Le phare intérieur

ImAGE Totem soleil

Un voyageur avait entendu parler d’une clairière spéciale ou gisait un phare qui permettait aux hommes de retrouver leur vraie destination. Bien que l’idée lui semble étrange, un phare au milieu d’une forêt au lieu du rivage de la mer, sa curiosité était grandement stimulée. Donc, il partit à la recherche de ce lieu fascinant.

Aux abords d’une vaste forêt, il rencontra une vieille dame au regard sage. Il se présenta et il lui demanda :

Avez-vous entendu parler de la clairière où se trouve une lumière qui peut guider les humains? J’ai entendu dire que si on la trouve, il est possible d’accéder à un grand savoir, il est possible d’entrer dans la Lumière !

La sage dame lui répondit :

Je connais la grande clairière qui apaise les esprits!

Le voyageur lui demanda alors : pouvez-vous m’indiquer par où il faut passer? Je ne vois autour de moi qu’une épaisse végétation, sans vos indications, je ne saurai prendre le bon chemin !

La sage dame lui dit alors : prenez le chemin qui s’enfonce à gauche et pénétrer un peu dans cette forêt et vous la découvrez!

Le voyageur s’approcha et découvrit effectivement un chemin bien balisé s’enfonçant dans la forêt. Il avança d’un pas énergique, mais il ne perçut pas d’espace ressemblant à une clairière. Il marcha encore et encore, il commença à se demander s’il y avait vraiment une clairière dans cette forêt. Il se dit cependant : la sage dame m’a dit qu’elle existe, mais je ne vois que des arbres, des plantes, des roches et un chemin qui serpente !

Au bout d’un certain temps, il aperçut un vieil homme paisible qui marchait lentement en souriant. Il lui demanda :

Avez-vous vu une grande clairière? En existe-t-il une vraiment dans cette forêt? Je ne vois que des arbres et un chemin qui serpente.

Le vieil homme lui répondit : si vous avez la détermination d’avancer encore et encore, vous trouverez la clairière d’où vous pourrez percevoir la lumière du jour.

Le voyageur prit une grande respiration et se mit à avancer. Il marcha encore et encore, mais il n’apercevait toujours pas son but. Il croisa au bout d’un certain temps une jeune femme qui semblait cueillir des plantes. Le voyageur s’arrêta près d’elle un peu essoufflé, se présenta et il lui demanda :

Vous êtes la troisième personne que je rencontre. Les deux autres m’ont dit qu’une clairière existe bien, mais je ne le vois toujours pas ! Je commence à douter ! Vous savez, il semble qu’il y est une grande clairière ou la Lumière peut nous apaiser et nous guider!

La jeune sourit et lui dit : oui, continuez à marcher un tout petit peu et vous la trouverez.

Le voyageur continua. Il commença à être très fatigué. Des doutes terribles l’assaillirent, car il ne voyait toujours pas la clairière. Il continua, car il voulait croire à ces personnes qu’il venait de rencontrer.

Puis, il croisa une quatrième personne, un randonneur, un voyageur surement comme lui. Il lui dit qu’il cherchait la clairière. Cet homme lui répondit : effectivement, la clairière que tu cherches existe ! Continue ton chemin ! Il faut que tu aies de l’attention et de la persévérance, car la route pour l’atteindre est compliquée. Il faut suivre les signes, prend le temps de les repérer!

Le voyageur continua. Plus il marcha, plus son doute grandit, car la clairière était toujours invisible. Sa tension faisait en sorte qu’il cherchait avant tout des signes connus. Il se demanda si cela valait la peine de vivre toutes ces difficultés, toutes ces incertitudes et cette fatigue alors qu’il ne discernait toujours pas la clairière. Il lui vint alors à l’esprit un grand doute, peut-être que toutes ces personnes lui avaient menti.

Il marcha encore… entre temps, deux autres promeneurs lui affirmèrent encore la même chose. Enfin, il croisa une septième personne qui semblait être le gardien de la forêt et lui dit :

Je désire sortir de la forêt, car je ne trouve toujours pas la grande clairière! Je suis maintenant certain que les autres personnes qui m’ont guidé ne savaient pas de quoi ils parlaient ! Depuis le temps que je chemine, depuis le temps que je suis en déplacement, depuis le temps que j’espère, je ne vois toujours pas la grande clairière! Existe-t-elle véritablement?

Et le gardien lui dit : levez donc les yeux et vous pourrez voir l’espace à gauche ou il n’y a pas d’arbre, la clairière est juste en dessous.

Le voyageur leva les yeux. Il l’aperçut, en effet, et constata que jusqu’à maintenant, il avait toujours marché en cherchant des affiches sur les arbres. Il ne regardait pas les hautes cimes! Si seulement il avait eu la conscience de lever les yeux, il y a longtemps qu’il aurait aperçu l’éclaircie et il ne serait pas aussi fatigué!

Alors avec une détermination, une attention et une certaine légèreté qu’il n’avait encore jamais eue, le voyageur franchit les derniers mètres avant d’atteindre son but.

En levant les yeux au ciel, il perçut la lumière. Il était arrivé à bon port, et il prit conscience qu’en se tenant au centre de la clairière, il en devenait son propre phare. Que découvre-t-il dans ce lieu?

Pendant le temps s’écoule,

Passe notre vie

Nous sommes des passeurs

Qui parcourons notre chemin

Pas à pas humblement

De germe en germe

De saison en saison

De vie en vie

Nous refaisons tous les pas

Des plus petits aux plus grands

Nous refaisons toutes les étapes

Des plus humbles aux plus majestueuses

Pour finir par s’en apercevoir

Que nous ne partons que pour mieux revenir

Que germer de soi, nous retournons toujours à soi

N’en étant différent que par…

La hauteur de notre bassesse

La force de notre faiblesse

La clarté de notre ombre

La complexité de notre simplicité

Tout l’espace que nous traversons est touché par une Lumière. Les signes qui peuvent nous aider sont partout, mais souvent nous ne voulons voir que ce que nous cherchons. Nous percevons malheureusement que ce que notre représentation du monde peut accepter. S’ouvrir à de nouvelles perspectives, à de nouveaux signes, facilite le pas du voyageur de vie.

Il y a une vérité, un phare pour chacun de nous dans notre voyage, notre quête, et il nous guide vers la seule destination importante, notre vraie nature. C’est une erreur de croire que les seuls phares sont au bord de la mer.

Une chanson d’Harmonium – Lumière de vie

Les paroles sur https://www.le-parolier.net/paroles-harmonium-lumiere-de-nuit.html

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Esprits rebelles

La vraie lumière est celle qui brille de l’intérieur d’un homme. Elle révèle les secrets de l’âme à l’âme et lui permet de se réjouir dans la vie, chantant au nom de l’Esprit. La vérité est comme les étoiles, qui ne peuvent être vues que dans l’obscurité de la nuit. La vérité est comme toutes les belles choses de l’existence : elle ne révèle ses beautés qu’à ceux qui ont senti le poids du mensonge. La vérité est un sentiment caché qui nous apprend à nous réjouir de nos jours, et à souhaiter cette joie à tout le genre humain.

*

Maudit soit celui qui juge et celui qui pratique… J’étais une femme déloyale et adultère dans la maison de Rachîd parce que la force des traditions m’avait fait partager sa couche, sans attendre que le ciel fasse de moi son épouse selon la loi de l’âme et des sentiments. Je me sentais malhonnête et méprisable devant moi-même et devant Dieu lorsque je profitais de ses bienfaits pour qu’il profite de mon corps. Maintenant je suis une femme honnête car l’amour m’a rendue libre, je vis honorablement et en paix parce que j’ai cessé d’échanger mon corps contre du pain et mes jours contre des parures. Oui, j’étais une femme malhonnête et indigne quand les gens me considéraient comme une épouse vertueuse, et aujourd’hui que je suis honnête et respectable, ils me prennent pour une débauchée parce qu’ils ne regardent que le corps pour juger de l’âme et ne s’attachent qu’à ce qui est matériel pour juger du spirituel.

Khalil Gibran dans Esprits rebelles

Une pièce musicale de Yanni Keys To Imagination

Un

Signs-From-The-Universe

Que tous ceux qui ont soif de vérité sachent qu’ils sont la vérité et que cette vérité les ramènera à leur demeure céleste.

Vous êtes des êtres de lumière. Nés de la lumière, vous retournerez à la lumière et serez sur le chemin, guidés par la lumière de votre être infini.

Vous vivez dans un monde créé par vous de toutes pièces. La vérité prend sa source dans les cœurs, et ce que vous admirez le plus aujourd’hui, vous le deviendrez. Que ni l’apparente noirceur, ni le mal, ni ce vêtement usé qu’est la mort ne vous effraient ou vous déconcertent, car ils ne sont que des défis que vous avez choisis de relever. Sur la pierre de l’amour, venez poser votre tête; à la source de l’amour, venez vous abreuver et tirer les forces qui, à chaque instant, vous permettront de transformer votre vie. La vérité et la lumière sont à la portée de ceux qui désirent les connaître.

Imagine que de tout ton cœur, tu désires savoir qui tu es, d’où tu viens, où tu vas et la raison pour laquelle tu te trouves ici. Imagine ensuite que tu n’auras de cesse que lorsque tu auras trouvé réponses à toutes ces questions.

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Richard Bach dans Un

Une chanson de Ezra Landis et Raffa Martinez – Kiss the Earth

L’inconnu sur la terre

ImAGE Inde enfants rire

Parfois, on rencontre ceux qui sont simples. On voit leur lumière, on sent la pureté de leur souffle, la netteté de leur regard. Alors c’est comme si quelque chose cédait enfin dans ce réseau infini de protections et d’interdictions qui nous entoure, comme si une brèche s’ouvrait enfin dans ce mur compact qui nous isole.

*

C’est une flamme qu’on ne remarque pas tout d’abord, parce qu’on est souvent distrait par toutes les étincelles et tous les éclats qui tourbillonnent sans cesse : la brillance, le luxe, miroirs partout tendus, phares aveuglants braqués sur les yeux, grandes plages de couleur, de blancheur.

Mais lorsque tout devient gris de fatigue et d’usure, lorsque la plupart des êtres se sont éteints et se sont effacés, alors on remarque cette lueur étrange qui brille par endroits, comme des feux de braise. Quelle est cette lueur? Que veut-elle? Est-ce le désir? Le plus simple désir alors, la force de la vie, la force de la vérité.

Ceux qui refusent les mensonges, ceux qui ne sont pas compromis dans les affaires louches du monde, ceux qui ne se sont pas avilis, qui n’ont pas été vaincus, ceux qui ont continué à vibrer quand tous les autres se sont endormis : la lumière n’a pas quitté leurs yeux. Elle continue à sortir de leur peau, de leur âme, la lumière pure qui ne cherche pas à vaincre ou à détruire.

La lumière pour cette seule action : voir, aimer. Je cherche ceux et celles qui brûlent. Ce sont les seuls immortels.

*

Ah, c’est vrai, comprendre. Il faut comprendre, pour savoir, ou l’inverse. Mais quoi ? Comprendre l’organisation de la société humaine pour être un homme, comprendre la structure des êtres vivants pour vivre ? Ce n’est pas cela. Vous vous trompez, ce ne sont pas les règles du jeu. La vie n’est pas une série d’astuces.

J.M.G Le Clézio dans L’inconnu sur la terre

Une chanson de R.E.M – Everybody hurts

Le cœur du monde

A un bout du monde, loin des mers et des rivières, par-delà les bois, les champs, les jardins et les plaines glacées, se dresse une haute montagne. Elle est si éloignée des hommes qu’aucun mortel ne l’a encore aperçue, et elle s’élève jusqu’au firmament. Rien n’égale la dureté de cette montagne. Ses flancs ne présentent pas la moindre fissure et sont lisses comme le verre. A un endroit seulement, à son sommet, la pierre est fendue. Là s’ouvre une petite cavité d’où jaillit une source d’eau pure.

A l’autre bout du monde, caché aux hommes, se trouve le cœur du monde. Car le monde a un cœur, comme chaque animal et chaque chose. Tout en battant, le cœur du monde observe la source pure. Il la regarde sourdre du sommet de la montagne, soupire après elle, languissant d’un grand amour, mais il ne peut l’approcher. Si le cœur du monde bougeait un tant soit peu de sa place, il cesserait de voir le mont et sa source pure. Celle-ci disparaissant de sa vue, son pouls s’arrêterait aussitôt. Le cœur mourrait de chagrin et le monde avec lui car, si quelqu’un perd son cœur, il perd aussi la vie.

C’est un charme puissant et mystérieux qui lie la source pure au cœur du monde.

Le cœur ne peut vivre sans la source, mais la source elle-même se dessécherait sans le cœur. Car à chaque crépuscule, il lui fait un cadeau: un jour, un seul jour, pendant lequel elle peut continuer de jaillir. Lorsque le jour s’achève, la source claire se met à chanter. Seul le cœur du monde entend sa voix, et il répond à la source lui aussi en chantant. Ses mélodies sont étranges et fascinantes. Elles n’ont ni paroles ni notes, aucune tonalité de joie, ni de chagrin. La trame des chansons de la source pure et du cœur du monde est formée de fils de lumière qui s’élèvent dans l’azur, traversent les sept cieux pour se déployer très haut, au-dessus de la terre, en un réseau de splendeur et d’éclat. Jour après jour, un ange s’approche de cette trame pour en tisser le jour suivant. Une fois son travail terminé, il envoie le jour au cœur du monde qui l’offre à la source claire, de sorte que celle-ci peut jaillir jusqu’au prochain crépuscule.

L’ange divin qui tisse dans la trame lumineuse le jour nouveau doit être, lui aussi, recréé chaque fois, Ce sont les bonnes actions qui forment sa tête, son corps, ses mains, ses jambes, mais les mauvaises le détruisent. Si les gens s’aident et vivent dans la paix, ils permettent à l’ange de naître. Mais, s’il se trouvait un jour sur terre plus d’hommes qui tuent, volent et mentent, l’ange n’apparaîtrait plus. Nul ne rassemblerait plus les fils des chansons de la source pure et du cœur du monde pour en tisser le jour suivant. Le cœur du monde n’offrirait plus à la source son présent, celle-ci tarirait et, sans elle, le cœur du monde cesserait de battre.

Alors le souffle des oiseaux, des biches et des gens s’arrêterait, les fleurs et les arbres se dessécheraient, les villes et les villages disparaîtraient, tandis que les montagnes et les vallées s’effondreraient pour ne plus jamais renaître …

Contes juifs. Collection Légendes et contes de tous pays. de Léo Pavlàt

Deux chansons de Neil Young – Old Man et Heart Of Gold

Les paroles en français sur  https://www.lacoccinelle.net/255297.html

https://www.lacoccinelle.net/246360.html

Où est l’essence de la lumière?

Il aimait jouer avec la flamme. De ses doigts, il passait à travers elle en tentant de saisir le phénomène. La chandelle se consumait lentement, des gouttes de cire tombaient sur la table.

Fasciné, il ne pouvait porter trop longtemps son attention sur autre chose. Son regard était inlassablement attiré vers cette source de clarté, comme une obsession.

Parfois, il soufflait sur la flamme, elle vacillait. Quelquefois elle s’éteignait. Lorsque la lumière disparaissait, cela dérangeait les personnes dans la pièce. Il était fasciné par l’immersion dans la noirceur lorsque la lumière disparaissait.

La lumière apportait tant, la chaleur, la clarté, l’énigme, la couleur, la fumée, l’intangible et… l’obscurité. Difficile de suivre ce qui était son essence.

Lorsqu’il voulait partager la flamme, elle se dédoublait sans rien perdre.

Par le jeu de l’expérimentation, il passait par toutes les étapes d’une vie, allumeur, chercheur, amuseur public et parfois celui qui éteint et qui amène la noirceur. Toutes ces étapes n’ont rien à voir avec sa propre nature, qui est comme l’essence de la flamme…

 

Une chanson d’Harmonium – Lumière de vie

Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-lumieres-de-vie-lyrics

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.