La conscience de soi expliquée par les neurosciences sociales

Les êtres humains sont fondamentalement sociaux. La survie, le bien être physiologique et psychologique ne sont possibles que par nos relations aux autres. En tant qu’espèce sociale, homo sapiens crée des organisations émergentes au-delà de l’individu. Ces structures s’étendent aux familles, groupes, villes, civilisations et cultures. De l’individu, aux groupes qui constituent notre société, découvrez la nature empathique et social du cerveau qui est essentielle à comprendre afin d’améliorer l’analyse et la compréhension de notre société, mais aussi de nous-même.

Vivre avec soi

femme sans voile

La vie n’est ni mauvaise ni difficile. Elle est belle et sereine, c’est nous qui la maltraitons. Alors ose ta vie, toi seul la vivras »

Une des erreurs consiste à confondre plaisir et joie, le sentiment du bonheur ne résulte pas d’une accumulation de plaisirs, mais de la capacité à vivre dans la joie les moments les plus anodins de la vie. La joie n’est pas seulement un élan, elle est jaillissement interne d’énergie qui dynamise la personne et son entourage. La joie participe d’un accord de tous les sens avec l’instant. Le plaisir et une sensation qui peut être forte et bonne mais qui reste limitée à une action donnée. Le plaisir s’épuise au moment même où il est vécu, alors que la joie s’amplifie et se diffuse au fil de multiples accords qui renaissent et laissent des traces plus durables.

Être heureux ne dépend pas seulement de l’irruption d’un évènement gratifiant ou bienveillant dans notre vie, mais surtout de notre capacité à accueillir, à protéger et à amplifier cet événement sans le parasiter par des pensées toxiques.

La qualité d’une écoute permet même d’entendre ses propres silences.

Jacques Salomé dans Vivre avec soi

Une pièce musicale de Joan Baez – Gracias a la vida

Les paroles en frnaçais sur https://greatsong.net/TRADUCTION-JOAN-BAEZ,GRACIAS-A-LA-VIDA,9004067.html

Le meilleur de soi : Le rencontrer, le nourrir, l’exprimer

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Faute d’être reconnues, nos eaux intérieures soulèvent de grandes vagues où nous risquons de nous noyer. Car l’émotion déferle en nous comme une lame qui nous porte, nous emporte ou nous submerge.

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Beaucoup souffrent d’une estime de soi défaillante et sont affectivement dépendants des autres faute d’avoir été reçus avec suffisamment de compréhension et de bienveillance.

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Ils cherchent encore la lueur d’approbation dans les yeux de parents symboliques ou véritables. Ils en sont pour ainsi dire assoiffés, et ils craignent de perdre l’estime de ceux et celle qui leur accordent ce reflet positif. En réalité, ils vivent dans le regard des autres, captifs de leur propre image. Leur quête est invisible mais s’ils pouvaient se voir dans ce rôle, c’est la figure d’un mendiant qui leur apparaîtrait.

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Chacun de nous veut exprimer le meilleur de lui-même. Chacun aspire à être vrai. Nous ne désirons pas seulement toucher à notre vérité, nous cherchons aussi à la manifester et à la dire.

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La projection est un mécanisme psychologique qui fait que l’on prête aux autres des éléments inconscients de notre propre psyché.

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Les cœurs se rejoignent quand nous réalisons que nous voulons tous de l’amour et de la reconnaissance. Car le véritable cri du cœur, qui exprime les attentes et les besoins de chacun, se résume essentiellement au désir d’aimer et d’être aimé pour ce qu’il est véritablement, c’est à dire un être qui, avec ses dons et ses talents, fait partie de la grande famille universelle.

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Il ne tient qu’à nous de cultiver ce dialogue afin que les idées créatrices et l’inspiration puissent irriguer nos vies.

Guy Corneau dans Le meilleur de soi : Le rencontrer, le nourrir, l’exprimer

Une pièce musicale de Levon Minassian & Armand Amar – Hovern’engan

Une petite parcelle… comme toi

ImAGE Naisance du monde

Une petite parcelle vagabonde

se détache de l’Un pour prendre forme,

elle s’éloigne, puis elle ensemence une planète,

et alors la vie  lui offre un Toi

et la terre moule une peau pour sentir

et la mer nettoie le corps

la lune révèle les connaissances fragmentées

et le soleil dévoile la vision

le vent, de son sifflement, ouvre les oreilles

et le feu insuffle l’odeur de l’impermanence

Puis, une petite parcelle d’humain vagabonde

se détache de l’humanité pour prendre forme,

elle grandit, puis elle entretient son énergie singulière,

et alors, l’entraînement de l’esprit l’ouvre à Soi

et le vieillissement apporte l’acceptation

l’attention lui dévoile l’émerveillement

et la lumière enveloppe sa présence

la chaleur nourrit son amour

et la nourriture vivifie la clarté de son énergie

l’écoute ouvre la voie de la compréhension

et les saveurs naturelles dessinent le palais du plaisir

Avant que cette petite parcelle retourne à l’Un

combien de souffrance et de plaisir au corps de la terre

avant de saisir que tout est inter relié et interdépendant?

Une chanson de Daniel Bélanger – Spoutnik

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-dans-un-spoutnik-lyrics

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Notre propre nature

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Comment peut-on devenir libre?

Est-ce par notre capacité d’apprendre, vous savez cette faculté d’ouvrir des portes nous libérant des murs qui enferment l’esprit?

Est-ce par des tentatives de s’échapper d’une cage? Laquelle?

Et si nous ne faisions rien, est-ce que cela ferait une différence?

Est-ce que l’on peut s’échapper virtuellement de la prison qui nous retient en goutant tous les plaisirs?

Et si nous étions capables d’ouvrir toutes les portes, est-ce suffisant où je dois aussi ouvrir mon esprit?

Sortir d’un lieu en y laissant notre esprit captif, c’est-à-dire sans changer notre façon de voir le monde, ne revient-il pas à s’enfermer dans une autre cage d’une dimension plus grande?

Même si nous avons tout notre temps, si nous n’avons pas la capacité d’assumer nos risques et nos choix, alors chaque seconde serait-il la mesure de notre captivité?

Où est la frontière de l’intoxication entre ne rien prendre et tout prendre?

Devenir libre implique courage et résilience, car cela demande de délaisser ce qui justifiait l’état d’emprisonnement qui est souvent à l’origine de nos mal-être et de nos maladies.

Parfois, au lieu de tenter de sortir, il faut envisager d’entrer dans ce qui va de Soi.

Une chanson de Roger Hodgson – Hide in your shell

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/257060.html

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Jour 13

ImAGE Ruelle italie

Bonjour, je suis en déplacement et je désire me rendre à l’endroit où on peut y apprendre la meilleure technique pour contrôler l’esprit et prendre soin de son corps. On m’a dit que ce n’est pas très loin d’ici, pouvez-vous m’indiquer le chemin?

J’ai besoin de mieux comprendre votre demande.  Qu’entendez-vous par contrôler l’esprit?

Vous savez je veux rejoindre ces gens qui sont capables de rester assis sans bouger et qui contrôle leur esprit pour être heureux. Ils font aussi toutes sortes de contorsions et de mouvements pour prendre soin de leur corps.

Ah je comprends, vous savez votre esprit n’est pas objet que vous pouvez programmer, vous êtes l’activité à l’intérieur de votre programme. Vous êtes mouvements et contorsions dans votre vie. Je vous trouve déjà très bien. Venez, je vais vous montrer, le Centre n’est pas loin. Ce sont de bonnes personnes vous allez voir.

Ah merci, vous êtes aimable.  Vous pratiquez ces techniques?

Parfois, quelques-unes d’entre elles. Mais j’accorde plus d’importance à l’expérience qu’à la maîtrise de la technique. Une belle position illustre un talent et un savoir-faire, une belle expérience alimente notre propre nature.

Nous vivons dans un monde ou nous sommes en inégalités, tant sur le plan des revenus, des capacités, des talents ou des conditions. C’est pourquoi, j’accorde plus d’importance à l’expérience directe, il n’y a plus de comparaison nécessaire, mais des apprentissages à vivre.

Voilà c’est ici, et si je peux vous donner un conseil, écoutez, observez, apprenez et ayez du plaisir. Mais, éloignez-vous de la quête du comment faire mieux pour laisser le plus de place possible à être avec plaisir et authenticité. Bonne chance.

Merci, mais je vous suis reconnaissant de m’avoir accompagné jusqu’au Centre, et de m’avoir guidé.

Une chanson d’Alanis Morissette – Thank U

Les paroles en français sur  https://www.lacoccinelle.net/249077-alanis-morissette-thank-you.html

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Au-delà de nos frontières

Visage nature

Avez-vous déjà franchi l’autre versant de votre monde?

Il existe vraiment, il est bien réel, mais peu visité, et à l’image de l’inconnu. L’autre versant est perçu comme un côté sombre de notre monde.

Nous avons en général une peur de ce que nous ne connaissons pas. Cette peur est souvent irrationnelle et elle ne peut s’apprivoiser que par un travail de désensibilisation patient et constant.

Le monde que nous partageons et que nous connaissons tous est ce monde social, interactif, ou il y a beaucoup d’animation, des soirées, des repas entre amis, des sorties de groupe, etc.

L’autre versant est cet r de solitude. Il y a tant de richesse à découvrir, et tant d’aventure à réaliser.

Nous foulons l’espace de cet autre versant quand on prend du temps seul pour soi. Nous pénétrons dans ce versant lorsque nous faisons une randonnée en solitaire en forêt ou dans un parc. Nous entrons alors sur les terres de l’autre versant. Si la promenade se fait sans les outils afin de se déconnecter de l’autre monde (musique, livre, journaux, cellulaires, tablettes et j’en passe), alors c’est que vous pénétrez plus avant dans l’autre versant. La peur de l’inconnu se manifeste souvent sous la forme de l’ennui. La cause de cette peur sous forme d’ennui n’est autre que notre incapacité à s’habiter réellement, à garder une créativité dans le présent comme dans l’autre monde. L’ennui est souvent perçu comme une diminution de la vie, un soi très présent dans beaucoup d’absence.

Lorsque nous vivons cette peur reliée à l’ennui, notre réaction première est de bouger, de faire quelque chose, de se divertir, et de repartir dans ce versant où il y a un soi plus absent et beaucoup d’autres formes de présence.

La personne, qui désire continuer à explorer cet autre versant, doit apprivoiser cette peur, l’utiliser pour devenir un meilleur observateur de ce qui l’entoure, puis par la capacité d’attention, apprendre à composer avec cette nouvelle réalité. En fait, elle doit devenir l’auteur conscient dans cet état de solitude.

Celui qui sait voyager seul saura mieux comprendre les autres. Les rencontres ne deviennent plus un prétexte inavoué afin d’éviter de se retrouver seules, mais elles présentent des opportunités pour s’ouvrir à l’autre, pour se découvrir et se dépasser. C’est toute la différence entre s’engager pour ne pas être seul, au lieu de s’engager ensemble à être seul.

Les personnes qui décident d’explorer régulièrement cet autre versant du monde développent une plus grande capacité d’adaptation, une faculté à dénicher le bonheur dans ces instants furtifs, et créer un présent à leur mesure au lieu de s’agiter pour meubler un présent par peur de l’absence. En nous créant, nous allons au-delà de nos frontières.

Une chanson de Bon Iver – Holocene

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/897999.html

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