Kôans et poésies du Zen

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Dans l’eau claire, lumineuse

Lumineuse comme du jade

On voit naturellement jusqu’au fond…

Quand le cœur est libre de toute pensée

Les dix mille circonstances ne peuvent le toucher

Si le cœur ne s’agite pas pour des futilités

Le changement éternel ne saurait le troubler

Si l’on comprend cela

Si l’on comprend bien cela

On sait qu’il n’y a ni dos ni face !…

Je vois les hommes de ce monde,

Perdus, perdus, arpentant les chemins de poussière,

Sans comprendre ce qu’ils sont en train de faire

Comment s’en sortir ?

Les jours fastes, combien en tout ?

Parents et amis ne sont proches qu’un court moment

Mille mesures d’or ?

Incomparable, être pauvre sous un arbre.

*

Tchao-tcheou demande à Nan-ts’iuan :  » Qu’est-ce que la Voie ? « 

Ts’iuan dit : « Le cœur quotidien, c’est la Voie. « 

Tcheou dit : « Alors peut-on la suivre ? »

Ts’iuan dit :  » Si l’on s’y attache, aussitôt on va de travers. »

Tcheou dit: « Si je ne m’y attache pas, comment pourrai-je savoir si c’est la Voie? »

Ts’iuan dit :  » La Voie n’appartient ni à la connaissance ni à la non-connaissance. La connaissance est un éveil irréel et la non-connaissance est indifférence. Si tu arrives vraiment à la Voie sans attache, c’est comme le vide suprême, très vaste et très profond. Comment pourrais-tu la juger de force par discrimination ? » Sur ce mot, Tcheou a instantanément l’Éveil.

Masumi Shibata dans Le recueil de la falaise verte : Kôans et poésies du zen

Une pièce musicale de Lex Van Someren – Born In The Heart

Peindre, c’est quoi ? pour Dalí, Picasso, Matisse, Chagall…

Commencer à voir les choses » pour Dubuffet, « un mariage sentimental » pour Matisse, « une justification de sa propre vie » pour Chagall, une « expérience poétique » pour Soulages.

Quatorze des plus grands peintres du XXe siècle donnent leur définition subjective de l’acte de peindre, piochées dans les archives de l’INA. Et pour vous, c’est quoi, peindre ?

Le fardeau des expériences

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Nous avons une part en nous qui a tendance à faire de nous un conservateur. Dans ce grand voyage de notre vie, nous nous acharnons à entasser des souvenirs, nous en prenons jalousement soin, allant jusqu’à les qualifier d’ordinaires à préférés.

Bizarrement, ces souvenirs sont entrés dans notre vie au cours d’une histoire. Toutefois, le fait de les conserver, le fait de les rassembler, nous amène inconsciemment à créer une histoire plus grande une espèce de mythologie qui les fédèrent et qui est susceptible de plaire à notre représentation de nous-même qui évolue.

Ainsi, au fil des ans, on entasse des souvenirs, et au fil de l’histoire qui évolue, les événements qui ont été à l’origine de leurs apparitions sont revisités, réparés et astiqués, pour que l’on puisse les exposer derrière la vitrine dans un étalage de notre égo.

Il y a aussi les souvenirs qui sont jugés en perte d’intérêt ou devenus sans valeur, et qu’avec le temps nous laissons de côté dans le coffre à oubli de nos actions passés croupissant dans les recoins sans lumière de notre esprit. Parfois, ils resurgissent en raison d’un jeu de croisement de lumière.

Prenons-nous conscience que le fait de vouloir conserver tant d’éléments de notre passé fait en sorte que nous trainons à la longue le fardeau de nos expériences?

Et pourtant, lorsque nous laissons les expériences nous imprégner, puis que nous les délaissons pour qu’ils poursuivent leurs travaux de façonnement de l’humain, nous devenons souffle de vie, permettant à tout ce qui inspire de nous permettre d’en expirer le sens et de poursuivre notre chemin.

Une chanson de Francis Cabrel – Les murs de poussière

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-FRANCIS-CABREL,LES-MURS-DE-POUSSIERE,102558159.html

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