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La liberté   Leave a comment

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Nous accordons une grande importance à la forme de liberté qui consiste à pouvoir se mouvoir à l’endroit de notre choix. C’est comme si le fait d’avoir des entraves physiques était la fin de tout. Et pourtant.

Je me souviens d’avoir vu plus jeune un cheval qui ne bougeait plus, car on avait enroulé une corde autour d’un poteau, sans y faire un nœud. Le conditionnement faisait en sorte que le cheval se savait contraint dans ses mouvements et ainsi, il restait sur place.

La liberté est avant tout un état qui nous permet de franchir les limites que nous nous imposons.

En lisant les textes d’Etty Hillesum, du Mahatma Gandhi ou de Nelson Mandela qu’ils ont produit en captivité, nous constatons qu’ils ont été plus libres que nombre d’individus libres…de leurs mouvements seulement.

Vous connaissez tous des auteurs prolifiques tels que Stephen William Hawking qui malgré ses limitations a su comprendre les lois de l’univers ou encore, Alexandre Jollien qui dit que son handicap lui a ouvert la vie.

Pour être libre, il nous faut connaitre nos forces, comprendre les conditionnements et la pression sociale qui s’exercent sur nous et qui ont une part importante d’influence et de contrôle indirect sur nos libres choix.

La liberté implique d’être en phase avec le sens de sa vie. Un seul mot, sens pris dans un contexte, peut entraver une vie dans le cycle des plaisirs et déplaisirs. Le sens, pris dans une autre perspective, ouvre la voie de l’autodétermination.

La liberté est un mélange subtil de résilience, d’empowerment, de conscience et de désir de se relier à l’autre.

Une pièce musicaleTeaser Romances sans Paroles : Anja Linder et Jean-Marc Foltz

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 3 décembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Les perles de vie   Leave a comment

Nous savons tous qu’il y existe le pouvoir des mots. Ils peuvent embellir une réalité et même parfois nous tromper. Par ailleurs, nous savons aussi qu’il y a une autre dimension, celle qui est par delà les mots, où l’on retrouve les gestes et les attentions, qui expriment les différentes formes d’amour et même la compassion.

Le monde nous offre tellement de choses à découvrir, il renferme des richesses inimaginables, qui n’ont souvent pas une valeur grandiose, mais ils ont … de l’importance. Chaque jour, il est possible d’en découvrir et de s’en émerveiller.

Je sais, j’entends déjà des voix qui s’élèvent pour nous rappeler que ce monde n’est pas toujours beau et qu’il arrive très souvent que nous soyons envahis par le découragement. Il est vrai que parfois nous pleurons en raison de la peur ou de la douleur.  Et puis…

Eh bien, c’est vrai que dans le monde où nous vivons il y a des femmes et des hommes qui se battent au quotidien, qui serrent parfois les dents, puis qui font un sourire subversif à cette perception de la souffrance qui s’étend. Ils regardent leurs proches et leurs compagnons et incitent à se serrer les coudes. Leur résilience et leur bonté, font en sorte qu’il est possible de percevoir la chaleur humaine, vous savez, cette chaleur qui agit sur la peur, qui agit sur la faim, qui agit sur le froid et qui s’installe en douceur paisible.

C’est grâce à cet autre langage du cœur que ces résilients permettent aux autres de voir eux aussi que la vie n’est pas monochrome, qu’elle renferme une multitude de facettes.

Je ne dis pas que cette vision est la seule réalité, je ne nie pas les difficultés, je veux juste rappeler qu’il y a des êtres autour de nous qui, jour après jour, deviennent très beaux et rependent une vie joyeuse.

Nous vivons dans un monde riche de changements, et justement parce que tout passe, nous pouvons apprendre et nous adapter à devenir l’expression de ce qu’il y a de plus beau en nous.

Allez, hop la vie.

Une chanson de Nicola Pioviani – « Buongiorno Principessa » (La Vita E Bella)

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Publié 10 novembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le meilleur entraînement   Leave a comment

Audrey Hepburn, UNICEF ambassador in Ethiopia

March 16-17, 1988, Ethiopia — Soon after becoming a UNICEF ambassador, Audrey Hepburn went on a mission to Ethiopia, where years of drought and civil strife had caused terrible famine. — Image by © Derek Hudson/Sygma/Corbis

Elle était passée par des chemins difficiles, surmontés bien des épreuves, vécue bien des déceptions et des pertes. Elle était résiliente et elle avait bon cœur.

Elle s’était mise à chercher depuis quelque temps sa voie et l’entraînement qui lui faciliterait la vie, qui feraient en sorte qu’elle ferait la différence pour les autres tout en vivant le calme du devoir accompli.

C’est pourquoi elle s’intéressait aux approches alternatives, innovantes, à tout ce qui lui semblait prometteur. Toutefois, elle attendait toujours un résultat concret de ses recherches.

Un jour, alors qu’elle assistait à une conférence sur la pleine conscience, elle remarqua une femme qui écoutait, en riant par moment non pas par moquerie, mais comme si elle était touchée par des moments de joie.

À la fin de la conférence, elle alla à sa rencontre, se présenta, lui raconta sommairement les grandes épreuves de sa vie et la quête qu’elle poursuivait. Enfin, elle demanda ce qu’elle pratiquait pour sembler si heureuse.

La dame lui répondit que pour trouver la pratique appropriée, il faut avant tout bien se connaître. Elle avait constaté que le conférencier semblait s’être trouvé et c’est en cela que la présentation était très intéressante. Entendre raconter la voie singulière et authentique d’une démarche est toujours un plaisir pour elle.

Après un silence, elle la regarda droit dans les yeux, avec un petit sourire malicieux, elle lui dit presque dans un murmure :

Pour rendre les choses plus faciles dans ta vie, entraîne-toi simplement à préserver, puis à développer dans le plus de situations possibles, les qualités de ton bon cœur. Car depuis toujours, c’est ta voie.

Une chanson d’Yvon Deschamps interprétée par La Bronze, Ariane Moffat & Karim Ouellet – Aimons-nous

Les paroles sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/La-Bronze-Ariane-Moffat-Karim-Ouellet/Aimons-nous

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Publié 6 novembre 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Le monde commence aujourd’hui   Leave a comment

ImAGE ouverture

Les yeux créent les couleurs. L’homme fait et défait les paysages. Laissez-moi vous dire ces choses, elles sont trop peu connues et, venant d’un aveugle, elles ont une petite chance de plus de retenir votre attention.

Les yeux font les couleurs. Bien sûr pas les yeux physiques, ceux de l’ophtalmologie. Ces deux organes confus et fragiles en avant de la tête ne sont, après tout, que des miroirs. Les deux miroirs brisés, les yeux continuent de vivre.

Ceux dont je veux parler, les vrais yeux, travaillent au-dedans de nous. Tant pis si le vocabulaire fait défaut, s’il est faible : voir, c’est un acte fondamental de la vie, un acte indéchirable, indestructible, indépendant des outils physiques dont il se sert. Voir, c’est un mouvement de la vie fait en nous avant les objets, avant toute détermination extérieure. Avant les objets et après eux si, par accident, les instruments matériels de la rencontre viennent à manquer. C’est au-dedans de vous que vous voyez.

Si la lumière intérieure ne nous était pas donnée d’abord, et par conséquent les couleurs aussi qui sont la monnaie de la lumière, jamais nous ne pourrions admirer les couleurs du monde.

Voilà ce que je sais après vingt-cinq ans de cécité.

Jacques Lusseyran dans Le monde commence aujourd’hui

Résistant aveugle, déporté au camp de Buchenwald entre janvier 1944 et mai 1945 puis professeur de littérature dans une université américaine il nous livre un message d’ouverture et de résilience.

Une pièce musicale de Zbigniew Preisner – L’Aurore

Publié 29 septembre 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Où serons-nous dans un siècle?   Leave a comment

Poursuite de mon périple à Paris pour y partager au fil des rencontres l’accent d’Amérique.

ImAGE yin yang

Où serons-nous dans un siècle? Je sais que probablement plus aucun d’entre nous ne sera sur cette terre. La poussière ou les cendres auront changé la forme de notre enveloppe actuelle.

Bien que tout ce qui nous entoure semble éphémère, que les choses et les événements apparaissent puis disparaissent dans le souffle de vent, cette apparente illusion nous garde en vie.

Alors, pourquoi s’efforcer de survivre?

Peut-être parce que la durée n’est pas l’élément important dans ce parcours. Peut-être que le passage a plus de sens que le terme du voyage.

Et même si le temps parfois ralentit notre pas par de vieux rêves au sens multiple, nous continuons à avancer. Nous pouvons choisir d’aller jusqu’au bord du monde ou nous pouvons aller à la rencontre de notre vraie nature.

Une pièce musicale de Zbigniew Preisner – Tango

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Publié 9 septembre 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Seul ce qui brûle   Leave a comment

ImAge feu

Le sublime jeu des mondes, et la création à l’œuvre – en quête infatigable d’autres formes encore et de toutes les combinaisons possibles -, tout cela se déroulait devant moi. Ou était-ce en moi ?

Et même si chaque oiseau semblait s’enivrer d’avoir part au jeu, avait-il en vérité une autre existence que celle de la voilure déployée, de la nuée tout entière ?

Mon pouce eût-il existé un instant par lui-même s’il s’était trouvé détaché de mon corps ? Et si chaque oiseau n’était pas l’entière nuée, comment la volée eût-elle tenu ensemble alors que rien ne la contenait et qu’elle n’avait aucun modèle ni avant ni après ?

En chaque parcelle était le Tout et je le vivais jusqu’au vertige.

*

Je crois que si nous sommes sur terre, c’est parce que la magnificence du jardin d’Éden ne nous était pas supportable. Comprenez-moi : c’est l’énergie de la vénération lorsqu’elle est devenue trop aiguë qui brûle les nerfs de l’homme. Ce n’est ni le dépit ni la malveillance – oh non ! -, c’est la vénération chauffée à blanc qui fait le meurtrier.

*

Une seule chose ma colombe. Il n’est que d’accueillir une bribe de cette souffrance noire dans son propre cœur, de l’y bercer, de l’y soigner. Et d’espérer qu’y œuvre l’alchimie d’amour. Tout le reste est du vent.

*

La phrase s’est gravée sur mon front comme sur un linteau :

– Celui qui fait sien son destin – aussi hostile et terrible soit-il – celui-là est libre.

Ce fut le début d’une incroyable transformation, qui s’est poursuivie jusqu’à ce jour où le goût m’est venu de prendre la plume.

*

Tout dépend maintenant de la vigilance de ma dévotion amoureuse et, comme je la veux brûlante, l’idée d’en être distraite m’est insupportable.

Christiane Singer dans Seul ce qui brûle

Une pièce musicale de Igor Stravinsky – L’oiseau de feu

Publié 4 août 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Créer la résilience   Leave a comment

Brigitte Lavoie nous partage sa réflexion sur le thème de créer la résilience pour s’adapter et réaliser pleinement sa vie.

Publié 9 juillet 2018 par dandanjean dans Débats à partager

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