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La vision d’Ensemble   Leave a comment

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Il y a des jours où tu viens jusqu’à mon rivage,

Emporté par une marée qui soulève tes émotions

Et je sais alors que ce vent qui te pousse

Est plus fort et plus puissant que ton désir.

 

Ta présence est précieuse, elle rafraichit mon corps

Elle rythme mes états d’éveil et de sommeil

Et les astres veillant aux confins de nos horizons

Partage notre secret que nous sommes interdépendants.

 

Les parties de toi que je m’approprie pour m’alimenter

Ne sont que le juste retour de l’érosion que tu pratiques

Sur mes rivages plus arides, tortueux et rigides

Nous nous fascinons mutuellement sans trop y réfléchir.

 

Nous partageons le même vent qui charrie nos états d’âme

Nous partageons le même soleil qui guide nos visions

Nous partageons la même lune qui reflète nos songes secrets

Et pourtant, si facilement nous oublions nos appartenances.

 

Je suis fait d’une singularité nourrie d’une part de toi

Tu es ta propre nature, d’une mer immense de vie

Ne laissons pas nos différences s’enfermer dans des frontières

Ce que nous divisons en nous, se soustrait à notre grandeur.

 

Une chanson de Michel Rivard interprétée par un collectif – Je voudrais voir la mer

Paroles et accords sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Michel-Rivard/Je-voudrais-voir-la-mer.php

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 5 décembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Conte Soufi Les ciseaux et l’aiguille   Leave a comment

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Un roi rendit un jour visite au grand mystique soufi Farid. S’inclinant devant lui, il lui offrit un présent d’une grande valeur, un objet d’une rare beauté, une paire de ciseaux en or incrustés de diamants. Farid prit les ciseaux en main, les admira et les rendit à son visiteur en disant :

– Merci Sire, pour ce cadeau précieux. L’objet est magnifique, mais je n’en ai pas l’usage. Donnez-moi plutôt une aiguille. Je n’ai que faire d’une paire de ciseaux.

– Je ne comprends pas, fit le roi, si vous avez besoin d’une aiguille, il vous faudra aussi les ciseaux !

– Non, expliqua Farid. Les ciseaux coupent et séparent. Je n’en ai pas besoin. Une aiguille par contre recoud ce qui a été défait. Mon enseignement est fondé sur l’amour, l’union, la communion. Il me faut une aiguille pour restaurer l’unité. Les ciseaux déconnectent et tranchent. Apportez-moi une aiguille ordinaire quand vous reviendrez me voir, cela suffira.

Une danse Sufi: Mevlana Rumi’s Whirling Derwishes of Damascus

Publié 23 janvier 2016 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

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Deux ans… Nelson Mandela   Leave a comment

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Notre peur la plus profonde n’est pas d’être incapable.

Notre peur la plus profonde est d’être puissant au-delà de toute mesure. C’est notre lumière, pas notre ombre qui nous effraie le plus.

Nous nous demandons : « Qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ? »

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Jouer petit ne rend pas service au monde. Il n’y a rien de sage à rétrécir pour que les autres ne se sentent pas en danger, à cause de vous.

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est au-dedans de nous. Elle n’est pas seulement dans certains d’entre nous, elle est en chacun.

Et en laissant notre lumière briller, nous donnons aux autres la permission d’en faire autant.

Lorsque nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.

Tirée du discours d’investiture.

Une chanson Johnny Clegg (With Nelson Mandela) – Asimbonanga

https://www.youtube.com/watch?v=BGS7SpI7obY

 

Publié 4 décembre 2015 par dandanjean dans Pauses lectures

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La naissance de l’arc en ciel   Leave a comment

Arc en ciel

Un jour, toutes les couleurs du monde se mirent à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite.

Le vert affirma :

Je suis le plus essentiel, c’est indéniable. Je représente la vie et de l’espoir.

J’ai été choisi pour l’herbe, les arbres et les feuilles. Sans moi, les animaux mourraient. Regardez la campagne et vous verrez que je suis majoritaire.

Le bleu prit la parole :

Tu ne penses qu’à la terre mais tu oublies le ciel et l’océan. C’est l’eau qui est la base de la vie alors que le ciel nous donne l’espace, la paix et la sérénité.

Sans moi, vous ne seriez rien.

Le jaune rit dans sa barbe :

Vous êtes bien trop sérieux. Moi j’apporte le rire, la gaieté et la chaleur dans le monde. À preuve, le soleil est jaune, tout comme la lune et les étoiles.

Chaque fois que vous regardez un tournesol, il vous donne le goût du bonheur.

Sans moi, il n’y aurait aucun plaisir sur cette terre.

L’orange éleva sa voix dans le tumulte :

Je suis la couleur de la santé et de la force. On me voit peut-être moins souvent que vous mais je suis utile aux besoins de la vie humaine. Je transporte les plus importantes vitamines. Pensez aux carottes, aux citrouilles, aux oranges aux mangues et aux papayes. Je ne suis pas là tout le temps mais quand je colore le ciel au lever ou au coucher du soleil, ma beauté est telle que personne ne remarque plus aucun de vous.

Le rouge qui s’était retenu jusque là, prit la parole haut et fort :

C’est moi le chef de toutes les couleurs car je suis le sang, le sang de la vie.

Je suis la couleur du danger et de la bravoure. Je suis toujours prêt à me battre pour une cause. Sans moi, la terre serait aussi vide que la lune. Je suis la couleur de la passion et de l’amour, de la rose rouge, du poinsettia et du coquelicot.

Le pourpre se leva et parla dignement :

Je suis la couleur de la royauté et du pouvoir. Les rois, les chefs et les évêques m’ont toujours choisie parce que je suis le signe de l’autorité et de la sagesse.

Les gens ne m’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.

Finalement, l’indigo prit la parole, beaucoup plus calmement que les autres mais avec autant de détermination :

Pensez à moi, je suis la couleur du silence. Vous ne m’avez peut-être pas remarquée mais sans moi vous seriez insignifiantes. Je représente la pensée et la réflexion, l’ombre du crépuscule et les profondeurs de l’eau. Vous avez besoin de moi pour l’équilibre, le contraste et la paix intérieure.

Et ainsi les couleurs continuèrent à se vanter, chacune convaincue de sa propre supériorité. Leur dispute devint de plus en plus sérieuse.

Mais soudain, un éclair apparut dans le ciel et le tonnerre gronda. La pluie commença à tomber fortement. Inquiètes, les couleurs se rapprochèrent les unes des autres pour se rassurer.

Au milieu de la clameur, la pluie prit la parole :

Idiotes ! Vous n’arrêtez pas de vous chamailler, chacune essaie de dominer les autres.

Ne savez-vous pas que vous existez toutes pour une raison spéciale, unique et différente ?

Joignez vos mains et venez à moi. Les couleurs obéirent et unirent leurs mains.

La pluie poursuivit :

Dorénavant, quand il pleuvra, chacune de vous traversera le ciel pour former un grand arc de couleurs et démontrer que vous pouvez toutes vivre ensemble en harmonie. L’arc-en-ciel est un signe d’espoir pour demain.

Et, chaque fois que la pluie lavera le monde, un arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel, pour nous rappeler de nous apprécier les uns les autres.

Une chanson Les coloriés

Publié 12 octobre 2015 par dandanjean dans Pauses lectures, Textes de mon cru

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