Archives du tag ‘Perception

Au-delà des limites de notre vision   Leave a comment

Vision

Il vous est déjà arrivé d’être entré dans une pièce et de ne pas avoir vu un objet. Une autre personne entre et vous l’a fait remarquer.

Nous voyons que ce que nous sommes disposés de voir, de décoder et d’interpréter.

L’accumulation de nouvelles découvertes, de nouvelles perspectives, de nouvelles visions, de nouveaux éléments, nous amène par l’expérience à prendre conscience que ce qui nous entoure est infiniment plus grand que ce que nous avons imaginé.

Si nous étions un jour capable d’enlever les filtres de la perception — vous savez notamment le jugement, les attentes, notre capacité de décoder, notre capacité d’interpréter, etc., — peut-être que nous serions dans la possibilité de nous éveiller à cette position sans voyant, où chaque élément constituant notre monde, bien qu’unique, est inter relier. Alors, ils nous apparaîtraient comme faisant partie d’un tout infini.

Une chanson de Claude Dubois – Petits cailloux

Les paroles de https://genius.com/Claude-dubois-les-petits-cailloux-lyrics

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 8 novembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Se gaver de croyances et d’idées toutes faites   2 comments

Concentre toi

Au-delà du formatage social assuré par ces grandes histoires collectives qui, rappelons-le, sont rarement mises en doute ou remises en question, de nombreuses histoires circulent pour imposer des visions idéologiques que les individus finissent par intérioriser.

Par exemple :

  • La nature est source de bonheur, contrairement à l’espace urbain, bétonné, bruyant, polluant. Pour vous ressourcer, allez dans la nature, respirez le grand air, dussiez-vous vous y ennuyer à mourir !

  • Ce qui est naturel est bon ! Phrase qui sonne comme un slogan publicitaire — ce qu’elle est devenue sous la plume (ou plutôt le clavier) de professionnels du marketing sans scrupule. Et pourtant, la nature produit des poisons en masse et le spectacle qu’elle offre n’est pas exempt de cruautés de toutes sortes !

  • Les légumes crus sont plus sains, car la cuisson détruit beaucoup de vitamines et d’autres éléments nutritifs. Et pourtant ! N’essayez surtout pas les pommes de terre crues, impropres à la consommation, ou les haricots crus, toxiques. L’ail et l’oignon sont mieux supportés cuits. Le bêta-carotène des carottes n’est assimilé que lorsque les parois cellulaires du légume ont été dégradées par la cuisson.

  • Le progrès est source de bien-être. Imaginez-vous la vie sans lave-vaisselle, sans voiture, sans ordinateur, sans téléphone mobile… Étiez-vous vraiment plus malheureux avant l’avènement du téléphone mobile ? Doit-on accepter tout ce que la technologie nous propose sous le prétexte qu’il s’agit de progrès ? Une étude (Sonja Lyubomirsky, Comment être heureux et le rester, 2007, p. 51) a par exemple montré que, en 1940, les Américains évaluaient leur satisfaction générale dans la vie à 7,5 sur une échelle allant jusqu’à 10. Un tiers des foyers n’avait pas l’eau courante, ni toilettes intérieures, ni douche, et seule la moitié disposait d’un chauffage central. De nos jours, malgré les lave-vaisselles, fours micro-ondes, machines à laver, écrans plats, ordinateurs, le score actuel de satisfaction chez les Américains est de 7,2 !

  • Le libéralisme économique est le système capable d’amener richesse et prospérité. Tel était le credo, preuves à l’appui sous forme de bénéfices mirobolants réalisés par les multinationales (avec un coût désastreux sur le plan humain, délocalisation et exploitation obligent !) et de bonus colossaux accumulés par les grands patrons… « Étaient », car la crise financière de 2008 a révélé les failles du système et en a montré les limites, à grands renforts de capitaux étatiques pour éviter que tout l’ensemble ne sombre corps et biens !

  • La croissance est ce qui importe. C’est le seul baromètre économique pour évaluer l’état d’une société. Alors que sur une planète aux ressources limitées, il n’est ni possible, ni même souhaitable de produire et consommer toujours plus…

Force est de constater que nous sommes gavés de croyances et d’idées toutes faites. Certaines de ces histoires se révèlent véridiques pour nous : elles traduisent adéquatement ce que nous expérimentons, alors que d’autres en sont aux antipodes. Il faudrait ne jamais oublier que ces histoires ne sont  » que  » des histoires, des fils rouges pour décrypter le monde, des références à consulter pour s’orienter dans l’inconnu, sortes de jalons en terres vierges, mais rien de plus.

Yves-Alexandre Thalmann dans Les gens heureux ne s’inquiètent pas de savoir si c’est vrai, ils se racontent de belles histoires

Une pièce musicale de Peter Gabriel – The feeling begins

Publié 2 novembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le chat du Dalaï-Lama   1 comment

Tibet Dalai Lama

J’avais été aussi étonnée que Sam d’apprendre qu’un manque d’assurance était, pour les bouddhistes, considéré comme une forme de paresse, la manifestation d’un esprit faible qui devait être surmonté.

*

A certains moments de notre vie, notre propre lumière s’éteint et se rallume par l’étincelle d’une autre personne. Chacun d’entre nous doit une profonde gratitude à ceux qui ont allumé la flamme en nous.

*

Ce n’est qu’en étant pleinement conscients du présent que nous pouvons mettre en œuvre nos réalisations – et savourer chaque tasse de café à son maximum.

*

Oui, le karma nous propulse vers toute sorte de situations inattendues, indiqua sa Sainteté. Une autre raison pour laquelle nous devrions nous comporter avec amour et compassion envers tous les êtres vivants. Nous ne savons jamais dans quelles circonstances nous les rencontrerons de nouveau. Parfois même dans cette vie-ci.

*

Dans le Dharma, il n’y a pas de place pour la culpabilité. La culpabilité est inutile. Il n’est pas justifié de se sentir mal au sujet de quelque chose qui appartient au passé et que nous ne pouvons pas changer. Mais éprouver du regret ? Oui. C’est plus utile.

*

Certaines personnes sont naturellement optimistes et gaies : elles se retrouvent à une extrémité d’une courbe en cloche. D’autres ont un tempérament plus sombre. Elles se situent à l’autre extrémité. La grande majorité d’entre nous se positionnent vers le milieu. Cette valeur de consigne est notre norme personnelle, le niveau de bien-être minimal auquel nous tendons à retourner après les triomphes et les tragédies, ainsi que les hauts et les bas quotidiens de l’existence. Gagner à la loterie pourrait nous rendre plus heureux pendant un certain temps, mais les recherches montrent que par la suite nous sommes susceptibles de retourner à notre valeur de consigne.

*

Pourquoi les chats ronronnent-ils ?

La réponse peut sembler parfaitement évidente, mais comme avec la plupart des autres activités félines, elle est plus complexe qu’elle n’y paraît. Oui, nous ronronnons parce que nous sommes contents. La chaleur d’un foyer, l’intimité d’un giron, la promesse d’une soucoupe de lait, tout ceci peut inciter nos muscles laryngés à vibrer à un rythme impressionnant.

Mais la satisfaction n’est pas le seul déclencheur. Tout comme un être humain peut sourire quand il se sent nerveux ou qu’il veut faire appel à ce qu’il y a de meilleur en vous, les chats peuvent aussi ronronner.

David Michie dans Le chat du Dalaï-Lama

 

Un chaton famélique est arraché des bidonvilles pour être transporté vers un somptueux sanctuaire par nul autre que le dalaï-lama. Ses yeux bleus, saisissants, découvriront bientôt tout de la vie du grand maître bouddhiste: une sagesse éternelle qui ne se révèle que dans les moments de grande tranquillité entre l’homme et l’animal.

Une pièce musciale d’Armand Amar- Life

Publié 19 octobre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Les points de vue   Leave a comment

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Il nous arrive si souvent de nous opposer au point de vue de l’autre, à son opinion. Et pourtant…

Nos façons de voir nous ramènent à notre bagage acquis. Les yeux peuvent percevoir que ce que le cerveau est prêt à décoder.

Ainsi, nous nous opposons à l’autre en étant persuadé que nous sommes dans le vrai et que nécessairement l’autre est tors.

Parfois, j’ai l’impression que lors de nos échanges, nous oublions que nous avons eu un parcours différent, et que cette vérité qui nous oppose n’est rien d’autre qu’une perspective différente pour l’apprécier. Imaginez un grand carrefour avec des rues qui viennent s’y fondre, avec une grande statue en son centre. Selon la rue empruntée, la représentation de la statue sera différente.

Même en tentant de justifier nos points de vue par un argumentaire impeccable et objectif à nos yeux, nous ne réussirons pas à convaincre l’autre qui ne voit pas la même chose. Et même si nous réussissons à faire le tour de la statue pour en avoir une représentation complète, il y aura toujours un interlocuteur qui n’aura pas les mêmes référents pour apprécier.

La personne qui apprend à écouter au lieu de s’opposer au point de vue de l’autre enrichit sa représentation du monde.  Apprendre est plus important que de rendre captive sa propre vérité.

Une chanson de Jean-Pierre Ferland interprété par Bruno Pelletier – Un peu plus haut, un peu plus loin

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 16 octobre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La dimension de l’univers   Leave a comment

ImAGE univrs

Il y en a qui peuvent identifier la majorité des constellations au-dessus de notre tête.

D’autres ont travaillé sur des projets pour identifier la composition des planètes.

Certains font de la photo et reproduisent le ciel étoilé sur une toile avec une touche surréaliste.

D’autres y voient l’espace où le divin consacre l’éternité à recréer la vie sur terre.

Mais, ce qui est important, ce n’est pas d’avoir identifié une grosseur de l’univers, voir des multivers.

Il aura toujours exactement la forme et la dimension de ce que nos yeux ou nos sens perçoivent.

Que serais-tu prêt à cultiver en toi pour que tu puisses percevoir une nouvelle dimension?

Une pièce musicale de Vangelis – Message

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Mathnawî, La quête de l’absolu   Leave a comment

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Quand le miroir de ton cœur deviendra clair et pur, tu contempleras des images en dehors de ce monde d’eau et d’argile. Tu contempleras à la fois l’image et Le Faiseur D’images ; à la fois le tapis du royaume et Celui Qui étend le Tapis.

*

Ce monde est une montagne, et notre action est le cri : c’est à nous que revient l’écho de ces cris.

*

Ce qui est de la mer va vers la mer : cela retourne au même endroit d’où cela est venu :

Du sommet des montagnes les torrents impétueux, et de notre corps l’âme dont le mouvement est imprégné d’amour.

*

La découverte de ce trésor caché, c’est la connaissance de soi. Le soleil est la Réalité, la vérité éclatante ; celui qui ne la voit pas n’est qu’un aveugle. La mer est le symbole de l’Unité, et l’écume celui du monde phénoménal, de la multiplicité. Les vagues ne sont que de l’eau et le mouvement de cette eau ; pourtant, en apparence, elles ont une existence individuelle, alors qu’en dehors de l’existence de l’océan, elles ne sont rien d’autre que de l’eau et une illusion.

Djalâl-od-Dîn Rûmî dans Mathnawî, La quête de l’absolu

Une chanson de Sting et Cheb Mami – DESERT ROSE

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/244817.html

Publié 12 juillet 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Par delà la quête d’images   Leave a comment

matin

J’ai voulu apprendre toutes les techniques pour devenir un bon photographe. J’ai acheté le meilleur matériel, j’ai suivi tous les cours disponibles. Pourtant, je n’arrivais pas à faire la photo que je désirais, qui allait toucher le fond de mon cœur.  Je voyais toujours la photo d’une autre ou d’un autre me faire cet effet.

J’ai persévéré, j’ai travaillé fort et sans relâche. Mais ce n’était pas assez.

Il m’a fallu du temps pour comprendre une vérité toute simple qui couvre tellement de domaine artistique ou de développement de soi.

Il faut savoir prendre le bon focus. Un photographe qui a réussi la photo désirée n’essaie pas de représenter la réalité telle que tout le monde la perçoit, il s’éloigne de ce concept d’objectivité toute relative. Bien au contraire, il va plutôt teinter avec ses impressions et ses sensations ressenties au moment de déclencher l’obturateur.

L’idée n’est donc pas de capter la réalité, mais avant tout de découvrir votre vision, de l’a décelé, de la faire évoluer, de l’adapter et de parvenir à obtenir une photo qui soit l’expression de soi à partir d’un appareil qui en fait un cliché.

La photographie n’est pas une quête d’images perçues, mais de vision.

En fait, quel que soit l’art ou la discipline, c’est avant tout une question de présence et de vision.

Une chanson de Peter Gabriel – In Your Eyes

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/260781.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 4 juin 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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