Archives du tag ‘être vrai

Le pardon   Leave a comment

ImAGE reconnaissance

Il y a quand même la société, l’entourage, la famille qui nous collent l’étiquette de «lâche» et nous somment de demander pardon.

Si cela fait plaisir à quelqu’un que vous demandiez pardon, pourquoi ne pas le faire ?

Parfois, dans la rue, il y a des gens qui vous bousculent et vous regarde méchamment. Si cela leur fait plaisir, si cela vous évite de leur démettre une épaule, vous pouvez vous excuser. Vous le faites comme une civilité et vous n’êtes pas obligé de vous reconnaître psychologiquement dans cette demande de pardon.

Parfois il faut demander pardon pour des raisons fonctionnelles, pour éviter un combat, une situation conflictuelle. Et alors ? Il m’est arrivé de demander pardon à des gens pour des choses que je n’avais pas faites, mais cela leur faisait plaisir et a réglé une situation. Aucun problème. C’est fonctionnel. C’est l’art de vivre.

Les gens vont toujours vous qualifier selon leurs propres capacités, réelles ou imaginaires. Mais qu’ils se prennent pour un lion ou pour un chien, c’est leur problème, c’est entre eux et leur psychologue ! Vous n’avez pas à être le psychologue de votre entourage et vous laissez donc celui-ci vous voir comme il vous voit.

C’est merveilleux de demander pardon. Que demande-t-on ? On demande pardon de ne pas être totalement à l’écoute, de ne pas être davantage disponible. Je me rends compte de mes restrictions, de mes limites, de ma prétention, de ma suffisance et je demande qu’on pardonne en moi, ce manque de disponibilité. C’est un geste profond. Il ne faut pas se gêner pour l’actualiser.

Demander pardon n’est pas adressée à quelqu’un, c’est une demande à soi-même. Trouver cette souplesse où l’on peut demander pardon, c’est voir clairement ce qui nous limite. L’entourage nous rappelle ce qui nous limite. Acceptons ce rappel.

Le Seul Désir, Eric Baret

Une chanson de Jacques Brel – Pardons

Publié 18 juin 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Les jours meilleurs   Leave a comment

ImAGE reconnaissance
Il arrive parfois qu’une relation devienne toxique entre deux personnes. C’est parfois entre amis, parfois entre des membres de la famille, père et fils, fille et mère, ou parfois dans le couple.
Vouloir maintenir par tous les moyens une relation qui suscite du ressentiment, du non-respect, de l’indifférence ou même de la violence (verbale ou physique) est un non-sens. Subir le non-dit, le mensonge, les cachotteries, les faux semblants, ne peut qu’apporter de la souffrance. Je sais que je suis à contre-courant en disant cela, mais il y a pas de voie paisible dans la tolérance de l’inacceptable. On ne devrait jamais aimé une relation qui ne nous amène pas à nous aimer nous-même.
Il est nettement plus mature de prendre une distance ou de mettre en pause la relation. Il faut voir le bonheur autrement.
Toutefois, prendre une distance ou mettre fin à une relation ne veut pas dire qu’il faut pour autant avoir du ressentiment, ou entretenir des rancunes. Se défaire de ces chaînes doit nous libérer et non nous enchaîner au ressentiment.
Il est sain de s’assumer et de faire le choix d’être heureux. J’ai du respect pour ceux qui misent sur la qualité d’une relation au lieu du nombre de contacts. J’ai du respect pour une famille à dimension humaine qui s’assume. J’ai du respect pour les personnes qui acceptent les besoins des autres sans juger.
Malgré les distances qui s’installent, il est important de souhaiter régulièrement à nos proches que l’on ne voit plus d’être des plus heureux, de leur souhaiter le bonheur, de se le répéter souvent, car la distance prise visait justement cela. Il vaut mieux mettre son énergie à semer ce bonheur autrement avec compassion que de perpétuer les situations toxiques.
Une chanson de Maxime Le Forestier – Les jours meilleurs

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Souvenirs du petit Prince sur le désir d’aimer   Leave a comment

Petit prince et le renard

De notre naissance à notre mort, que nous le voulions ou non, nous sommes habités par cette envie d’être aimé. Lors de nos échecs, nous regardons les autres et nous nous demandons comment ils font? Pourquoi ils réussissent?

Dans les faits, toute notre vie nous allons maintenir cette envie d’être aimé et nous évoluons avec des périodes de réussites et des périodes d’échecs. La personne qui nous regarde durant notre période de réussite peut se demander comment nous faisons pour l’avoir réalisé, où avons -nous puisé cette confiance? Elle en oubliera peut-être notre dimension humaine avec nos reflets de lumière et nos jeux d’ombre. Bien sûr il y a aussi ces personnes qui utilisent leur réussite pour se mettre en mode représentation et qui se pavanent pour mieux détourner l’attention d’une détresse enfouie.

Il est important de s’interroger sur le pourquoi de cette envie d’être aimé. Elle a pris racine dès notre enfance dans notre relation avec nos parents, avec les membres de notre famille, avec nos professeurs, avec nos camarades, puis elle s’est perpétué à l’âge adulte avec notre conjoint, nos enfants, notre patron, etc.

Il est vrai que tapis dans l’ombre nous pouvons mieux voir les jeux de lumière briller. Moins nous aimons, plus nous voulons être aimés. Et inversement, plus nous ressentons de la compassion, plus nous aimons et moins nous avons cette urgence d’être aimé. C’est lorsque nous attendons que nous avons conscience du manque, et lorsque nous agissons que nous tentons de le transcender. C’est probablement le message caché derrière le projet d’apprivoiser que propose le petit Prince.

Une chanson Laurence Jalbert – Tomber 

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Publié 28 juin 2016 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le plus beau voyage   Leave a comment

matin

Et si le plus beau voyage,

la plus grande aventure

qui nourrit le plus notre âme voyageuse

est celui de revisiter

le pays que nous habitons

et de redécouvrir

chaque jour

quelque chose de nouveau,

de touchant dans un regard,

dans une présence.

Ne serait-il pas

le plus beau voyage

que de savoir redécouvrir

le monde que nous habitons

comme on entreprend

une grande odyssée.

Devenir un voyageur,

c’est trouver son plaisir

dans le  changement et les passages.

Alors, en tant qu’amis,

tu ferais partie

de mes destinations favorites!

Une chanson de Claude Gauthier – Le plus beau voyage

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – (Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci: dandanjean.wordpress.com)

Imparfait … parfaitement!   Leave a comment

ImAGE rose

Il est important de saisir et maintenir l’art de découvrir dans sa vie.

Cet art ne peut se développer en nous que si nous enlevons nos lunettes roses,  pour demeurer vrais au lieu de simplement nous astreindre à être positifs. Il faut prendre conscience que tous que nous voyons ou entendons n’est pas parfait. Ce sont des parcelles de vies en mouvements. Le grand art de vivre, c’est de voir ou d’entendre dans cette imperfection en mouvement qui nous entoure l’instant parfait. Le son ou le pétale de la rose qui nous fait découvrir la vie.

Une chanson Imparfait de Daniel Bélanger interprétée par Ariane Moffatt

De la vie heureuse …Qu’est-ce qu’on leur laisse   Leave a comment

Se relever

…comme un écho qui provient de la nuit des temps portant la voix de Sénèque…

Je verrai la mort d’un visage aussi calme que si j’en entendais parler. Je me soumettrai à tous les travaux, si grands qu’ils soient, soutenant le corps par l’âme. Je mépriserai également les richesses, qu’elles soient présentes ou absentes, et je ne serai ni plus triste quand elles se trouvent ailleurs que chez moi, ni plus fier si elles m’environnent de leur éclat. Je ne serai pas sensible aux allées et venues de la fortune.

Je considérerai toutes les terres comme miennes et les miennes comme appartenant à tous. Je vivrai comme si je savais que je suis né pour les autres et remercierai la nature d’un pareil titre, car comment aurait-elle pu mieux conduire mes affaires ?

Elle m’a donné seul à tous, elle a donnée tous à moi seul. Tout ce que j’aurai, ni je le garderai d’une manière sordide, ni je le répandrai d’une manière prodigue. Je croirai ne rien posséder mieux que ce que je donne comme il faut.

J’estimerai les bienfaits ni au nombre, ni au poids, mais au prix qu’y attache celui qui les reçoit. Jamais je ne penserai donner trop à qui est digne de recevoir.

Je ne ferai rien en vue de l’opinion, je ferai tout par conscience. Je croirai avoir pour témoin tout un peuple alors que j’agirai devant ma seule conscience…

La limite que je m’imposerai dans le boire et le manger sera de satisfaire les besoins naturels, et non d’emplir et de vider l’estomac.

Je serai agréable envers mes amis, indulgent et affable envers mes ennemis. Je serai ébranlé avant même d’être prié, et j’irai au devant des demandes honnêtes.

Je saurai que ma patrie c’est le monde, que mes chefs ce sont les dieux et qu’ils sont au-dessus de moi et autour de moi surveillant mes actes et paroles.

Quand la nature me redemandera ma vie ou que ma raison la fera cesser, je m’en irai en attestant que j’ai chéri la bonne conscience et les bonnes études, et que la liberté de personne n’a été diminué de mon fait, la mienne moins que toute autre.

Sénèque De la vie heureuse

Une chanson de Richard Séguin Qu’est-ce qu’on leur laisse?

L’histoire de la vieille dame et le scorpion   Leave a comment

Visage lotus om

Un vieille femme vit un scorpion se noyer et décida de le sortir de l’eau.

Lorsqu’elle le fit, le scorpion le piqua.

Par l’effet de la douleur, la vieille femme lâcha l’animal qui de nouveau tomba à l’eau et recommença à se noyer.

La vieille femme  tenta de le tirer à nouveau et l’animal la piqua encore. Et l’animal retomba dans l’eau.

Un jeune homme qui était en train d’observer la scène se rapprocha de la vieille femme et lui dit:

«Excusez-moi, mais pourquoi insistez vous ?  Ne comprenez vous pas qu’à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l’eau il va vous piquer?»

La vieille femme répondit: « La nature du scorpion est de piquer et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider.»

Alors, la vieille femme réfléchît et à l’aide d’une feuille, elle tira le scorpion de l’eau et le sauva, puis s’adressant au jeune homme, elle continua:

« Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal, prends juste des précautions. Car, les hommes sont presque toujours ingrats du bienfait que tu leur fais. Mais ce n’est pas une raison d’arrêter de faire du bien, d’abandonner l’amour qui vit en toi.

Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent.

Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation c’est ce que les autres pensent de toi…

Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, cherche l’approche qui est en toi et qui montre que tu as milles raisons pour sourire.

Une chanson Imagine interprétée par Shakira

Publié 7 octobre 2015 par dandanjean dans Pauses lectures, Textes de mon cru

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