Apprendre à dépasser la peur

Peurs

Le fait d’être bien ou heureux, de ne pas dépendre de ce que nous possédons, de ce que nous faisons, mais bien, de comment nous le vivons, a une influence directe sur la qualité de notre rapport et de notre relation avec les autres. Il en est de même pour les activités que nous réalisons ou les objets que nous possédons.

Et la qualité de cette relation repose en grande partie sur notre capacité à surmonter nos peurs, nos angoisses et notre anxiété.

Dépasser la peur de ce que pense l’autre de nous, la crainte d’une non-reconnaissance, la peur de perdre ce qui nous semble essentiel, la crainte du silence trop long, la crainte de manquer de temps, la peur de l’échec, la peur de ne pas être aimé ou l’anxiété au regard de ce qui arrivera demain.

La qualité de nos rapports avec ce qui nous entoure repose en grande partie sur notre capacité à gérer ces peurs, ces craintes et l’anxiété qui en découle. Nous consacrons beaucoup d’énergie à mettre en place des mécanismes de défense. Il reste peu de temps pour créer notre bonheur.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’accepter de ne plus être aimé comme l’autre le voudrait. Cela implique de savoir quitter des gens, des situations, même si cela fait mal, car il ne sert à rien d’entretenir une relation blessante.

Apprendre à dépasser ses peurs implique d’assumer sa vie, d’être dans le changement et non le statu quo. Changer ce que nous ne voulons plus, sinon changer notre façon de voir et apprendre à aimer. C’est assumer nos mauvais comme nos bons choix, et accepter l’erreur comme l’une des sources d’apprentissage.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de ne pas chercher à contrôler, ne pas définir et retenir. Aimer l’autre c’est laisser libre court au potentiel de croissance, à l’ouverture et à la diversification. Il est inutile d’avoir une autre personne avec soi si nous ne voulons que nous aimer à travers elle.

Apprendre à dépasser ses peurs implique de susciter le développement de la singularité, de ne pas tenter de standardiser les personnes qui composent notre monde. Accueillir l’autre en gardant l’esprit ouvert à toute sa personnalité.

La peur des tensions et la méfiance illustrent une quête de l’approbation de l’autre. Et c’est ce qu’il nous faut inverser.

Imaginons que nous faisons un court temps d’arrêt, à tous les matins et à tous les soirs, pour prendre un temps de présence pour soi, sans reproche, sans conseil, sans tentative de solution et sans jugement. Il s’agit juste d’apprendre à reconnaître l’état des lieux en soi, et d’apprécier la part de soi qui fleurit et l’arroser. S’ouvrir à l’appropriation de soi et à son approbation.

Un petit exercice tout simple, qui permet de changer la perspective avec laquelle nous décodons le monde et de changer notre rapport avec celui-ci.

Nous avons le défi de tendre vers la certitude et entretenir un grand nombre de peurs ou tendre vers une acceptation de singularité et entretenir une capacité d’adaptation.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Peurs

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1267809-jean-jacques-goldman-peurs.html

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Contes des sages chrétiens

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Le vent

Un frère vint trouver Abba Poemen et lui dit :

 «Abba, quand je prie, je n’arrive pas a maîtriser mon esprit. J’ai la tête pleine de distractions, et j’ai peur de mettre mon salut en péril. »

L’ancien attrapa le novice par sa robe et le sortit de la tente. Un vent violent aplatissait les toiles et soulevait le sable.

 « Ouvre ta poitrine et retiens le vent.»

Pour lui faire plaisir, le jeune homme déploya son habit, et le vent s’y engouffra. Mais il ne s’y arrêta pas.

« C’est impossible, Abba. »

Tu ne peux pas davantage empêcher les distractions d’envahir ton esprit que tu ne peux retenir le vent. Mais tu peux éviter de t’envoler avec. »

*

L’abbé Poemen disait : « Si vous avez un coffre rempli de vêtements et restez longtemps sans l’ouvrir, les vêtements qui sont à l’intérieur pourriront. Le même phénomène se produit avec les pensées de notre cœur. Si nous n’en faisons pas des actes, elles se gâtent à la longue et deviennent mauvaises. »

Nathalie Leone dans Contes des sages chrétiens

Une chanson de Neil Diamond – Be

Les paroles en français sur https://greatsong.net/TRADUCTION-NEIL-DIAMOND,JONATHAN-LIVINGSTON-SEAGULL,102708991.html

Jonathan Livingston Seagull – Be

 

L’évidence de l’expérience

ImAGE Fleurs

L’expérience de notre vie est ce qui nous apparaît de plus évident et de tangible, et pourtant elle relève de cette part invisible et insaisissable en nous. La volonté, la confiance et le détachement.

Il arrive parfois que nous soyons impuissants, devant certains événements, la peur et le manque de connaissance nous figent et nous restons bloqués.  Dans d’autres circonstances, ces mêmes événements nous pousseront à passer à l’action, malgré la peur et le manque d’informations tout en étant conscient que certains paramètres de cette situation ne dépendent pas de nous.

Comment expliquer que lorsque ces trois éléments sont réunis, la volonté, la confiance et le détachement, nous sommes capables de sortir des sentiers battus, d’innover, de créer, bref de lâcher-prise, cesser de vouloir tout contrôler. Et en prime, nous faisons souvent non par l’expérience d’un plus grand pouvoir, mais au contraire, d’une humble avancée sereine et amoureuse de la vie.

L’évidence de l’expérience qui transforme, elle est à la fois tangible et immuable au présent, elle est futile au fil du temps et pourtant, cette expérience concrète nous permet de prendre conscience que nous portons une représentation du monde impermanente à partir d’une propre nature insaisissable.

Une chanson de Daniel Bélanger ionterprétée par une autre grand musicien Louis-Jean Cormier -Intouchable et immortel

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-intouchable-et-immortel-lyrics

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L’Amour est une voie sans détour

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L’Amour est une voie sans détour.

La personne qui se laisse apprivoiser par l’Amour, avec le grand A, s’est livrée à l’essence de la vie, à cette énergie qui alimente la pensée et la matière.

Que l’Amour vécu soit humain ou divin, il demeure une l’expérience unique, et qui inflige des blessures uniques.

L’Amour s’alimente du renoncement, parfois à notre identité, souvent à notre zone de confort.

Cela signifie qu’ultimement, l’Amour nous amène à renoncer à tout.

Quand on prend un conjoint, il arrive que l’on n’aime pas nécessairement.

Quand on veut contrôler une relation, on n’aime pas nécessairement.

Quand on a besoin que l’Amour soit satisfaction, on n’aime pas nécessairement.

Car Aimer signifie, au sens le plus profond du terme, renoncer et accueillir.

Il est divin, lorsqu’il est au service des humains.

Il est éphémère, lorsqu’il entend se faire prier.

L’Amour est une voie sans retour.

Une chanson de Jean Jacques Goldman – Veiller tard

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/906880.html

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Le point de bascule vers le changement

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Dans un monde où rien n’est immuable, et tout change, avec les cycles de la vie, nous devons développer le savoir-faire du lâcher-prise.

Chaque expérience, chaque phase importante de notre vie porte en elle par son point de bascule vers un autre état, l’enseignement nous permettant de nous y adapter.

Ainsi les situations où nous sentons que nous sommes opprimés ou contrôlés peuvent devenir des opportunités pour reprendre notre vie en main et se réapproprier notre pouvoir d’agir.

Lorsque nous vivons l’abandon, c’est en assumant sa présence à soi, sa solitude, que nous pouvons par la suite tailler la place à son complément.

Les jours, où ce que nous pouvons faire ne peut effacer l’ennui qui s’est incrusté, sont là pour nous faire apprivoiser la patience de vivre l’instant en présent.

La rencontre d’une personne qui nous irrite est une fenêtre sur nous pour nous enseigner la compassion et l’acceptation de la différence.

Les situations où nous devons faire face à un défi et où nous devons composer avec l’anticipation et la crainte sont des opportunités, non pas seulement pour réussir, mais surtout de s’approprier le courage de surmonter notre peur.

Il y a dans nos vies des points de bascule où le carrefour qui s’offre à nous ne dépend pas uniquement d’un choix, mais avant tout de cette capacité à s’adapter en lâchant prise à l’opportunité de vivre avec conscience pleinement.

Une chanson de Daniel Bélanger –  Il y a tant à faire

Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Daniel-Belanger/Il-y-a-tant-a-faire.php

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Apprendre à laisser partir

Grèce la mer

Venir au monde, apparaître, se présenter.  Voilà ce que naturellement nous développons au cours de notre vie.  Certains d’entre nous ont développé cette capacité d’entrer en relation, voire de soulever des foules.

Il est plus difficile d’apprendre le détachement, à ne plus retenir ce que l’on aime, à ne pas vouloir prendre. Apprendre à laisser partir qui nous aimons.

Pour beaucoup de personnes, couper les liens dans une relation est quelque chose d’impensable. Et fort de cette croyance, ils sont prêts à posséder l’autre et à endurer le mal de vivre.

Apprendre à laisser partir l’autre, c’est aussi reconnaître que chacun à sa propre vie, qu’il n’y a aucune souffrance à infliger à l’autre qui est justifiable, que pour préserver l’amour, il est nécessaire parfois de perdre la présence.

Les personnes qui ont apprivoisé la solitude savent très bien que nous pouvons aimer sans être présents. Il porte en eux un regard dépossédé de l’insécurité de l’absence.

Apprendre à laisser partir ceux que nous aimons quand c’est le temps, sans oublier, sans amertume, voire même avec compassion, c’est développer cette conscience de l’étendue que peut prendre notre humanité, tant sur le plan de l’espace que du temps.

Une chanson de Jim et Bertrand – J’étions seul

Les paroles http://laboiteauxparoles.com/titre/42601/Jim_Bertrand_J_%C3%A9tions_seul

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Je suis

Par le corps de la terre

Cela n’a rien à voir avec l’effort. Simplement détournez-vous, regardez entre les pensées plutôt que les pensées.

Quand il vous arrive de marcher dans la foule, vous ne vous battez pas avec chaque homme que vous rencontrez, vous trouvez juste votre chemin au travers. Quand vous combattez, vous invitez le combat. Mais quand vous ne résistez pas, vous ne rencontrez pas de résistance.

Quand vous refusez de jouer le jeu, vous en êtes sorti.

*

Au lieu de chercher ce que vous n’avez pas, trouvez ce que vous n’avez jamais perdu.

*

La rivière de la vie coule entre les rives de la souffrance et du plaisir. Il n’y a de problème que si le mental refuse de couler avec la vie et reste cloué aux rives. Ce que j’entends par couler avec la vie, c’est l’acceptation, laissé venir ce qui vient et laisser aller ce qui va. Ne désirez pas, n’ayez pas peur, observez le présent tel qu’il est et quand il arrive, car vous n’êtes pas ce qui arrive, mais celui à qui il arrive. Et au fond, vous n’êtes même pas l’observateur. Vous êtes la potentialité ultime dont la conscience qui embrasse tout est la manifestation et l’expression.

*

Ce dont vous avez besoin se présentera à vous si vous ne désirez pas ce dont vous n’avez pas besoin.

*

La vérité est vous-même. Cessez de vous en éloigner en lui courant après.

Nisargadatta Maharaj dans Je suis

Une pièce musicale de Anoushka Shankar – Dancing in Madness