Qui contrôle le destin?

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Je sais qu’il y a des personnes qui croient au destin.  Je suis ni pour ni contre, bien au contraire.  En fait, j’ai de moins en moins le besoin de contrôler ce qui va arriver dans ma vie, ce que je devrais ressentir et atteindre.  Je suis conscient que mes gestes ont des répercussions sur les autres et il en est de même des gestes des autres envers moi, mais j’y vois une forme d’interdépendance conditionnée ou la vie se construit et se nourrit continuellement.

Si j’ai de moins en moins envie d’anticiper certains événements de la vie, par contre, je suis de plus en plus conscient de l’importance de mes choix, de ma capacité à faire en sorte que mes réactions face aux situations soient le reflet de ce que je veux vraiment. Certains y verront dans cette quête d’assumer mon libre arbitre une opposition au concept de destin. Moi pas. Une force, une énergie n’est pas l’opposé d’un concept.

Paradoxalement, cette force et cette énergie prend toute son ampleur lorsque je le vis avec abandon, un certain détachement. Il y a un point d’équilibre entre assumer ses choix et forcer les choses, entre réaliser ses choix et s’abandonner à ce qui suit.

Par exemple, à mes yeux cela ne relève pas de l’ordre de la réalisation du destin que mon enfant réussisse dans la vie afin qu’il soit heureux, c’est de l’ordre de mes attentes.

Je peux toutefois faire en sorte de le responsabiliser face à ses choix, accepter sa différence au regard de ma vie, en m’abandonnant à sa singularité et lui faire goûter des instants de bonheur partagés.  Alors, peut-être que la culture du bonheur lui fera cueillir des fruits nouveaux que certains nommerons créativité, reconnaissance ou réussite. Pour moi, ce sera invariablement, malgré ce qu’il fera selon sa mesure et en tenant compte de ses opportunités, la réalisation de sa vie.

Une pièce musicale La valse d’Amélie

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Les enseignements du vent

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C’est en voyant le vent se lever, les arbres s’agiter et le ciel s’assombrir que j’ai découvert comment décoder l’air du temps, et ces signes m’ont par la suite enseigné la patience.

C’est en voyant partir au loin le cerf-volant de mes retenus emporté par le vent que j’ai pu apprécier la beauté du lâcher-prise.

C’est en voyant voler en éclat ma colère après des heures de marche au bord d’une mer tout aussi agitée que moi que le vent m’a enseigné la résilience et la compassion.

C’est en laissant le vent prendre le pouvoir sur mon corps que celui-ci m’a enseigné comment reprendre le pouvoir de ma vie.

C’est en laissant le vent emporter ce que je chérissais le plus, suscitant ainsi la haine que j’ai pu comprendre les enseignements de l’amour inconditionnel.

C’est en laissant le vent interpeller ma peur que j’ai pu découvrir le courage de dépasser ce que je ne comprenais pas.

C’est en acceptant que le vent doit faire son œuvre que j’ai pu commencer à comprendre les enseignements des grands passeurs, contourner les obstacles et façonner les voies de passage.

Une chanson de Bob Dylan interprétée parKatie Melua – Blowing in the wind

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/244511.html

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Les visions inexplorées

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Le jour où je me suis rendu compte que c’est parce que tu es différent de moi que je t’aime, j’ai souris. Je savais que je venais d’apprendre à cesser de tenter de me réinventer dans les autres et d’accueillir réellement.

Je venais de m’ouvrir à toute la profondeur et la richesse de la différence de notre humanité, de même qu’à l’importance de ne pas rechercher que mon propre écho, que la représentation de ma propre appartenance.

J’ai pu alors découvrir un autre sens au don, celui qui par-delà l’intention, redonne par gratitude le sens de la vie.

Dès lors, j’ai cessé de vouloir réaliser quelque chose de majestueux et de grand.  Je désire juste simplement prendre soin de nos liens d’humanité, acceptant l’interdépendance qui nous conditionne et l’imprévisible qui nous attend.

Depuis, ton regard me raconte des visions inexplorées et si merveilleuses.

Une chanson de Francis Cabrel – Des Hommes Pareils

Les paroles sur https://genius.com/Francis-cabrel-des-hommes-pareils-lyrics

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La victimisation

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Lorsque nous vivons une série de moments tendus, difficiles, il arrive que l’espoir s’efface et alors, nous ne pouvons que simplement laisser aller, baisser les bras, et oublier que nous avons un contrôle sur notre vie.

Ainsi, commence une période où nous mettons beaucoup d’attention sur ce que nous vivons, et nous laissons lentement s’introduire la perte de confiance. C’est comme un nouvel ordre qui s’installe. Sans nous en rendre compte, nous devenons sur la défensive, réactifs et nous souhaitons que tout se règle par magie, attendant une solution.

Nous commençons à nous plaindre, à nous voir subissant notre vie. Puis tout doucement, s’installe une représentation de la vie à partir du point de vue d’une victime. J’irais jusqu’à dire, sans nous en rendre compte, comme si ce n’était pas de notre faute!

Et s’installe lentement un modèle qui lentement s’enracine. À chaque personne que nous rencontrons, nous parlons de nos difficultés, de cette tension, de notre impuissance, et nous attirons ainsi des personnes qui vivent la même chose, des victimes ou parfois, ce qui n’est pas amusant, des bourreaux.

Pour se créer des bourreaux, rien de plus facile. Il s’agit de confronter un peu, contrer les tentatives d’aide et de ne pas être en mode écoute, en rajouter un peu, et le modèle de la victimisation s’incruste.

L’arrêt de ce modèle ne relève pas du miracle, mais de la prise de sa conscience. D’abord, le constat qu’il faut sortir du passé, du lien émotionnel avec la situation difficile et lâcher prise, en quelque sorte tenter d’émerger de cette situation.

Puis, il est bon de mettre les choses en perspective. Tout passe, toutes les douleurs passent. Il est possible de se calmer, de puiser des solutions en nous ou de demander de l’aide. Les plus grandes difficultés sont souvent les leviers de nos nouvelles forces.

Il est humain de dire, je ne sais plus quoi faire et j’aimerais apprendre à devenir autrement. Nous avons en tout temps cette capacité de nous réapproprier notre capacité d’agir pour nous mettre à nouveau en mouvement.

Parfois, cela débute en demandant de l’aide. Parfois, juste écouter un aidant est suffisant pour déclencher la bougie d’allumage. Alors, tout doucement, nous pouvons défaire des pièces du modèle, ce mannequin de souffrance, et nous faire présent de soi.

Une chanson de Daniel Bélanger – Ère de glace

Les paroles sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Daniel-B%C3%A9langer/%C3%88re-de-glace

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L’intimité

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Ce qui nous marque le plus avec l’intimité, c’est la complicité, non pas ce qui se dit, mais ce regard et ce sourire complice qui fait que tout est dit, tout est là, sans un mot. La vulnérabilité et l’humilité retrouvent leurs lettres de noblesse.

L’intimité est possible par une présence où nous sommes tout entiers, dans la candeur et la nudité la plus entière, sans artifice et fausse protection. Nous pouvons nous mettre à nu dans bien des circonstances, mais sans intimité complice, cette nudité sera voilée d’un masque cachant l’essentiel.

Développer une relation intime, c’est se laisser aller à un échange réel, à une promiscuité qui nous libère de nos frontières défensives. C’est d’une part, la partie la plus noble de l’amitié, et d’autre part, des moments imprégnés d’une ambiance confiante et chaleureuse où se love l’amour.

L’expérience de lâcher-prise, de s’ouvrir à l’autre permet de s’appuyer sur notre propre nature, notre vraie nature. C’est l’espace propice pour atteindre l’intériorité avec l’autre.

Malheureusement, notre vie moderne valorise avant tout l’occupation publique et elle véhicule une représentation de l’intimité perçue comme une perte de temps, d’indépendance, voire une forme de menace sauf lors d’une relation sexuelle.

Nous pouvons vivre avec une seule personne et ne pas connaître l’intimité, cela se voit tellement souvent. De même, nous pouvons être dans une foule et le vivre pleinement avec la personne qui nous accompagne. Peu importe le contexte, lorsque l’intimité se déploie entre deux êtres, ils sont plus qu’unis, ils assument leur singularité.

L’intimité ne s’impose pas, c’est une disposition de deux cœurs partageant la chaleur, et vivant une rencontre présente et vraie.

Cela n’a rien à voir avec le fait que nous soyons extravertis ou introvertis, cela relève avant tout de l’accueil, de l’ouverture, du respect et de l’écoute. Aucune fausse relation d’intimité n’a de sens après.

Une chanson de Daniel Lavoie interprétée avec Catherine Major – Je pensais pas

Les paroles sur https://greatsong.net/PAROLES-DANIEL-LAVOIE,JE-PENSAIS-PAS,104562566.html

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Apprendre à dépasser la peur

Peurs

Le fait d’être bien ou heureux, de ne pas dépendre de ce que nous possédons, de ce que nous faisons, mais bien, de comment nous le vivons, a une influence directe sur la qualité de notre rapport et de notre relation avec les autres. Il en est de même pour les activités que nous réalisons ou les objets que nous possédons.

Et la qualité de cette relation repose en grande partie sur notre capacité à surmonter nos peurs, nos angoisses et notre anxiété.

Dépasser la peur de ce que pense l’autre de nous, la crainte d’une non-reconnaissance, la peur de perdre ce qui nous semble essentiel, la crainte du silence trop long, la crainte de manquer de temps, la peur de l’échec, la peur de ne pas être aimé ou l’anxiété au regard de ce qui arrivera demain.

La qualité de nos rapports avec ce qui nous entoure repose en grande partie sur notre capacité à gérer ces peurs, ces craintes et l’anxiété qui en découle. Nous consacrons beaucoup d’énergie à mettre en place des mécanismes de défense. Il reste peu de temps pour créer notre bonheur.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’accepter de ne plus être aimé comme l’autre le voudrait. Cela implique de savoir quitter des gens, des situations, même si cela fait mal, car il ne sert à rien d’entretenir une relation blessante.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’assumer sa vie, d’être dans le changement et non le statu quo. Changer ce que nous ne voulons plus, sinon changer notre façon de voir et apprendre à aimer. C’est assumer nos mauvais comme nos bons choix, et accepter l’erreur comme l’une des sources d’apprentissage.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de ne pas chercher à contrôler, ne pas définir et retenir. Aimer l’autre c’est laisser libre court au potentiel de croissance, à l’ouverture et à la diversification. Il est inutile d’avoir une autre personne avec soi si nous ne voulons que nous aimer à travers elle.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de susciter le développement de la singularité, de ne pas tenter de standardiser les personnes qui composent notre monde. Accueillir l’autre en gardant l’esprit ouvert à toute sa personnalité.

La peur des tensions et la méfiance illustrent une quête de l’approbation de l’autre. Et c’est ce qu’il nous faut inverser.

Imaginons que nous faisons un court temps d’arrêt, à tous les matins et à tous les soirs, pour prendre un temps de présence pour soi, sans reproche, sans conseil, sans tentative de solution et sans jugement. Il s’agit juste d’apprendre à reconnaître l’état des lieux en soi, et d’apprécier la part de soi qui fleurit et l’arroser. S’ouvrir à l’appropriation de soi et à son approbation.

Un petit exercice tout simple, qui permet de changer la perspective avec laquelle nous décodons le monde et de changer notre rapport avec celui-ci.

Nous avons le défi de tendre vers la certitude et entretenir un grand nombre de peurs ou tendre vers une acceptation de singularité et entretenir une capacité d’adaptation.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Peurs

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1267809-jean-jacques-goldman-peurs.html

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Contes des sages chrétiens

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Le vent

Un frère vint trouver Abba Poemen et lui dit :

 «Abba, quand je prie, je n’arrive pas a maîtriser mon esprit. J’ai la tête pleine de distractions, et j’ai peur de mettre mon salut en péril. »

L’ancien attrapa le novice par sa robe et le sortit de la tente. Un vent violent aplatissait les toiles et soulevait le sable.

 « Ouvre ta poitrine et retiens le vent.»

Pour lui faire plaisir, le jeune homme déploya son habit, et le vent s’y engouffra. Mais il ne s’y arrêta pas.

« C’est impossible, Abba. »

Tu ne peux pas davantage empêcher les distractions d’envahir ton esprit que tu ne peux retenir le vent. Mais tu peux éviter de t’envoler avec. »

*

L’abbé Poemen disait : « Si vous avez un coffre rempli de vêtements et restez longtemps sans l’ouvrir, les vêtements qui sont à l’intérieur pourriront. Le même phénomène se produit avec les pensées de notre cœur. Si nous n’en faisons pas des actes, elles se gâtent à la longue et deviennent mauvaises. »

Nathalie Leone dans Contes des sages chrétiens

Une chanson de Neil Diamond – Be

Les paroles en français sur https://greatsong.net/TRADUCTION-NEIL-DIAMOND,JONATHAN-LIVINGSTON-SEAGULL,102708991.html

Jonathan Livingston Seagull – Be