Propos de Boris Cyrulnik

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Pour trouver le bonheur, il faut risquer le malheur. Si vous voulez être heureux, il ne faut pas chercher à fuir le malheur à tout prix. Il faut plutôt chercher comment – et grâce à qui- l’on pourra le surmonter.

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La réussite n’est pas toujours une preuve d’épanouissement, elle est souvent même le bénéfice secondaire d’une souffrance cachée.

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Notre culture n’a pas assez développé l’éthologie, alors que la découverte du monde animal est bénéfique pour tous. Des éleveurs qui établissent des relations personnelles avec leurs vaches consomment en moyenne très peu de tranquillisants, alors que les éleveurs qui considèrent les animaux comme des choses à abattre et à vendre représentent une population dans laquelle on retrouve un nombre élevé de dépressions. C’est en rendant populaire ce genre d’études que les gens réaliseront qu’il faut diminuer ces massacres et ces tortures. Plus que par la loi, cela se fera grâce à des récits culturels. Dans les pays anglo-saxons, des écrivains, des philosophes ou des scientifiques comme Jane Goodall ont ainsi permis une protection animale plus efficace que la nôtre.

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Le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans les zoos et de les avoir humiliés par nos rires.

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Pour moi, le mot dangereux, c’est « un ». Parce que quand il y a UN seul Dieu, UNE seule théorie, UN seul chef, on court vers le langage totalitaire. Quand il y a « deux », quand il y a une comparaison, quand il y a la tolérance pour plusieurs Dieux, plusieurs chefs scientifiques, religieux, laïcs, on peut discuter et on est dans la direction de la démocratie.

Boris Cyrulnik

Une pièce musicale de Hans Zimmer – A Way of Life

Une petite parcelle… comme toi

ImAGE Naisance du monde

Une petite parcelle vagabonde

se détache de l’Un pour prendre forme,

elle s’éloigne, puis elle ensemence une planète,

et alors la vie  lui offre un Toi

et la terre moule une peau pour sentir

et la mer nettoie le corps

la lune révèle les connaissances fragmentées

et le soleil dévoile la vision

le vent, de son sifflement, ouvre les oreilles

et le feu insuffle l’odeur de l’impermanence

Puis, une petite parcelle d’humain vagabonde

se détache de l’humanité pour prendre forme,

elle grandit, puis elle entretient son énergie singulière,

et alors, l’entraînement de l’esprit l’ouvre à Soi

et le vieillissement apporte l’acceptation

l’attention lui dévoile l’émerveillement

et la lumière enveloppe sa présence

la chaleur nourrit son amour

et la nourriture vivifie la clarté de son énergie

l’écoute ouvre la voie de la compréhension

et les saveurs naturelles dessinent le palais du plaisir

Avant que cette petite parcelle retourne à l’Un

combien de souffrance et de plaisir au corps de la terre

avant de saisir que tout est inter relié et interdépendant?

Une chanson de Daniel Bélanger – Spoutnik

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-dans-un-spoutnik-lyrics

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Quel merveilleux jour

ImAGE lever du jour

Je reviens d’une petite promenade,

et pendant que certains

m’ont vu passer,

parfois ralentir mon pas

pour toucher un arbre,

parfois pour regarder des champignons,

parfois pour contempler une pierre,

ou encore,

pendant que certains m’ont vu

regarder le ciel et suivre la course d’un nuage,

ou pendant que je chantais

une simple mélodie,

moi je sais au plus profond de mon être

que dans les faits

je marchais dans la beauté.

Une chanson de Jim et Bertrand – Il me fait du bien

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Jim-Bertrand/Il-me-fait-du-bien.php

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Celui qui dit vague!

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Je nous imagine parfois comme une vague, dans un océan où toutes les vagues sont en mouvement comme toi et moi, passant par différentes voies. Le mouvement nous pousse vers l’horizon, et nous nous disons que cela est le sens. Chaque déplacement de la masse d’eau conspire à nous pousser vers ce sens, vers ce point où nous espérons toucher l’infini.

Et durant tout le déplacement, nous vivons des tourbillons frénétiques, des courants chaleureux, des soulèvements, des courants froids, des ouragans et des accalmies. Certaines vagues disparaissent, d’autres apparaissent.

Parfois, nous sommes attirés contre une autre vague et nous sommes fascinés par son mouvement, par sa fluidité, sa lumière, ses couleurs, et nous sommes heureux de partager le mouvement d’ensemble.

Il peut arriver que cette connexion et les expériences antérieures de même nature nous permettent de reconnaître en l’autre le grand océan qui nous habite et que nous composons. C’est alors un grand privilège de voir à travers une goutte d’eau le mouvement d’ensemble du grand océan.

Alors, il devient clair que chaque vague est merveilleusement à sa place tout en étant interdépendante. Puis, nous prenons conscience que la quête d’un horizon accessible n’a plus de sens, car, par le corps de la mer, nous sommes déjà réalisés. Quand notre voix s’élève, elle s’ajoute au chant de l’océan qui recompose la vie.

Alors pour celui qui divague, l’océan n’est qu’un réceptacle de vagues. Les autres, sans divaguer, y voient la création infinie de la vie.

Une pièce musicale de John Butler – Ocean

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Les âmes en partage

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Il y aura toujours des gens pour ne pas accepter la vie telle qu’elle est.  Cela fait partie de l’ordre des choses, il y a cette diversité d’opinions qui constitue en soi notre richesse.

Nous devons apprendre à être critiques, à regarder comment certains hommes vivent à constater nous voir sourire de leurs comportements, et même en avoir pitié. La limite à ne pas franchir est de les empêcher à poursuivre leur chemin sous prétexte qu’il est différent de celui que nous poursuivons.

Il y a un deuil à faire d’une illusion réconfortante. Personne ne peut fusionner son âme à l’âme d’un autre. Même quand deux êtres se rapprochent et se collent l’un vers l’autre, partagent des secrets et tout l’or de leur intimité, leurs âmes demeurent comme deux foyers d’une même flamme. Pour rejoindre l’autre, il faut délaisser l’enveloppe corporelle, et tenter de faire cela en demeurant vivant, ce qui est un immense défi.

À défaut de pouvoir se rejoindre, les âmes se partagent la chaleur et la lumière. Accepter la diversité, la singularité, nécessite d’accepter inconditionnellement que l’âme ne puisse choisir l’intensité de la chaleur ou de la lumière qu’elle veut partager. Par ailleurs, partager de la chaleur et de la lumière ne diminue en rien notre capacité, car la flamme ne fait que se multiplier.

L’œuvre de la vie naît par la division puis croit par le partage et l’acceptation. C’est pourquoi il est important de respecter la voie des autres.

Une chanson de Fiori Seguin Ca fait du bien

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Fiori-Seguin/Ca-fait-du-bien.php

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La vieillesse ou l’Art d’être en changement

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La vieillesse est souvent vécue comme la dernière ligne droite de la vie, la période des deuils, la perte d’un statut social, la diminution de la capacité d’agir, la transformation d’un corps qui s’éloigne des standards de la mode et la peur de ne plus vivre de bonheur partagé.

Souvent, la vieillesse est dans le regard de ceux qui regardent l’aîné. Personne n’a conscience que le cerveau de l’aîné a encore tendance à percevoir la réalité avec le philtre d’une jeunesse caché au fond du cœur.

Nous en avons fait de ces aînés une catégorie, qui au plan commercial, présente certaines caractéristiques intéressantes à exploiter.

Pour l’aîné, tout change. L’entourage demande de moins en moins d’avis, car les choses ont évolué et l’avancement de la technologie à changer complètement le contexte. De plus, ces gens qui les entourent disparaissent les uns après les autres.

Mais, pour ceux et celles pour qui le vieillissement est simplement l’apprentissage de l’Art d’être en changement, ils découvrent l’inversion de perspective. La vieillesse n’est plus la dernière ligne droite de la vie, c’est la vie. Être conscient qu’ils ne sont ni à la fin, ni au début de quelque chose d’autre, mais au cœur d’eux-mêmes, en vie, et avançant comme depuis leur naissance de changement en changement. Aucune avancée technologique ou modification du corps ne peuvent effacer l’expérience de vie.

Il n’y a pas de solitude pour la personne qui demeure reliée par sa nature propre à la Vie qui l’entoure. Il y a l’interdépendance permettant de simplement disparaitre en faveur des autres quand la transformation est opérée.

 

Une chanson d’Yves Duteil – Le passeur de lumière

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1291674-yves-duteil-le-passeur-de-lumiere.html

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