Archives du tag ‘lâcher-prise

Quelque chose d’autre en plus   2 comments

ImAGE tête ennuagée

Une des plus grandes sources de souffrance dans notre vie vient de ce que nous voulons habituellement que les choses se passent comme nous le voulons. Donc, quand les choses « Sont contre nous », quand elles ne se passent pas comme nous le voulons, comme nous nous y attendions ou comme nous l’avions prévu, nous avons tendance à nous sentir contrariés, frustrés, blessés et malheureux, et nous souffrons.

L’ironie veut que bien souvent nous ne savons pas ce que nous voulons vraiment, même si nous voulons tout le temps que cela se passe comme nous le voulons. Si nous avons ce que nous voulons, nous voulons habituellement quelque chose d’autre en plus.

L’esprit continu à avoir besoin de nouvelles choses pour être comblé. De ce point de vue, il est rarement satisfait très longtemps avec les choses telles qu’elles Sont, même si ces choses Sont relativement paisibles et satisfaisantes.

Quand des petits enfants sont bouleversés car ils n’ont pas tout ce qu’ils voient et qu’ils voudraient avoir, nous leur disons : « Tu ne peux pas toujours avoir ce que tu veux ». Et quand ils disent « Pourquoi? », nous répondons « Parce que » ou « tu comprendras quand tu seras grand  » mais nous leur racontons des histoires.

Mais en fait, la plupart du temps, les adultes que nous sommes n’ont pas l’air de comprendre la vie mieux que les enfants.

*

Lâcher prise n’est pas une expérience si inconnue. Nous le faisons chaque soir en allant dormir. Nous sommes allongés sur une surface matelassée, lumières éteintes, dans un endroit calme, et nous nous abandonnons, corps et esprit. Si vous ne pouvez lâcher prise, vous ne vous endormez pas.

La plupart d’entre nous avons l’expérience de périodes où notre esprit ne s’arrête tout simplement pas quand nous allons nous coucher. C’est un des premiers signes d’augmentation du stress. A ces moments-là, il nous arrive de ne pouvoir nous libérer de certaines pensées dans lesquelles nous sommes en fait trop puissamment impliqués. Si nous essayons de nous forcer à dormir, les choses empirent.

*

Il peut donc être particulièrement utile de garder à l’esprit d’instant en instant que ce ne sont pas tant les éléments stressants de notre vie, mais la façon dont nous les voyons et ce que nous en faisons, qui déterminent le degré auquel nous sommes à leur merci. Si nous parvenons à changer notre façon de voir, nous pouvons changer notre façon d’y répondre.

Au cœur de la tourmente, la pleine conscience de Jon Kabat-Zinn

 

Une chanson d’Adam Cohen – We Go Home

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/977061.html

 

Publié 21 février 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Le voyageur relié   1 comment

image-partir

J’aime l’esprit du voyageur, car il est riche en enseignement. Cet esprit qui nous habite que nous soyons sur la route ou à la maison.

Le voyageur est un passant qui vie et goute à la vie. Non pas qu’il ne possède rien, il a des bagages.  Toutefois, ses bagages ne contiennent que l’essentiel, c’est-à-dire le respect de sa capacité de porter.

Le voyageur doit évaluer la pertinence du souvenir à emporter, et apprendre le détachement ou le lâcher-prise par rapport à ce qu’il est important de posséder.

Il n’est pas dans le débat de cesser d’avoir, il sait que l’avoir est nécessaire à l’être humain.

Il recherche juste à ne pas s’attacher et devenir dépendant de ce qui n’est pas essentiel.

Certains diront qu’il est détaché. Ce n’est pas être détaché le fait de vivre en fonction de ce que nous sommes capables d’apporter avec nous. C’est simplement être conscient de sa propre condition, conscient de ses propres capacités.

Il ne recherche pas réellement le détachement, il se laisse tout naturellement aller vers cette capacité à se relier davantage à la vie, à la nature, aux humains et à soi-même.

Être relié demande d’être ouvert à l’inattendu, attentif à ce qui nous émerveille, disponible ici et maintenant.

L’esprit du voyageur ne voit pas une fin en soi l’atteinte de la destination, chaque fin en soi est reliée à l’essentiel qui trouver sur sa route. À ses yeux, il n’y a rien de futile, toutefois, il y a peu à arracher, ou à posséder, qui justifient à ses yeux un déracinement de l’habitat naturel. La vie est en soi merveilleuse.

J’aime l’esprit du voyageur, car son attachement à la vie tel qu’elle lui apparaît est plus grand que son attachement de vouloir prendre et arrêter le temps pour revivre à volonté ce plaisir vécu. Le voyageur est de ceux qui ne s’attachent pas au bonheur, il lui suffit d’en être relié.

Une chanson de Desireless – Voyage voyage

Les paroles sur https://www.paroles.net/desireless/paroles-voyage-voyage

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Se reposer avec bonheur   2 comments

cropped-image-la-musique-du-monde1.jpg

 

Avant de toucher le bonheur,

il peut nous sembler qu’un mirage.

Après l’avoir touché,

la tentation est forte de se l’approprier

La personne qui vit le bonheur

oublie facilement de le chercher,

la personne qui ne vit pas le bonheur

oublie facilement de lâcher-prise

Le bonheur qui se présente est invisible

à ceux qui ne veulent que le plaisir.

C’est lorsque le bonheur se repose en nous

qu’il passe du rêve à cet éveil à soi.

 

Une chanson de Christophe Maé – Il est où le bonheur

Les paroles sont sur https://www.lacoccinelle.net/1114078-christophe-mae-il-est-ou-le-bonheur.html

 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 4 février 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , ,

La justesse de l’abandon   Leave a comment

Lumière et ombre

L’abandon peut nous en apprendre parfois beaucoup plus que l’action énergique. C’est lorsque nous luttons pour quelque chose que nous résistons à une chose que nous donnons du pouvoir. Le Mahatma Gandhi usait de cette approche avec la non-violence. Il adoptait une attitude visant à éviter d’augmenter le pouvoir de la barbarie qu’il désirait combattre.

Il ne s’agit pas de ne pas résister et de s’oublier. Bien au contraire.  J’ai de la difficulté à concilier l’affirmation de s’oublier pour aimer les autres. Pour aimer vraiment et non pas vivre un simulacre de représentation et de contrôle sur l’autre, il faut développer sa conscience et non l’ignorance de soi. Il y a des effets pervers à s’oublier soi-même lorsque l’on va vers les autres pour les aider.

L’abandon nous fait prendre conscience que plus nous essayons de changer, plus nous nous écartons de notre chemin. La vie est déjà une succession de changement. Développer notre conscience par l’entraînement de l’esprit fera en sorte de nager avec le courant, et non à contre-courant. Nous devenons ce que nous sommes en ce moment même par des changements successifs et perpétuels. Alors, pas besoin d’en rajouter.

L’attitude de la non-violence nous apprend qu’en ne résistant pas à l’obstacle qui se dresse nous finissions par le dépasser. Non pas en réponse à un affrontement, mais en réponse à une compréhension de la situation, et en misant sur ce que nous voulons instaurer et non ce que nous voulons abattre.

Lorsque le soir surgit une panne électrique, celui qui va crier et s’agiter en brassant l’air autour de lui sera à terme vaincu par la fatigue, il pourra dormir plus tôt. Celui qui cherchera ce qui manque, en l’occurrence ce qui peut produire de la lumière, pourra à terme continuer à vaquer à ses occupations, voir aider les autres. Accepter la réalité et user de sa conscience pour apporter un éclairage nouveau peut devenir amusant.

 

Une chanson de Raymond Lévesque interprétée par Luce Dufault, Mélanie Renaud et Nanette -Quand les hommes vivront d’amour

Les paroles sur http://www.cyberus.ca/~rg/ch_l003.htm

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 23 janvier 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , ,

La prison du moi ou comment s’en évader?   Leave a comment

Alexandre Jollien nous dit que 98 % de nos pensées sont des projections, le reste c’est bon.

Souvent, on se méconnaît soi-même.  Alors, ce petit exposé sur notre fragilité et notre résilience est une belle fenêtre sur une autre réalité à explorer, l’abandon…

Être imparfait   2 comments

Combien de personnes dans notre entourage peuvent vraiment comprendre ce que nous vivons? Bien souvent, nous avons peu ou pas de personnes proches ou de lieux où l’on se parle et où l’on s’écoute en profondeur, sans filtre.

Nous nous sommes construits au sein de communautés, d’organisations et de sociétés compartimentées et de fait, fragmentées. Je veux dire par cela qu’il arrive que ce que nous devons faire (étude, travail, obligation, etc.) mette en veilleuse certaines de nos attentes, nous entraînant à accepter la fréquente absence d’un sens humain véritable dans notre quotidien. Cet oubli de soi nous amène depuis notre enfance à cacher nos priorités comme nos vulnérabilités, et notre entourage nous a toujours décodé avec sans cette réalité.

Ce personnage que nous avons adopté pour nous adapter a été fort utile, et la plupart du temps bienheureux. Il est bon de reconnaître que le manque déguisé en latence alimente nos stratégies de représentation, et parfois même de survie ou de compétition. Parfois, il est évident que nous ne faisons pas seulement dissimuler l’inavouable, nous sommes tout simplement ivres de l’extase du jeu que nous avons adopté pour nous assumer et nous adapter.

L’ivresse illustre trop souvent la solitude de nos cœurs, elle affecte nos comportements les plus intimes. Pour certains, la colère ou l’évitement va devenir omniprésent, pour d’autres, vivre une difficulté à s’exprimer autrement que par l’artifice ou encore une communication minimale de soi. La violence qui nous entoure, celle dirigée envers les femmes, les enfants, ou les hommes, ne peut être maintenue que dans la fragmentation de la conscience de notre humanité.

Notre vision altérée du monde par notre armure protectrice que nous avons dû acquérir pour survivre ne nous a pas seulement déconnectés de nos racines, elle altère nos ressenties et l’écho de nos pensées.

La prise de conscience de nos comportements de représentation et de nos mécanismes de défense est un bon pas vers la sobriété heureuse. Ainsi, il est possible de faire évoluer nos comportements d’agitation, de peurs, de distraction et d’évitement vers des opportunités nous permettant de lâcher-prise, de rire un peu de soi, de retrouver l’aisance d’être simplement soi, de s’accepter et de communier avec ce qui nous entoure.

La prise de conscience de l’ensemble de nos pensées est un bon pas vers le développement d’un nouvel état, ou le respect du corps et la bienveillance ouvre les vertus du cœur.

Ce n’est que lorsque nous avons accepté les vertus de nos erreurs, de nos échecs et de nos inhibitions, que nous reprenons possession de notre vie. Elle restera toujours imparfaite au regard de nos attentes, mais elle sera alimentée d’une bienveillante lucidité capable de s’émerveiller encore et encore.

 

Une chanson de Daniel Bélanger interprétée par Ariane Moffatt – Imparfait

Les paroles sont sur http://www.danielbelanger.com/lyrics.php?lyrics=776

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018– Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 9 janvier 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Alexandre Jollien, des limitations assumées   2 comments

Alexandre-Jollien-Sans-la-meditation-je-ne-serais-peut-etre-plus-la_imagePanoramique647_286

Je me méfie des hiérarchies dans la souffrance. Tout tourment est de trop pour celui qui le subit.

*

Très vite, j’eus l’intuition qu’en fuyant le handicap, on s’isole. Il est là, il faut l’accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui. Pour ce faire, la connaissance de ses faiblesses me semble primordiale.

*

On guérit millimètre par millimètre..

*

La vie n’est jamais loupée. La vie n’est pas à réussir. Ce n’est pas un objectif. Vivre est à soi sa propre fin.

*

Nous sommes plus de six milliards d’êtres humains sur cette terre et la personne la plus importante au monde, c’est moi ! Je n’ai jamais été fort en calcul mais là, l’erreur est tout de même grossière.

*

J’ai longtemps cru que l’équation, handicapé = malheureux, est une loi incontestable.

*

L’individu faible ne représente pas nécessairement un poids pour l’autre. Chacun dispose librement de sa faiblesse, libre à lui d’en user judicieusement.

*

Deviens ce que tu es.

*

Une loi accablante pèse sur nos épaules : plus on a d’objectifs dans la journée, plus on est bouffé par le stress.

*

Reprenant à mon compte la définition faite par les philosophes grecs de la sagesse, j’ai longtemps cru que celle-ci était l’ataraxie, c’est-à-dire l’absence de troubles, la tranquillité de l’âme.

Aujourd’hui, j’ai compris que la sagesse consiste à vivre avec ses passions sans que celles-ci ne nous rendent esclaves, à tenter de trouver une joie inconditionnelle qui ne se laisse pas altérer par les petits tracas du quotidien. Cette attitude nous permet de cheminer vers la liberté. Car il est impossible d’éradiquer les passions, et je dirais même que ce n’est pas souhaitable. En nous évertuant à les terrasser, nous tuons la vie.

*

Je dis simplement qu’il faut tout mettre en oeuvre pour parvenir à tirer profit, même de la situation la plus destructrice. J’insiste sur les épreuves parce que celles-ci restent inévitables. Rien ne sert de discourir, d’épiloguer des heures durant sur la souffrance. Il faut trouver des moyens pour l’éliminer et, si on ne le peut pas, l’accepter, lui donner sens.

*

Il faut avoir un chaos en soi pour mettre au monde une étoile dansante….

Alexandre Jollien

 

Une chanson de Katie Melua – Wonderful Life

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1123222-katie-melua-wonderful-life.html

 

Publié 6 janvier 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

%d blogueurs aiment cette page :