Par delà les pas qui s’effacent

ImAGE yin yang

Un jour, on m’a raconté l’histoire d’une personne qui voulait apprendre chaque chose dans les détails. Par exemple, elle pouvait étudier intensément une fleur pendant de longues périodes. Toutefois, au bout d’un certain temps, elle devait cesser, car la fleur n’était plus la même, car elle avait vraiment beaucoup changé.

Elle se disait qu’elle ne travaillait pas assez vite, et elle essaya de porter son attention sur un objet d’étude qui semblait plus pérenne. Elle s’est alors mise à étudier un arbre, mais au bout d’un certain temps, au milieu de l’automne, tout changeait trop vite.

Elle a passé sa vie à initier des études qu’elle ne pouvait terminer.

Au terme de sa vie, elle prit conscience que tout est changement, qu’il faut beaucoup d’attention et beaucoup de vigilance pour suivre chaque particule de vie dans le moindre détail.

Elle se rendit compte alors que nous sommes des passeurs sur la terre et que cela ne lui a pas été utile de regarder ses pas s’effacer sur rivage et étudier ce phénomène. Un passeur n’a pas besoin de regarder s’effacer les traces de son passage pour trouver sa route.

Le chemin à parcourir nourrit chaque jour de notre vie pour qui sait observer, étudier et identifier les signes de sa propre voie. Celui qui saura atteindre les destinations qui l’interpellent saura composer avec les changements, il saura s’adapter et continuer dans la bonne direction sans perdre courage.

Un passeur n’a pas besoin de tout connaître, de tout comprendre. Il a besoin de développer l’attention nécessaire pour se fondre à la vie, et si possible aider les autres à passer leur chemin avec plus de paix et de sérénité.

Une chanson de Yves Duteil – Le passeur de lumière

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1291674-yves-duteil-le-passeur-de-lumiere.html

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Le phare intérieur

ImAGE Totem soleil

Un voyageur avait entendu parler d’une clairière spéciale ou gisait un phare qui permettait aux hommes de retrouver leur vraie destination. Bien que l’idée lui semble étrange, un phare au milieu d’une forêt au lieu du rivage de la mer, sa curiosité était grandement stimulée. Donc, il partit à la recherche de ce lieu fascinant.

Aux abords d’une vaste forêt, il rencontra une vieille dame au regard sage. Il se présenta et il lui demanda :

Avez-vous entendu parler de la clairière où se trouve une lumière qui peut guider les humains? J’ai entendu dire que si on la trouve, il est possible d’accéder à un grand savoir, il est possible d’entrer dans la Lumière !

La sage dame lui répondit :

Je connais la grande clairière qui apaise les esprits!

Le voyageur lui demanda alors : pouvez-vous m’indiquer par où il faut passer? Je ne vois autour de moi qu’une épaisse végétation, sans vos indications, je ne saurai prendre le bon chemin !

La sage dame lui dit alors : prenez le chemin qui s’enfonce à gauche et pénétrer un peu dans cette forêt et vous la découvrez!

Le voyageur s’approcha et découvrit effectivement un chemin bien balisé s’enfonçant dans la forêt. Il avança d’un pas énergique, mais il ne perçut pas d’espace ressemblant à une clairière. Il marcha encore et encore, il commença à se demander s’il y avait vraiment une clairière dans cette forêt. Il se dit cependant : la sage dame m’a dit qu’elle existe, mais je ne vois que des arbres, des plantes, des roches et un chemin qui serpente !

Au bout d’un certain temps, il aperçut un vieil homme paisible qui marchait lentement en souriant. Il lui demanda :

Avez-vous vu une grande clairière? En existe-t-il une vraiment dans cette forêt? Je ne vois que des arbres et un chemin qui serpente.

Le vieil homme lui répondit : si vous avez la détermination d’avancer encore et encore, vous trouverez la clairière d’où vous pourrez percevoir la lumière du jour.

Le voyageur prit une grande respiration et se mit à avancer. Il marcha encore et encore, mais il n’apercevait toujours pas son but. Il croisa au bout d’un certain temps une jeune femme qui semblait cueillir des plantes. Le voyageur s’arrêta près d’elle un peu essoufflé, se présenta et il lui demanda :

Vous êtes la troisième personne que je rencontre. Les deux autres m’ont dit qu’une clairière existe bien, mais je ne le vois toujours pas ! Je commence à douter ! Vous savez, il semble qu’il y est une grande clairière ou la Lumière peut nous apaiser et nous guider!

La jeune sourit et lui dit : oui, continuez à marcher un tout petit peu et vous la trouverez.

Le voyageur continua. Il commença à être très fatigué. Des doutes terribles l’assaillirent, car il ne voyait toujours pas la clairière. Il continua, car il voulait croire à ces personnes qu’il venait de rencontrer.

Puis, il croisa une quatrième personne, un randonneur, un voyageur surement comme lui. Il lui dit qu’il cherchait la clairière. Cet homme lui répondit : effectivement, la clairière que tu cherches existe ! Continue ton chemin ! Il faut que tu aies de l’attention et de la persévérance, car la route pour l’atteindre est compliquée. Il faut suivre les signes, prend le temps de les repérer!

Le voyageur continua. Plus il marcha, plus son doute grandit, car la clairière était toujours invisible. Sa tension faisait en sorte qu’il cherchait avant tout des signes connus. Il se demanda si cela valait la peine de vivre toutes ces difficultés, toutes ces incertitudes et cette fatigue alors qu’il ne discernait toujours pas la clairière. Il lui vint alors à l’esprit un grand doute, peut-être que toutes ces personnes lui avaient menti.

Il marcha encore… entre temps, deux autres promeneurs lui affirmèrent encore la même chose. Enfin, il croisa une septième personne qui semblait être le gardien de la forêt et lui dit :

Je désire sortir de la forêt, car je ne trouve toujours pas la grande clairière! Je suis maintenant certain que les autres personnes qui m’ont guidé ne savaient pas de quoi ils parlaient ! Depuis le temps que je chemine, depuis le temps que je suis en déplacement, depuis le temps que j’espère, je ne vois toujours pas la grande clairière! Existe-t-elle véritablement?

Et le gardien lui dit : levez donc les yeux et vous pourrez voir l’espace à gauche ou il n’y a pas d’arbre, la clairière est juste en dessous.

Le voyageur leva les yeux. Il l’aperçut, en effet, et constata que jusqu’à maintenant, il avait toujours marché en cherchant des affiches sur les arbres. Il ne regardait pas les hautes cimes! Si seulement il avait eu la conscience de lever les yeux, il y a longtemps qu’il aurait aperçu l’éclaircie et il ne serait pas aussi fatigué!

Alors avec une détermination, une attention et une certaine légèreté qu’il n’avait encore jamais eue, le voyageur franchit les derniers mètres avant d’atteindre son but.

En levant les yeux au ciel, il perçut la lumière. Il était arrivé à bon port, et il prit conscience qu’en se tenant au centre de la clairière, il en devenait son propre phare. Que découvre-t-il dans ce lieu?

Pendant le temps s’écoule,

Passe notre vie

Nous sommes des passeurs

Qui parcourons notre chemin

Pas à pas humblement

De germe en germe

De saison en saison

De vie en vie

Nous refaisons tous les pas

Des plus petits aux plus grands

Nous refaisons toutes les étapes

Des plus humbles aux plus majestueuses

Pour finir par s’en apercevoir

Que nous ne partons que pour mieux revenir

Que germer de soi, nous retournons toujours à soi

N’en étant différent que par…

La hauteur de notre bassesse

La force de notre faiblesse

La clarté de notre ombre

La complexité de notre simplicité

Tout l’espace que nous traversons est touché par une Lumière. Les signes qui peuvent nous aider sont partout, mais souvent nous ne voulons voir que ce que nous cherchons. Nous percevons malheureusement que ce que notre représentation du monde peut accepter. S’ouvrir à de nouvelles perspectives, à de nouveaux signes, facilite le pas du voyageur de vie.

Il y a une vérité, un phare pour chacun de nous dans notre voyage, notre quête, et il nous guide vers la seule destination importante, notre vraie nature. C’est une erreur de croire que les seuls phares sont au bord de la mer.

Une chanson d’Harmonium – Lumière de vie

Les paroles sur https://www.le-parolier.net/paroles-harmonium-lumiere-de-nuit.html

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Jour 9

ImAGE Liens

Je n’ai pas besoin de maître, je n’ai pas besoin d’être un disciple. Non pas que je sais tout, ou que je ne veux plus rien apprendre, mais c’est plutôt que je sais au fond de moi qu’il n’est pas de ma nature de suivre les traces d’un autre.

J’ai choisi d’être un passeur, une personne qui est en mouvement et qui permet, lorsque c’est possible, d’aider une autre personne à traverser un obstacle pour qu’elle continue sa propre route.

Au début de l’âge adulte, je me souviens qu’un groupe d’amis avait identifié chacun de ses membres à l’image d’une pièce de jeu d’échecs. Ils ont fait ce jeu pendant l’une de mes absences et on m’a raconté que beaucoup se sont battu pour être la reine ou le roi blanc, pour ne pas être un pion, et des choix intéressants figuraient parti les fous, le cavalier noir, même les tours robustes et droites, mais d’aucuns voulaient le cavalier blanc alors on me l’a agrafé sur le front.

Aujourd’hui, je me rappelle justement cet épisode. Je trouve que les membres de ce groupe avaient eu tout de même une certaine intuition. Je ne suis pas une personne qui avance dans une seule direction et jamais longtemps en ligne droite.

Plus récemment, quelqu’un m’a laissé un message relevant mon niveau d’avancement *spirituel* et me donnant des conseils pour progresser encore plus. Elle m’a conseillé de me joindre à son groupe si je voulais contribuer à quelque chose d’utile et de pérenne. J’ai décliné l’offre gentiment. Et j’ai eu au fond de mon cœur une certaine tristesse de constater l’importance de la compétition même dans le domaine du développement personnel.

Nous sommes en train d’oublier l’essentiel et de tout investir sur des éléments techniques, voire parfois folkloriques, tout en recherchant l’approbation d’un groupe au lieu de nous habiter réellement avec une attention consciente. Il faut faire attention, je ne suis pas contre les gens qui adhèrent à un groupe, bien au contraire, j’ai moi-même certaines adhésions et habitudes folkloriques, mais je suis contre la compétition et l’absence d’ouverture à des approches alternatives et innovantes. Je n’aspire pas à être meilleur qu’un autre. Quand une personne me parle de ses réalisations, je vois tellement la beauté de la vie. Je ne veux pas devenir plus ou moins, je veux juste m’être pleinement et aider autour de moi.

J’ai retrouvé une grande âme il y a quelques mois, une personne exceptionnelle qui fait de belles choses simples et vraies avec cœur. Je suis content et honoré de la côtoyer à l’occasion. En nous revoyant de façon fortuite, à la sortie d’un ascenseur, nous nous sommes enlacés spontanément dans une étreinte de reconnaissance malgré le sérieux du milieu et des fonctions. Elle a agi comme passeuse ce jour-là. Je veux que de telles personnes continuent d’être elles-mêmes.

Je suis un humain qui a besoin d’expérimenter, de voir les causes et les effets par moi-même avant de croire quelque chose ou quelqu’un. La plus grande maîtresse ou le plus grand maître, la porteuse ou le porteur de vérité saura m’émouvoir, je vais reconnaître cette beauté, cette sagesse acquise, et cette belle expression de vie, mais je ne vais pas le suivre et surtout pas tout croire inconditionnellement d’elle, car, bien qu’elle ou il ait trouvé la vérité, je n’ai pas encore fini mon propre parcours pour connaître cette vérité par moi-même.

C’est pourquoi je suis en mouvement, je passe et devient passeur pour les autres, afin, qu’ensemble, dans le respect des visions, des parcours et des choix, nous puissions mutuellement créer une vie meilleure de nos différences et faire une de nos singularités.

Une chanson d’Yves Duteil – Le Passeur De Lumière

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1291674-yves-duteil-le-passeur-de-lumiere.html

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Le passage

ImAGE Lotus

On ne devrait pas transmettre les réponses aux générations qui émergent, il faut transmettre nos interrogations. Je ne comprends pas les personnes qui critiquent les jeunes au regard de leur choix. Chaque génération vie dans un contexte qui est changeant et dont les défis diffèrent grandement.

Il est plus sage de regarder nos enfants avec des yeux nouveaux, en se disant que même si nous connaissons certaines réponses importantes, ils ne sont pas des archives ambulantes. Ainsi, ils doivent tout réapprendre à partir notamment de nos questions que nous leur léguons.

Nous pouvons léguer à nos enfants des biens, mais nos connaissances acquises et la sagesse qui en découle ne peut se transmettre sans travail de longue haleine.

Bien que j’ai parfois moi-même changé, nourrit et même accompagné mes enfants, ils ont toujours eu (et croyez-moi ils l’ont fait) la capacité de demander, parfois en hurlant, et de faire différemment, de faire autrement, de faire moderne…

Chaque enfant doit passer par l’expérimentation, faire le baptême du feu pour consumer ses rêves.

La fleur sait qu’en disparaissant qu’elle n’a pas appris au fruit à germer, elle a tout juste offert les conditions permettant la germination. Nous devrions développer ce savoir-être avec nos enfants. Faciliter le passage, le changement et non le maintien d’un état de transition et éphémère.

Une chanson de Santana – Primavera

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/256484.html

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Tout compris ou sur mesure?

Grèce la mer

Il existe plusieurs moyens pour organiser son voyage. Je serais porté à croire que contrairement à ce que certains disent, il n’y a pas de meilleure façon.

Il y a les tout compris, on arrive quelque part, l’on s’installe et tout est à la portée de main. La formule du tout inclus peut se décliner en différentes variantes. Pas de souci d’organisation, pas de souci de planification. En atterrissant, on se rend à un endroit où le concept est intégré, tout est pensé, tout est envisagé, il nous reste qu’à en profiter et vivre le moment présent.

Il y a aussi la formule voyage d’un endroit à l’autre avec un guide, qui nous permet, dans une approche personnalisée ou en groupe, de mieux comprendre et découvrir différents sites. Encore là, pas de souci d’organisation, pas de souci de planification.

Et il y a à l’autre extrémité le voyage aventure, ou nous partons avec un concept d’itinéraire et nous découvrons au fur et à mesure que nous avançons les étapes que nous franchissons. Généralement, on détermine à l’avance le point de départ et les conditions de retour, et pour le reste, c’est du sur mesure au regard de nos besoins quotidiens.

Notre vie est un voyage, un grand voyage. Il n’y a pas de formule établie. Pour répondre aux besoins de certains, les groupes d’appartenance religieuse, politique, culturelle, de développement personnel, sont des tout compris répondant aux besoins. On adhère au concept intégré, tout est pensé, tout est envisagé, il nous reste à profiter du lieu et vivre le moment présent jusqu’au terme du retour.

Pour d’autres, il faut un guide, et celui-ci marque le pas qu’il faut suivre. Jamais il ne sera possible de faire ses propres pas, et il ne fera jamais les nôtres. Le guide est avant tout un passeur, et lui conférer un autre rôle est souvent malsain. Personne ne peut vivre notre voyage à notre place, on peut seulement être accompagné jusqu’à notre retour.

Les parcours personnels, singuliers, sur mesures ne sont agréables que pour ceux qui en ont réellement besoin. Pour cela, il faut avoir un point de départ et dessiner les conditions de retour.

Car peu importe la formule retenue, tout départ est une invitation au voyage pour revenir à soi.

Une chanson de Jean Leloup – Voyager

Les paroles sur http://lecastel.org/songs/paroles.php?ginID=voyager

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Le voyage de la vie

ImAGE le voyage

Le voyage de la vie nous fait prendre de drôle de parcours. Nous naissons ne connaissant pas notre ignorance, pour au fil du temps aspirer à mieux connaître.

Nous naissons avec une personnalité à façonner, et l’éducation fait en sorte que nous découvrons ce que des anciens sont devenus et ce qu’ils ont apporté à la nation, puis nous nous identifions à l’un d’eux afin de nous amener à rechercher le héros que nous sommes.

D’une représentation du monde où tout semble être fusionnel, nous aspirons à séparer notre personnalité des autres, à nous démarquer. Plus cela fonctionne, plus nous sommes seuls, tout en demeurant en interaction avec la multitude. Puis, la sagesse nous amène à prendre une certaine distance de l’importance du moi et nous ramène à soi.

Peu importe ce que nous amasserons au cours de notre voyage de vie, que ce soit la richesse, la puissance, les échecs, l’amour, les amitiés, ou les déceptions, il en faut du temps pour se rendre compte que l’impuissance à nous réaliser pleinement ne vient pas de nos incapacités, mais de l’attachement à tout ce que nous avons amassé et qui obstrue notre passage.

Le voyageur de vie au cours de son périple finit toujours par atteindre sa nature propre. Il lui suffit seulement de garder que le bagage essentiel. Heureusement, les passeurs aident souvent à prendre conscience des restrictions de poids que nous transportons et de son coût.

Une chanson de Richard Séguin – L’Ange Vagabond

Les paroles sur http://laboiteauxparoles.com/titre/44008/Richard_S%C3%A9guin_L_ange_vagabond

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Au delà des représentations délimitées

ImAGE univrs

L’énergie de la créativité réside dans cette capacité de se détacher des formes qu’impose notre conception de la réalité. Lorsque la conscience est attachée aux formes imposées par l’espace et le temps, elle est réduite qu’à ces dimensions.

En sortir, c’est ouvrir d’autres perspectives, d’autres dimensions et d’autres conceptions. Cet ailleurs qui nous est inconnu nous sort de notre zone de confort et nous permet de regarder la réalité sans rien attacher à soi. Il est alors possible de sortir du domaine de nos expériences, de nos pensées, de nos sentiments, auxquelles le mécanisme de notre psychisme accole des formes déterminées.

L’énergie de la créativité s’alimente alors des capteurs sans filtres qui accueillent, et interprètent les manifestations de la vie.

Les artistes novateurs sont à l’image de ces hommes ou femmes, sages, passeurs et pionniers de ce monde qui ont fait la différence.

Ils ont exprimé cette capacité de rester instantanément dans cette captation impersonnelle. Leurs états d’attention créative sont ces moments ou cessent l’identification à des représentations limitées, permettant l’expérimentation du jeu de la vie, avec émerveillement et conscience.

Une chanson de Roger Hodgson – Fool’s Overture

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/257760.html

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