Archives de janvier 2008

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«Après tout, qu’est Dieu ?

Un enfant éternel jouant à un jeu éternel

dans un éternel jardin.»

[ Shrî Aurobindo ] – Extrait des Aperçus et pensées

Publié 29 janvier 2008 par dandanjean dans Textes de mon cru

Enchaînement   Leave a comment

Toutes nos pensées nous enchaînent.

Une fois que nous aurons compris

que le savoir parfait n’existe pas,

qu’il n’est qu’ignorance,

nous aurons délié quelques chaînes.

 

Mais à moins de savoir ce que nous sommes,

comment y arriverons-nous ?

 

Publié 28 janvier 2008 par dandanjean dans Textes de mon cru

Les chaînes de la liberté   Leave a comment

 

Nous aspirons tous à la liberté,

et pourtant on est attaché à nos chaînes…

Il est important de bien saisir

ce paradoxe de notre nature…

Publié 27 janvier 2008 par dandanjean dans Textes de mon cru

Une chanson dans la tête ce matin   Leave a comment

DES ALLUMETTES POUR S’ÉCLAIRER (Richard Séguin)

 

Toi, tu voulais changer le monde

Lancer ta ligne, jeter une sonde

Toucher l’amour avec ta fronde

Voler plus haut avec ta blonde

 

Toi, tu voulais changer le monde

Fouiller la terre de fond en comble

Croire en la vie, sortir de l’ombre

Grimper au ciel quelques secondes

 

Dix ans plus tard, te reste encore

Quelques morceaux de rêves cassés

Et dans ta tête d’entêté

Des désaccords, des métaphores

 

Toi, tu voulais l’égalité

Des hommes, des femmes en liberté

Et des enfants qui vont s’aimer

Tout un pays comme un chantier

 

Toi, tu voulais beaucoup d’idées

Des injustices à démasquer

Sortir dehors sans grelotter

Et du bonheur à siroter

 

Vingt ans plus tard te restent encore

Des poussières de rêves émiettés

Vingt ans plus tard te restent encore

Quelques merveilles et des trésors

 

Dix mille raisons d’abandonner

Dix mille raisons de tout lâcher

On aimerait bien que tu te taises

On serait tranquille, on serait à l’aise

 

Cent mille raisons pour continuer

Cent mille raisons pour s’acharner

Y a du malheur à détourner

Et des tristesses à édenter

 

Trente ans plus tard, il reste encore

Des mots d’effort, de l’amitié

Trente ans plus tard, même dans le noir

Des allumettes pour s’éclairer

 

Trente ans plus tard, il reste encore

Des mots d’effort, de l’amitié

Trente ans plus tard, même dans le noir

Des allumettes pour s’éclairer

 

                                              

Publié 26 janvier 2008 par dandanjean dans Pauses musicales

Pensée de Khalil Gibran   Leave a comment

Celui qui, par quelque alchimie sait extraire de son coeur,

pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin,

patience, regret, surprise et pardon crée cet atome

qu’on appelle l’amour.

           

Publié 23 janvier 2008 par dandanjean dans Textes de mon cru

L’ère de glace   Leave a comment

En revenant hier soir, il faisait froid, très froid et cette chanson de Pierre Lapointe dans la tête…
De Glace 

Tu peux jeter la pierre
Moi je ne sentirais rien
Car je suis fait de glace
Oui je suis fait de glace
A force de tomber
L’âme trop épuisée
J’ai fini par comprendre
Que tout malhaise se passe
Que tout malhaise se passeEt puis cette musique
Que j’entends sans arrêt
Je sais qu’elle sera mienne
Je sais qu’elle tienne
Celle de l’astre qui tombe
Car lui aussi succombe
Au désir de tomber
Toujours un peu plus bas
Toujours un peu plus bas

Je sais qu’encore hier
L’amour s’est liquifié
Quelque part entre nous
Aux trois quarts de l’aller
Resterons-nous toujours
Pleurant à ses côtés
Espérant retrouver
L’ardeur des premiers jours
L’ardeur des premiers jours

Tu peux jeter la pierre
Moi je ne sentirais rien
Car je suis fait de glace
Oh, je suis fait de glace
A force de tomber
L’âme trop épuisée
J’ai fini par comprendre
Que tout malhaise se passe
Que tout malhaise se passe

Publié 22 janvier 2008 par dandanjean dans Textes de mon cru

La grande élévation   Leave a comment

 

 

Au tout début des temps,

au levant de la création,

tous les petits mondes tournants

se jouèrent d’attraction.

 

Ils devinrent vite de bons amis

à se côtoyer si souvent,

et ainsi naquit l’infini

de ce si grand mouvement.

 

Tels d’innombrables feux

sillonnant de toute part l’espace.

l’harmonie fit de son mieux

pour en donner la grâce

aux unes si brillantes

qu’une puissante chaleur s’y déploya

vers les autres sphères environnantes,

beaucoup plus humbles, sans trop d’éclat,

où les bruns, bleus et verts,

du discret monde de la couleur,

en infime portion de lumière

siège pourtant avec ampleur

au sein de la si pure beauté

qui règne en toute chose.

Comme ces lunes à demi voilées,

où cette féroce épine de rose,

point d’éclat pour faire éblouir

des yeux, mais q’une simple pureté

qui nous fait découvrir

que les fenêtres de l’âme se sont refermées,

fouettées, frappées par trop de vent.

Il fallait les protéger et doser

sinon, à se débattre si violemment

elles seraient allées au sol, broyées.

 

Ainsi furent les temps lointains

au levant de la création, suite à un long déclin

l’univers, à l’apparition d’un autre matin,

s’éveilla dans une grande élévation.

 

Et chaque petit monde lumineux

dispersé aux vastes horizons

travailla de son mieux

ce grand souffle d’embryon.

 

Les uns devinrent radieux

et se firent de gros soleils

réchauffant les planètes de leur mieux

pour les sortir du long sommeil.

 

Et ainsi apparurent les montagnes

et les rivières des grands glaciers

sillonnant les lointaines campagnes

pour leurs apporter les verts et bruns désirés.

 

Les arbres cherchèrent le ciel

de leurs branches affolées.

Les fleurs se multiplièrent entre-elles

et parcoururent ainsi la vallées.

 

Les saisons se forgèrent.

Quelques nuages purent s’échapper,

des monts où ils étaient en fourrière,

attachés aux racines des glaciers.

 

Des mers s’étendirent à force de marées

et rongèrent la roche des terres, des îles.

La roche souvent ne pu résister.

Le rocher, au temps, demeure si fragile.

Ce fut du moins, ainsi sur la planète,

une interminable lutte entre la terre et la mer

à l’image de ces lacs qui s’entêtent

à forcer, gruger le dedans des terres.

 

Et à l’image de ces îles perdues dans l’océan

qui luttent et luttent avec des bruits sourds

laissant l’assaut des grands vents

errer sur ces lieux en simple troubadour,

doux parolier du changement dans la permanence,

celui qui exprime par les sons du dedans

ce grand combat de puissance

par d’innombrables formes de pressentiment.

 

Malgré un si noble grand combat,

les deux mondes continuèrent à se peupler

de différents habitants, telle est la voie,

l’embryon de la création doit être enfanté.

 

La mer fit couler d’humbles poissons

à travers ses grands et vastes courants,

juste au-dessus des algues, des coraux, des planctons

et les horizons battirent les océans.

 

Et la terre fit germer des racines

puissamment enfoncées, agrippées

à la roche qui pourtant assassine

toute volonté aux graines de germer.

 

Et un être s’éleva vers le ciel,

se forgea des bras, des mains,

la texture d’une cervelle

et le moule d’un corps se fit humain.

 

Puis, par un souffle léger,

ce même souffle qui insuffle le courant

et permis ainsi aux poissons de voyager,

ce souffle qui est une part de vent

détacha le moule du frais corps,

emplissant d’un seul coup les poumons

de cet enfant qui d’un geste sournois

unirait la terre et la mer dans son élévation.

Publié 15 janvier 2008 par dandanjean dans Textes de mon cru

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