Archives de mai 2017

Le Veda d’un Physicien   Leave a comment

Il est fort curieux que la philosophie occidentale, qui a presque universellement accepté l’idée que la mort de l’individu ne met aucunement fin à quoi que ce soit d’essentiel de la vie, ait à peine honoré d’une pensée (excepté chez Platon et Shopenhauer) cette autre idée bien plus profonde et plus intimement joyeuse, et qui logiquement va de pair avec elle : l’idée qu’il en est de même pour la naissance de l’individu ; que je ne suis pas créé pour la première fois, mais que je suis progressivement réveillé d’un profond sommeil.

Alors mes espoirs et mes aspirations, mes peurs et mes soucis peuvent m’apparaître comme étant les mêmes que ceux de milliers d’humains qui ont vécu avant moi. Et je peux espérer que ce que j’ai imploré pour la première fois il y a des siècles pourra m’être accordé dans quelques centaines d’années. Aucune pensée ne peut germer en moi qui ne soit le prolongement de la pensée d’un ancêtre ; il n’y a pas en réalité de nouveau germe (de pensée), il y a l’éclosion prédéterminée d’un bourgeon sur l’arbre antique et sacré de la vie.

Je sais très bien que la plupart de mes lecteurs, en dépit de Schopenhauer et des Upanishads, prendront ce que je viens de dire pour une métaphore plaisante et adéquate, et refuseront d’accepter à la lettre l’axiome que toute conscience est Une par essence.

Extraits de Ma conception du monde, le Veda d’un Physicien par Erwin Schrödinger

Une chanson de Playing For Change  Song Around the World –  United

Publié 31 mai 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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La vie est une belle surprise   Leave a comment

Le jour où je me suis rendu compte que c’est parce que tu es différent de moi que je t’aime, j’ai souris.

Je venais de m’ouvrir à toute la profondeur et la richesse de la différence de même qu’à l’importance de ne pas rechercher que mon propre écho, que le retour de ma propre appartenance.

J’ai pu alors découvrir un autre sens au don, celui qui rejoint réellement la personne par-delà l’intention.

Dès lors, j’ai cessé de vouloir réaliser quelque chose de majestueux et de grand, maintenant, je désire juste simplement prendre soin de toi avec la beauté et la grandeur d’un sourire.

Depuis, cette vie est ma plus belle surprise.

Une chanson de Francis Cabrel – Des hommes pareils

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 31 mai 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le racisme   Leave a comment

Une autre belle contribution de Et tout le monde s’en fout #8 – Le racisme -.

Vraiment bien, simple, direct et vrai. Merci!

Pour qui travaillons-nous vraiment?   2 comments

 

Boutique rêves

Si vous entrez dans une organisation ou dans une entreprise et que vous voulez savoir si elle est de confiance, il n’y a qu’une seule question à poser.

Prenez n’importe lequel des employés et demandez-lui dans le cadre de son travail à qui est le plus important.

Si la réponse n’est pas la personne à qui est destiné le produit ou le service, le client ou l’usager, vous saurez qu’il y a un gros problème.

Par contre, si la personne vous répond que c’est son patron ou sa patronne, vous saurez par qui la reconnaissance de l’organisation passe et que la structure sera dédiée à cette personne.

Une chanson de Pink Floyd – Money

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Publié 30 mai 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Padmasambhava, la libération par la vision nue de la nature de l’esprit   Leave a comment

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La réalisation passée ou présente

Est sans racine, fraîche, instantanée,

Elle consiste à demeurer tel quel, sans contrainte.

A saisir le temps dans toute sa simplicité immédiate,

A se voir dans son absolue nudité à chaque instant,

Alors ta vision sera limpide, transparente, sans objet!

C’est l’intelligence nue, fulgurante!

C’est la spatialité qui ne pose rien,

L’étincelante vacuité au delà des formes,

Délivrée de la permanence, fluide,

Sans limite, vibrante et claire!

Sans unité, sans pluralité,

Elle n’a qu’une saveur,

Elle ne vient de nulle part,

Clairement consciente d’elle-même,

C’est la Réalité même!

Cette introduction directe à la Réalité

Contient la totalité des mondes.

Le corps de vérité, le corps de félicité,

Le corps absolu en regorgent.

Étincelante est cette énergie naturelle de la liberté!

Voici l’introduction à cette puissante méthode

Révélatrice de la réalité même:

En cet instant, ta conscience est cette totalité,

Elle est cette clarté naturelle dépourvue de contrainte!

Peux-tu dire: « Je ne comprends pas la nature de l’Esprit »

Alors qu’il n’y a rien sur quoi tu puisses méditer

Dans cette clarté sans faille de ton intelligence?

Peux-tu dire: « Je ne vois la présence de l’Esprit »

Alors que celui qui pense est cette réalité?

Peux-tu dire: « Même en la cherchant elle demeure mystérieuse »

Alors qu’il n’y a absolument rien à faire?

Peux-tu prétendre que malgré les pratiques elle t’échappe

Alors qu’il suffit de demeurer sans contrainte?

Peux-tu dire qu’il t’est difficile d’agir

Alors qu’il est naturel de demeurer inactif?

Peux-tu dire que tu es incapable

Alors que la clarté, la conscience et l’espace sont ta propre réalité?

Peux-tu prétendre que la pratique ne porte pas de fruits

Alors qu’elle est naturelle, spontanée, libre de tous liens?

Peux-tu dire « Je cherche et ne trouve pas »

Alors que la pensée et la libération naturelle sont simultanés?

Pourquoi penser que les remèdes sont inefficaces

Alors que ta propre intelligence est simplement « cela »?

Comment peux-tu prétendre que tu ne sais pas?

Sois assuré que la nature de l’esprit est vacuité sans appui.

Ton esprit est aussi dépourvu de substance que l’espace vide. »

Padmasambhava, la libération par la vision nue de la nature de l’esprit.

Extrait du livre L’incendie du coeur de Daniel Odier

Chanson Vajra Guru (Padmasambhava) Mantra

Publié 29 mai 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

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Se déposséder de la peur de liberté   Leave a comment

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Nous utilisons le mot liberté à beaucoup d’occasions, mais dans les faits, nous en avons peur. Vivre sans filet, amasser peu et vivre au jour le jour pour trouver réponse à nos besoins demande du courage.

Il est surprenant de constater que lorsque nous partons en voyage, avec un petit sac, nous devenons, au bout de quelques jours, agiles à nous adapter, à trouver ce qu’il nous faut dans ce nouvel environnement. Et, lorsqu’il n’y a pas ce que nous cherchons, souvent le test de la pertinence largue une autre routine ou habitude qui n’a plus sa place.

Aussi, il est surprenant de constater comment nous nous encombrons de beaucoup de choses justes pour avoir l’illusion de nous installer dans la vie. Celui qui a eu à libérer une maison ou un logement d’un proche décédé réalise à quel point garder autant de choses en quantité est possible. Il faut vivre dans la peur de la liberté pour bien comprendre.

Tant de bibelot, de livres, de vêtements, d’outils, de boîtes et pourtant la vie était en dehors de ceux-ci. Emmagasiner des vêtements ou de la nourriture pour créer sa vie créativité est autre chose que d’encombrer une vie.

Se désencombrer c’est reprendre le contrôle de sa vie, vivre en fonction d’un réel besoin, se demander ce qui est essentiel, et reconnaître ce qui obstrue la vision.

En faisant à chaque début de saisons l’exercice de revisiter ce que nous possédons (vêtements, livres, meubles, etc.), nous reprenons le sens de notre environnement.

Recycler, donner, ouvrir l’esprit, agir avec compassion et partager, c’est aussi se désencombrer. Il est bon de laisser notre esprit s’élever de tout ce qui divise, enferme ou contraint.

La vie est plus qu’un risque, elle est offre tant d’opportunité, de renouveau qui vaut la peine d’être vécue.

Une chanson de Papillon Paravel – J’arrive où je suis étranger

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J’apprends   2 comments

ImAGE yin yang

 « Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ? »

Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule, l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne. J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée. J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la précipitation du cœur qui bat trop vite. J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel.

« Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ? »

J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les nuages. J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence. J’apprends à garder les yeux ouverts et à écouter le vent, j’apprends la patience et aussi l’ennui ; j’apprends que la tristesse du cœur est un nuage, et nuage aussi le plaisir; j’apprends à passer sans laisser de traces, à perdre sans retenir et à recommencer sans me lasser.

« Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ? »

Parce qu’il me faut apprendre à regarder les os de mon visage et les veines de mes mains, à accepter la douleur de mon corps, le souffle des nuits et le goût précieux de chaque journée ; parce qu’avec l’élan de la vague et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des doigts et à écouter avec les yeux. J’apprends qu’il faut aimer, que le bonheur des autres est notre propre bonheur, que leurs yeux reflètent dans nos yeux et leurs cœurs dans nos cœurs. J’apprends qu’on avance mieux en se donnant la main, que même un corps immobile danse quand le cœur est tranquille. Que la route est sans fin, et pourtant toujours exactement là.

« Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ? »

J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille !

Joshin Luce Bachoux – J’apprends

Une chanson de Alanis Morissette – You learn

 

Publié 28 mai 2017 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

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