Oser dépasser les désirs

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Il y a tant de choses fascinantes à découvrir pour qui ose sortir des sentiers battus, sortir de la facilité.

Par exemple, toute la journée nous pouvons ne rien faire pour rejoindre nos désirs profonds. Nous pouvons aussi nous lever et commencer à poursuivre un entrainement régulier.

Bizarrement, cela ne prend pas beaucoup de temps avant de dépasser la répulsion de vouloir questionner notre engagement, rapidement nous nous sentons bien.

La facilité n’est pas nécessairement un signe de bien-être. Du moins, pour moi.

À McLeod Ganj, en Inde en 1977, j’ai rencontré un moine qui était fasciné par la vie moderne qu’il imaginait que je vivais. Parfois, j’avais l’impression que ses questions révélaient l’envie ou le désir de vivre autre chose. Et pourtant moi, à cette époque, j’enviais une personne qui laissait ce monde pour se consacrer à sa quête spirituelle. Drôle de paradoxe. Deux êtres de désir se parlaient en direct et malgré les mots utilisés, malgré le décor, tout était irréel.

Puis, avec le temps, j’ai compris que notre identité se nourrit de nos modèles d’identifications, et pour être un peu plus nous-mêmes, il est bien de faire la paix avec son passé, de dédramatiser certains choix que nous avons faits et de comprendre pourquoi le parcours actuel s’est installé et enraciné dans notre vie.

Il est possible de réaliser notre nature propre.

Pour cela, il est bien de cesser de dépendre de nos désirs et des belles images qu’ils nous envoient, et de prendre soin de ce que nous aimons faire, c’est-à-dire de notre chemin de vie, puis de prendre soin de ce que nous savons bien faire, en quelque sorte de notre propre talent, puis, prendre soin de ce qui a un réel sens pour nous tout en prenant soin de nos besoins.

Oser devenir soi, ce n’est pas renier ce que nous ressentons, c’est beaucoup plus composer et créer avec nos émotions. Accepter le rôle des émotions et les vivre avec conscience.

Cette voie fera en sorte que nous serons capables d’apprendre à nous exprimer de façon juste, je veux dire par là, de trouver les mots qui portent le sens de notre pensée ou de notre état émotionnel.

Aller au-delà de nos propres désirs, c’est avant tout être présent à notre quotidien. Ma rencontre à McLeod Ganj avec ce moine m’a permis de m’ouvrir les yeux vers un nouvel horizon, et il est de plus en plus non duelle.

Une chanson de Tara – Dharamsala

Les paroles sur https://www.taraofficiel.com/httpwwwtaraofficielcomclips

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Passeurs de vie

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Le défi avec l’éducation, c’est de pouvoir transmettre des connaissances et des techniques standardisées, par exemple E=MC2 ou la structure osseuse d’un animal, et susciter chez les apprenants une intégration pour réaliser leur singularité.

En fait, nous percevons souvent l’instauration d’un moule où la personnalité de l’apprenant s’insère. Peut-être en raison du fait que nous voyons des cohortes de finissants présentant tellement de similitudes au plan de ce qu’ils pensent et ce qu’ils font. Par ailleurs, nous savons que toute reproduction n’est pas originale et comporte une corruption de la Nature initiale.

La standardisation vise à solutionner des problèmes de conception ou de production afin d’introduire un modèle dont les caractéristiques sont intégrées, cohérentes et compréhensibles.  Par exemple, en standardisant la langue, cela a permis de mieux communiquer et de mieux se comprendre. En standardisant le parcours d’enseignement, nous nous assurons d’offrir les matières de base.

Notre singularité, et du fait notre différence, ne fait pas partie de l’équation à la base de la standardisation, elle est simplement le véhicule permettant de recevoir les passagers que sont la connaissance et le savoir. Nous n’avons pas besoin de changer le véhicule pour recevoir des passagers de différentes provenances et ayant des destinations distinctes.

En tant que passeurs, nous savons que nous faisons partie de la solution de tout ce que nous transportons. Aucune pensée, aucun savoir, aucune connaissance, aucune expérience et aucune émotion n’est immuable. Bien que tout est interdépendant et éphémère, chaque partie de ce Tout a besoin de passer par le corps de la terre.

Et c’est en cela que réside la richesse de notre singularité, être la part infime, mais aussi ultime, de notre humanité.

Une chanson d’Aimee Mann – How am I different

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La conversion virtuelle

ImAGE cellulaires

Il existe un monde où nous pouvons recommencer à nouveau, se réincarner sur de nouvelles bases.  Le monde virtuel a ceci de fantastique c’est qu’il offre la possibilité de se constituer une nouvelle identité, un nouveau corps virtuel, un nouvel avatar.

Sur de nouvelle base, il est possible de s’appuyer sur ses échecs pour repartir vers de nouveaux défis, et d’une certaine façon de sortir de l’isolement.  Certains diront qu’il est même possible de s’affranchir de la tyrannie des autres. Cela n’est pas tout à fait possible, sinon il n’y aurait qu’une seule personne sur le WEB.

Il s’agit d’aller sur les réseaux sociaux, et se créer cet avatar des temps nouveaux.  Il est alors possible de partager les nouvelles de notre petit univers. Ainsi se fabrique un mythe, une création de l’esprit que l’ordinateur a su enfanter.

Au début, on passe quelques heures un soi parfait. Plus que le moi, qui est l’interprète des sensations internes et des perceptions externes, plus que le surmoi qui représente l’idéal du moi,  la Loi intérieure, le soi est l’archétype de la conscience du moi. Puis, on en fait une vie afin d’embellir cette nouvelle incarnation au point d’y donner une vie nouvelle et de s’attacher à cette création tout en instaurant sa nouvelle vérité.

Puis, un jour, un hacker anonyme lance des algorithmes qui faussent complètement l’interaction avec un groupe ciblé d’avatars de ce nouveau monde, et ce nouveau code vient modifier la représentation de ce que nous sommes et ce que nous devons savoir sur nous.

Ainsi, naît le phénomène de la conversion des esprits, certains en feront leur nouvelle religion.

Que ce soit dans le monde terrestre ou le monde virtuel, la liberté nécessite une attention de notre nature profonde et une acceptation consciente de ce que nous sommes réellement.

Une chanson de Zazie – Cyber

Les paroles sur https://www.paroles.net/zazie/paroles-cyber

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Avertissement de mise à niveau

ImAGE cellulaires

Nous tenons à vous aviser que les croyances que vous endossez et les certitudes que vous exprimez vont atteindre la limite de leurs durées utiles. Nous vous suggérons de vous prévaloir du plan de redressement qui vous sera proposé dans les prochains jours.

Dans l’éventualité où vous désirez à tout prix maintenir votre forfait vision du monde : croyances et certitudes actuelles, il est possible que certaines applications ne soient plus supportées par votre système de pensée, par exemple l’application ouverture, exploration, créativité et adaptation.

Bien que votre système actuel d’exploitation de votre corps est conçu pour fonctionner de façon autonome un certain temps sans mise à jour d’une version plus récente et adaptée à votre condition et votre parcours de vie, il est possible que vous commenciez à ressentir des bogues, des lenteurs ou des conflits d’exécutions d’opérations simples. Ces effets indésirables issus du maintien d’une programmation désuète sont malheureusement irréversibles et provoquent de façon intermittente des pannes de fonctionnement et des problèmes majeurs de connexion avec votre environnement familier.

Enfin, nous tenons à vous aviser que le service à la clientèle ne pourra supporter encore très longtemps la désuétude de votre forfait vision du monde.

Nous vous invitons à prendre en connaissance de nos nouveaux forfaits disponibles dans notre section Relever en ligne et de télécharger à partir de cette nouvelle génération des produits disponibles l’offre, qui répond le mieux à vos besoins.

En terminant, nous tenons à vous rappeler que l’absence d’abonnement à un forfait vision du monde entraîne une incapacité de votre système d’exploitation actuelle d’avoir accès à des produits croyances et certitudes préformatés.

Une chanson de Daniel Bélanger -Sortez-moi de moi

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-sortez-moi-de-moi-lyrics

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Coproduire le devenir

ImAGE soleil arbre

Quand on parle d’interdépendance, nous cherchons à mettre en lumière le fait que les événements et les phénomènes sont connectés, reliés.

L’effet pervers de l’utilisation du mot interdépendance, c’est le lien direct avec le concept de réciprocité, cette suggestion de lien toujours direct entre deux choses. La graine et le fruit sont reliés, donc interdépendants. Cette affirmation n’est pas nécessairement toujours fausse, mais elle n’est pas toujours vraie.  C’est là que cela se complique…

Il est vrai que si je plante une graine, j’ai des chances qu’un jour je puisse récolter un fruit. Mais cette interdépendance est multifactorielle et multidimensionnelle. Et elle est surtout conditionnelle.

Je peux planter une graine et celle-ci va devenir un germe, puis une plante, puis un arbre et enfin un fruit.

Mais cela n’est pas aussi simple, il faut la bonne température, le bon ensoleillement, la bonne pollinisation, l’absence de développement urbain, une pluie pas trop acide, etc.

Donc, planter une graine peut, par la relation conditionnelle avec toutes les variables essentielles, donc les conditions positives, devenir un fruit. Mais cela peut aussi ne rien résulter de ce scénario souhaité, et en fait enrichir uniquement la terre d’une matière pour composte et susciter un tout autre scénario, une autre voie.

La réciprocité nous amène la vision que la cause produit un effet et introduit une vision ou tout semble déterminer. Mais dans les faits, ce que nous vivons est plus complexe et relève de l’interdépendance soit d’une production de soi et de l’environnement conditionnel à des facteurs convergents.

Si je suis au bon moment, au bon endroit, avec la bonne intention et dans les bonnes conditions, je peux profiter et participer aux battements d’ailes du papillon qui a eu lieu il y a trois jours à des lieux d’où je suis. Mais ce n’est pas forcé, pas voulu, et pas déterminé. C’est possible parce que je suis capable de coproduire ma propre nature, consciemment ou par accident.

Je suis moi, ce même moi, qui me voit et qui me définis une représentation de soi différente à 5 ans, puis à 10 ans, puis à 19 ans puis aujourd’hui. Mais, toujours le même moi, avec des différences de conditions et réalités, et des représentations particulières, avec lesquelles certains auraient pu faire moins et d’autres plus, mais ce fut mon parcours du moi.

Je ne suis pas ce qui est écrit depuis ma naissance, mais je ne suis pas le fruit du hasard. Je suis la vie qui coproduit le devenir à partir de facteur conditionnel et qui tends vers sa réalisation.

Pour grandir, je dois réunir en toute synchronicité, les conditions personnelles et ainsi dépasser mes conditionnements et modèles sécurisants et les conditions externes essentielles à mon parcours choisi.

L’ensemble des conditions, des facteurs et des déterminants conspire à réaliser le dessein de notre propre nature.

Une pièce musicale d’Ajeet Kaur – Antarjaamee – At the Temple Door

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Voir une autre beauté

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Les yeux perçoivent ce que le cerveau est prêt à décoder. Nous pouvons entrer dans une pièce, et ne pas décoder une formule inscrite au mur tant que nous n’avons pas appris son sens.

Il en est de même pour la beauté. Au début, nous apprécions ce qui semble avoir des lignes épurées, des traits simples nous rapprochant de la représentation idéale que nous nous forgeons.

Dans un monde où la publicité nous impose une représentation de la vie ou la matérialité est omniprésente, il peut paraître subversif de parler d’une autre forme de beauté.

Vous savez cette beauté qui est perceptible lorsqu’en inversant notre quête de la beauté pour redécouvrir la beauté intime qui se trouve dans les moindres détails de la nature, vous savez avec cette dose de simplicité, d’imperfection, de résilience et de joie spontanée en cohérence avec notre vie au quotidien. Elle est le présent dans l’impermanence et l’acceptation.

Je ne parle pas de désordre, de la glorification du défaut, de la voie d’exploration de l’absurde.

Je parle d’une beauté à notre image, elle n’est pas surhumaine, elle n’est pas surnaturelle. Elle est accessible et imparfaite, en mouvement continu.

Elle s’installe cette capacité à découvrir cette beauté lorsque nous sommes capables de regarder avec notre nature propre, percevant ainsi par notre fragilité, la fragilité de la vie, avec notre imperfection, l’équilibre de cette imperfection dans notre vie, par les traces incomplètes de nos frontières les limites probables de la vie.

Un jardin dont le sol n’est pas exempt de feuilles mortes ou de brindilles, un fragile équilibre entre l’état de grâce et la modestie.

Une pèce musicale Zen-Aku Flute Music

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Le sacré et le profane

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Il est fascinant de constater que malgré le fait que nous développions nos connaissances et notre capacité d’analyse avec rationalité, il nous est impossible de rejeter complètement les aspects de la réalité, les expériences et les phénomènes qui ne cadrent pas dans cette perspective.

Bien que notre culture et notre éducation nous poussent à voir les choses d’une façon, il y aura toujours quelque chose d’inconnu ou d’irrationnel qui nous apparaîtra comme acceptable.

Les phénomènes sacrés ou de l’ordre de la spiritualité offrent l’antithèse qui s’impose.

C’est probablement pourquoi nous sommes capables d’apprécier l’inexplicable, notre propension à voir une beauté différente, à explorer l’art, la poésie et les élans amoureux de façon singulière.

Peu importe le degré de conditionnement que nous imposent notre culture et environnement, les voies de notre cœur et de notre âme seront toujours subversives.

Notre singularité a des racines profondes sur lesquelles nous pouvons toujours nous alimenter. Elle est notre nature propre, notre voie sacrée.

Nous sommes plus que ce que nous pourrons comprendre.

Une pièce musicale Terra Maïre. Chants archaïques et sacrés. Miserere

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