Archives du tag ‘souffrance

Divine blessure   Leave a comment

Arc en ciel

Parfois, sous le coup d’une douleur, par la grâce d’un émerveillement, une échancrure se produit qui déchire notre opacité et permet d’aller voir de l’autre côté : une brèche par laquelle la Lumière peut nous toucher.

L’erreur est de croire que le monde est clos alors que ce sont nos perceptions, nos propres limites qui nous empêchent de discerner toutes les autres sphères de l’invisible.

Divine blessure, Jacqueline Kelen

Une chanson de The Beatles – Here Comes The Sun

Les paroles traduites sont sur https://www.lacoccinelle.net/245125.html

 

Publié 1 décembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Faire le deuil de la souffrance   Leave a comment

ImAGE Liberté

 

Quand on s’y attarde un peu, nous constatons que la souffrance que nous vivons a souvent comme origine un désir qui nous tient à cœur. La recherche de ce qui nous semble salutaire, mais inaccessible nous fait souffrir.

De cette perspective, la réalité seule n’est pas suffisante. Nous voulons l’améliorer et le manque ou le refus d’un aspect de la réalité prend toute sa place.

Par notre souffrance, s’exprime notre refus de notre situation et surtout l’état émotionnel difficile qu’elle déclenche.

Contrairement à ces situations où nous ressentions une émotion acceptée, la souffrance exprime une réaction vive et émotive à la fois contre la perception de notre réalité extérieure et contre nous-mêmes.

Vient ensuite cette prise de conscience que nous aurions aimé mieux ne pas ressentir ce que l’on ressent.

Pour sortir de la souffrance, il nous faut faire cet incontournable deuil, celui du désir à son origine, puis de notre représentation tronquée de la réalité modifiée par ce désir et l’effet en cascade d’autres refus qui en découle.

Il n’est pas toujours facile de lâcher-prise, de faire le deuil d’une représentation du monde qui nous entraîne dans la mauvaise voie, de se retrouver, se pardonner, et pardonner par acceptation de devenir autrement.

Mais, la réalité est, qu’en vivant un deuil, nous survivons, ne serait-ce qu’un bref instant de vie, à ce qui nous a fait souffrir.

Une chanson de Louis Armstrong – What A Wonderful World

Les paroles traduites sont sur https://www.lacoccinelle.net/244163.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Paroles pour apaiser la douleur et accueillir la paix   Leave a comment

Audrey Hepburn, UNICEF ambassador in Ethiopia

March 16-17, 1988, Ethiopia — Soon after becoming a UNICEF ambassador, Audrey Hepburn went on a mission to Ethiopia, where years of drought and civil strife had caused terrible famine. — Image by © Derek Hudson/Sygma/Corbis

Celui dont la douleur est plus grande que la vision de son but perdra sa vision et succombera à la douleur

Rav Ashlag

Une seule chose ma colombe. Il n’est que d’accueillir une bribe de cette souffrance noire dans son propre cœur, de l’y bercer, de l’y soigner. Et d’espérer qu’y œuvre l’alchimie d’amour. Tout le reste est du vent.

De Seul ce qui brûle, Christiane Singer

-Pourquoi tout le monde ici est heureux et pas moi ?

– Parce qu’ils ont appris à voir la bonté et la beauté partout, répond le maître.

– Pourquoi suis-je incapable de voir la bonté et la beauté partout ?

– Parce qu’on ne peut pas voir à l’extérieur de soi ce qu’on ne voit pas en soi.

Anthony de Mello

Sariputra, le grand disciple du Bouddha, était assis en zazen, au bord d’un lac. À la surface de l’eau, de nombreux poissons sautaient. Sariputra changea de place et s’installa dans un endroit plus retiré. Mais le chant des oiseaux dérangeait son zazen. Les pensées affluaient, les illusions s’élevaient…Les oiseaux et les poissons le troublaient, aussi décida-t-il de les tuer et de les manger. Mais l’indigestion le rendit malade. Cette anecdote est un fait de jeunesse de Sariputra. Inutile de chercher à fuir le bruit de l’eau ou le chant des oiseaux. Le trouble vient de notre esprit.

Le Bol et le Bâton : 120 contes Zen, Taïsen Deshimaru

 

Une chanson de Rufus Wainwright – Across The Universe

 

 

PAROLES TRADUITES SUR https://www.lacoccinelle.net/249615-the-beatles-across-the-universe.html

Publié 24 novembre 2017 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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Pour mieux vivre les carences   Leave a comment

Je sais que je suis capable de voir tous les défauts des autres, car j’ai mis tant d’effort à nier les miens que mon esprit a trouvé une voie de passage. Je ne critique pas, je ne fais que nommer.

Une chance que j’ai su forger ma rigidité d’esprit pour mieux faire face aux tumultes de la vie moderne. Ainsi, tout peut bien changer autour de moi, je demeure le même. Telle une statut de marbre, je deviens la déité de mes pensées.

Je connais le monde idéal dans lequel je veux évoluer, je suis patient, je l’attends, et ce monde va s’adapter à moi, et non le contraire. Seuls les faibles s’adaptent et deviennent fluides.

Je ne suis pas perfectionniste par choix, mais par nécessité, car il faut savoir résister face à ce qu’on ressent pour laisser émerger ce qui devrait être. Tout peut se perdre lorsque nous laissons l’imperfection s’immiscer.

Dans une relation amoureuse, il ne faut pas dévoiler le cœur. Dévêtir nos corps, s’exposer au soleil du désir des autres nous permet de renforcer notre image. Toutefois, notre âme doit rester chaste et cachée. L’authenticité tue le plaisir, puis le bonheur.

Ce n’est pas grave si je ne vis pas maintenant ce que je ressens, j’ai fait le choix d’être une nouvelle forme d’ascèse, et je vis mes carences.

 

Une chanson de Gregory Lemarchal – SOS d’un terrien en détresse

Pourquoi je vis, pourquoi je meurs,

Pourquoi je ris, pourquoi je pleure,

Voici le SOS, d’un terrien en détresse

J’ai jamais eu les pieds sur terre..

J’aimerais mieux être un oiseau..

J’suis mal dans ma peau..

J’voudrais voir le monde à l’envers..

Si jamais c’était plus beau..

Plus beau vu d’en haut…

D’en haut…

J’ai toujours confondu la vie,

Avec, des bandes dessinées,

J’ai comme des envies de métamorphose,

Je sens quelque chose,

Qui m’attire, qui m’attire, qui m’attire,

Vers le haut…

Au grand loto de l’univers…

J’ai pas tiré le bon numéro…

J’suis mal dans ma peau…

J’ai pas envie d’être un robot,

Métro, boulot, dodo…

Pourquoi je vis pourquoi je meurs,

Pourquoi je crie pourquoi je pleure,

Je crois capter des ondes,

Venu d’un, autre monde,

J’ai jamais eu les pieds sur terre…

J’aimerais mieux être un oiseau…

J’suis mal dans ma peau…

J’voudrais voir le monde à l’envers…

J’aimerais mieux être un oiseau…

Dodo l’enfant, do….

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017– Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 9 novembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Les saisons de votre coeur   1 comment

Tout comme le noyau d’un fruit se brise pour exposer son cœur au soleil, il vous faut connaître la douleur.

Et si votre cœur pouvait s’émerveiller en permanence devant les miracles quotidiens de votre vie, votre douleur ne lui paraîtrait pas moins étonnante que votre joie ;

Et vous accepteriez les saisons de votre cœur de la même façon que vous avez toujours accepté la succession des saisons dans vos campagnes.

Et vous veilleriez sereinement au long des hivers de votre souffrance…

*

Quelques-uns d’entre vous disent, la joie est plus grande que la tristesse; et d’autres disent; non, c’est la tristesse qui est la plus grande…

Mais je vous dis, elles sont inséparables…

Elles viennent ensemble, et quand l’une est assise seule avec vous à votre table, n’oubliez pas que l’autre est endormie sur votre lit…

 

Khalil Gibran

 

Une chanson de Damien Rice et Lisa Hannigan – Love Hurts

Parole en français sur : https://www.lacoccinelle.net/290160.html

Publié 28 septembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Pour sortir de l’inutile souffrance, la piste improbable   2 comments

ImAGE Changer de point de vue

Une fois que nous savons que c’est inutile, qu’est-ce qui se passe?

Trop souvent, nous continuons quand même, car nous ne voyons pas d’issues.

Et pourtant les différentes formes de résistance à ce qui est, et la non-acceptation de ce que la vie nous apporte, constituent les ingrédients de base de la souffrance qui nous colle à la peau.

Bien que nous sachions que la situation désagréable vécue fait maintenant partie du passé, nous refusons malgré tout de passer à autre chose, de lâcher prise. Dans cette perte de qualité de vie, il y a une forme de prise de contrôle des pensées obsédantes entraînant une résistance réelle au présent. Parfois, nous pouvons entendre cette petite voix en nous hurlant de nous libérer de ce poids.

Il est toujours fascinant de constater que la piste improbable, la solution qui nous semble contre nature, qui semble à l’inverse de ce que nous dicte notre pensée, représente la meilleure opportunité. Sortir du schème, sortir de l’enfermement, sortir du jugement envers soi et des autres.

Cette piste nous amène à sortir de notre zone de confort, d’imaginer l’improbable, et d’agir comme si la vie s’arrêtait bientôt. Elle représente le point d’équilibre entre les prises de conscience que nous sommes des êtres sociaux ultimement seuls, que nous sommes éphémères (car il y aura un matin ou le soleil se lèvera sur nos cendres), et que nous vivons avant tout d’instants nouveaux.

J’ai souvent trouvé une voie de passage joyeuse en empruntant ces pistes improbables.

Elles ne nous aideront pas à être plus aimés de tous, mais elles nous permettront de nous accepter et de nous débarrasser de cette souffrance inutile.

 

Une chanson de ZAZ – La legende des colibris

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Publié 12 septembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Et si parfois le bonheur dérangeait?   Leave a comment

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Vous est-il déjà arrivé d’exprimer votre bonheur, de dire que la vie est belle et d’avoir un proche qui vous interpelle en disant que la vie est injuste? Par exemple, elle peut vous exprimer qu’elle est en train de vivre quelque chose de difficile et qu’elle est triste. En fait, elle vous renvoie le message que parfois la vie est dure.

Et vous êtes perplexe.

Oui, d’une part, vous comprenez cette souffrance, et ce besoin de la partager.

Oui, d’autre part, vous comprenez que vous dérangez avec l’expression de votre bonheur, suscitant cet arrière goût d’excuse d’être si bien!

Oui, trop souvent vous avez déjà vécu cette situation, et vous savez que tout passe, plus vite que l’état d’esprit dans lequel nous nous emprisonnons.

Prendre au lieu de vivre la vie, c’est vouloir posséder ces enfants, vouloir qu’ils nous aiment, qu’ils nous parlent régulièrement, qu’il partage notre vie, nos valeurs, nos croyances et se posséder mutuellement. Pourtant, c’est normal quand il y a de grandes différences de ne pas se rejoindre.

Prendre au lieu de vivre la vie, c’est refuser d’être triste, c’est refuser de souffrir, c’est refuser de comprendre, et laisser les chaînes de notre esprit nous maintenir au mur de nos peurs et de notre ignorance.

Vivre, c’est autant exprimer sa tristesse que sa joie, c’est chanter, c’est chuchoter, c’est s’ouvrir, c’est encore apprendre, bref, créer sa propre vie.

Nous sommes en paix quand nous laissons vivre les autres, et qu’il y a une communication signifiante avec les proches et non une communication par attachement. Je parle de communiquer avec des personnes qui ont le désir d’échanger et non parler pour maintenir les liens.

Il y aura toujours une personne autour de nous qui souffre, une personne malheureuse, et même parfois, ce sera notre tour. En saisir les encrages des chaînes et ne pas juger n’est pas toujours facile.

C’est lorsque le bonheur dérange que nous mesurons l’importance de la compassion et de l’attention. Nous avons ce pouvoir d’accompagner les proches vers un état plus paisible et créatif.

Je fais le souhait que vous soyez des plus heureux.

Une chanson de Christophe Maé – Il est où le bonheur

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Publié 3 juillet 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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