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Le voyage d’attraction   Leave a comment

ImAGE enlacés

 

Je suis passé parmi vous en étranger. Nous étions tous à notre place, en train de faire notre propre parcours, nous nous sommes croisés sans nous reconnaître.

Parfois c’est à l’angle d’une rue, parfois c’est à une gare, ou encore dans un stationnement ou sur l’autoroute, sur le Web ou sur un cliché publié, on finit toujours par croiser la part de notre monde qui nous est inconnu.

Nous avançons en nous disant que nous voyageons par nous-mêmes, même si nous nous doutons que nous ne sommes pas l’initiateur du mouvement, mais qu’une nouvelle étoile humaine propulsée dans cet univers. Pour nous, c’est le voyage et nous agitons les membres en nous disant que nous sommes bons, mais pour un observateur improbable, nous nous déplaçons simplement, soumis aux forces de répulsion et d’attraction de cet environnement.

Je sais au fond de moi que je suis d’un mouvement d’expansion, de quelque chose qui me dépasse, de quelque chose que même mon imagination ne peut réellement concevoir. Et j’avance, parfois avec des moments de peurs, parfois avec des moments de joie, conscient que la vie n’est qu’un présent. Nous avançons pour nous rendre vers nous, vers cet endroit où nous tendons, vers ce point de dispersion, là où il n’y a plus d’observateur, d’objet et d’observé.

La seule différence avec le moment où nous nous sommes croisées, c’est que nous ne serons plus l’un pour l’autre des étrangers et distincts.

 

Une pièce musicale de Kitaro – Great Voyage

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 11 mai 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le nuage d’inconnaissance   Leave a comment

ImAGE s'élever

Car nulle part corporellement, c’est partout spirituellement… j’aimerais mieux n’être nulle part corporellement, luttant avec cet aveugle rien, que d’être un si grand seigneur que je puisse, lorsqu’il me plairait, être partout corporellement…

Laisse ce partout et ce quelque chose, pour ce nulle part et ce rien.

Ne t’inquiète point si ton intelligence ne peut appréhender ce rien, car assurément je ne l’en aime que mieux. Il est en lui-même si précieux qu’elle ne peut l’appréhender. Ce rien, on l’éprouve plutôt qu’on ne le voit car il est tout aveugle et pleine ténèbre pour ceux qui ne l’ont pas encore beaucoup contemplé… Une âme en l’éprouvant est plus aveuglée par l’abondance de lumière spirituelle qu’on ne l’est par les ténèbres ou le manque de lumière physique.

Qui donc l’appelle ‘rien’? C’est assurément notre homme extérieur, non l’intérieur. L’homme intérieur l’appelle ‘Tout’, car par lui, il lui est donné de comprendre toute chose, corporelle ou spirituelle, sans en considérer aucune en particulier.

Armel Guerne dans Le nuage d’inconnaissance

Une pièce musicale de Mahler – Adagietto Symphony 5

Publié 29 avril 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le Veda d’un Physicien   Leave a comment

One

Il est fort curieux que la philosophie occidentale, qui a presque universellement accepté l’idée que la mort de l’individu ne met aucunement fin à quoi que ce soit d’essentiel de la vie, ait à peine honoré d’une pensée (excepté chez Platon et Shopenhauer) cette autre idée bien plus profonde et plus intimement joyeuse, et qui logiquement va de pair avec elle : l’idée qu’il en est de même pour la naissance de l’individu ; que je ne suis pas créé pour la première fois, mais que je suis progressivement réveillé d’un profond sommeil.

Alors mes espoirs et mes aspirations, mes peurs et mes soucis peuvent m’apparaître comme étant les mêmes que ceux de milliers d’humains qui ont vécu avant moi. Et je peux espérer que ce que j’ai imploré pour la première fois il y a des siècles pourra m’être accordé dans quelques centaines d’années.

Aucune pensée ne peut germer en moi qui ne soit le prolongement de la pensée d’un ancêtre ; il n’y a pas en réalité de nouveau germe (de pensée), il y a l’éclosion prédéterminée d’un bourgeon sur l’arbre antique et sacré de la vie.

Je sais très bien que la plupart de mes lecteurs, en dépit de Schopenhauer et des Upanishads, prendront ce que je viens de dire pour une métaphore plaisante et adéquate, et refuseront d’accepter à la lettre l’axiome que toute conscience est Une par essence.

Ma conception du monde, le Veda d’un Physicien par Erwin Schrödinger

Une pièce musicale Ravi Shankar et George Harrison – Prabhujee

Publié 6 avril 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Toi   Leave a comment

Amérindien

Tout l’univers est contenu dans un seul être humain : toi.

Tout ce que tu vois autour de toi, y compris les choses que tu n’aimes guère, y compris les gens que tu méprises ou détestes, est présent en toi à divers degrés.

Ne cherche donc pas non plus Sheitan hors de toi. Le diable n’est pas une force extraordinaire qui t’attaque du dehors. C’est une voix ordinaire en toi.

*

Si tu parviens à te connaître totalement, si tu peux affronter honnêtement et durement à la fois tes côtés sombres et tes côtés lumineux, tu arriveras à une forme suprême de conscience.

Quand une personne se connaît, elle connaît Dieu.

Le livre de Chams de Tabriz de Djalâl-od-Dîn Rûmî

Une pièce musicale de Vangelis – Conquest of Paradise

Publié 25 mars 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Les pièges de la généralisation et de l’un   Leave a comment

ImAGE unique

C’est en fixant notre esprit, nos croyances, que nous nouons les diversités de la vie en un seul phénomène. C’est le piège de vouloir tout ramener à l’un, ou à tous, en généralisant.

En faisant des généralisations, nous tronquons la réalité, nous la falsifions afin d’y accoler un sens pour nous. Tous les Québécois sont comme cela. Tous les hommes sont d’éternels enfants. Toutes les femmes sont des mères en devenir.

Le mot Un n’est pas mieux. Il y a un sens à la vie. Il y a un chemin à suivre, une raison, un parti ou un vrai dieu. Il peut en prendre du temps pour se rendre compte que la prise de pensée totalitaire est présente en nous et est le froment de la violence que notre humanité subit. Tout ce qui sera produit à partir de cela aura toujours le même goût.

Rien de commun entre l’Un et la singularité, entre la conception du monde à partir d’une généralisation ou à partir d’une perception où tout est relié et tient ensemble.

Le sens unique est dangereux, car il n’est pas compatible avec le sens inverse et il génère des chocs frontaux…et il n’y a plus de sens.

La singularité est une affirmation spontanée de la vie, et un élément vital de la substance humaine. On ne devrait pas traiter comme un sujet méprisable la personne humaine qui est hors norme, bien au contraire.

L’effet pervers, c’est de vouloir réduire l’humain à un concept unique et de le couper en deux, avec une part à atteindre, la partie noble et l’autre part méprisable à rejeter.

Pourtant, accepter l’humain dans son intégrité, dans sa singularité, apporte une diversité de sens, propice aux rencontres, créant des perspectives de découvertes et d’émerveillement.

 

Une chanson de David Gilmour – Wish you were here

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/246823.html

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À chaque éveil…   Leave a comment

ImAGE pirogue

 

Je suis arrivé à cet endroit précis où le paysage sublimait toutes pensées, et où le silence venait apporter cette teinte de profondeur qui fait que le temps et l’espace disparaissent. Et je venais de disparaître par osmose.

Au réveil, j’ai émergé, émerveillé encore, comme à chaque réveil, d’exister, revenir à la vie.

Par l’éveil, j’étais limité à habiter le corps. Je sais maintenant, comme à chaque éveil, que l’inspiration est singulière et permet d’exister jusqu’au moment de l’expiration, au moment de la décomposition de notre présence.

C’est en ayant vu pour la première fois ce paysage qui a tout sublimé que j’ai compris qu’il est futile d’enfermer des pensées sur une épitaphe et le corps dans un tombeau. La mort n’est pas un terme. Le cycle qui nous emporte dépasse la notion d’espace et de temps.

Encore ce matin, la vie est belle. Il me fait du bien de vous rencontrer…

 

Une chanson de Jim et Bertrand – Il me fait du bien

Les paroles et accords sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Jim-Bertrand/Il-me-fait-du-bien.php

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Publié 6 mars 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Personne   1 comment

 

Quel bonheur que de pouvoir apprécier les changements profonds vécus par cette personne! Je l’ai constaté par la façon dont elle regarde maintenant les événements de sa vie. Les questions qu’elle posait ne sont plus les mêmes.

Par exemple, cette personne ne demande plus pourquoi nous devrions faire ceci comme cela. Elle s’exprime plutôt avec une formule plus ouverte: comment c’est de faire cela?

Cette personne semble moins s’intéresser aux idées et à leurs défenses, et elle se préoccupait nettement plus des personnes, de ce qu’ils vivaient, de ce qu’ils ressentaient.

Cette personne semblait accepter que nous soyons avant tout pour notre interlocuteur l’expression de ses attentes et non de ce que nous sommes. C’est le piège du produit de notre représentation du monde. Cette personne avait cette faculté de s’attarder à défaire ce sortilège en entrant en contact directement, au moment du regard de l’autre en semblant se dire qu’ils se rencontrent que cette fois, ici et maintenant.

Et si je rencontre personne, qu’est-ce que je saurais dire?

Et si personne ne me répondait, aurais-je la même écoute?

Quand il y a plus de division avec personne, est-ce encore une rencontre ou un dévoilement?

Personne m’a appris qu’en acceptant le regard de l’autre, nous laissons le monde émerger en soi, et en acceptant d’entendre sa parole, les silences sont plus paisibles.

Une chanson de Maurane et Laura Fabian – Tu es mon autre

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Publié 23 février 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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