Archives de juillet 2016

Un dernier mot de Christiane Singer   2 comments

christiane-singer

Christiane Singer a beaucoup réfléchi sur les questions de développement personnel et spirituel. Originale, pleine de vie, d’inspiration chrétienne mais influencée par les traditions orientales, elle a connu la notoriété notamment par de nombreux livres consacrés à ses sujets de prédilection. Lorsqu’elle a appris qu’il lui restait six mois à vivre, elle a commencé à rédiger ses « Derniers fragments d’un long voyage », témoignage bouleversant à l’approche de la mort. ( le 4 avril 2007 ). En voici un extrait …

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C’est du fond de mon lit que je vous parle – et si je ne suis pas en mesure de m’adresser à une grande assistance, c’est à chacun de vous – à chacun de vous, que je parle au creux de l’oreille. Quelle émotion ! Quelle idée extraordinaire a eue Alain d’utiliser un moyen aussi simple, un téléphone, pour me permettre d’être parmi vous. Merci à lui.

Merci à vous, Alain et Evelyne, pour cette longue et profonde amitié – et pour toutes ces années de persévérance. Des grandes initiatives, comme c’est facile d’en avoir ! Mais être capable de les faire durer – durer – ah, ça c’est une autre aventure !

Maintenant ces quelques mots que je vous adresse. J’ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon œuvre, toute mon écriture était un partage de mon expérience de vie. Faire de la vie un haut lieu d’expérimentation.

Si le secret existe, le privé lui n’a jamais existé ; c’est une invention contemporaine pour échapper à la responsabilité, à la conscience que chaque geste nous engage. Alors ce dont je veux vous parler c’est tout simplement de ce que je viens de vivre. Ma dernière aventure. Deux mois d’une vertigineuse et assez déchirante descente et traversée. Avec surtout le mystère de la souffrance. J’ai encore beaucoup de peine à en parler de sang froid. Je veux seulement l’évoquer. Parce que c’est cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence. Calcinée jusqu’à la dernière cellule. Et c’est peut-être grâce à cela que j’ai été jetée pour finir dans l’inconcevable. Il y a eu une nuit surtout où j’ai dérivé dans un espace inconnu. Ce qui est bouleversant c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour.

Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création. Et c’est pour en témoigner finalement que j’en sors parce qu’il faut sortir pour en parler. Comme le nageur qui émerge de l’océan et ruisselle encore de cette eau ! C’est un peu dans cet état d’amphibie que je m’adresse à vous. On ne peut pas à la fois demeurer dans cet état, dans cette unité où toute séparation est abolie et retourner pour en témoigner parmi ses frères humains. Il faut choisir. Et je crois que, tout de même, ma vocation profonde, tant que je le peux encore – et l’invitation que m’a faite Alain l’a réveillée au plus profond de moi-même, ma vocation profonde est de retourner parmi mes frères humains.

Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aux autres. Mais cela va beaucoup plus loin ! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres. C’est cela le mystère. C’est cela le plus grand vertige. Au fond je viens seulement vous apporter cette bonne nouvelle : de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte. Et puis, il y a autre chose encore. Avec cette capacité d’aimer – qui s’est agrandie vertigineusement – a grandi la capacité d’accueillir l’amour, cet amour que j’ai accueilli, que j’ai recueilli de tous mes proches, de mes amis, de tous les êtres que, depuis une vingtaine d’années, j’accompagne et qui m’accompagnent – parce qu’ils m’ont certainement plus fait grandir que je ne les ai fait grandir. Et subitement toute cette foule amoureuse, toute cette foule d’êtres qui vous portent ! Il faut partir en agonie, il faut être abattu comme un arbre pour libérer autour de soi une puissance d’amour pareille. Une vague. Une vague immense. Tous ont osé aimer, sont entrés dans cette audace d’amour.

En somme, il a fallu que la foudre me frappe pour que tous autour de moi enfin se mettent debout et osent aimer. Debout dans le courage et dans leur beauté. Oser aimer du seul amour qui mérite ce nom et du seul amour dont la mesure soit acceptable : l’amour exagéré. L’amour démesuré. L’amour immodéré. Alors, amis, entendez ces mots que je vous dis là comme un grand appel à être vivants, à être dans la joie et à aimer immodérément. Tout est mystère. Ma voix va maintenant lentement se taire à votre oreille; vous me rencontrerez peut-être ces jours errant dans les couloirs car j’ai de la peine à me séparer de vous. La main sur le cœur, je m’incline devant chacun de vous

Christiane SINGER

Une chanson de THE BEATLES – Paul McCartney – All you need is love

 

 

 

 

Publié 31 juillet 2016 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le souffle intemporel…   Leave a comment

ImAGEKrishna

Dès la naissance,

la vie n’est que successions de fins, de morts

pour renaître au moment présent.

Successions d’instants

dans le courant des cycles de notre planète,

issu du mouvement en spirale de notre galaxie

entraînée dans la grande mouvance de l’univers.

Et un simple je t’aime, et tout bascule, et tout devient intemporel…

Une chanson  Sache que je de Jean-Jacques Goldman

 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

 

Publié 31 juillet 2016 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le ciel bleu   Leave a comment

L’oeil décode une ciel bleu, mais… est-ce la réalité.  Se pourrait-il que derrière les apparences, il y a une autre représentation de notre monde.  Si le ciel est bleu, pourquoi devient-il rouge le soir?

à voir….

 

Publié 30 juillet 2016 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

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AméCanQué avec une touche de France   Leave a comment

Une chanson d’Yvon Deschamps et interprétée par Patrice Michaud,

qui permet de vivre en direct, live, et devant votre écran,

cette pause identitaire transcendant les frontières

pour devenir vous

Se créer   Leave a comment

 

ImAGEMatin champs de fleurs

Nous pouvons chercher toute une vie un sens à sa vie, nous pouvons la rêver, l’espérer, l’imaginer.  Bien qu’il arrive que nous trouvions quelque chose, nous nous rendons compte que c’est déjà déphasé. Puis un jour, les choses basculent, car c’est clair, ce qui nous éveille à la vie ce n’est pas de trouver, mais bien de créer. Lorsque le matin je me lève, commence ma nouvelle création.

Une chanson de WILL DRIVING WEST – MRS. SUNSHINE

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Publié 30 juillet 2016 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Sans voix   Leave a comment

Par le corps de la terre

Les conversations sont des parcelles de reflets pour nous définir, échanger et réfléchir entre nous rendant compte que d’une infime représentation de notre vie. Un reflet minuscule ne peut pas rendre compte réellement de notre expérience humaine.

Et, comme vous le savez, il n’y a pas uniquement les conversations pour illustrer ce que nous vivons. Il existe d’autres formes de parcelles de reflet comme notamment, les mots, les signes gestuels, les symboles, les dessins, les chansons, la musique, la peinture, le théâtre, la danse et j’en passe.

Mais ces différentes formes de reflets ne reproduisent qu’une infime dimension de notre expérience humaine,  même si ceux-ci nous apparaissent infinis dans un univers défini.

Il est possible de transcender la pensée et les différentes formes de langages ou d’expression, et d’accéder directement à la vie réfléchie par les petits bouts de reflet . C’est lorsque nous sommes affranchis de toutes les projections souvent sous forme d’explications, d’idées, de croyances et de préjugés que l’esprit est alors réellement inter relié et capable de voir directement ce qui est.

Nous en faisons l’expérience à petite échelle lorsque nous vivons quelque chose de sublime, comme la naissance d’un enfant ou d’un papillon, nous laissant sans voix, sans mots, incapables de décrire, nous amenant  à oublier soudainement notre vie pour être… en vie.

Une pièce musicale 2001: A Space Odyssey Theme • Also Sprach Zarathustra • Richard Strauss

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Publié 29 juillet 2016 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Plaire et déplaire en même temps   Leave a comment

La nature

Il n’est pas toujours facile d’assumer ses valeurs et ses convictions. Il est souvent d’usage de recevoir le conseil de choisir ses batailles, de faire attention pour ne pas être rejeté, isolé, et que nous pouvons avoir ultimement tort au plan social d’avoir raison, par exemple, dans un dossier au travail.

Il y a des personnes qui n’ont pas ce souci de plaire. Et pour d’autres, c’est tout le contraire. Il peut arriver que le désir d’être aimé à tout prix devienne inévitablement une source d’incohérence entre ce que nous pensons, ce que nous disons et ce que nous faisons et du fait, entraîne une perpétuelle angoisse et remise en question.

Imaginez, avec le désir de plaire à tout prix, le moindre commentaire négatif risque de devenir une source de tourments pendant quelques heures, quelques jours, voire quelques semaines.

Mais alors, la question s’impose, puisque tous ne nous plaisent pas, pourquoi tenter l’impossible et chercher à plaire à tout le monde?

Et si la conséquence pour plaire à tout prix nous amenait à déplaire à notre valeur?

Une approche subversive serait, et ce, le plus souvent possible, de s’accorder le droit de s’apprécier à partir de sa propre valeur au lieu de s’estimer à travers le regard des autres. Un changement de perspective pour un développement durable par sa vraie nature.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – C’est pas vrai

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