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La grande mélodie   Leave a comment

Nous sommes chacun un son différent. Il y a des Mi qui proviennent d’une corde de guitare, d’autres d’une flute ou d’un tambour. Ce qui nous différencie en plus de la note et de l’instrument qui nous habite, il y a la hauteur, la tonalité, le timbre et la durée.

Nous avons peu de contrôle sur le type de note ou l’instrument d’où l’on émerge, mais nous pouvons en changer les autres caractéristiques.

Une vie plus chaude, plus chaleureuse sera sollicitée pour une pièce de jazz, une chanson romantique ou une mélodie d’ambiance. D’autres par leurs caractéristiques sont prédisposés pour une pièce de hard rock ou de métal.

Lorsque nous jouons, il est si facile de croire que c’est notre note qui crée la mélodie, quand dans les faits, nous ne sommes qu’une parcelle singulière de la partition. Nous ne sommes pas la mélodie, mais nous composons ensemble, avec les autres humains des mélodies. Nous pouvons changer de pièce, de registre, de partition, en nous transformant, en nous entraînant et en nous laissant vibrer à ce qui nous vient du cœur.

Il n’y a pas de pièces musicales plus belles, plus importantes ou plus utiles. Que des mélodies du monde qui se promènent à travers nos différents milieux de vie, entre les arbres, les montagnes et les toits de nos maisons.

La prise de conscience de cette interdépendance qui relie notre son singulier et la place que nous occupons dans l’orchestration de la vie nous permet de créer les plus beaux accords.

 

Une chanson de Jean Pierre Ferland – La grande mélodie

Les paroles sont sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Jean-Pierre_Ferland-La_Grande_Melodie-lyrics,p11031

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 30 mai 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Le Wabi-sabi et l’éloge de la singularité   Leave a comment

 

bonheur autrement

Lors de mon premier contact avec cette représentation du monde qu’apporte le Wabi-sabi, j’ai été dérouté. Ce concept japonais qui puise son enracinement dans la singularité, la simplicité, l’authenticité et redonne un standard de beauté à l’imperfection m’a grandement touché par la suite.

Pour saisir son essence, il faut faire autant appel à ses sens et à sa sensibilité qu’à sa raison. C’est un regard atypique, contre culture, ou contre mode. Ce qui est singulier et non multiple, imparfait, impermanent et incomplet redevient le centre de la représentation. On ne cherche pas le fini, mais ce qui est en mouvement ici et maintenant.  Ce regard sur les choses qui nous entoure permet d’entretenir une certaine modestie et une humilité en nous.

Ce regard, ici et maintenant, nous éloigne de la recherche de la perfection fabriquée, ce regard, nous fait prendre conscience de l’importance d’accepter l’impermanence et l’inévitable et de se défaire de l’inutile pour rester soi, sans rien de plus, sans rien de moins.

Ce nouveau regard esthétique nous amène à développer notre singularité, bien au-delà de ce qu’il faut pour être heureux et beau selon la perfection préfabriquée. Ce regard est porté par ce que nous sommes réellement, discrètement sans artifice.

Lorsque quelque chose se trouble dans notre vie, la voie de passage n’est pas dans ce qui aurait dû être, mais dans la reconnaissance paisible de l’imperfection comme moteur de la vie, et de notre attachement à continuer à assumer notre propre nature, qui avance, se développe, et prend sa propre mesure, sa singularité. Il ne s’agit pas de renoncement, mais d’une résilience pour être, un peu comme le décrit Boris Cyrulnik, cet art de naviguer entre les torrents.

Christopher A. Weidner dans son livre Wabi Sabi : Trouver le bonheur au-delà de l’imperfection illustre bien ce concept:

Takeno Jo-o demanda à Sen no Rikyû de mettre de l’ordre dans le jardin. Rikyû s’y employa avec zèle et travailla tout le jour. Son travail terminé, il contempla son œuvre : tout était parfait et irréprochable. Pourtant, il manquait encore quelque chose. Il se dirigea alors vers le cerisier en fleurs et secoua l’arbre, provoquant la chute de quelques pétales qui vinrent se déposer avec douceur sur le sol.

Une pièce musicale de Mitsuru Kuwahara – Wabi-sabi

 

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Publié 30 janvier 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Développer une attitude vigilante   Leave a comment

Jardin

Il y avait, dans la forêt, trois monastères, des monastères chrétiens; très proches les uns des autres. Un jour, trois moines se rencontrèrent au carrefour. Ils revenaient des villages et allaient vers leurs monastères; chacun appartenait à un monastère différent. Ils étaient fatigués; ils s’assirent sous les arbres et commencèrent à parler de tout et de rien pour passer le temps.

L’un dit: ‘Une chose que vous devez reconnaître, c’est qu’en ce qui concerne l’érudition, l’étude, notre monastère est le meilleur’.

Un autre moine répliqua: ‘Je suis d’accord, c’est vrai. Vous autres êtes beaucoup plus savants, mais en ce qui concerne les austérités, la discipline, la formation spirituelle, vous arrivez loin derrière notre monastère; et souvenez-vous, l’érudition ne sera pas capable de vous aider à comprendre la vérité. Il n’a que la discipline spirituelle pour cela, et nous sommes les meilleurs dans le domaine de la discipline spirituelle’.

Le troisième moine prit la parole: ‘Vous avez tous les deux raison. Le premier monastère est le meilleur dans l’étude, l’érudition. Le deuxième monastère est le meilleur pour ce qui est de la discipline spirituelle, des austérités, du jeûne; mais en ce qui concerne l’humilité, le sans ego, nous sommes les champions’.

L’humilité, le sans ego… l’homme semblait être absolument inconscient de ce qu’il disait; ‘En ce qui concerne l’humilité, le sans ego, nous sommes les champions’.
Même l’humilité peut devenir une prise de pouvoir de l’ego. Le sans ego peut devenir une prise de pouvoir de l’ego. L’on doit être très attentif. 

Osho

Le chant de la Sibylle

Publié 24 octobre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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La terre fertile pour la dignité   Leave a comment

J’ai appris à respecter les personnes

qui me disent qu’ils ont honte.

Le germe de la honte ne peut que pousser

dans une terre fertile

remplie d’amour de soi et de dignité.

Alors, quand une personne me dit qu’elle a honte

d’une chose,

d’une erreur,

je ne juge pas,

je me fais réconfortant,

je souligne cette humilité,

car je sais que cette personne

par sa dignité et son amour

a compris qu’elle a une raison d’être

à préserver.

 

Une chanson de Jacques Brel (en différentes versions)  – Jef

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Publié 29 juillet 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Revivre   2 comments

ImAGE Liberté

Quand j’en ai eu fini de vivre avec ce sentiment de vide, je me suis levé et je me suis rendu à la bibliothèque de la vie, cette cathédrale des attentes de l’humanité. J’ai poussé la porte et je me suis senti joindre la mémoire collective.

Il y avait des milliers de livres, il y en avait partout et ils s’animaient. Je savais que ces livres étaient vivants pour celui qui a le regard en quête de signes de vie. J’ai tiré sur l’un de ceux que ma main avait touchés, et je l’ai ouvert. Je me suis avancé vers les tables, j’ai pris une place. J’étais las et en même temps avide de vivre autre chose. Je repensais à cette âme disparue après un long combat et à la douleur qui s’était installée en moi.

Le livre traitait du bonheur. J’ai eu un sourire, il me fallait tellement me faire violence pour entrer dans ce texte. Je me suis fait silence et j’ai commencé à lire. Dès lors, j’ai su que ma douleur était guérissable, avant même que les mots dessinent une représentation dans mon esprit.

Plus je lisais, plus je revivais cette sensation que l’être aimé avait laissée en moi. J’ai revu les instants de douceur, de tendresse, et lentement j’ai senti revivifier ces instants. Pendant que je lisais, une autre dimension en moi aidait à laisser pousser, à laisser s’épanouir et à envahir mon être de ce que l’absence et la distance peu à peu avaient effacé. Plus je lisais, et plus la douleur s’estompait peu à peu.

Ma douleur était composée de cette distance qui entrainait le désir d’oublier, au lieu de célébrer la vie.

Je venais de comprendre que je n’étais pas obligé de laisser mourir la part en moi qui avait été aimée.

Le deuil ce n’est pas d’essayer de passer à autre chose, c’est plutôt de suivre le chemin entre la tête et le cœur pour en découvrir le processus d’acceptation et de délivrance.

La part en moi qui a été aimée s’est remise à revivre.

 

Une chanson de Leonard Cohen – Hallelujah

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Publié 21 juin 2017 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Devenez gais, riez!   Leave a comment

ImAGE joie

Bien sûr il y a les luttes de pouvoir, il y a ces guerriers qui tentent de conquérir le plus de territoire possible. Mais pourquoi se laisser envahir par cette vision obsolète et terne?

Le gai savoir, c’est l’art de s’élever au-dessus de cette morosité et célébrer la vie

Il y a tant de lumière à découvrir dans un sourire.

Il y a tant d’énergie dans les pas de danse qu’il est possible de faire tourner la terre autrement.

Il y a tant de choses à découvrir dans ce monde merveilleux pour celui qui est conscient que toute perception de la beauté ou de la laideur prend son origine derrière le regard.

Ce qui était une défaite peut devenir une nouvelle expérience et un nouveau gai savoir. Ce qui est une victoire peut être surmonté si nous la transposons pour le bien de tous.

Il n’y a pas de divisions naissant de l’esprit qui doivent remplacer la vie. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus que la température, aujourd’hui, c’est beaucoup plus que l’événement, aujourd’hui, c’est beaucoup plus que ce qui te tourmente. Ce jour n’est pas qu’un soleil, ce jour n’est pas que les nuages, ce jour n’est pas que cette nouvelle qui tombe, ce jour n’est pas que notre travail.  Une telle vision réductrice ne peut qu’amener de la souffrance.

La vie n’est pas qu’une portion d’espace ou de temps, elle est majestueuse et tout être sain d’esprit devrait la préserver voir la célébrer. Alors, oublier ces guerriers conquérants et devez gais, riez!

Une chanson de Anggun et Florent Pagny – Nos vies parallèles

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Le pardon   Leave a comment

ImAGE reconnaissance

Il y a quand même la société, l’entourage, la famille qui nous collent l’étiquette de «lâche» et nous somment de demander pardon.

Si cela fait plaisir à quelqu’un que vous demandiez pardon, pourquoi ne pas le faire ?

Parfois, dans la rue, il y a des gens qui vous bousculent et vous regarde méchamment. Si cela leur fait plaisir, si cela vous évite de leur démettre une épaule, vous pouvez vous excuser. Vous le faites comme une civilité et vous n’êtes pas obligé de vous reconnaître psychologiquement dans cette demande de pardon.

Parfois il faut demander pardon pour des raisons fonctionnelles, pour éviter un combat, une situation conflictuelle. Et alors ? Il m’est arrivé de demander pardon à des gens pour des choses que je n’avais pas faites, mais cela leur faisait plaisir et a réglé une situation. Aucun problème. C’est fonctionnel. C’est l’art de vivre.

Les gens vont toujours vous qualifier selon leurs propres capacités, réelles ou imaginaires. Mais qu’ils se prennent pour un lion ou pour un chien, c’est leur problème, c’est entre eux et leur psychologue ! Vous n’avez pas à être le psychologue de votre entourage et vous laissez donc celui-ci vous voir comme il vous voit.

C’est merveilleux de demander pardon. Que demande-t-on ? On demande pardon de ne pas être totalement à l’écoute, de ne pas être davantage disponible. Je me rends compte de mes restrictions, de mes limites, de ma prétention, de ma suffisance et je demande qu’on pardonne en moi, ce manque de disponibilité. C’est un geste profond. Il ne faut pas se gêner pour l’actualiser.

Demander pardon n’est pas adressée à quelqu’un, c’est une demande à soi-même. Trouver cette souplesse où l’on peut demander pardon, c’est voir clairement ce qui nous limite. L’entourage nous rappelle ce qui nous limite. Acceptons ce rappel.

Le Seul Désir, Eric Baret

Une chanson de Jacques Brel – Pardons

Publié 18 juin 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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