Ces matins

Resilience-14-12-15

Il y a des matins où je me sens impuissant face aux différents besoins de personnes de mon entourage qui désirent vivre tout simplement, comme moi. Je me sens privilégié de pouvoir répondre à mes besoins essentiels et je suis conscient que ce n’est pas le lot de tous. Moi aussi, je suis passé par là plus jeune et j’ai eu l’aide de tellement de belles personnes, je pense, à Jean-Roch, Geneviève, Pierre, etc.  Mais encore aujourd’hui il y a des enfants qui ont faim, car ils font partie d’une famille qui peine à boucler leur budget et qui doit se tourner vers des banques alimentaires, des conjoints abusés et battus, des personnes âgées se mourant de solitude dans leur petit logement, des gens malades qui rêvent d’un traitement miracle.

Il y a d’autres matins ou la corruption, la surexploitation de la terre, la pollution, la guerre ou l’esclavage soulève un vague à l’âme.

C’est lors de ces matins où je me sens si petit devant tant de misères que je prends la mesure de mes gestes. Car même le plus petit geste d’ouverture à l’autre, par exemple un sourire, contribue à faire une différence.

Lorsqu’il y a des matins où je me sens impuissant, j’essaie de me rappeler tous les gestes merveilleux que j’ai vus dans les derniers mois, de gens comme vous qui par leur générosité, leur solidarité, leur temps précieux et leurs talents, ont fait la différence dans ma collectivité. Ils ont réussi à faire avancer des actions structurantes, accompagnant même des personnes dans leurs moments les plus sombres.

Il y a ainsi beaucoup de matin ou je sais qu’une personne engagée et bénévole fera un petit brin de jasette avec une personne seule, préparera un café réconfortant avec un parent, accompagnera une personne pour l’aider à passer à travers une épreuve, publiera un article pour assainir nos vies, fera une formation sur l’allaitement, aidera une personne à mieux se nourrir, créera un projet au comité citoyen pour agir dans le quartier, et j’en passe.

Tout ce qu’il faut pour changer autour de nous le quotidien de quelqu’un en besoin est à notre mesure. Chacun à sa place, à son échelle, à sa vitesse et à son rythme, chacun peut faire la différence.

Nous ne devrions pas sous-estimer l’impact qu’un petit groupe de personnes réfléchies et engagées peut réaliser contribuant à changer le monde.

Il y a des matins où il faut se le remémorer, nous sommes en mouvement, et même si parfois cela peut paraître décourageant, le lever du jour apporte de nouvelles couleurs à ceux qui ne sont pas dans l’indifférence.

Tout, mais pas l’indifférence!

Une chanson de Jean-Jacques Goldman interprétée par Zaz – Pas l’indifférence

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S’affranchir de la trahison

Nos peurs

C’est lorsque nous vivons une grande blessure dans un contexte de trahison que nous sommes alors confrontés à notre valeur réelle, à notre capacité de résilience.

Doit-on pardonner? Doit-on à tout prix préserver la paix et ainsi maintenir des relations affligeantes?

Tenter de retenir quoi que ce soit, c’est s’attacher, et lentement s’immobiliser.

Le pardon doit être comme les arbres, les rivières et le vent de la nature qui nous entourent. Malgré nos incivilités, ils continuent d’être ce qu’ils sont en partageant la vie.

En regardant autour de nous, nous constatons qu’il y a des personnes blessées par des trahisons et nous nous affligeons parfois des conséquences plus dommageables que les sévices subits.

Changer notre propre nature suite à une atteinte, c’est se perdre, c’est abdiquer. C’est s’infliger une trahison à soi pour répondre à une trahison de l’autre. Pardonner, ou acheter la paix, dans ce contexte, ne fait que nous diminuer, nous agenouiller. Le vrai pardon ne doit rien enlever, il doit ajouter de l’humanité et de la dignité.

Devant toute forme de pertes ou de trahisons, il est important de demeurer digne de soi, digne de vivre, digne d’être ce que nous sommes, digne de nos choix.

Aucun humain, malgré ce qu’il fera de bon ou de mauvais, ne devrait être dépouillé de son estime pour continuer son chemin. Il n’y a aucun joug à tolérer, même ceux imposés par la peur ou la culpabilité. Notre propre nature n’est en rien porteuse de vengeance. Elle est porteuse de gratitude, de compassion et de cette capacité à redonner à la vie.

Une chanson de Playing for change – Mais que Nada

Les paroles de https://www.lacoccinelle.net/278896-sergio-mendes-mais-que-nada.html

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Kintsugi : L’art de la résilience

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Le kintsugi est une véritable école de la patience et de la lenteur. Spontanément, on a envie de passer tout de suite à l’étape-clé, celle où l’on recouvre de poudre d’or les cicatrices laquées, pour voir enfin émerger l’objet dans toute sa splendeur. Mais l’art du kintsugi est là pour nous rappeler que ce n’est pas la destination qui compte, mais bien le chemin.

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Le kintsugi s’inscrit dans la pensée japonaise du wabi sabi (wabi : humilité face aux phénomènes naturels ; sabi : ce que l’on ressent face au travail du temps ou des hommes) invitant à reconnaître la beauté qui réside dans les choses simples, imparfaites et atypiques.

En acceptant de s’ouvrir au wabi sabi, on va à contre-courant des modèles standardisés et artificiels modernes. Le wabi sabi invite au contraire à la contemplation et au détachement par rapport à la perfection. Il souligne le caractère irréversible du temps qui passe et l’aspect éphémère de toute chose, et appelle à apprécier l’humble beauté des choses simples, patinées par les années et les épreuves.

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C’est en remettant à plus tard que l’on se dilue et se perd de vue : chaque occasion manquée vous éloignant de votre but, vous éloignant de vous

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Toutes les études de la psychologie positive convergent : en prenant conscience de notre chance au quotidien, nous augmentons automatiquement notre niveau de bonheur.

Céline Santini dans Kintsugi : L’art de la résilience

Une pièce musicale de Jean-Pierre Rampal & Lily Laskine – Sakura Sakura

 

Un merveilleux malheur

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Quand le mot résilience est né, en physique, il désignait l’aptitude d’un corps de résister au choc, en science sociale il signifie la capacité à réussir à vivre et se développer de façon positive et socialement acceptable en dépit du stress et de l’adversité qui comporterait normalement le risque grave d’une issue négative. C’est comme un ressort invisible qui nous permet de rebondir dans l’épreuve et faire de l’obstacle un tremplin, de la faiblesse une force, des impossibilités un ensemble de possibles.

Puis, le fait de se dire « et maintenant, qu’est-ce que je fais de cette blessure» nous aide à découvrir la partie saine de soi et à partir à la recherche de moyens de se guérir. C’est alors que se tricote la résilience.

La résilience, c’est plus que résister, c’est aussi apprendre à vivre.

La poésie, c’est de transformer la souffrance en oeuvre d’art.

La créativité serait fille de la souffrance. Ce qui ne veut pas dire que la souffrance est mère de toutes les créativités.

Comme dans tout développement on pourra parler de résilience que longtemps après, lorsque l’adulte enfin réparé avouera le fracas de son enfance. La résilience constitue donc un processus naturel qui se tricote avec ses milieux écologiques, affectifs et verbaux. Chacun d’eux sont tributaires les uns des autres.

Boris Cyrulnik dans Un merveilleux malheur

Une chanson de Chloé Sainte-Marie – Toi la mordore

Les paroles sur http://gouttedeau.blog.lemonde.fr/2017/05/13/toi-la-mordore-roland-giguere-par-chloe-sainte-marie/

La liberté

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Nous accordons une grande importance à la forme de liberté qui consiste à pouvoir se mouvoir à l’endroit de notre choix. C’est comme si le fait d’avoir des entraves physiques était la fin de tout. Et pourtant.

Je me souviens d’avoir vu plus jeune un cheval qui ne bougeait plus, car on avait enroulé une corde autour d’un poteau, sans y faire un nœud. Le conditionnement faisait en sorte que le cheval se savait contraint dans ses mouvements et ainsi, il restait sur place.

La liberté est avant tout un état qui nous permet de franchir les limites que nous nous imposons.

En lisant les textes d’Etty Hillesum, du Mahatma Gandhi ou de Nelson Mandela qu’ils ont produit en captivité, nous constatons qu’ils ont été plus libres que nombre d’individus libres…de leurs mouvements seulement.

Vous connaissez tous des auteurs prolifiques tels que Stephen William Hawking qui malgré ses limitations a su comprendre les lois de l’univers ou encore, Alexandre Jollien qui dit que son handicap lui a ouvert la vie.

Pour être libre, il nous faut connaitre nos forces, comprendre les conditionnements et la pression sociale qui s’exercent sur nous et qui ont une part importante d’influence et de contrôle indirect sur nos libres choix.

La liberté implique d’être en phase avec le sens de sa vie. Un seul mot, sens pris dans un contexte, peut entraver une vie dans le cycle des plaisirs et déplaisirs. Le sens, pris dans une autre perspective, ouvre la voie de l’autodétermination.

La liberté est un mélange subtil de résilience, d’empowerment, de conscience et de désir de se relier à l’autre.

Une pièce musicaleTeaser Romances sans Paroles : Anja Linder et Jean-Marc Foltz

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Les perles de vie

Nous savons tous qu’il y existe le pouvoir des mots. Ils peuvent embellir une réalité et même parfois nous tromper. Par ailleurs, nous savons aussi qu’il y a une autre dimension, celle qui est par delà les mots, où l’on retrouve les gestes et les attentions, qui expriment les différentes formes d’amour et même la compassion.

Le monde nous offre tellement de choses à découvrir, il renferme des richesses inimaginables, qui n’ont souvent pas une valeur grandiose, mais ils ont … de l’importance. Chaque jour, il est possible d’en découvrir et de s’en émerveiller.

Je sais, j’entends déjà des voix qui s’élèvent pour nous rappeler que ce monde n’est pas toujours beau et qu’il arrive très souvent que nous soyons envahis par le découragement. Il est vrai que parfois nous pleurons en raison de la peur ou de la douleur.  Et puis…

Eh bien, c’est vrai que dans le monde où nous vivons il y a des femmes et des hommes qui se battent au quotidien, qui serrent parfois les dents, puis qui font un sourire subversif à cette perception de la souffrance qui s’étend. Ils regardent leurs proches et leurs compagnons et incitent à se serrer les coudes. Leur résilience et leur bonté, font en sorte qu’il est possible de percevoir la chaleur humaine, vous savez, cette chaleur qui agit sur la peur, qui agit sur la faim, qui agit sur le froid et qui s’installe en douceur paisible.

C’est grâce à cet autre langage du cœur que ces résilients permettent aux autres de voir eux aussi que la vie n’est pas monochrome, qu’elle renferme une multitude de facettes.

Je ne dis pas que cette vision est la seule réalité, je ne nie pas les difficultés, je veux juste rappeler qu’il y a des êtres autour de nous qui, jour après jour, deviennent très beaux et rependent une vie joyeuse.

Nous vivons dans un monde riche de changements, et justement parce que tout passe, nous pouvons apprendre et nous adapter à devenir l’expression de ce qu’il y a de plus beau en nous.

Allez, hop la vie.

Une chanson de Nicola Pioviani – « Buongiorno Principessa » (La Vita E Bella)

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Le meilleur entraînement

Audrey Hepburn, UNICEF ambassador in Ethiopia

March 16-17, 1988, Ethiopia — Soon after becoming a UNICEF ambassador, Audrey Hepburn went on a mission to Ethiopia, where years of drought and civil strife had caused terrible famine. — Image by © Derek Hudson/Sygma/Corbis

Elle était passée par des chemins difficiles, surmontés bien des épreuves, vécue bien des déceptions et des pertes. Elle était résiliente et elle avait bon cœur.

Elle s’était mise à chercher depuis quelque temps sa voie et l’entraînement qui lui faciliterait la vie, qui feraient en sorte qu’elle ferait la différence pour les autres tout en vivant le calme du devoir accompli.

C’est pourquoi elle s’intéressait aux approches alternatives, innovantes, à tout ce qui lui semblait prometteur. Toutefois, elle attendait toujours un résultat concret de ses recherches.

Un jour, alors qu’elle assistait à une conférence sur la pleine conscience, elle remarqua une femme qui écoutait, en riant par moment non pas par moquerie, mais comme si elle était touchée par des moments de joie.

À la fin de la conférence, elle alla à sa rencontre, se présenta, lui raconta sommairement les grandes épreuves de sa vie et la quête qu’elle poursuivait. Enfin, elle demanda ce qu’elle pratiquait pour sembler si heureuse.

La dame lui répondit que pour trouver la pratique appropriée, il faut avant tout bien se connaître. Elle avait constaté que le conférencier semblait s’être trouvé et c’est en cela que la présentation était très intéressante. Entendre raconter la voie singulière et authentique d’une démarche est toujours un plaisir pour elle.

Après un silence, elle la regarda droit dans les yeux, avec un petit sourire malicieux, elle lui dit presque dans un murmure :

Pour rendre les choses plus faciles dans ta vie, entraîne-toi simplement à préserver, puis à développer dans le plus de situations possibles, les qualités de ton bon cœur. Car depuis toujours, c’est ta voie.

Une chanson d’Yvon Deschamps interprétée par La Bronze, Ariane Moffat & Karim Ouellet – Aimons-nous

Les paroles sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/La-Bronze-Ariane-Moffat-Karim-Ouellet/Aimons-nous

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