la nuit vers la lumière consciente, mais c’est là notre petite vision momentanée, qui nous coupe la totalité du tableau, sinon nous verrions que c’est l’avenir qui nous tire, non le passé qui nous pousse, et la lumière d’en haut qui peu à peu entre dans notre nuit – où donc la nuit pourrait-elle jamais créer toute cette lumière?

Si nous étions partis de la nuit, nous n’aboutirions qu’à la nuit.

Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience, Satprem

Une chanson de Kitaro – Silk road – A Special Lotus Flower 

Publié 9 août 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Résonance   Leave a comment

ImAGE femme musique

Il peut arriver un jour que tu ressentes une onde qui provient de la force d’un éclat de beauté pure qui traverse ton corps. C’est la résonance de l’autre qui te touche droit au cœur comme une partition d’émotions qui se structure et qui commence à jouer en toi. Ce n’est pas de l’ordre de la projection, je veux dire du plaire, ou de l’attraction, notamment une attente déterminée.

La résonance émerge comme le soleil derrière la montagne au début du jour, comme des lèvres qui se tendent vers les extrémités pour faire naître un sourire. C’est la résonance mutuelle de soi dans l’autre. Elle soulève ton regard et te met en mouvement, car le cœur a reconnu le code. Une onde qui se partage sur la même fréquence et qui révèle non pas une anomalie, mais la beauté pure de notre humanité avec la force paisible de son éclat.

Si l’empathie est cette capacité de ressentir les émotions et les pensées de quelqu’un d’autre, d’arriver à se mettre à sa place, cette perception de l’onde relève plus de la compassion, cette vertu, cette capacité d’être en résonance, de ressentir tout comme à la place de l’autre, puis de répondre par l’action ou le mouvement comme un écho d’humanité, avec cette fréquence d’élévation de soi.

Une pièce musicale d’André Gagnon – Résonance

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Publié 21 février 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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D’humanité et de compassion   Leave a comment

Peurs

Lorsque nous entreprenons une démarche personnelle pour mieux nous connaître, mieux se développer, souvent nous en arrivons assez rapidement à un écueil important, la prise de conscience de notre solitude.

Cette prise de conscience amène la peur, la crainte, le vertige. Parfois, lorsqu’une personne n’est pas capable de composer avec ce fait, et qu’il ne demande pas d’aide, arrivent les comportements de fuites avec les substances, une sexualité toxique ou le contrôle sur les autres. Souvent, la santé mentale en fait les frais. C’est incontournable, avec la conscience naît la solitude.

Ici, il ne faut pas confondre la conscience et la connaissance. Plus notre conscience s’élargit, plus le sentiment de solitude augmente. La conscience est essentiellement une captation individuelle. Ainsi, l’inconscience apparaît comme un phénomène collectif.

L’entraînement de l’esprit, ou pour d’autres le yoga ou la méditation, doit nous amener à vivre pleinement cette responsabilité, le fait de notre solitude. Nous savons tous que le cheminement est pénible, mais il n’en existe pas d’autres. L’apprivoisement, la captation et le dépassement de la solitude sont nos voies d’élévation, d’éveil.

Et, le fait de vivre notre propre solitude nous fait comprendre celle de tous les humains qui nous entourent. Je sais que tu es seul, le voisin sait que je suis seul, ma collègue de travail sait que je suis seul, je sais que la personne qui me tend la main est seule et dès lors que nous le savons, naissent les conditions pour découvrir le lien au plan de notre humanité et la compassion.

Une chanson de Yoav – One by one

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