Donner du sens à sa vie

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Dans le bouddhisme, nous avons des clés telles que l’impermanence, l’interdépendance des êtres, le non-moi, qui permettent de comprendre Jésus, d’ouvrir les portes ou les coffres et de découvrir des joyaux, certains même cachés à des chrétiens qui n’ont pas pu les identifier.

Nous disons que « cela étant, ceci est » est une vérité universelle. Donc le Créateur, la créature et la création ne peuvent être dissociés. Le Père contient le Fils et le Saint-Esprit, le Fils contient le Père et le Saint-Esprit, tout comme Jésus est à la fois le fils de Dieu et le fils de l’Homme. Pour un méditant bouddhiste, il est merveilleux d’entrer dans d’autres traditions en pratiquant le regard profond ; il pourra y faire des découvertes spectaculaires. Je pense qu’au XXIe siècle la rencontre entre le bouddhisme et l’Occident sera particulièrement excitante si nous savons emprunter l’avenue de la contemplation profonde.

C’est en s’attaquant aux difficultés de l’homme moderne que le bouddhisme pourra se renouveler, et le développement du bouddhisme en Occident pourra l’aider à rajeunir en Orient pour redevenir encore plus vivant.  Thich Nhat Hanh

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Tant que les hommes aimeront la guerre (ce qui est le cas malheureusement), leur avenir sera très menacé. Il serait temps qu’ils acceptent de s’hominiser. Mais ils refusent. Ils préfèrent la barbarie ancestrale. C’est absurde, parce que les menaces grandissent au fur et à mesure de l’avancée technologique.  Théodore Monod

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Toute action engendre des conséquences, certaines que nous pouvons prévoir, d’autres que nous ne pouvons pas prévoir. La pratique consiste donc aussi dans un lâcher-prise avant l’action. Un événement se produit, une situation se présente, qui peut être extérieure à nous ou intérieure (comme un vertige, un mal au ventre, une angoisse diffuse). L’essentiel, c’est la manière dont chacun se situe face à ce vécu intime que l’existence produit en lui. Nous avons la possibilité d’accueillir cette réaction, parce que c’est la vérité de l’instant, mais sans nous l’approprier.

Les événements, quels qu’ils soient, produisent en nous des émotions en tout genre, heureuses ou malheureuses, plus ou moins intenses. Si nous apprenons peu à peu cette attitude de lâcher-prise, celle-ci finit par imprégner toute notre existence et crée en nous une grande détente : l’événement se présente, mais la réaction mécanique ne se produit plus. Les émotions font place à l’équanimité ! Arnaud Desjardins

Marc de Smedt et Patrice Van Eersel dans Donner du sens à sa vie

Une pièce musicale d’Alexandra Stréliski – Revient le jour

 

Anagrammes renversantes ou Le sens caché du monde

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Les paradoxes du chat beurré

Étant donné qu’un chat retombe toujours sur ses pattes qu’une tartine beurrée s’écrase systématiquement sur le côté beurré, que se passerait-il si on laissait tomber un chat sur le dos duquel on aurait préalablement fixé une tartine beurrée ? Certains spécialistes pensent que le chat lévitera pour éviter de prendre parti; d’autres parient que le souple quadrupède finira par imposer la loi de sa chute ; d’autre encore clament que la tartine ne saurait enfreindre la loi de l’emmerdement maximum qui lui colle à la peau ; enfin il y a ceux qui expliquent que le comportement du chat et celui de la tartine sont si fondamentalement contradictoires que, associés l’un à l’autre, ils engendrent un certain nombre de paradoxes. Et pour peu qu’il s’en mêle, leur résolution, toujours hasardeuse devient vite un  *aléa chaud d’experts bourrés* (anagramme)

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La vérité

Nul ne peut dire sans se contredire qu’il est absolument vrai que la vérité est

RELATIVE

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La courbure de l’espace-temps

Grâce aux équations d’Albert Einstein, on sait que la matière déforme l’espace-temps de l’Univers, le courbe, le dilate ou le contracte. En retour, l’espace-temps la fait doucement glisser dans ses propres trames. Nulle frayeur dans ces gestes cosmiques, nul doute, nulle arrière-pensée. Pas non plus de bousculade. Juste le : SUPERBE SPECTACLE DE L’AMOUR.

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Et les particules élémentaires tissèrent l’espace lumière.

Étienne Klein et Jacques Perry-Salkow dans Anagrammes renversantes ou Le sens caché du monde

Une pièce musicale d’Hélène Grimaud – Mozart – Piano Concerto No.23, 2. Adagio

Les mots phares

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Apprends à utiliser les mots, apprends à t’en servir au lieu de te laisser envahir par eux.

Utilise le mot amour pour découvrir le don de soi au lieu de le voir comme un désir à assouvir.

Utiliser le mot impossible comme la limite de ton horizon et continu d’avancer, tu verras comme cette ligne se déplace.

Utilise le mot peur comme une lanterne et non le souffle qui éteint ta flamme.

Utilise le mot chance comme le résultat de tes efforts et non pas comme le résultat de l’attente.

Utilise le mot vérité comme une affaire personnelle et évite de t’en servir comme ta marque de commerce.

Utilise le mot échec comme un manuel qui t’enseigne la vie et ne laisse pas le jugement remplacer ta conscience.

Utilise le mot solidarité comme un défi pour exprimer ta singularité et non pour entrer dans le moule de l’un.

Utilise le mot partage comme un accompagnement de la présence à l’autre et non comme une preuve de ton existence.

De même, utilise le mot compassion comme une trace de notre humanité et non comme une preuve de ton existence.

Une chanson de Samian avec Anodajay – Les mots

Les paroles sur https://genius.com/Samian-les-mots-lyrics

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Le vrai Nord

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On ne devrait pas rire des gens qui ont cru un jour au Père Noël. Leur vie durant cette période avait un sens, pas de doute, des actions posées pour appuyer cette vision, notamment des lettres envoyées au Père Noël.

L’incertitude et les périodes à vide viennent avec la perte de sens.  On ne sait plus où est le vrai Nord. Et la seule façon de s’en sortir est de faire l’effort de retrouver la bonne voie. Aller vers ce qui nous est simple, compréhensible et qui nous ressemble.

Quand nous sommes dans la forêt et que nous voulons nous orienter grâce au vrai nord, nous n’avons pas besoin de l’atteindre, juste de trouver le sens, reprendre sa voie.

Et si le délai est plus long que prévu, au lieu de s’enfermer dans sa perdition, pourquoi ne pas prendre le temps de poser un regard ouvert et attentif autour de nous? En plus d’y découvrir quelques beautés et curiosités, peut-être qu’un signe viendra baliser la voie à prendre.

Une chanson des Beatles interprétée par Rufus Wainwright – Across The Universe

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/249615-the-beatles-across-the-universe.html

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Une question de sens avec Matthieu Ricard

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Il faut pouvoir apprécier la valeur du temps. C’est la denrée la plus précieuse que nous ayons. Sénèque disait : « Ce n’est pas que nous n’avons pas beaucoup de temps, c’est que nous en gaspillons beaucoup. »

Il ne s’agit pas seulement de profiter du moment présent, mais de l’ensemble du temps qui passe. Sinon, c’est comme de l’eau qui coule entre les doigts et dont il ne reste rien.

Vouloir meubler le temps par des distractions, des choses qui nous dispersent n’est pas bon pour les facultés cognitives et ne nous rend pas vraiment heureux.

Réapprenons à s’imprégner de la beauté d’un beau paysage, de l’immensité de la perspective et à écouter les bruits de la nature. Le son du silence, qu’est-ce qu’il y a de plus beau ? Sans être dans la résistance, on peut essayer d’être présent à soi-même au quotidien, d’être dans la profondeur de son esprit.

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Il est trop tard pour être pessimiste.

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Il n’y a pas de grande tâche difficile qui ne puisse être décomposée en petites tâches faciles.

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La question n’est pas de savoir si la vie a un sens mais comment donner un sens à sa vie.

Matthieu Ricard

Une pièce musicale de Lex Van Someren – Buddha

Celui qui dit vague!

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Je nous imagine parfois comme une vague, dans un océan où toutes les vagues sont en mouvement comme toi et moi, passant par différentes voies. Le mouvement nous pousse vers l’horizon, et nous nous disons que cela est le sens. Chaque déplacement de la masse d’eau conspire à nous pousser vers ce sens, vers ce point où nous espérons toucher l’infini.

Et durant tout le déplacement, nous vivons des tourbillons frénétiques, des courants chaleureux, des soulèvements, des courants froids, des ouragans et des accalmies. Certaines vagues disparaissent, d’autres apparaissent.

Parfois, nous sommes attirés contre une autre vague et nous sommes fascinés par son mouvement, par sa fluidité, sa lumière, ses couleurs, et nous sommes heureux de partager le mouvement d’ensemble.

Il peut arriver que cette connexion et les expériences antérieures de même nature nous permettent de reconnaître en l’autre le grand océan qui nous habite et que nous composons. C’est alors un grand privilège de voir à travers une goutte d’eau le mouvement d’ensemble du grand océan.

Alors, il devient clair que chaque vague est merveilleusement à sa place tout en étant interdépendante. Puis, nous prenons conscience que la quête d’un horizon accessible n’a plus de sens, car, par le corps de la mer, nous sommes déjà réalisés. Quand notre voix s’élève, elle s’ajoute au chant de l’océan qui recompose la vie.

Alors pour celui qui divague, l’océan n’est qu’un réceptacle de vagues. Les autres, sans divaguer, y voient la création infinie de la vie.

Une pièce musicale de John Butler – Ocean

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