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Et si parfois le bonheur dérangeait?   Leave a comment

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Vous est-il déjà arrivé d’exprimer votre bonheur, de dire que la vie est belle et d’avoir un proche qui vous interpelle en disant que la vie est injuste? Par exemple, elle peut vous exprimer qu’elle est en train de vivre quelque chose de difficile et qu’elle est triste. En fait, elle vous renvoie le message que parfois la vie est dure.

Et vous êtes perplexe.

Oui, d’une part, vous comprenez cette souffrance, et ce besoin de la partager.

Oui, d’autre part, vous comprenez que vous dérangez avec l’expression de votre bonheur, suscitant cet arrière goût d’excuse d’être si bien!

Oui, trop souvent vous avez déjà vécu cette situation, et vous savez que tout passe, plus vite que l’état d’esprit dans lequel nous nous emprisonnons.

Prendre au lieu de vivre la vie, c’est vouloir posséder ces enfants, vouloir qu’ils nous aiment, qu’ils nous parlent régulièrement, qu’il partage notre vie, nos valeurs, nos croyances et se posséder mutuellement. Pourtant, c’est normal quand il y a de grandes différences de ne pas se rejoindre.

Prendre au lieu de vivre la vie, c’est refuser d’être triste, c’est refuser de souffrir, c’est refuser de comprendre, et laisser les chaînes de notre esprit nous maintenir au mur de nos peurs et de notre ignorance.

Vivre, c’est autant exprimer sa tristesse que sa joie, c’est chanter, c’est chuchoter, c’est s’ouvrir, c’est encore apprendre, bref, créer sa propre vie.

Nous sommes en paix quand nous laissons vivre les autres, et qu’il y a une communication signifiante avec les proches et non une communication par attachement. Je parle de communiquer avec des personnes qui ont le désir d’échanger et non parler pour maintenir les liens.

Il y aura toujours une personne autour de nous qui souffre, une personne malheureuse, et même parfois, ce sera notre tour. En saisir les encrages des chaînes et ne pas juger n’est pas toujours facile.

C’est lorsque le bonheur dérange que nous mesurons l’importance de la compassion et de l’attention. Nous avons ce pouvoir d’accompagner les proches vers un état plus paisible et créatif.

Je fais le souhait que vous soyez des plus heureux.

Une chanson de Christophe Maé – Il est où le bonheur

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

 

 

Publié 3 juillet 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Sortir de la souffrance   Leave a comment

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L’océan de souffrance est immense, mais si vous vous retournez, vous verrez la terre. Même si la graine de souffrance en vous est très forte, n’attendez pas de ne plus souffrir pour vous autoriser à être heureux.

Lorsqu’un arbre est malade dans le jardin, il faut certes s’en occuper, mais il ne faut pas oublier non plus de regarder les arbres qui vont bien.

Même si vous avez de la peine dans votre cœur, vous pouvez apprécier toutes les merveilles de la vie. Le lever du soleil, le sourire d’un enfant, les fleurs et les arbres. La souffrance n’est pas tout.

Ne vous laissez pas emprisonner par votre propre souffrance. Si vous avez connu la faim, vous savez qu’avoir à manger est un miracle.

Si vous avez souffert du froid, vous savez apprécier la chaleur. Si vous avez souffert, vous savez apprécier les éléments de paradis qui sont présents.

Mais si vous restez enfermé dans votre souffrance, vous passerez à côté du paradis. N’ignorez pas la souffrance, mais n’oubliez pas non plus d’apprécier les merveilles de la vie. Pour vous-même et pour le bien de tous…

Thich Nath Hanh : Le cœur des enseignements du Bouddha

Une chanson de Richard Séguin – Il faut croire au bonheur

Publié 17 juin 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le modèle de la victimisation   Leave a comment

ImAGE Boudisme

Lorsque nous vivons une série de moments tendus, difficiles, il est facile de se laisser aller, de baisser les bras, et d’oublier que nous avons un contrôle sur notre vie.

Nous mettons alors beaucoup d’attention sur la situation désagréable, et nous laissons lentement s’introduire la perte de confiance. Comme un nouvel ordre qui s’installe, sans nous en rendre compte, nous souhaitons que tout se règle par magie, nous attendons une solution, nous commençons à nous plaindre, à nous voir subissant notre vie, puis tout doucement, s’installe une représentation de la vie à partir du point de vue d’une victime. J’irais jusqu’à dire, sans nous en rendre compte, comme si ce n’était pas de notre faute !

Et s’installe lentement un modèle d’enracinement. À chaque personne que nous rencontrons, nous parlons de nos difficultés, de cette tension, de comment nous vivons avec, de notre impuissance, et nous attirons ainsi des personnes qui vivent la même chose, des victimes ou parfois, ce qui n’est pas amusant, des bourreaux. Et pour se créer des bourreaux, rien de plus facile, il s’agit de confronter un peu, contrer les tentatives d’aide et de ne pas être en mode écoute, en rajouter un peu, et le modèle de la victimisation s’incruste.

L’arrêt d’agir ne relève pas du miracle, mais de la prise de conscience de ce modèle, du désir de sortir du passé, du lien avec la situation difficile et le lâcher prise, en quelque sorte de sortir de cette situation. Tout passe, toutes les douleurs passent. Il est possible de se calmer, de puiser des solutions en nous ou de demander de l’aide. Les plus grandes difficultés sont souvent les leviers de nos nouvelles forces. Il est humain de dire je ne sais pas quoi faire et j’aimerais m’apprendre à devenir autrement. Nous avons en tout temps cette capacité de nous réapproprier notre capacité d’agir pour nous mettre à  nouveau en mouvement. Parfois, cela débute par demander de l’aide, d’abord juste écouter, et puis, tout doucement, nous pouvons défaire des pièces du modèle, ce mannequin de souffrance, et redevenir soi.

Une chanson des Pixies interprétée par Yoav et Emily Browning

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Le pouvoir du moment présent   1 comment

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Donc, dans l’état de non-éveil et d’identification au mental, ce que l’on qualifie parfois à tort de joie n’est en fait habituellement que l’aspect plaisir, éphémère du perpétuel cycle d’alternance souffrance-plaisir. Le plaisir est toujours provoqué par quelque chose d’extérieur à vous, alors que la joie émane de l’intérieur.

S’identifier au mental, c’est lui donner de l’énergie. Observer le mental, c’est lui enlever de l’énergie (…) La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie.

Pour vous faire réaliser que vous avez permis au temps psychologique de prendre possession de vous, il vous suffit de faire référence à un critère simple. Demandez-vous s’il y a de la joie, de l’aisance et de la légèreté dans ce que vous entreprenez. S’il n’y en a pas, c’est que le temps a pris le dessus, que le moment présent est passé à l’arrière-plan et que la vie est perçue comme un fardeau ou un combat (…) Etre libéré du temps, c’est psychologiquement ne plus avoir besoin du passé pour assumer votre identité ni de l’avenir pour vivre votre plénitude.

Tous les véritables artistes, qu’ils le sachent ou non, créent à partir d’un état de vide mental qui donne forme à l’impulsion ou à l’intuition créative. Même les plus grands savants ont rapporté que leurs percées créatives s’étaient produites dans des moments de quiétude mentale.

Le Pouvoir du moment présent Eckhart Tolle

Une chanson de Radiohead – Karma Police

Le spectacle de la vie   3 comments

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Il faut prendre garde à la façon dont nous réagissons et pensons lors des événements charnières de nos vies.  Ce n’est pas parce que nous ressentons ou vivons une chose que cela doit devenir vraie.

J’ai croisé tant de personnes qui vivaient un événement souffrant et s’y accrocher au point d’entretenir voir aimer leur douleur, et de voir dans toute piste de solution, une négation de leur vécu.

Ainsi, les événements souffrants arrivaient comme attirés par une force invisible. Ce n’est pas parce que nous pouvons survivre avec résilience a probablement la majorité des situations que dans notre vie tout s’arrangera. Il faut du courage pour cesser de générer des problèmes et entrer dans la voie des solutions. Il n’est pas facile de vivre sa vie comme on lit un livre, de tourner la page pour poursuivre son histoire.

Il faut prendre garde à la façon dont nous réagissons et pensons lors des événements charnières de nos vies.

La vie est changement, la connaissance est l’appréciation de la transformation et la conscience, l’acceptation de cesser de faire l’interprètre de nos peurs pour enfin se lancer et apprécier le spectacle que la vie.

Une chanson de Daniel Bélanger – Dans un spoutnik

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Résilience ou apprendre à vivre   Leave a comment

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Quand le mot «résilience est né, en physique, il désignait l’aptitude d’un corps de résister au choc, en science sociale il signifie la capacité à réussir à vivre et se développer de façon positive et socialement acceptable en dépit du stress et de l’adversité qui comporterait normalement le risque grave d’une issue négative. C’est comme un ressort invisible qui nous permet de rebondir dans l’épreuve et faire de l’obstacle un tremplin, de la faiblesse une force, des impossibilités un ensemble de possibles.

Puis, le fait de se dire « et maintenant, qu’est-ce que je fais de cette blessure» nous aide à découvrir la partie saine de soi et à partir à la recherche de moyens de se guérir. C’est alors que se tricote la résilience.

La résilience, c’est plus que résister, c’est aussi apprendre à vivre.

La poésie, c’est de transformer la souffrance en oeuvre d’art.

La créativité serait fille de la souffrance. Ce qui ne veut pas dire que la souffrance est mère de toutes les créativités.

Comme dans tout développement on pourra parler de résilience que longtemps après, lorsque l’adulte enfin réparé avouera le fracas de son enfance. La résilience constitue donc un processus naturel qui se tricote avec ses milieux écologiques, affectifs et verbaux. Chacun d’eux sont tributaires les uns des autres.

Un merveilleux malheur de Boris Cérulnick

Une chanson de Johnny Clegg – Asimbonanga

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Publié 18 décembre 2016 par dandanjean dans Pauses lectures

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Sortir du cycle de la souffrance   Leave a comment

ImAGEImpossible de se cacher

La douleur que nous avons enfoui en nous, qui devient souffrance émotionnelle est trop souvent gardée en secret. Nous vivons dans un monde ou l’expression des émotions est perçue comme une faiblesse, un problème de maturité. Et pourtant…

Nous avons  de la difficulté à affronter la souffrance émotionnelle. Elle a prend racine d’une blessure émotionnelle issue des difficultés vécu avec notre entourage, par exemple un conflit avec un proche, un conflit au travail, une séparation, une déception, une humiliation, un sentiment de culpabilité induit, des peurs et j’en passe.

Cette douleur que souvent les gens de l’entourage ne perçoivent pas, devient un frein aux relations sociales. Les personnes proches pourtant appréciées sans pouvoir protéger, aider ou comprendre, deviennent à l’insu de la personne qui souffre, et à leur propre insu, des rappels de la blessure, rendant difficile le maintien des contacts.

Il est possible d’aimer les personnes qui nous entourent mais de ne pas tolérer la blessure qu’ils ont suscitée par leur comportement ou leur indifférence. Il n’est jamais agréable de sourire quand on n’en a pas envie, d’ignorer quand le souvenir est trop présent.

La personne souffrante tente de fuir car c’est la seule chose qui la soulage. Lorsqu’elle traverse cette étape elle le faits souvent de façon inconsciente pour passer à autre chose, pour aller de l’avant. Cependant, avec cette attitude, la souffrance prend racine.

La douleur émotionnelle est seulement la première étape, vient ensuite la souffrance émotionnelle. Alors, force est de constater que d’échapper à la souffrance émotionnelle est impossible tant qu’elle est autorisée à être vécue. Lâcher prise et le pardon deviennent alors des voies de changement de paradigme.

Tant qu’il est accepté de ressentir la douleur émotionnelle provoqué par la personne de l’entourage qui l’alimente, la personne souffrante demeure prisonnière dans son corps, dans sa cage de souffrance. Il faut du courage pour défaire ses chaînes, mais surtout de l’amour bien placé…

La compassion active envers soi et autrui, le pardon, permettent et contribuent activement à remplacer cette représentation de captivité.

Par la suite, maintenir les liens ou pas avec cette personne aura de sens que par l’espace d’humanité qui se tissera.

Une chanson Si c’était vrai de France D’Amour

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Publié 6 décembre 2016 par dandanjean dans Textes de mon cru

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