Voyager sans but

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Un jour, il avait compris que tout avait commencé, non pas à sa naissance, mais le jour où il a décidé de se lever. Il a alors appris à marcher en grande partie avec ses propres moyens et ses propres expériences. Ses parents l’ont soutenu, accompagnés, mais dans les faits, le jour où il s’est levé, il venait de prendre la posture humaine.

Puis, après les premiers pas, il a commencé à explorer son environnement. Depuis, il en a fait du chemin, il a exploré bien des sentiers que les frontières n’avaient su arrêter. Il s’est mis à voyager non pas pour mieux connaître mais surtout pour mieux se comprendre. Il voyait différentes facettes de lui-même dans la présence des autres.

Il n’était pas de ceux qui franchissaient des frontières et qui ressentent le besoin d’accumuler un trophée ou un souvenir afin de marquer son passage et alimenter ses futures nostalgies. Le passé avait peu d’emprise sur lui, il aimait laisser la nature disposer de ses traces de pas.

Il se plaisait à dire que nous devrions voyager sans but. Aller vers les autres, échanger avec eux, reconnaître le pouvoir thérapeutique du vagabondage et la mission sociale universelle de s’entraider non pas dans une finalité personnelle, juste sans but, juste avec cette reconnaissance de notre humanité et de l’importance d’entretenir la compassion.

C’est en identifiant cette personne unique, qui s’est élevée depuis son enfance, et qui maintenant parcour la voie difficile de l’avancée humaine qui mène au germe de la conscience qu’il vous sera possible de reconnaître le visage de votre humanité. C’est en voyageant sans but que chaque jour devient la bonne destination.

Une chanson de Maxime Le forestier Ambalaba

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1333285-maxime-le-forestier-ambalaba.html

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Traversée en solitaire

Carolyn-Carlson

On ne saurait voguer, en même temps, sur plusieurs fleuves. Au niveau symbolique, un fleuve désigne une voie. Sauf exception, il est sans doute plus sage de conserver son propre cours d’eau comme lieu de pèlerinage. Toutefois, si on en choisit un autre, parce qu’il semble mieux convenir, il importe de ne pas mépriser celui qu’on a quitté.

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Au niveau spirituel, il peut survenir un instant où on se retire d’un fleuve, en tant que voie, afin de plonger dans l’eau vive, qui les réunit tous. La lumière se passe de formes. Ce qu’on lui demande, c’est d’éclairer.

*

Pour l’ami des mystères, le sens de sa démarche, le but de son pèlerinage consiste à s’approcher du point ultime de sa dimension de profondeur, c’est-à-dire de son fond. A cet égard, les guides sont peu nombreux. Haedewijch, Eckhart, Tauler et Ruusbroec se présentent comme des initiateurs.

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Quand le monde invisible s’entrouvre, le recueillement devient festif. Au-dedans, une atmosphère de fête se déroule. Et, cette joie, propulsée dans l’espace, rejoint tous « les mendiants de l’Absolu ».

Marie-Madeleine Davy dans Traversée en solitaire

Une chanson d’Enya – Orinoco flow

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/295827.html

Toute la vie n’est qu’un voyage vers l’autre…

Poursuite de mon périple à Paris pour y partager au fil des rencontres l’accent d’Amérique.

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On voyage avant tout pour changer notre représentation du monde et non de lieu.

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Toute la vie n’est qu’un voyage vers l’autre…

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Voyager pour aller ou?

Voyager pour découvrir quoi?

Voilà les questions que l’on se pose

quand on n’a pas de destination.

Et si le voyageur part quand même

sans savoir vraiment sa destination,

alors il découvre tout le sens

d’être loin de chez soi… voir perdu.

Le voyageur qui a une destination

est un peu comme chez soi…dans ce monde.

*

Le premier pas est important.

Il est souvent à l’origine d’un plus long voyage.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Ensemble

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Voyage et compassion

Poursuite de mon périple à Paris pour y partager au fil des rencontres l’accent d’Amérique.

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Voyager m’a rendu moins dogmatique et plus ouvert à la capacité d’adaptation des humains.

Aldous Huxley dans son livre Tour du monde d’un sceptique affirmait que Voyager, c’est découvrir que tout le monde à tort.

Peut-être.

Ou est-ce que les dogmes sont des structures qui figent la pensée au lieu d’en permettre son expansion.

La façon dont les croyances se sont structurées d’un endroit à l’autre sur la planète, les normes, les règles de vie ou encore les comportements, sont des expressions de cette capacité d’adaptation pour prendre pays.

La compassion ouvre le cœur aux différences.

Une chanson interprétée par Yann Perreau – Voyage voyage

Les paroles sur https://genius.com/Desireless-voyage-voyage-lyrics

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L’ignorance

Poursuite de mon périple à Paris, pour y partager au fil des rencontres, l’accent d’Amérique.

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L’ignorance que nous constatons est une ouverture à une voie d’exploration.  L’ignorance n’est pas comparable à la stupidité ou la bêtise humaine. L’ignorance est souvent dotée d’une belle forme d’intelligence, nourrie de connaissances diverses même.

Mais avec l’ignorance, l’intelligence est complètement interpellée dans une approche unidirectionnelle. La personne utilise son intelligence pour construire ses propres représentations du monde et ses projections, au lieu de voir et d’accueillir une conscience plus grande de ce qui est. L’ignorance n’est pas un problème, c’est l’ouverture à une voie d’exploration.  L’intelligence est un bon véhicule, mais comme tout véhicule, il n’est pas la destination. Le filtre de la pensée ne doit pas empêcher d’être pleinement conscients de ce qui est dans ce voyage de la vie.

L’ignorance n’est pas une tare, mais plutôt une source potentielle d’épanouissement.

Une chanson de Claire Pelletier – La caverne

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Claire_Pelletier-La_Caverne-lyrics,p13594

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S’attacher au vent et courants

Poursuite de mon périple à Paris, pour y partager au fil des rencontres, l’accent d’Amérique.

ImAGE le voyage

Sur la mer de la vie, nos pensées et nos émotions représentent les courants et les vents. Pour nous porter réellement là où nous voudrons, pour passer les tempêtes, ou les ouragans qui nous déroutent, et faire notre voyage de vie, il ne faut pas s’attacher aux courants, ni au vent.

Nous devons prendre corps avec le vaisseau, et laisser passer les courants et le vent avec suffisamment de lâcher-prise pour qu’ils nous propulsent, même si nous devons louvoyer, au lieu de nous freiner.

Pour un vaisseau, les courants et le vent ne font pas partie de l’équipement de navigation ou du gréement.

Est-ce vraiment différent pour l’humain au regard de ses pensées et ses émotions?

Une pièce musicale de Jean-Luc Ponty – Mirage

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