Zénitude et double espresso

Regard

Le problème, ce ne sont pas vos pensées. Le problème c’est que vous croyez toutes vos pensées.

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Les étiquettes que j’appose sur « moi » et sur « l’autre » m’éloignent de la vérité, du moment présent. Si je reste figée derrière une « réalité » inventée de toutes pièces par mon esprit, dans laquelle je suis ceci ou cela, ou que mon voisin de coussin est un être détestable, ce n’est que « sa réalité », la réalité de mon esprit, mais ce n’est pas « la vérité » dans le monde extérieur.

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Le seul moment où il vaut vraiment la peine d’être présent, c’est maintenant.

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Ce n’est pas l’endroit où l’on vit qui nous transforme, ni le métier que l’on fait, ni notre compte en banque, nos talents, mais notre état de présence. C’est par la présence que l’on cultive et que l’on récolte toutes les richesses de ce monde.

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Toute chose, bonne ou mauvaise, heureuse ou malheureuse, passera.

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En changeant mon esprit, au même moment, je change ma réalité. Je change mon monde.

Nicole Bordeleau dans Zénitude et double espresso

Une pièce musicale de Tony Levin – Waters of Eden

Étant et détaché

respiration conscience

C’est en développant un certain détachement au regard de soi qu’il a pu prendre conscience de la beauté de la vie.  Cesser de tout vouloir selon sa propre volonté. Cesser tout le temps de nommer, ou de s’approprier, ou de définir.

Non pas parce que c’est inutile, mais par souci de mieux équilibrer les choses.  Lorsque l’on brasse l’eau de l’Étant, il faut laisser émerger la Vacuité.

Ce n’est qu’ainsi qu’il a pu découvrir et apprécier que chaque expérience lui permettait de s’imprégner d’une nouvelle source d’enchantement. En étant détaché, il devenait l’étranger qui sommeille en lui-même et qui le réconcilie avec la familiarité et l’intimité.

Comme l’inspiration et l’expiration, il avait besoin de ce moi qui prend tant de place, pour s’en détacher, et ainsi renouveler la création de soi. Il développait ainsi sa manière d’être en restant préservé et à la fois perméable.

Sa présence au monde était parsemée de perles de gratitude et ses actions quotidiennes exprimaient une réalisation spirituelle.

Ce matin, lorsque je l’ai vu passer, j’ai su que le plus beau en l’humain pouvait se réaliser.

Une chanson de Jim et Bertrand – Il me fait du bien

Les paroles sur https://www.le-parolier.net/paroles-jim-et-bertrand-il-me-fait-du-bien.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2019 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Entretiens d’Houang-po

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Agitez-vous, faites n’importe quoi, jamais vous ne quitterez le ciel qui nous contient ! Le ciel n’est ni grand ni petit, rien ne s’en écoule, il est incomposé et, ignorant l’erreur, l’Éveil ne le concerne point. Voyez-le en toute clarté : il n’y a rien, ni personne, ni Bouddha, absolument rien qui ait la moindre mesure. Ce filet d’eau pure qui ne repose nulle part et jamais ne se grumelle n’est autre que la conviction de ce qu’en votre essence rien ne naît.

Quel autre plan proposez-vous ? Le Bouddha véritable n’a pas de bouche et de ce fait il n’explique ni ne prêche aucune méthode spirituelle. La véritable audition n’a pas d’oreilles. Alors, qui entend ?

Salut !

*

Que cela vous prenne trois, cinq ou dix ans, il faut que vous ayez un éclair d’expérience…

*

Tout est là, parfaitement complet, rien ne fait défaut.

*

Les montagnes sont les montagnes, les rivières sont les rivières, les moines sont les moines, les laïcs sont les laïcs. La terre couverte de monts et de fleuves, le soleil, la lune et les étoiles ne sont autres que votre esprit. Les univers du trichiliocosme ne sont autres que vous-même…

Où y aurait-il une telle variété si ce n’est dans l’esprit ? Ces montagnes bleutées qui nous comblent le regard et les montagnes bleutées dans l’espace forment une seule terre de blancheur, où il n’est pas un atome de réalité sur lequel vous puissiez théoriser.

Houang-po dans Entretiens

Une pièce musicale GuQin

L’espace de la grande vacuité immuable

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La nature de l’esprit transcende les notions d’existence

Et de non‑existence, d’éternité et de néant :

À cette nature on donne le simple nom d’« espace absolu ».

Cet espace, de lui-même parfaitement pur,

Ce ciel immaculé, vide et lumineux, sans milieu ni pourtour,

Se trouve depuis toujours au cœur de chaque être,

Son « visage » occulté par le voile éphémère des constructions mentales.

Difficile est de mettre fin par la force

À l’enchaînement continuel des pensées,

Mais si, quand elles surviennent, on reconnaît leur nature,

Les pensées n’ont pas d’autre choix

Que de se libérer dans leur propre sphère.

Sans poursuivre les pensées passées

Ni inviter les pensées futures,

Demeure dans l’instant présent, et reconnais

Simplement la nature de ce qui surgit dans ton esprit.

Détends-toi dans la simplicité libre d’intentions et d’attachements.

Bien qu’il n’y ait là rien à « méditer »,

Demeure dans la pleine conscience sans te laisser distraire

En t’habituant, sans rien altérer, à la manière dont les choses se présentent d’elles-mêmes,

La sagesse primordiale, d’elle-même lumineuse, s’élèvera de l’intérieur.

« Comment cela ? » demanderas-tu :

Si tu laisses reposer de l’eau trouble,

Elle deviendra naturellement limpide.

La plupart des autres « méditations »

Ne sont que d’éphémères accalmies de l’esprit.

L’espace de la grande vacuité immuable

Et la simple luminosité de la présence éveillée ininterrompue

Sont depuis toujours indissociables.

Tu dois faire toi-même l’expérience de cette chose essentielle

Qui se trouve en toi : personne ne peut le faire à ta place.

de Nyendrak Loungrik Nyima (19e siècle)

Matthieu Ricard dans Chemins spirituels. Petite anthologie des plus beaux textes tibétains

Une pièce musicale de Lex Van Someren – Buddha

Paraboles

ImAGE Chemin des livres

Parabole

Un voyageur rencontra un tigre et s’enfuit, le tigre à ses trousses. Arrivé au bord d’un précipice, l’homme y sauta en s’accrochant à une liane et resta suspendu dans le vide, le tigre reniflant au-dessus de lui. Tout tremblant, l’homme regarda sous lui et vit qu’un autre tigre le guettait au fond du ravin.

Deux souris — une blanche, et une noire — se mirent à ronger la liane à laquelle il était suspendu. L’homme vit alors près de sa tête une appétissante fraise sauvage. Ne tenant plus la liane que d’une main, il cueillit la fraise de l’autre et la mangea. Que son goût était délicieux !

 *

Ni eau, ni lune

La nonne Chiyono étudiait le Zen depuis longtemps sous la conduite de Bukka d’Engaku, mais elle se révélait incapable d’atteindre les fruits de la méditation.

Une nuit où la lune brillait, elle transportait de l’eau dans un vieux seau rafistolé avec du bambou tressé. Le bambou se rompit, le fond du seau céda — et à cet instant précis Chiyono se sentit libre.

En souvenir de cet instant, elle écrivit ce poème :

J’avais essayé de réparer le vieux seau

mais la tresse de bambou était fragile et près de se rompre,

en sorte que le fond du seau tomba.

Il n’y eut plus d’eau dans le seau

ni de lune dans l’eau !

Paul Reps dans le Zen en chair et en os

Une pièce musicale de Danit – Presencia

 

Une pause rencontre

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Il regardait le silence envahir son être. Plus rien n’était présent vraiment, sinon d’une façon plus discrète et très différente. Il avait le regard fixe et le cœur qui battait lentement.

Un passant qui aurait vu la scène se serait cru devant un film que l’on a mis sur pause. Mais rien n’aurait supposé que la pose prise par cet homme était en fait une rencontre en soi.

Il avait voulu trouver sa vérité, sa raison de vivre, son essence, et il cherchait depuis longtemps. Pour qui veut trouver quelque chose, il faut être aux aguets et porter une attention particulière à l’objet de sa quête.

Puis, juste avant de faire une pause en regardant le silence paisible l’envahir, il avait compris que jamais il ne pourrait trouver sa vérité, sa raison de vivre ou son essence, car ils ne les avaient jamais perdus. Il venait tout simplement de prendre conscience qu’un jour on s’éveille à eux.

Et maintenant, il mesurait sous ce nouveau jour toute l’importance de revoir sa conception de l’amour.

Une chanson de Radiohead – The Numbers: Jonny, Thom & a CR78

Les paroles sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Radiohead/The-Numbers/traduction/francais

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Du silence à la paix de l’esprit

respiration conscience

Imaginez que vous êtes capable de ne rien faire pendant une partie de la journée. Juste être là. Bien qu’apparaissent différentes formes d’envies, vous restez à ne rien faire.

Pas de lecture, pas de vidéo, pas de jeu, pas de musique, pas de paroles.

Pour certains, il s’agit là d’un acte subversif au regard de notre société qui nous pousse à agir, à réaliser nos envies, à développer notre avidité.

Pour d’autres, c’est tout simplement une perte de temps.

Pour d’autres, c’est l’anxiété du vide.

Avoir un esprit indépendant est commun.

Avoir un esprit libre fera en sorte que l’effort n’est plus le seul moyen pour accéder à de nouvelles connaissances et se libérer du connu.

Imaginez qu’un jour, nous trouvions pertinent de prendre simplement conscience de ce que nous pensons, de l’endroit où nous sommes et de ce que nous faisons, et rien d’autre.

Après le silence, vient parfois la paix de l’esprit.

Une chanson de Fred Pellerin – Silence

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