Le voyage du retour à soi

Sourie

Il existe différentes façons de voyager. Il est possible de parcourir la terre et de franchir les frontières pour découvrir l’autre. La multitude de paysages et d’humains à rencontrer fait en sorte que le sentiment d’identification à un territoire s’élargit et dépasse le quartier d’appartenance ou le lieu de naissance.

Il existe aussi la possibilité de développer nos connaissances de l’autre, de découvrir par des photos et des textes des cultures et des philosophies de vie différentes. Notre ouverture à la diversité devient alors plus grande.

La conquête de la liberté passe aussi par le développement de la conscience, qui implique une forme différente d’identification; car plus nous sommes conscients du monde qui nous entoure, moins il y a d’autres et d’étrangers. Le respect, la gratitude et l’attention s’installent.

Toutes ces formes de voyages permettent d’affranchir les limites inhérentes à notre condition individuelle.

C’est un retour à soi.

Une chanson de Desireless – Voyage voyage

Les paroles sur https://genius.com/Desireless-voyage-voyage-lyrics

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L’instant du voyage

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Le voyage m’a beaucoup aidé à découvrir l’instant. Le voyage, lorsqu’il s’apparente à un parcours de routard et non pas à un voyage organisé, permet de vivre une certaine forme de détachement.

Lorsque nous arrivons à un endroit, et que nous rencontrons une personne, chaque mot que nous désirons prononcer, jaillit d’une certaine façon du futur pour se faire présent.  Chaque sensation que nous ressentons en marque le présent puis, s’enracine dans le passé.

Le fait de ne pas être uniquement en mode habitude, mais en mode accueil et découverte fait vivre ce point de singularité du présent.

Il est si éphémère, si furtif que nous pouvons en arriver à percevoir l’illusion de ces variations du temps et de la matière.  Il y a plus vraiment de présent, mais un instant de vie intense et partagé. Ainsi, on en arriver à voyager à partir d’un itinéraire approximatif.

Le voyageur qui prend conscience de la futilité du temps n’essaie plus de capter la sensation, les émotions, les images, les pensées. Il passe à travers ceux-ci comme une expérience nouvelle et singulière qui ne peut pas se reproduire.

Essayer d’éterniser chaque expérience importante d’un voyage c’est vouloir s’abreuver de la sècheresse d’un puit.

Une chanson de Daran – Gens du voyage

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Daran/Gens-du-voyage.php

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Le voyage à travers les traits quotidiens

Les pas du coeur

Il est vrai que c’est agréable de se lever le matin et de regarder par la fenêtre et se voir parcourir les routes qui s’éloignent, imaginant le début d’un voyage, parti pour découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles villes, de nouvelles personnes.

Tout semble si bon dans le rêve.

Et cela peut être vrai.

Il est vraiment possible pour moi de vivre la plénitude en voyage.

C’est aussi possible pour la personne qui se lève le matin, et qui sait apprécier le jour qui s’installe, vivre et redécouvrir une autre fois les visages qui l’accompagnent.

C’est possible pour la personne qui redécouvre encore une fois le lieu où il habite et qui sait apprécier les nuances de son propre paysage de vivre la plénitude.

J’ai remarqué que les plus beaux voyages ont comme lieu d’embarquement l’émerveillement du cœur.

Une chanson de Richard Séguin – Le quotidien

Les paroles sur https://laboiteauxparoles.com/titre/2602/richard-seguin-quotidien

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Le voyage d’Hector ou la recherche du bonheur

ImAGE vieillir

Résumé du livre

Il était une fois un jeune psychiatre nommé Hector qui n’était pas très content de lui : il voyait bien qu’il n’arrivait pas à rendre les gens heureux. Hector décide donc de partir en voyage autour du monde pour comprendre ce qui fait vraiment le bonheur.

Citations

La somme de ces trois écarts : entre ce qu’on a et ce qu’on aimerait avoir, entre ce qu’on a aujourd’hui et le mieux de ce qu’on a eu dans le passé, et entre ce qu’on a et ce que les autres ont, et bien cet écart moyen, est très lié au bonheur. Plus il est petit, plus on est heureux.

*

Voici les leçons qu’il a retenues de son voyage :

Leçon n » 1 : Un bon moyen de gâcher son bonheur, c’est de faire des comparaisons.

Leçon n° 2: Le bonheur arrive souvent par surprise.

Leçon n » 3 : Beaucoup de gens voient leur bonheur seulement dans le futur.

Leçon n° 4: Beaucoup de gens pensent que le bonheur, c’est d’être plus riche ou plus important.

Leçon n° 5: Le bonheur, parfois, c’est de ne pas comprendre.

Leçon n° 6: Le bonheur c’est une bonne marche au milieu de belles montagnes inconnues.

Leçon n° 7: L’erreur, c’est de croire que le bonheur est le but (à se faire mieux expliquer).

Leçon n°8: Le bonheur, c’est d’être avec des gens qu’on aime.

Leçon n° 8 bis: Le malheur, c’est d’être séparé de ceux qu’on aime.

Leçon n° 9: Le bonheur, c’est que sa famille ne manque de rien.

Leçon n° 10 : Le bonheur, c’est d’avoir une occupation qu’on aime.

Leçon n°11 : Le bonheur, c’est d’avoir une maison et un jardin.

Leçon n° 12: Le bonheur, c’est plus difficile dans un pays dirigé par de mauvaises personnes.

Leçon n°13: Le bonheur, c’est de se sentir utile aux autres.

Leçon n° 14 : Le bonheur, c’est d’être aimé pour ce qu’on est.

Remarque : On est plus gentil avec un enfant qui sourit (très important).

Leçon n° 15 : Le bonheur, c’est de se sentir complètement vivant.

Leçon n°16 : Le bonheur, c’est de faire la fête.

Leçon n°17 : Le bonheur, c’est de penser au bonheur de ceux qu’on aime

Leçon n° 19 : Le soleil et la mer, c’est le bonheur pour tout le monde

Leçon n° 20 : Le bonheur, c’est une manière de voir les choses.

Leçon n° 21 : Un grand poison du bonheur, c’est la rivalité.

Leçon n° 22 : Les femmes sont plus attentives que les hommes au bonheur des autres.

Leçon n° 23 : Le bonheur, c’est de s’occuper du bonheur des autres ?

François Lelord dans Le voyage d’Hector ou la recherche du bonheur

Une pièce musicale de Bill Evans – Peace Piece

Voyage vers soi

Toi l’inconnu qui demeure dans l’autre part du monde, j’imagine te rencontrer par hasard, à l’intersection de nos vies.  J’imagine découvrir, malgré notre diversité, nos ressemblances et nos affinités. Un jour, je partirai en voyage parcourir le monde en tentant de me rapprocher le plus possible de toi.

Ce voyage sera l’avènement de la reconnaissance de notre part d’humanité, celle qui nous amène à franchir les frontières érigées en soi. Bien des jours vont se dérouler, il s’agira d’un très long périple où je vivrai parfois dans la lente moiteur d’un après-midi où le soleil tape, dans le rythme effréné du matin pour rejoindre la gare. Je vivrai des expériences complètement nouvelles, des personnes autour de moi parleront une langue dont je ne décoderai que la salutation du passant. Je vais surement découvrir des villages et des villes dont je ne savais même pas le nom et des paysages que mon enfance n’a pas parcourus ni même imaginé.

Tout en faisant attention pour me protéger, je deviendrai plus attentif à tout et nécessairement aux gens que je rencontrerai. Je deviendrai plus accessible à l’humain. Je vais bio-diversifier mes valeurs et ma représentation du monde grâce à tous ces chemins parcourus, et laisser l’identité des pays s’effacer sur les plaques du temps.

Et par hasard, quand je te rencontrerai à l’intersection de nos vies, nous, deux voyageurs trottinant, aurons expiré une bonne part de notre ignorance, le souffle coupé de joie, nous ferons l’étreinte de notre gratitude en emportant notre vie restante le souvenir de ce voyage vers soi.

Une chanson de Playing For Change Song Around the World – United

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Voyager sans but

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Un jour, il avait compris que tout avait commencé, non pas à sa naissance, mais le jour où il a décidé de se lever. Il a alors appris à marcher en grande partie avec ses propres moyens et ses propres expériences. Ses parents l’ont soutenu, accompagnés, mais dans les faits, le jour où il s’est levé, il venait de prendre la posture humaine.

Puis, après les premiers pas, il a commencé à explorer son environnement. Depuis, il en a fait du chemin, il a exploré bien des sentiers que les frontières n’avaient su arrêter. Il s’est mis à voyager non pas pour mieux connaître mais surtout pour mieux se comprendre. Il voyait différentes facettes de lui-même dans la présence des autres.

Il n’était pas de ceux qui franchissaient des frontières et qui ressentent le besoin d’accumuler un trophée ou un souvenir afin de marquer son passage et alimenter ses futures nostalgies. Le passé avait peu d’emprise sur lui, il aimait laisser la nature disposer de ses traces de pas.

Il se plaisait à dire que nous devrions voyager sans but. Aller vers les autres, échanger avec eux, reconnaître le pouvoir thérapeutique du vagabondage et la mission sociale universelle de s’entraider non pas dans une finalité personnelle, juste sans but, juste avec cette reconnaissance de notre humanité et de l’importance d’entretenir la compassion.

C’est en identifiant cette personne unique, qui s’est élevée depuis son enfance, et qui maintenant parcour la voie difficile de l’avancée humaine qui mène au germe de la conscience qu’il vous sera possible de reconnaître le visage de votre humanité. C’est en voyageant sans but que chaque jour devient la bonne destination.

Une chanson de Maxime Le forestier Ambalaba

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1333285-maxime-le-forestier-ambalaba.html

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Traversée en solitaire

Carolyn-Carlson

On ne saurait voguer, en même temps, sur plusieurs fleuves. Au niveau symbolique, un fleuve désigne une voie. Sauf exception, il est sans doute plus sage de conserver son propre cours d’eau comme lieu de pèlerinage. Toutefois, si on en choisit un autre, parce qu’il semble mieux convenir, il importe de ne pas mépriser celui qu’on a quitté.

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Au niveau spirituel, il peut survenir un instant où on se retire d’un fleuve, en tant que voie, afin de plonger dans l’eau vive, qui les réunit tous. La lumière se passe de formes. Ce qu’on lui demande, c’est d’éclairer.

*

Pour l’ami des mystères, le sens de sa démarche, le but de son pèlerinage consiste à s’approcher du point ultime de sa dimension de profondeur, c’est-à-dire de son fond. A cet égard, les guides sont peu nombreux. Haedewijch, Eckhart, Tauler et Ruusbroec se présentent comme des initiateurs.

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Quand le monde invisible s’entrouvre, le recueillement devient festif. Au-dedans, une atmosphère de fête se déroule. Et, cette joie, propulsée dans l’espace, rejoint tous « les mendiants de l’Absolu ».

Marie-Madeleine Davy dans Traversée en solitaire

Une chanson d’Enya – Orinoco flow

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/295827.html