Où est le marcheur ?

Je l’ai vu passer, il était tout juste devant moi, il a croisé ma route. J’ai continué à avancer, et puis il était disparu.

Est-ce le jeu de mon imagination ? Est-ce cela la vie ?

Et si tel un passeur, il n’est pas entré dans mon existence, il était impossible pour lui d’en disparaître.

Et si tel un passeur, je marche sans fin à travers mon impermanence ?

Est-ce l’explication du fait qu’à chaque éveil on finit par constater que rien n’est identique, tout ne peut être différencié ?

Rien ne se meut çà et là

Quand l’esprit se pause, que s’installent quelques instants de silence emporté par une respiration apaisante surgie un brin de présence. Il n’en faut pas davantage pour traverser le temps l’espace afin de ressentir qu’essentiellement, rien ne se déplace d’un endroit à l’autre, d’un présent vers un souvenir.

Il suffit de garder le cœur ouvert pour contempler ce qui était avant le marcheur et moi le passeur.

Une pièce musicale de Lévon Minassian – Doudouk

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