Au-delà de notre improbabilité

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Dès l’instant où nous prenons conscience que notre vie ne peut pas se dérouler que dans le monde du rêve, dès que nous ressentons viscéralement que nous n’avons plus besoin d’être de bonne rêveuse ou de bon rêveur pour être bien dans notre peau et réaliser notre vie, il se produit un immense lâcher-prise.

Cesser de se voir en rêveur mène à la reconnaissance de son rôle d’éveilleur de notre vie. Cette ouverture d’un rideau dans le théâtre de l’univers nous rend disponibles à ce qui se trouve autour de nous. L’éveil à cet instant, l’éveil à une réelle reconnaissance envers la vie.

Puis, un jour on enlève un a un nos costumes, pour se rendre compte que l’absence de personnage est cet espace sans moi et tout en soi.

Par-delà le vertige, le gouffre qui s’ouvre, cette ouverture donne le recul nécessaire pour voir ce théâtre et le personnage en action. Il y a de cette position, une appréciation claire de notre capacité à créer, de cette matrice d’énergie libre de la contrainte de l’impossible.

Alors, la question qui peut surgir pourrait ressembler à; est-ce plus important de développer le personnage, avec ses joies et ses peines imaginaires, le parcours prévu et l’histoire attendue, ou de contribuer en pleine conscience à cette vie comme une improvisation de notre propre improbabilité?

Quelle belle surprise que de sortir d’un rêve et de se lever pour la vie!

Une chanson de Yoav – Wake Up

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La petite voix qui ne se prenait pas au sérieux

Nos peurs nos choix

Petite voix, arrête de rêver, il n’y a que les faits qui comptent. Regarde la réalité en face et fait avec!

Grand Toi, c’est beau ce que vous venez de dire, c’est même presque poétique, mais… je pense que cela n’a pas de sens.

Par exemple, ouvrez un livre, faites lire la même page à dix personnes, et vous constaterez que même si tous regardent les mêmes faits, c’est-à-dire les mots disposés de la même façon sur la même page, chacun des lecteurs va constater qu’il y a de petits écarts et des visions différentes en échangeant entre eux.

Personne n’occupe la même place et personne n’a le même bagage ou vécu.

Pour une personne, tel mot suscite un souvenir douloureux, pour l’autre, un souvenir heureux et enfin un autre n’y verra aucune signification particulière.

Vouloir s’attarder uniquement aux faits, c’est avant tout s’attarder à la perception des choses et non à leur représentation.

C’est pour cela monsieur Grand Toi qu’il est important de voir, de penser, d’explorer, de créer, d’expérimenter et de rêver. Sur cela, je vais retourner jouer.  Et vous, à quoi allez-vous consacrer votre précieux temps?

Et elle partit en courant. Impossible de la rattraper!

Une chanson de Louis-Jean Cormier interprétée avec Amylie – Tête première

Les paroles sur https://www.paroles.net/louis-jean-cormier/paroles-tete-premiere

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Le reflet et la vision

Visage eau

Il marchait dans la forêt non loin de chez lui d’un pas lent, la journée était calme et belle. Le soleil était chaud et lumineux et ses rayons projetaient une joie à regarder. Comme à son habitude, il s’était arrêté au bord du lac. Encore une fois, il avait découvert que même les gestes répétitifs n’étaient pas anodins, car ils finissaient toujours par dévoiler un autre aspect de la réalité.

Ce matin-là, il s’était penché vers le lac pour s’abreuver, et il a vu son reflet, puis en surexposition la profondeur de l’eau. Comme un refrain qui s’enlace aux neurones et qui habite tout l’espace auditif, le reflet du lac avait rempli son cerveau et il avait changé sa représentation qu’il se faisait de lui.

Il fixait le reflet de son visage et, grâce au léger mouvement de l’eau entrainant un jeu subtile de la lumière, par la profondeur du reflet et par le son de l’image, il prenait la mesure permettant de se découvrir dans une nature profonde. Il se voyait dans plus grand.

Puis, en revenant à la maison, il a été saisi par d’autres constats. S’il est vrai que nous recherchons des bribes de notre propre reflet tout au long de notre vie par le regard des autres, d’abord dans celui de nos parents, puis de nos amis et de nos amours, quel doux impact se voir directement? Dans notre intimité, nous recherchons la profondeur de ces reflets lors de la complicité des présents magiques où deux regards parallèles se renvoient mutuellement des images. Est-ce qu’après avoir réfléchit que commence la vraie aventure?

Il comprenait l’importance de viser l’harmonie et la profondeur dans les eaux du vivre ensemble afin de mieux voir le contenu des différentes subtilités que projettent les reflets. Il envisageait la possibilité de devenir plus qu’un projecteur d’images, mais l’essence profonde afin de rendre les nouveaux horizons possibles.

Une présence à l’autre, par amour, qui ne vise pas à prendre ou à durer. Une présence qui accueille une représentation du monde avec cœur et compassion, une vision différente et libérée des attaches que sont les attentes.

Ainsi, se dit-il, à la fin du jour, comme au terme des parcours de vies, quand bien même que ces doux reflets se seraient évanouis, cette nouvelle vision laisserait imprimer dans l’esprit des âmes sœurs plus qu’un beau souvenir. Elle laisserait imprimer la plus belle part de la vie.

Une chanson de Leonard Cohen interprétée avec Sharon Robinson ~ Here It Is

Les paroles sur https://greatsong.net/TRADUCTION-LEONARD-COHEN,HERE-IT-IS,54438.html

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Au-delà des limites de notre vision

Vision

Il vous est déjà arrivé d’être entré dans une pièce et de ne pas avoir vu un objet. Une autre personne entre et vous l’a fait remarquer.

Nous voyons que ce que nous sommes disposés de voir, de décoder et d’interpréter.

L’accumulation de nouvelles découvertes, de nouvelles perspectives, de nouvelles visions, de nouveaux éléments, nous amène par l’expérience à prendre conscience que ce qui nous entoure est infiniment plus grand que ce que nous avons imaginé.

Si nous étions un jour capable d’enlever les filtres de la perception — vous savez notamment le jugement, les attentes, notre capacité de décoder, notre capacité d’interpréter, etc., — peut-être que nous serions dans la possibilité de nous éveiller à cette position sans voyant, où chaque élément constituant notre monde, bien qu’unique, est inter relier. Alors, ils nous apparaîtraient comme faisant partie d’un tout infini.

Une chanson de Claude Dubois – Petits cailloux

Les paroles de https://genius.com/Claude-dubois-les-petits-cailloux-lyrics

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Se gaver de croyances et d’idées toutes faites

Concentre toi

Au-delà du formatage social assuré par ces grandes histoires collectives qui, rappelons-le, sont rarement mises en doute ou remises en question, de nombreuses histoires circulent pour imposer des visions idéologiques que les individus finissent par intérioriser.

Par exemple :

  • La nature est source de bonheur, contrairement à l’espace urbain, bétonné, bruyant, polluant. Pour vous ressourcer, allez dans la nature, respirez le grand air, dussiez-vous vous y ennuyer à mourir !

  • Ce qui est naturel est bon ! Phrase qui sonne comme un slogan publicitaire — ce qu’elle est devenue sous la plume (ou plutôt le clavier) de professionnels du marketing sans scrupule. Et pourtant, la nature produit des poisons en masse et le spectacle qu’elle offre n’est pas exempt de cruautés de toutes sortes !

  • Les légumes crus sont plus sains, car la cuisson détruit beaucoup de vitamines et d’autres éléments nutritifs. Et pourtant ! N’essayez surtout pas les pommes de terre crues, impropres à la consommation, ou les haricots crus, toxiques. L’ail et l’oignon sont mieux supportés cuits. Le bêta-carotène des carottes n’est assimilé que lorsque les parois cellulaires du légume ont été dégradées par la cuisson.

  • Le progrès est source de bien-être. Imaginez-vous la vie sans lave-vaisselle, sans voiture, sans ordinateur, sans téléphone mobile… Étiez-vous vraiment plus malheureux avant l’avènement du téléphone mobile ? Doit-on accepter tout ce que la technologie nous propose sous le prétexte qu’il s’agit de progrès ? Une étude (Sonja Lyubomirsky, Comment être heureux et le rester, 2007, p. 51) a par exemple montré que, en 1940, les Américains évaluaient leur satisfaction générale dans la vie à 7,5 sur une échelle allant jusqu’à 10. Un tiers des foyers n’avait pas l’eau courante, ni toilettes intérieures, ni douche, et seule la moitié disposait d’un chauffage central. De nos jours, malgré les lave-vaisselles, fours micro-ondes, machines à laver, écrans plats, ordinateurs, le score actuel de satisfaction chez les Américains est de 7,2 !

  • Le libéralisme économique est le système capable d’amener richesse et prospérité. Tel était le credo, preuves à l’appui sous forme de bénéfices mirobolants réalisés par les multinationales (avec un coût désastreux sur le plan humain, délocalisation et exploitation obligent !) et de bonus colossaux accumulés par les grands patrons… « Étaient », car la crise financière de 2008 a révélé les failles du système et en a montré les limites, à grands renforts de capitaux étatiques pour éviter que tout l’ensemble ne sombre corps et biens !

  • La croissance est ce qui importe. C’est le seul baromètre économique pour évaluer l’état d’une société. Alors que sur une planète aux ressources limitées, il n’est ni possible, ni même souhaitable de produire et consommer toujours plus…

Force est de constater que nous sommes gavés de croyances et d’idées toutes faites. Certaines de ces histoires se révèlent véridiques pour nous : elles traduisent adéquatement ce que nous expérimentons, alors que d’autres en sont aux antipodes. Il faudrait ne jamais oublier que ces histoires ne sont  » que  » des histoires, des fils rouges pour décrypter le monde, des références à consulter pour s’orienter dans l’inconnu, sortes de jalons en terres vierges, mais rien de plus.

Yves-Alexandre Thalmann dans Les gens heureux ne s’inquiètent pas de savoir si c’est vrai, ils se racontent de belles histoires

Une pièce musicale de Peter Gabriel – The feeling begins

Le chat du Dalaï-Lama

Tibet Dalai Lama

J’avais été aussi étonnée que Sam d’apprendre qu’un manque d’assurance était, pour les bouddhistes, considéré comme une forme de paresse, la manifestation d’un esprit faible qui devait être surmonté.

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A certains moments de notre vie, notre propre lumière s’éteint et se rallume par l’étincelle d’une autre personne. Chacun d’entre nous doit une profonde gratitude à ceux qui ont allumé la flamme en nous.

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Ce n’est qu’en étant pleinement conscients du présent que nous pouvons mettre en œuvre nos réalisations – et savourer chaque tasse de café à son maximum.

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Oui, le karma nous propulse vers toute sorte de situations inattendues, indiqua sa Sainteté. Une autre raison pour laquelle nous devrions nous comporter avec amour et compassion envers tous les êtres vivants. Nous ne savons jamais dans quelles circonstances nous les rencontrerons de nouveau. Parfois même dans cette vie-ci.

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Dans le Dharma, il n’y a pas de place pour la culpabilité. La culpabilité est inutile. Il n’est pas justifié de se sentir mal au sujet de quelque chose qui appartient au passé et que nous ne pouvons pas changer. Mais éprouver du regret ? Oui. C’est plus utile.

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Certaines personnes sont naturellement optimistes et gaies : elles se retrouvent à une extrémité d’une courbe en cloche. D’autres ont un tempérament plus sombre. Elles se situent à l’autre extrémité. La grande majorité d’entre nous se positionnent vers le milieu. Cette valeur de consigne est notre norme personnelle, le niveau de bien-être minimal auquel nous tendons à retourner après les triomphes et les tragédies, ainsi que les hauts et les bas quotidiens de l’existence. Gagner à la loterie pourrait nous rendre plus heureux pendant un certain temps, mais les recherches montrent que par la suite nous sommes susceptibles de retourner à notre valeur de consigne.

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Pourquoi les chats ronronnent-ils ?

La réponse peut sembler parfaitement évidente, mais comme avec la plupart des autres activités félines, elle est plus complexe qu’elle n’y paraît. Oui, nous ronronnons parce que nous sommes contents. La chaleur d’un foyer, l’intimité d’un giron, la promesse d’une soucoupe de lait, tout ceci peut inciter nos muscles laryngés à vibrer à un rythme impressionnant.

Mais la satisfaction n’est pas le seul déclencheur. Tout comme un être humain peut sourire quand il se sent nerveux ou qu’il veut faire appel à ce qu’il y a de meilleur en vous, les chats peuvent aussi ronronner.

David Michie dans Le chat du Dalaï-Lama

 

Un chaton famélique est arraché des bidonvilles pour être transporté vers un somptueux sanctuaire par nul autre que le dalaï-lama. Ses yeux bleus, saisissants, découvriront bientôt tout de la vie du grand maître bouddhiste: une sagesse éternelle qui ne se révèle que dans les moments de grande tranquillité entre l’homme et l’animal.

Une pièce musciale d’Armand Amar- Life

Les points de vue

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Il nous arrive si souvent de nous opposer au point de vue de l’autre, à son opinion. Et pourtant…

Nos façons de voir nous ramènent à notre bagage acquis. Les yeux peuvent percevoir que ce que le cerveau est prêt à décoder.

Ainsi, nous nous opposons à l’autre en étant persuadé que nous sommes dans le vrai et que nécessairement l’autre est tors.

Parfois, j’ai l’impression que lors de nos échanges, nous oublions que nous avons eu un parcours différent, et que cette vérité qui nous oppose n’est rien d’autre qu’une perspective différente pour l’apprécier. Imaginez un grand carrefour avec des rues qui viennent s’y fondre, avec une grande statue en son centre. Selon la rue empruntée, la représentation de la statue sera différente.

Même en tentant de justifier nos points de vue par un argumentaire impeccable et objectif à nos yeux, nous ne réussirons pas à convaincre l’autre qui ne voit pas la même chose. Et même si nous réussissons à faire le tour de la statue pour en avoir une représentation complète, il y aura toujours un interlocuteur qui n’aura pas les mêmes référents pour apprécier.

La personne qui apprend à écouter au lieu de s’opposer au point de vue de l’autre enrichit sa représentation du monde.  Apprendre est plus important que de rendre captive sa propre vérité.

Une chanson de Jean-Pierre Ferland interprété par Bruno Pelletier – Un peu plus haut, un peu plus loin

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