Accueillir la grande beauté

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La grande beauté demande un regard mature. Elle n’a pas besoin de mise en forme, ni d’être revu ou de toute autre forme qui se magasine.

Au quotidien, au fil des rencontres, nous croisons des femmes et des hommes qui jaillissent de la foule pour en disparaitre aussitôt. On découvre de grandes beautés sous les jeux d’ombres et de lumières, et notre émerveillement nous amène à reconnaître qu’il y a des femmes et des hommes admirables, dignes, parfaits, à la mesure de leurs sourires, de leurs regards de bonté et qui souvent passent inaperçus. Cette nature humaine est sans attente, sans représentation, elle est là comme l’un des beaux reflets de la vie.

La grande beauté est souvent l’expression d’un état de simplicité et de spontanéité. Ainsi, les jeux d’ombres ne visent pas à cacher quelque chose, mais à révéler une autre facette jusque-là cachée. De même, les jeux de lumière ne visent pas à mettre en valeur, mais à rendre visible ce qui se nourrit de clarté. C’est pourquoi j’imagine que les imperfections et les défauts ne peuvent avoir de sens lorsque nous la croisons.

Quel beau regard sur la vie que de croiser des personnes qui ne cherchent pas à impressionner et qui ne s’identifient pas à partir des attentes d’un autre être. Ils nous rappellent que tout est là pour ceux et celles qui s’accueillent.

Une chanson d’Yves Duteil – Les Gens Sans Importance

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Yves_Duteil-Les_Gens_Sans_Importance-lyrics,p5299

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L’art de la simplicité

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Ce qui vous encombre, c’est tout ce qui est en excès. C’est tout ce qui envahit votre monde matériel et psychologique. Désencombrer n’est pas synonyme de privation, de négation, d’appauvrissement. Au contraire, cela veut dire plus d’espace, de clarté, de légèreté.

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L’écologie intérieure, c’est un travail interne de perfection de soi que l’on peut appeler travail spirituel. A la violence et aux peurs souvent diffusées par les médias, il faut opposer la connaissance, l’art, la beauté, la recherche du bien-être, de la paix et de l’amour.

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La perfection ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, mais à faire des choses ordinaires de façon extraordinaire.

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Il faut se concentrer sur tout ce que l’on fait. Quand on vit dans le moment présent, on ne ressent pas de fatigue: la plupart du temps, les gens sont plus accablés par l’idée de ce qu’ils ont à faire que par ce qu’ils font en réalité.

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Ce n’est pas nous qui possédons les choses. Ce sont elles qui nous possèdent.

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Si les choses ne sont pas rangées, c’est parce qu’elles n’ont pas un espace pratique où reposer.

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Avoir de la présence produit une impression si vive sur les autres que l’on n’a pas besoin de posséder le physique le plus parfait pour être beau. C’est la qualité de cette présence qui donne ce que l’on appelle l’allure.

Dominique Loreau dans L’art de la simplicité

Une pièce musicale de Vanessa Paradis – Ces mots simples

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1319863-vanessa-paradis-ces-mots-simples.html

Sâdhâna

Sadhana

La leçon la plus importante que l’homme puisse apprendre dans sa vie n’est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu’il dépend de nous d’en tirer profit, qu’il nous est loisible de la transmuer en joie.

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Ainsi notre intellect a pour fonction de réaliser la vérité par la voie de l’erreur, et notre connaissance consiste uniquement à brûler sans cesse l’erreur pour libérer la lumière de la vérité.

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A travers toutes les diversités du monde, l’unique en nous poursuit sa marche continue vers l’unique en tout; c’est sa nature et c’est sa joie.

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Il est aisé d’écraser, au nom de la liberté extérieure, la liberté intérieure de l’homme.

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L’étonnant n’est pas qu’il existe en ce monde des obstacles et des souffrances, mais qu’on y trouve la loi et l’ordre, la beauté et la joie, la bonté et l’amour. Que l’homme possède dans son être une notion de Dieu, voilà le miracle des miracles.

L’homme a senti dans les profondeurs de sa vie que ce qui paraît imparfait est la manifestation du parfait…

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Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.

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Je dormais et je rêvais que la vie n’était que joie. Je m’éveillais et je vis que la vie n’est que service. Je servis et je compris que le service est joie.

Rabindranath Tagore dans Sâdhâna

Une pièce musicale de Guru Guru Wahe Guru Ram Das Guru – mantra meditation kundalini yoga – sadhana mantra

Quand Question se pose

ImAGE Hibou

Connaissez-vous l’histoire de cet oiseau bizarre qui s’appelle Question? Je vais vous la raconter.

Cet oiseau vit depuis la nuit des temps et il aime voler librement dans le ciel. Parfois, il se pose sur la branche d’un arbre pour se reposer ou encore sur la cime d’un rocher. Il a ce pouvoir magique, lorsque quelqu’un le remarque durant sa pause, de faire germer chez l’observateur une réponse à une question qu’il le tourmente.

Souvent, il a fait le coup. Question se permettait d’apparaître sans avertissement dans la vie des gens. Je sais de source sûre qu’un certain Newton a été l’une de ses victimes, et il a toujours cru que la réponse à sa question était apparue par le fruit du hasard, sans se douter que cette fameuse pomme eût fait le chemin de l’Éden jusqu’à lui par l’intermédiaire de Question.

Un jour, une personne en quête de toutes les réponses possibles découvrit ce petit manège et il se mit à poursuivre Question. Il avait inventé différents stratagèmes pour le pister, pour le suivre et chaque fois, il obtenait des réponses à ses questions. Cela avait duré presque une année. Malgré le nombre effarant de réponses qu’il avait réussi à récolter, il avait dû se rendre à l’évidence, cela ne le rendait pas plus heureux, et il cessa de pourchasser Question.

Il avait pris conscience que la paix de l’esprit ne vient pas avec plus de réponses ou de questions, elle émane lorsque ce voile de la dualité s’estompe et que l’on apprécie simplement les découvertes de la vie.

Une chanson de Peter Gabriel interprétée avec The Blind Boys of Alabama – Sky Blue

Les paroles sur http://traductions2chansons.wifeo.com/traduction-de-l-album-up-de-peter-gabriel.php#SKYBLUE

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Wabi-sabi à l’usage des artistes, designers, poètes et philosophes

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A l’approche du crépuscule, dans l’arrière-pays, un voyageur cherche un abri pour la nuit.

Il avise les hauts joncs qui poussent tout autour de lui; il en réunit une brassée et les lie à leur sommet. Et voilà, une hutte d’herbe vivante!

Le matin suivant, avant de reprendre sa route, il dénoue les joncs; et voilà, la hutte, déconstruite, disparaît et redevient une part quasiment indiscernable de la prairie environnante.

Le caractère sauvage du lieu paraît être restauré, mais de menues traces de l’abri subsistent. Ici et là, une légère torsion ou inclinaison dans la tige d’un jonc. Il y a également le souvenir de la hutte dans la mémoire du voyageur (et dans celle du lecteur qui lit cette description). Le Wabi-sabi, dans sa forme la plus pure, la plus idéale, s’intéresse précisément à ces traces fragiles, ces faibles preuves, aux frontières du non-être.

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La meilleure façon de décrire la simplicité du Wabi-sabi est peut-être de la présenter comme un état de grâce auquel on parvient par l’action heureuse d’une intelligence empreinte de sobriété, de modestie et de sincérité

Réduisez jusqu’à l’essence, mais n’enlevez pas la poésie.

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Le Wabi-sabi signifie aller d’un pas léger sur la planète et savoir apprécier ce que l’on rencontre en chemin, même le plus insignifiant, au moment où on le rencontre.

Leonard Koren dans Wabi-sabi à l’usage des artistes, designers, poètes et philosophes

Une pièce musicale Japanese music KOTO « The sound of the flute »,Japan,Kyoto,Wabi Sabi

Du pain et des légumes

Poursuite de mon périple à Paris pour y partager au fil des rencontres l’accent d’Amérique.

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Assis sur un banc dans un parc public, un homme simple était en train de manger un morceau de pain avec des légumes.

Dans notre monde, il existe tellement de bon restaurant, de bons menus, mais cet homme mangeait ce qu’il y a de moins cher, du pain et des légumes. Aux yeux de beaucoup de gens, cet homme simple, probablement nomade et voyageur, vivait une situation d’extrême précarité.

Un lobbyisme passa par là et dit : « Mon ami! Si tu apprenais à être plus soumis et à flatter un peu le pouvoir, tu n’avalerais pas autant de pains et de légumes. »

L’homme leva la tête, le regarda dans les yeux, avec curiosité et amusement, et dit à ce grand connaisseur interlocuteur: « Mon ami, si tu apprenais à manger quelques fois du pain et des légumes tu n’aurais pas besoin d’être soumis et de flatter autant le pouvoir. »

Une chanson de Richard Séguin – Le quotidien

Les paroles sur http://laboiteauxparoles.com/titre/2602/richard-seguin-quotidien

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Infaillibilité et condition humaine

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On attendait d’elle qu’elle soit bonne, qu’elle devienne infaillible. Toute son éducation était basée sur cette approche de perfection du développement humain.

Elle luttait fort pour s’y approcher, pour ne pas décevoir, pour devenir la perfection attendue.

Parfois, elle avait un doute. Elle avait l’intime conviction qu’elle n’était pas parfaite et doutait d’atteindre cet état un jour.

À regarder les autres autour d’elle, elle ne voyait pas la perfection, mais ce don d’illusionniste. Certaines personnes réussissaient par leurs propos, parfois par leurs images déposées sur les réseaux sociaux, à donner cette impression de perfection, de bonheur. Mais, elle savait au fond d’elle qu’il s’agissait de soubresaut d’égo. D’histoires de fanfaron.

D’un autre côté, elle ne pouvait pas souhaiter que sa vie soit une longue série d’échecs, du déplaisir, ou une perte de sens. Elle avait du plaisir à réaliser des choses qu’elle imaginait et dont elle excellait.

Elle était prise au piège entre l’infaillibilité attendue et la connaissance de ses limites et de ses contraintes. Son estime de soi en était affectée.

Et pourtant, comme toute chose dans la vie, rien ne demeure trop longtemps dans un état stable. Tout change.

Elle a découvert l’amour à la croisée d’un chemin de la vie et cette rencontre fut une grande élévation.

Elle donnait de son temps de sa présence et elle faisait tout pour rendre la vie lumineuse, sans se soucier si tout était parfait. Elle suivait avant tout l’élan de son cœur. Elle apprit à donner, et aussi à découvrir qu’une personne pouvait aimer elle aussi à donner juste pour elle. Et elle apprit à recevoir.

Elle ne ressentait pas le besoin de prouver aux autres qu’elle était capable d’aimer, et d’être aimé. Au contraire, elle accueillait cet amour comme une belle expérience de la vie. Elle avait beaucoup plus le désir d’être enveloppée de silence que d’agiter son environnement vainement à ce sujet.

On dit souvent que les gens heureux n’ont pas d’histoire, et ce n’est pas tout à fait vrai. Ils ont une histoire, leur histoire singulière, mais elle n’est pas conçue pour épater un public. Son histoire lui permettait de se relier avec un petit groupe d’humains privilégiés.

Je l’ai croisé l’autre jour, elle m’a beaucoup inspiré. En discutant, elle m’a fait comprendre que la vie est une aventure, une exploration continuelle à travers des réussites, des épreuves, des erreurs, des moments d’extase et des apprentissages. Elle émanait une énergie sereine d’amour. C’est cette vision joyeuse que nous avons partagée.

En repartant vers chez moi, il m’est resté cette vision que nous sommes juste, nous sommes parfaitement imparfaits et c’est ce trésor de simplicité qu’il nous faut préserver.

Une chanson d’Edgar Bori – L’Étoile du nord

Les paroles sur http://christianeloubier.com/article-l-etoile-du-nord-104227765.html

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