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Les voyages invisibles   Leave a comment

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Il venait de s’asseoir sur le rocher, la forêt était belle, la journée merveilleuse. Il avait marché depuis le lever du jour, le regard serein et plein d’émerveillement. C’est souvent la partie la plus facile du chemin à parcourir, celle qui se retrouve sous nos pieds.

Au cours de la randonnée, lentement il est entré dans cet endroit fascinant, au-delà de la paroi externe qui semble à première vue impossible à franchir. Il faut faire un acte de foi, fermer les yeux et avancer.

Puis, il a pénétré dans ce havre particulier ou l’on semble être au cœur de ce monde, au cœur des choses. Il sentait toute l’énergie qui s’en libérait. Il était serein, et émerveillé de n’avoir plus rien à nommer, plus rien à dire, ou à faire, il était en lien avec la résonnance du battement de la vie.

Pour l’observateur, il n’y avait qu’un homme assis là, à faire une randonnée pédestre. Il est fascinant de constater que ce qui est le plus beau, ce qui est le plus fascinant et nous entraine dans un beau voyage, chacun à leur façon nous interpelle pour emprunter les voies intérieures et invisibles.

Une chanson de Katie Melua – Wonderful Life

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1123222-katie-melua-wonderful-life.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Publié 15 mai 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Tout compris ou sur mesure?   Leave a comment

Grèce la mer

Il existe plusieurs moyens pour organiser son voyage. Je serais porté à croire que contrairement à ce que certains disent, il n’y a pas de meilleure façon.

Il y a les tout compris, on arrive quelque part, l’on s’installe et tout est à la portée de main. La formule du tout inclus peut se décliner en différentes variantes. Pas de souci d’organisation, pas de souci de planification. En atterrissant, on se rend à un endroit où le concept est intégré, tout est pensé, tout est envisagé, il nous reste qu’à en profiter et vivre le moment présent.

Il y a aussi la formule voyage d’un endroit à l’autre avec un guide, qui nous permet, dans une approche personnalisée ou en groupe, de mieux comprendre et découvrir différents sites. Encore là, pas de souci d’organisation, pas de souci de planification.

Et il y a à l’autre extrémité le voyage aventure, ou nous partons avec un concept d’itinéraire et nous découvrons au fur et à mesure que nous avançons les étapes que nous franchissons. Généralement, on détermine à l’avance le point de départ et les conditions de retour, et pour le reste, c’est du sur mesure au regard de nos besoins quotidiens.

Notre vie est un voyage, un grand voyage. Il n’y a pas de formule établie. Pour répondre aux besoins de certains, les groupes d’appartenance religieuse, politique, culturelle, de développement personnel, sont des tout compris répondant aux besoins. On adhère au concept intégré, tout est pensé, tout est envisagé, il nous reste à profiter du lieu et vivre le moment présent jusqu’au terme du retour.

Pour d’autres, il faut un guide, et celui-ci marque le pas qu’il faut suivre. Jamais il ne sera possible de faire ses propres pas, et il ne fera jamais les nôtres. Le guide est avant tout un passeur, et lui conférer un autre rôle est souvent malsain. Personne ne peut vivre notre voyage à notre place, on peut seulement être accompagné jusqu’à notre retour.

Les parcours personnels, singuliers, sur mesures ne sont agréables que pour ceux qui en ont réellement besoin. Pour cela, il faut avoir un point de départ et dessiner les conditions de retour.

Car peu importe la formule retenue, tout départ est une invitation au voyage pour revenir à soi.

Une chanson de Jean Leloup – Voyager

Les paroles sur http://lecastel.org/songs/paroles.php?ginID=voyager

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Le voyage d’attraction   Leave a comment

ImAGE enlacés

 

Je suis passé parmi vous en étranger. Nous étions tous à notre place, en train de faire notre propre parcours, nous nous sommes croisés sans nous reconnaître.

Parfois c’est à l’angle d’une rue, parfois c’est à une gare, ou encore dans un stationnement ou sur l’autoroute, sur le Web ou sur un cliché publié, on finit toujours par croiser la part de notre monde qui nous est inconnu.

Nous avançons en nous disant que nous voyageons par nous-mêmes, même si nous nous doutons que nous ne sommes pas l’initiateur du mouvement, mais qu’une nouvelle étoile humaine propulsée dans cet univers. Pour nous, c’est le voyage et nous agitons les membres en nous disant que nous sommes bons, mais pour un observateur improbable, nous nous déplaçons simplement, soumis aux forces de répulsion et d’attraction de cet environnement.

Je sais au fond de moi que je suis d’un mouvement d’expansion, de quelque chose qui me dépasse, de quelque chose que même mon imagination ne peut réellement concevoir. Et j’avance, parfois avec des moments de peurs, parfois avec des moments de joie, conscient que la vie n’est qu’un présent. Nous avançons pour nous rendre vers nous, vers cet endroit où nous tendons, vers ce point de dispersion, là où il n’y a plus d’observateur, d’objet et d’observé.

La seule différence avec le moment où nous nous sommes croisées, c’est que nous ne serons plus l’un pour l’autre des étrangers et distincts.

 

Une pièce musicale de Kitaro – Great Voyage

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Publié 11 mai 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le passager   Leave a comment

Un autre beau film d’animation de l’ESMA.

Un homme se réveille seul dans le wagon d’un train. Au cours de son voyage, des événements inattendus le plongeront dans ses souvenirs oubliés.

Publié 24 avril 2018 par dandanjean dans Contes, Réflexions trouvées à partager

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Repartir   Leave a comment

 

ImAGE soleil

Il arrive parfois, lorsque voyageons avec notre itinéraire bien chargé que soudain, une inspiration nous fait décrocher, et elle nous emporte et nous pousse à repartir autrement vers cet espace d’humanité où aucune frontière, aucune stigmatisation humaine, n’ont de sens.

Ces instants d’imprévus, et de découvertes insoupçonnées, aident à nous réconcilier avec l’esprit premier du voyageur, qui vise non pas à parcourir une terre étrangère, mais à fouler le sol de notre humanité et de rencontrer, rencontrer au sens pur du terme, avec présence, émerveillement et attention.

Il est bon de partir pour s’ouvrir l’esprit, faire la route et découvrir, mais lorsque survient le lâcher-prise, que nous sommes alors en train de repartir différemment vers cette nature propre que nous partageons, le temps et l’espace disparaissent.

Au retour, il y a ce sentiment paisible d’avoir rencontré et d’avoir partagé l’humanité dans sa singularité, là ou il n’y a pas d’ailleurs.

 

Une chanson Jean-Pierre Ferland – Au fond des choses le soleil emmène au soleil

 

Le voyageur relié   1 comment

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J’aime l’esprit du voyageur, car il est riche en enseignement. Cet esprit qui nous habite que nous soyons sur la route ou à la maison.

Le voyageur est un passant qui vie et goute à la vie. Non pas qu’il ne possède rien, il a des bagages.  Toutefois, ses bagages ne contiennent que l’essentiel, c’est-à-dire le respect de sa capacité de porter.

Le voyageur doit évaluer la pertinence du souvenir à emporter, et apprendre le détachement ou le lâcher-prise par rapport à ce qu’il est important de posséder.

Il n’est pas dans le débat de cesser d’avoir, il sait que l’avoir est nécessaire à l’être humain.

Il recherche juste à ne pas s’attacher et devenir dépendant de ce qui n’est pas essentiel.

Certains diront qu’il est détaché. Ce n’est pas être détaché le fait de vivre en fonction de ce que nous sommes capables d’apporter avec nous. C’est simplement être conscient de sa propre condition, conscient de ses propres capacités.

Il ne recherche pas réellement le détachement, il se laisse tout naturellement aller vers cette capacité à se relier davantage à la vie, à la nature, aux humains et à soi-même.

Être relié demande d’être ouvert à l’inattendu, attentif à ce qui nous émerveille, disponible ici et maintenant.

L’esprit du voyageur ne voit pas une fin en soi l’atteinte de la destination, chaque fin en soi est reliée à l’essentiel qui trouver sur sa route. À ses yeux, il n’y a rien de futile, toutefois, il y a peu à arracher, ou à posséder, qui justifient à ses yeux un déracinement de l’habitat naturel. La vie est en soi merveilleuse.

J’aime l’esprit du voyageur, car son attachement à la vie tel qu’elle lui apparaît est plus grand que son attachement de vouloir prendre et arrêter le temps pour revivre à volonté ce plaisir vécu. Le voyageur est de ceux qui ne s’attachent pas au bonheur, il lui suffit d’en être relié.

Une chanson de Desireless – Voyage voyage

Les paroles sur https://www.paroles.net/desireless/paroles-voyage-voyage

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Changer de vie, on en a tous rêvé… Elle a osé   1 comment

Nos peurs nos choix

Les gens pensent qu’une âme sœur est leur association parfaite, et tout le monde lui court après. En fait, l’âme sœur, la vraie, est un miroir, c’est la personne qui te montre tout ce qui t’entrave, qui t’amène à te contempler toi-même afin que tu puisses changer des choses dans ta vie.

*

La Bhagavad Gita – ce texte yogique de l’Inde ancienne – dit qu’il vaut mieux vivre imparfaitement sa propre destinée que vivre en imitant la vie de quelqu’un d’autre à la perfection. J’ai donc entrepris de vivre ma propre vie. Aussi imparfaite et maladroite qu’elle puisse paraitre, elle ressemble à qui je suis aujourd’hui, entièrement.

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Si tu libères, dans ta tête, toute cette place que tu monopolises en ce moment pour ta fixette, tu auras un vide, une ouverture, une porte. Et devine un peu ce que l’univers va faire de cette porte? Il va s’y précipiter, Dieu va s’y précipiter, et te remplir de plus d’amour que tu n’en as jamais rêvé. Lâche prise.

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Nous créons des mots pour définir nos expériences et ces mots s’accompagnent d’émotions qui nous entraînent par à-coups, comme des chiens tenus en laisse. Nous succombons à la séduction de nos propres mantras (Je suis une ratée … Je suis seule … Je suis une ratée … Je suis seule …) et nous nous transformons en monuments érigés à leur gloire. Faire un temps vœu de silence revient donc à essayer de décaper les mots du pouvoir qui les enveloppe, d’arrêter de nous étouffer à force de mots, de nous libérer de nos mantras qui nous font suffoquer.

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…les maitres Zen disent toujours qu’on ne peut pas voir son reflet dans l’eau qui court, mais uniquement dans l’eau qui dort.

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Les choses ne changent pas, tu changes ta façon de regarder, c’est tout.

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Envoie-lui de l’amour et de la lumière à chaque fois que tu penses à lui, et ensuite, passe à autre chose.

De Elizabeth Gilbert dans Mange, prie, aime : Changer de vie, on en a tous rêvé… Elle a osé !

 

Une chanson d’Idir interprétée avec Karen Matheson – A Vava Inouva

Les paroles en françcais sur https://www.lacoccinelle.net/265216.html

 

Publié 19 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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